Microsoft propose désormais le chiffrement de bout en bout à l'ensemble des internautes utilisant Skype. Un bémol : l'option n'est pas activée par défaut.

C’est une excellente nouvelle pour les personnes se souciant de la confidentialité de leurs conversations : depuis la mi-août, Skype permet de chiffrer de bout en bout les discussions entre participants. Cette mesure de sécurité, déjà déployée dans d’autres services de messagerie instantanée populaires, comme WhatsApp ou Messenger, garantit que leurs propos ne seront pas lus par des tiers.

C’est le site MS Power User qui a constaté la disponibilité du chiffrement de bout en bout (aussi appelé chiffrement E2E, pour end-to-end) pour l’ensemble des plateformes sur lesquelles Skype est déployé : Windows, Mac, Linux, Android et iOS. Mais l’on savait depuis janvier 2018 que Microsoft travaillait sur cette intégration : à l’époque, l’option était alors proposée aux membres de Skype Insider.

La technologie qu’utilise Microsoft est fournie par Open Whisper Systems, une organisation à l’origine de l’application Signal. C’est elle dont se sert le lanceur d’alerte Edward Snowden pour communiquer, sans avoir besoin de déployer des trésors d’ingéniosité pour échapper à la surveillance de masse. Le protocole de Signal est si réputé que WhatsApp, Google et Facebook s’en servent.

Un bémol cependant : la fonctionnalité est proposée dans le cadre des « conversations privées ». Elle n’est pas activée par défaut même si est disponible pour tout le monde : il faut donc penser à aller la chercher préalablement avant de lancer une discussion avec un contact. Autre limitation que l’on espère voir lever rapidement : le fait qu’un même appareil ne peut pas avoir plus d’une conversation privée à la fois.

Le déploiement du chiffrement de bout en bout dans Skype demeure une bonne nouvelle : il permet de mettre à disposition du grand public des niveaux de protection très élevés pour échapper à la surveillance de masse automatisée (ce serait une autre histoire s’il était question d’une surveillance ciblée, individualisée), même si Microsoft aurait très bien pu faire un pas de plus pour améliorer encore sa protection.

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