Le marché du support musical continue de chuter en France comme ailleurs. Selon les dernières données du cabinet Gfk communiquées par l’Observatoire de la musique, le marché du support musical (CD audio et DVD musical) a chuté de 17,6 % en volume par rapport à la même période l’an dernier. 17,7 millions de supports ont été vendus dans l’hexagone, pour un chiffre d’affaires de 249 millions d’euros (- 17,1 %). Sans surprise, les singles sur support matériel sont en chute libre (-53,1 % en volume), tandis que les albums souffrent d’une baisse de 8,5 %. Plus inquiétant encore pour les labels et les disquaires, la baisse de prix continue ne semble pas vouloir enrayer la crise. Ce trimestre encore, la baisse en valeur (- 13,5 %) reste supérieure à la baisse du volume.

Autre mauvaise nouvelle, le DVD musical est le format qui subit le plus la chute du marché. Seulement 1 million de supports ont été vendus, contre 1,34 millions l’an dernier. En valeur, c’est une chute de 30 %. Un temps envisagé comme roue de secours des supports matériels pour la musique, le DVD semble déjà se précipiter vers six pieds sous terre.

Heureusement, la pauvreté et la mort font vendre

Cynisme involontaire du marché, l’Observatoire de la Musique note que la différence entre les deuxième trimestre de 2007 et 2006 se joue en partie sur la sortie avancée des CD audio et DVD musical de l’édition 2007 des Enfoirés par rapport à 2006, mais que « néanmoins, les succès posthumes du chanteur Grégory Lemarchal, édité par Universal, tempèrent cette décroissance« . La mort du chanteur de 23 ans atteint de mucoviscidose a permis au Téléthon de redyamiser ses dons, mais aussi à Universal de renflouer ses caisses. « 6 références, soient 2 singles, 3 albums et 1 DVD musical, contribuent pour 4,9% au chiffre d’affaires du marché du support musical« , note l’Observatoire. On avait probablement pas vu ça depuis Dalida. Heureusement, il reste Henry Salvador en stock. A 90 ans, l’investissement devrait bien finir par faire jackpot (ben quoi ? autant être cynique jusqu’au bout, non ?).

Pour finir, notons les parts de marché en France des quatre grandes maisons de disques :

  1. Universal : 31 %
  2. Sony BMG : 22,3 %
  3. Warner : 12,7 %
  4. EMI : 11,8 %

Les indépendants (qui ne le sont que rarement dans les faits) se taillent 22,1 % du marché français.

Découvrez les bonus

+ rapide, + pratique, + exclusif

Zéro publicité, fonctions avancées de lecture, articles résumés par l'I.A, contenus exclusifs et plus encore.

Découvrez les nombreux avantages de Numerama+.

S'abonner à Numerama+

Vous avez lu 0 articles sur Numerama ce mois-ci

Il y a une bonne raison de ne pas s'abonner à

Tout le monde n'a pas les moyens de payer pour l'information.
C'est pourquoi nous maintenons notre journalisme ouvert à tous.

Mais si vous le pouvez,
voici trois bonnes raisons de soutenir notre travail :

  • 1 Numerama+ contribue à offrir une expérience gratuite à tous les lecteurs de Numerama.
  • 2 Vous profiterez d'une lecture sans publicité, de nombreuses fonctions avancées de lecture et des contenus exclusifs.
  • 3 Aider Numerama dans sa mission : comprendre le présent pour anticiper l'avenir.

Si vous croyez en un web gratuit et à une information de qualité accessible au plus grand nombre, rejoignez Numerama+.

S'abonner à Numerama+

Abonnez-vous gratuitement à Artificielles, notre newsletter sur l’IA, conçue par des IA, vérifiée par Numerama !