C’est une affaire qui a pris forme le 22 août dernier.
Ce jour-là, le quotidien britannique The Telegraph révèle qu’une centrale électrique au Royaume-Uni a été mise à l’arrêt pendant quatre jours par des pirates informatiques affiliés au régime iranien.
Une première pour ce type d’installation dans le pays, et l’une des cyberattaques les plus abouties de ce genre jamais recensées outre-Manche.
Il faut attendre quelques heures pour que les autorités britanniques confirment l’attaque, par la voix de Michael Shanks, ministre de l’Énergie, le 23 août 2026.
Ce que l’on sait concrètement de l’attaque de la centrale britannique
Si le ministre reconnaît l’attaque, il refuse d’identifier la centrale visée, invoquant des raisons de sécurité.
Le Telegraph précise qu’il s’agirait d’une installation modeste. Un type particulier de petites centrales, souvent au gaz, qui ne tournent que quelques heures par semaine, en appoint lorsque la production éolienne faiblit.
Aucun impact sur l’approvisionnement national, donc. Une version confirmée par un porte-parole du gouvernement au média The Register : le site ne représenterait quasiment rien comparé à la capacité totale du réseau, loin du seuil légal qui imposerait une notification obligatoire. Selon certains rapports, c’est un automate programmable (PLC) mal sécurisé qui aurait été visé par les hackers.
Dans sa communication, le gouvernement reste donc prudent sur l’ampleur mais aussi sur l’attribution, n’attribuant l’attaque ni à l’Iran ni à aucun autre État ou groupe formellement.
Un incident qui s’inscrit dans une campagne plus large
Reste que l’écho de cette attaque est évidemment mondial, et l’épisode survient au même moment qu’une série d’attaques ayant touché des installations d’eau américaines dans douze États dès juillet, elles aussi attribuées de façon officieuse à l’Iran, et qui reposent sur l’exploitation de PLC exposés en ligne.
Le 24 août, Washington a d’ailleurs répondu par de nouvelles sanctions visant des ressortissants iraniens liés au ministère du Renseignement et de la Sécurité (MOIS), accusés d’intrusions dans des infrastructures critiques américaines depuis 2023, énergie, santé, finance, administrations, ainsi que dans la messagerie du directeur du FBI.
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