Le Todai Robot, une intelligence artificielle créée en 2011, a échoué pour la quatrième année consécutive à intégrer la prestigieuse université de Tokyo. Ses concepteurs tirent les leçons de cet échec.

L’espèce humaine a encore de la marge avant d’être devancée par les robots :  l’intelligence artificielle robotique créée en 2011 par une équipe de chercheurs japonais pour intégrer  la prestigieuse université de Tokyo (connue sous le nom de Todai), vient d’échouer à l’examen d’entrée pour la quatrième année consécutive.

En conséquence, les scientifiques se sont résolus à l’évidence : le Todai Robot ne parviendra pas à atteindre son objectif d’ici mars 2022, la date limite fixée au projet de l’Institut national d’informatique. Todai, qui a vu passer dans ses rangs plusieurs futurs premiers ministres et prix Nobel, devra donc encore attendre pour accueillir son premier étudiant-robot.

L’intelligence artificielle n’a pas à rougir de sa performance pour autant puisqu’elle a obtenu 525 points sur les 950 disponibles, à travers 5 domaines d’études différents. Mais l’admission à Todai nécessite de réaliser un score d’au moins 80 %, loin devant les 57 % du robot, particulièrement à la peine sur l’épreuve d’anglais.

Le Todai Robot reste admissible dans plus de 500 universités japonaises

Malgré les progrès constants réalisés d’année en année, l’évolution de l’intelligence artificielle restait trop lente, comme l’explique la scientifique responsable du projet, Noriko Arai : « Le robot a obtenu quasiment les mêmes résultats que l’an dernier [14 points de plus qu’en 2015], ce qui nous a permis d’évaluer les potentiel et les limites de l’intelligence artificielle. Elle n’est pas très douée lorsqu’il s’agit de répondre à des questions nécessitant une capacité de compréhension très large. »

Pour autant, le Todai Robot, dont les résultats lui auraient potentiellement permis d’être reçu dans plus de  500 universités japonaises, n’est pas entièrement abandonné. Les efforts des chercheurs se concentrent désormais sur les matières dans lesquelles il a fait ses meilleures preuves — comme l’histoire et la physique — dans l’espoir de les améliorer suffisamment pour pouvoir en tirer profit au niveau industriel.

 

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