Le MP3 va-t-il tuer l'album ?
Cédric L. -
publié le Vendredi 30 Mai 2008 à 12h32 -
posté dans Musique Numérique
![]() Le modèle de vente au titre imposé par iTunes fait craindre aux maisons de disque la fin de l'album. Quelles conséquences pour la création musicale ? A l'heure du MP3 la notion d'album est sans cesse remise en cause. Avec le CD, les maisons de disque vendaient un ensemble de titres, ou des singles préalablement choisis pour mieux promouvoir cet ensemble. Mais depuis toujours Apple, qui fait la pluie et le beau temps concernant la musique numérique, refuse aux labels le luxe de proposer des packaging de titres. Cela a même poussé certains artistes, comme Jay-Z, à quitter la plateforme, refusant de voir dépecer son travail en une série de titres isolés. D'abord vu comme un avantage offert aux consommateurs - pouvoir obtenir le morceau qu'ils veulent sans acheter l'album complet - la consommation au titre a fini par inquiéter les maisons de disque. "Je vais me faire descendre par les bloggeurs en disant ça mais je pense que le problème avec l'iPod, c'est son modèle de single" a expliqué Howard Stringer, le PDG de Sony (qui n'a pas l'air de craindre les foudres de notre cher Vendangeur Masqué sur le forum ;-). "Conserver la qualité de la musique et le travail des directeurs artistiques est impératif. La disparition de l'album est une chose qui m'inquiète, mais peut être me fais-je vieux." De nombreux artistes considèrent en effet que l'album n'est pas qu'une simple compilation de titres, mais un travail dont la cohérence ne se juge qu'à l'aune du travail complet. Et si le directeur artistique perd de son intérêt, c'est justement parce que son rôle est de transformer les titres d'un groupe en un véritable projet global. Alors, les artistes doivent-ils suivre l'exemple de Manu Chao, qui compte proposer des cartes postales sonores au lieu de sortir des albums ? Doivent-ils reconsidérer leur rapport avec la musique enregistrée, ou considérer cette nouvelle donne comme une simple libertée offerte au consommateur ne méritant pas d'influencer leur travail ? Car, projet ou non, on s'est déjà tous retrouvé face à un album dont l'on apprécie un ou deux titres mais pas l'ensemble, nous exposant ainsi à un choix manichéen : acheter l'album ou passer son chemin. Avec le MP3, ces considérations ont disparues. Comme le passage du vinyle au CD a pu changer les mentalisations du format standard d'album des artistes, quelle sera l'impact du MP3 sur la création ? Entraînera-t-il les artistes à abandonner l'expérimentation au profit d'une production uniquement faite de "tubes" potentiellement transformables en sonneries pour potable ? Changera-t-il la durée standard d'un album voire même faire totalement disparaître cette notion ? Comment envisager le studio si ce n'est que pour enregistrer un titre ? De nombreuses questions restent encore en suspens. à lire aussi
Prix indiqués avec livraison
42
Commentaires à propos de «Le MP3 va-t-il tuer l'album ?»
Mais où est le problème ? OK, je comprends que c'est sympa d'avoir un album avec des musiques en cohérences et en relation l'une de l'autre sur un même thème ou proche.
Mais le fait qu'on puisse choisir son morceau, les maisons de disques le proposent déjà, ça s'appelle le "single"! le problème est toujours le même.
ce qui intéresse l'industrie c'est de vendre. donc du temps des albums. c'était le pied. il était possible de vendre bien plus que ce que voulait le consommateur. Mais le problème avec l'air numérique, c'est que le consommateur est redevenu le roi, et à le pouvoir de décider ce qu'il achète. s'il trouvent que l'artiste à en effet fait un travail cohérent, ils peut toujours décider de tous acheter, mais c'est devenu l'exception. la faute a qui? A ceux qui ont fait la promotion de masse durant des décennies, d'un ou deux morceaux de l'album. et traitant comme négligeable le reste. Et là tout d'un coup, quand ils voient la réalité de ce qu'achètent les consommateurs, on parlent d'Ĺ“uvres complètent de directeurs artistiques. profession que découvrent 99% des consommateurs.... bref ils n'ont qu'a s'en prendre à eux-même d'avoir vécu dans une tour d'ivoire sans avoir écouté le marché qui les faisaient vivre. pour moi , un Album ne devrait pas engraisser mes Majors, mais les artistes.. le prix d'un CD vierge etant ridicule, l'artiste ( avec un vrai beau contrat touche environ 5 à 7% de prix de vente ).. je refuse de nourrir des gens qui n'ont plus de sens artistique.. il faut ecouter les soit-disant " artistes" qu'on veut nous vendre.
quant aux plateformes de telechargement legales, aux prix du morceau, je veux du FLAC ou du Monkey audio, ou des morceaux encodes en 48 KHz 24 bits et en 5.1 L'album n'est ni plus ni moins que de la vente liée.
"Tu veux la chanson numéro 4 de l'album ? Ben tu n'as pas le choix, tu achèteras avec les chansons numéros 1,2,3,5,6,etc. le tout au prix fort." Ben pourquoi pas proposer des mp3 (ou autre) avec les différents morceaux à la suite, si l'artiste veut absolument conserver la cohérence artistique ?
Rien n'empêche d'avoir tous les morceaux voulus dans un seul et même fichier numérique.... Moi je vois pas de problème. L'album n'est qu'une forme de projet artistique répondant (comme par hasard) à un standard industriel.
L'artiste qui veut faire un album peut toujours en faire un. Et celui qui veut que son oeuvre ne soit pas dépecée n'a qu'à faire une seule chanson de 48 minutes avec toutes les variations qu'il veut dedans... Je viens d'écouter un enregistrement d'un morceau de D.Lockwood qui fait 13 minutes. Il a autant sa place en terme de projet artistique que n'importe quoi d'autre. Après tout, ça leur apprendra, à ces artistes, à vouloir se fondre dans le moule des standards au lieu de libérer leur création. Ya des artistes(peu kan méme)qui ont fait un succés avec un seul titre (patrick hernandez et son titre à 1500€/jours "born to be alive" par exemple)et dont on se souvient longtemps, parcontre si ils avaient fait des albums ensuite, je suis pas sur qu'ils auraient forcement marché! Beaucoup d'artistes (enfin de directeur artistique) font du remplissage derriére un tube sur leur album, tout ca pour surement faire + de benef...
ALors il se trouve que je réflechissait à ça il y a quelque jour tout seul dans mon coin et justement je me suis dit que c'était peut être une opportunité pour permettre aux artistes de reprendre la main sur la création et la propriété de leur travail.
Un album est un contrat d'exclusivité acheté par une maison de disque avec tout un tas de restrictions marketing qui conduisent à éliminer des morceaux que l'éditeur juge non rentable. Imaginons que ce modèle saute, et que les artistes puissent proposer leur ouvre comme une sorte de streaming créatif, au moment ou ça sort de leur t^té ou de leurs doigts ... imaginons ensuite que ces artistes ne soient plus liés a une maison de disque qui leur dicte leur conduite mais qu'ils déposent leurs créations au fur et ) mesure sur une sorte de pool ou viendraient piocher les boutiques de vente, sans exclisvité aucune de distribution. Il me semble qu'en plus de laisser plus brut le coté créatif ça permettrait une saine émulation et la bonne concurrence tarifaire des boutiques et donc des prix plus attractifs pour les clients. c'est sans doute un peu simpliste dans le concept mais ça ne me semble pas être une mauvaise idée. Avec la mort de l'album ça évitera de devoir acheter 12 titres alors que seulement 2 ou 3 tiennent la route
la mort de l'Album est un gros progrès pour le consommateur depuis l'arrivée des graveurs, ça fait un bail que je suis adepte des compils à ma sauce personnelle. La notion d'album est souvent galvaudée.... c'est juste des titres à la suite les uns des autres.
je me rappelle d'une chanson de Renaud où il disait à la fin un truc du genre: C'est vrai qu'elle est un peu baclée cette chanson Mais j'en avait que neuf sur mon disque Et il m'en fallait dix Maintenant c'est vrai que certains albums des Pink Floyd, par exemple, sont à écouter dans leur entier. c'est du gros delire, le pauvre mec completement à l'ouest, c'est tres loin d'etre le probleme de l'ipod, ce n'est meme en fait pas un probleme de tte facon.
'muscardin', le 01/01/1970 - 01:00 Moi je vois pas de problème. L'album n'est qu'une forme de projet artistique répondant (comme par hasard) à un standard industriel. [...] Je viens d'écouter un enregistrement d'un morceau de D.Lockwood qui fait 13 minutes. Il a autant sa place en terme de projet artistique que n'importe quoi d'autre. Seulement l'industrie a décidé que les titres devaient faire 3 minutes, et pas plus ! Et voilà les variations Radio Edit, Radio version que tout le monde peut entendre, pendant que le titre originel, plus riche car plus long est méconnu... mais l'imposition d'un standard pour la durée du titre, c'est pour favoriser la diversité musicale, bien entendu... Je trouve vos réactions ici pour la plupart égoïstes ! Vous ne pensez qu'à votre petite personne qui prend une musique, l'écoute, et la jette au fin fond de son disque dur quelques temps plus tard... C'est ça votre conception de la musique ?? Autant arrêter tout de suite, et dites merci aux majores parce que vous suivez complètement leur démarche !
Un artiste ne conçoit pas un tube, une musique, il conçoit un album dans son intégralité, une suite de musiques qui s'enchainent et, la plupart du temps, une suite logique pour instaurer une ambiance. C'est ce qui fait qu'on dit qu'on aime un artiste. C'est pour ses oeuvres, par pour le tube de l'album. Vous n'avez pas la notion du travail réalisé par les musiciens, pour trouver une cohérence à une oeuvre...dans son intégralité. Sur ce, je vous laisse tuer la musique et la création, tout en encourageant iTunes. Que ceux qui se sentent choqué par ceci se reconnaissent et me gueule dessus... A vous de jouer. Encore une précision : ya pas que les majores dans la vie.. les lables indépendants, ca existe aussi !
Perso je comprend la remarque du PDG de Sony, pour une fois. Evidemment, ça dépend des artistes... et des albums. Mais il y a des auteurs à qui ce n'est pas faire honneur que de télécharger un ou deux titres. Mozart ne faisait pas d'album ? Certes, mais il faisait un ensemble cohérent. Ce n'est pas la même chose d'écouter La Flûte Enchantée de bout en bout, ou d'en écouter un des morceau marquant, enchainé à un Requiem de Verdi, et précédé du Canon de Pachelbel.
Je comprend que des gens qui se font chier à pondre une oeuvre d'art (c'est le principe d'un vrai artiste non ?) sous forme d'album voient d'un mauvais oeil que les consommateurs passent totalement à côté de l'oeuvre en n'écoutant qu'une seule chanson. Le tout peut dépasser la somme des parties. Et excusez moi, mais si ça ne me dérange pas d'écouter Smells Like Teen Spirit de Nirvana sans écouter le reste de l'album, ça me ferait en revanche grave chier de voir des millions de gens écouter Hoppippolla de Sigur Ros sans avoir entendu Glosoli juste avant et Meà° Bloà°nasir juste après. Parce qu'une compil' de titres supposés être une partie d'un tout cohérent, ce serait juste aussi con que de regarder les 10 dernières minutes du 1er épisode du Seigneur des Anneaux, précédé des 20 premières minutes de la Menace Fantôme et suivi des minutes 30 à 45 de Bienvenue chez les Ch'tis. "...Mozart ne sortait pas d'album et ce n'était pas l'apocalypse pour autant. La musique peut très bien vivre sans album..." @Galactica
Face à une telle utilisation de l'histoire comme expérience sur laquelle on peut s'appuyer les yeux fermer, je pense qu'il est bon de rappeler que Mozart n'a jamais vendu un titre sur itunes non plus. Je confirme le point de vue qu'un album est une oeuvre d'art qui est une suite logique et que les artistes ne veulent pas les diviser.
Certain artiste s'en foute car ils ont conçu leur album en une compilation de musique que l'on peut écouter séparément, mais on ne force pas un artiste à diviser son album. => Sauf expeption des bisness-artiste qui font une musique bien avec dans le reste de l'album un ramassis de merde uniquement pour qu'il dure 1h ^^ Pour ce qui est de la cohérence artistique du classique, il me semble qu'il y a un artiste produit par une major, andré rieu qui s'ingénu depuis des années à gagner de l'argent en détruisant le concept de cohérence qui existe dans le classique.
Après pour vendre un album comme un tout il serait bon alors de revenir sur la promotion qui en fait que des single et enlever une des limitation dans le cadre des webradios qui leur interdit de les exposer comme un tout.
|
A LA UNE
LES + COMMENTÉS
5 offres à partir de 34 €
Télécharger
voissa anonymo,
emule islande,
windows live messenger,
total video converter,
avast,
net tv gratuit,
msn messenger,
logiciel alcatel,
Accès rapide :
Photo numérique |
Outils Réseau |
Codecs et plugins |
Nettoyeurs |
Optimisation |
Navigateur Web |
Capture et enregistrement |
|
c'est comme un peintre, il doit bien réaliser plusieurs peintures pour pouvoir en faire une exposition. Cette expo est donc constituée d'un ensemble d'œuvres qui constituen un ensemble cohérent. Cependant, les peintures sont indépendantes les unes des autres et se vendent à l'unité...Bref, c'est à l'acheteur de ce constitué sa propre collection cohérente.
Conclusion, le concept d'album ne mourra pas, et constitue surtout une formidable libération pour la musique est ceux qui la consomment.