C’est une année noire pour Warner Music Group. Le groupe d’Edgar Bronfman a vu son cours de bourser chuter depuis un an de 25 dollars l’action à moins de 7 dollars, aidée dans sa chute par des analystes extrêmement pessimistes sur l’avenir de la maison de disques. Jeudi, Warner a annoncé que son résultat net pour le quatrième trimestre de l’année était descendu à 5 millions de dollars, contre 12 millions pour la même période l’an dernier. Les bénéfices ont été plombés par 9 millions de dollars de charges de restructuration, essentiellement imputables aux indemnités de licenciement de 400 employés pendant l’année.

Sur l’année, le groupe passe dans le rouge et enregistre un déficit net de 21 millions de dollars. Pas de quoi rassurer les investisseurs, d’autant que les licenciements touchent en premier lieu « la base », ceux parmi les employés qui sont le plus amoureux de leur travail et connaissent le mieux le terrain et les attentes des consommateurs.

La bourse a toutefois bien réagi à l’annonce des résultats, avec un cours qui se relève depuis hier (à 7,73 $), grâce à un chiffre d’affaires en progression de 2 % à 869 millions de dollars, au dessus des estimations des analystes qui tablaient plutôt sur des ventes de l’ordre de 861,5 millions de dollars. Sur l’année, Warner Music annonce 4 % de baisse du chiffre d’affaires, à 3,38 milliards de dollars. En toute logique, une fois la restructuration et le travail sur les marges achevés, Warner devrait renouer avec les bénéfices.

Côté numérique, les ventes de sonneries et les téléchargements ont progressé de 25 % à 130 millions de dollars, ce qui représente désormais 15 % du chiffre d’affaires de la major.

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