Jacques Attali a-t-il semé le trouble chez Universal en défendant au Midem l’idée de la gratuité pour la musique en ligne ? Mercredi Pascal Nègre, le président d’Universal Music France, fustigeait sur BFM les parlementaires français qui ont semé l’idée que la musique était gratuite, et appelait de ses voeux encore et toujours plus de répression pour faire entrer dans la tête des piratins que la musique est un bien de consommation comme les autres. Au même moment sur la radio publique suisse romande s’exprimait le directeur commercial d’Universal Music Suisse, Jean-Marie Fontana. « Je pense que [la gratuité] ça marcherait, il n’ y a pas de raison que ça ne marche pas. Le problème c’est qu’il y a des contrats, de très vieux contrats en cours et qui n’avaient pas prévu ce système, et là il faut renégocier avec les artistes », disait-il. « De toute façon on n’arrêtera pas le progès, si le consommateur n’est plus prêt à payer parce qu’il existe des systèmes illégaux qui sont très facilement obtenables, il faudra bien trouver une solution ». Lequel des deux a tort et n’a pas mis à jour son discours ? Rappelons pour vous mettre sur la bonne voie que Universal Music a été la première maison de disques à signer avec SpiralFrog pour être distribuée en téléchargement gratuit.

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