Publié par Guillaume Champeau, le Lundi 17 Septembre 2012

Pascal Nègre défend les maisons de disques contre l'autoproduction

Invité du magazine Envoyé Spécial, le patron d'Universal Music France a tenu à défendre le rôle des maisons de disques, face au phénomène croissant d'auto-production chez les artistes qui utilisent Internet pour se faire connaître et gagner de l'argent. Une défense évidemment orientée...

Pascal Nègre, le président d'Universal Music, était samedi l'invité sur France 2 du magazine Envoyé Spécial, qui consacrait un long reportage au phénomène de l'auto-production permise par Internet. Le patron de la plus grande maison de disques française en a bien sûr profité pour défendre le rôle des labels, qu'il juge toujours indispensables.

"Ce n'est pas parce qu'il y a 350 millions de comptes Myspace avec des musiques qu'il y a 350 millions de David Bowie ou de Jacques Brel", a-t-il tout d'abord recadré, en nous rappelant au passage l'existence de MySpace que beaucoup avaient oublié. "Qu'est-ce qui fait qu'on va passer tout d'un coup d'un artiste amateur et le fait qu'il va être autre chose ? Je pense que c'est le moment où il va rencontrer des professionnels. La très grande majorité des artistes qui commencent à créer un buzz sur internet n'ont qu'un objectif, c'est de signer avec une maison de disques".

"Etre sur Internet, c'est bien, c'est nécessaire, mais c'est pas suffisant. A un moment donné, si vous voulez vous faire connaître, vous allez avoir besoin d'aller sur les télévisions, de passer à la radio, d'avoir des articles dans la presse, etc. C'est ce travail, accompagner l'artiste", qui justifie le travail d'une maison comme Universal Music, justifie Pascal Nègre.

Jusque là, c'est un point de vue que l'on peut entendre, même si Pascal Nègre continue de ne pas vouloir voir l'immanquable fin de l'industrialisation de la musique enregistrée.

Mais la journaliste Guilaine Chenu prend alors l'exemple de Wu Lyf, un groupe britannique qui revendique ne pas avoir de maison de disques et tout faire lui-même, de la création jusqu'à à la promotion, avec l'aide de sa "tribu" de soutiens sur Internet. Pascal Nègre minimise alors le réalisme économique d'une telle aventure, pourtant de plus en plus courante, avec son sens habituel de l'ironie. "Il y a un certain nombre de groupes qui ont essayé", reconnaît-il, en citant en exemple Radiohead. "Alors eux c'était mieux, vous donniez ce que voulez. Vous téléchargez l'album et vous donnez ce que vous voulez. Le problème c'est que les trois quarts des gens donnaient rien. C'est une tribu un peu sauvage".

Or Pascal Nègre "oublie" de rappeler que l'expérience de Radiohead a été extrêmement juteuse, même avec une vaste majorité de téléchargements gratuits. Le groupe a vendu 3 millions d'albums, dont 1,75 millions sous forme de coffrets physiques. Selon des estimations réalisées à l'époque, Radiohead aurait gagné en une semaine 4 millions d'euros, représentant pour lui un record de gains. 

Car ce qu'oublie de dire Pascal Nègre, c'est qu'une maison de disques ne reverse aux artistes qu'elle signe que 7 ou 8 % du prix du net hors-taxe des chansons qu'elle vend. Peut-être 10 % pour les artistes qui ont le plus de renommée. Or en s'auto-produisant, les groupes conservent l'essentiel du chiffre d'affaires. Une différence de taille qui leur permet de gagner au moins autant, en vendant beaucoup moins. Ou de gagner largement plus, en vendant autant.

Publié par Guillaume Champeau, le 17 Septembre 2012 à 18h48
 
152
Commentaires à propos de «Pascal Nègre défend les maisons de disques contre l'autoproduction»
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3 messages publiés
Pour information Wu Lyf est signé chez PIAS en France. et a toute une equipe de promotion/marketing/distribution derriere pour les faire connaitre.
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Depuis des années, il parle dans le vent ce type.
Ses déclarations, n'ont aucun intérêt.
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il y a quand meme quelque chose qui est insoupconner c'est l'attachement maladif d'une grande partie du public au production industriel

depuis des années je m'acharne a faire de l'art libre, avec une qualité professionnel, mais en publiant tout moi meme ( enfin sauf quelque illustration ) et quand j'invite les gens a aller voir mon travaille la reponse la plus fréquente c'est " je l'achèterais quand il sera édité ".

bon finalement maintenant j'ai abandonnée la bd pour le jeu video et ca semble mieux fonctionner, mais je ne sais pas si c'est le public qui a changé ou l'attachement au support papier qui est plus fort que la gratuité ( si c'est ca encore je peux comprendre, mais si une couillon avec une liseuse me sort qu'il attend l'edition ca va mal se mettre... )
[message édité par hahaha le 17/09/2012 à 19:27 ]
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On pourrait aussi parler d'Amanda Palmer (The Dresden Dolls), qui a levé plus d'un million de dollars pour produire son nouvel album (qui vient de sortir). Tout ça bien sûr après avoir claqué la porte de sa maison de disques.
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bah il faut bien que cette antiquité de pascal négre crèche pour sa boite a peine moins vétuste que lui
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Bah , il est comme la présidente d ' Hadopi , il prêche pour son église et garder sa place.

ET pourquoi demander un avis à un type pareil , borné , qui raconte toujours la même chose et dont tout le monde connaît la position .
[message édité par dannyel le 17/09/2012 à 19:57 ]
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Cet imbécile de plateau télé, je vois pas pourquoi on perd encore du temps à commenter ce qu'il dit. Il a ses stock-options et son parachute sera doré. Laissons-le pérorer, il ne sert strictement à RIEN. Il n'est utile ni aux artistes (qu'il vampirise depuis des années au prétexte de les "lancer"), ni au public évidemment, ni même aux salariés des maisons de disques et de leurs sous-traitants qui finiront sur le carreau parce que des connards comme Pascal Nègre n'auront pas voulu modifier leur model business à temps.

L'intérêt des artistes qui débutent et qui veulent signer sur une Major, déjà c'est à relativiser, tous les artistes ne pensent pas comme ça. Ensuite, ceux qui continuent de raisonner comme ça, et ils sont encore la majorité, ne le font que parce que la maison de disque, les "professionnels" dont parlent l'autre con, c'est la réalité économique indépassable qui s'est imposée depuis quelques décennies. ça ne veut pas dire que c'est intangible ni pérenne, la preuve : la fin de ces "professionnels" a déjà commencé. D'autres "professionnels", plus conformes à leur époque, plus en phase avec les besoins des artistes et les attentes du public, feront leur apparition.

T'es mort Pascal, tu ne le sais pas encore, c'est tout.

Le seul inconvénient, c'est que les cadavres qui parlent empuantissent l'atmosphère, et c'est bien le cas de ce sale type, avec sa gueule de clown de maison de repos.
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2 messages publiés
Le dernier paragraphe de l'article est très juste sans oublier qu'après l'artiste doit encore payer ses impôts avec les miettes que la maison de disque lui reverse.
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hahaha, le 17/09/2012 - 19:26
il y a quand meme quelque chose qui est insoupconner c'est l'attachement maladif d'une grande partie du public au production industriel

depuis des années je m'acharne a faire de l'art libre, avec une qualité professionnel, mais en publiant tout moi meme ( enfin sauf quelque illustration ) et quand j'invite les gens a aller voir mon travaille la reponse la plus fréquente c'est " je l'achèterais quand il sera édité ".


C'est vrai, il ne faut pas sous-estimer ce phénomène.

Ni ce qu'il doit justement aux connards comme Pascal Nègre, qui étale sa propagande selon laquelle il faut recourir à des "professionnels" comme lui pour être "crédible". Cette illusion est en train de disparaître, je pense, notamment via les netlabels qui présentent un professionnalisme équivalent aux éditeurs classiques, mais qui ont compris les nouveaux paradigmes de la diffusion culturelle.
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Le piratage n'est pas ce qui leur fait peur, mais bien l'autopromotion que permet l'absence de contrôle et la liberté relative d'internet.
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U., le 17/09/2012 - 19:58
Cet imbécile de plateau télé, je vois pas pourquoi on perd encore du temps à commenter ce qu'il dit. Il a ses stock-options et son parachute sera doré. Laissons-le pérorer, il ne sert strictement à RIEN. Il n'est utile ni aux artistes (qu'il vampirise depuis des années au prétexte de les "lancer"), ni au public évidemment, ni même aux salariés des maisons de disques et de leurs sous-traitants qui finiront sur le carreau parce que des connards comme Pascal Nègre n'auront pas voulu modifier leur model business à temps.

L'intérêt des artistes qui débutent et qui veulent signer sur une Major, déjà c'est à relativiser, tous les artistes ne pensent pas comme ça. Ensuite, ceux qui continuent de raisonner comme ça, et ils sont encore la majorité, ne le font que parce que la maison de disque, les "professionnels" dont parlent l'autre con, c'est la réalité économique indépassable qui s'est imposée depuis quelques décennies. ça ne veut pas dire que c'est intangible ni pérenne, la preuve : la fin de ces "professionnels" a déjà commencé. D'autres "professionnels", plus conformes à leur époque, plus en phase avec les besoins des artistes et les attentes du public, feront leur apparition.

T'es mort Pascal, tu ne le sais pas encore, c'est tout.

Le seul inconvénient, c'est que les cadavres qui parlent empuantissent l'atmosphère, et c'est bien le cas de ce sale type, avec sa gueule de clown de maison de repos.

bien résumé
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C'est drôle, cette coincidence : j'ai retrouvé trois disques durs gavés de musique ce week-end, entassés dans un coin. Dessus, au marqueur : "dans ton cul Pascal Nègre !!". J'ai dû écrire ça en 2000 ou 2001 quand je pompais tout ce que je trouvais sur les réseaux. Il était déjà en train d'emmerder le monde, ce mec.
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N'oublions pas qu'il est aussi un des mafieux qui ce sucre sur le dos des artiste via la galaxy de société écran autour de la sacem


il est president de la société civile des producteurs phonographiques et de la Société civile des producteurs associés bref deux beau écran pour toucher deux fois plus et limité ce qui entre dans les poches des artistes
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913 messages publiés
J'ai l'impression de revoir les mêmes arguments quand les majors se foutait de la tronche d'Apple lors de la présentation de Itunes sur leurs Keynote prétextant que l'achat de musique en ligne ne marchera jamais auprès du grand publique

Bien courageux celui qui se promène encore avec un baladeur CD dans la poche...
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Les autoproduits aujourd'hui n'ont pas vraiment le choix.

Sinon comme contre exemple pour Pascal Nègre: l'excellent groupe rock indépendant français 3.14 (www.troisquatorze.org) a été récemment invité à enregistrer dans l'un des plus grands studios français (Le Hameau ; production d'Izia, Paul Personne, Camille)

Comme quoi des indés n'ont pas besoin d'Universal pour aller enregistrer de la qualité.
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OopsBug, le 17/09/2012 - 19:59
Le dernier paragraphe de l'article est très juste sans oublier qu'après l'artiste doit encore payer ses impôts avec les miettes que la maison de disque lui reverse.


Exact.

Voir un mec en cravate qui ne saurait pas aligner trois notes, parler de "piratage" des internautes, alors qu'il vampirise les artistes depuis 25 ans, ça me fait délirer.

Une entreprise qui reverse au créateur à peine 6% des bénéfices réalisés... c'est qui le pirate ? Et ces putains de vampires disent qu'ils "protègent la création" ? Contre qui, pauvre con, contre ceux qui veulent justement en jouir ? Relis la définition de l'Art - et la cherche pas dans les cahiers comptables d'Universal, elle n'y est pas.

Sans parler de tous ces artistes qu'on somme de rembourser d'énormes à-valoir parce que leur "premier album" n'a pas marché comme espéré dès la première année. ça aussi c'est du fantasme, Pascal ? Sale con, va...
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8021 messages publiés
laskov, le 17/09/2012 - 19:51
bah il faut bien que cette antiquité de pascal négre crèche pour sa boite a peine moins vétuste que lui


Oui, il défend son point de vue comme il peut... conscient du changement irrémédiable qu'internet a mis en route.
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9 messages publiés
Le problème c'est que la très grosse majorité des médias se laissent dicter leur programmation musicale par les majors.
C'est ce qu'appelle ce crétin, le réseau professionnel. Un autoproduit n'a pratiquement aucune chance de se faire diffuser par un réseau FM.


On dirait que Pascal commence à comprendre ce qui se passe sur les réseaux alternatifs via internet, les webzines, les webradios au service de tous les artistes, y compris donc les autoproduits sans délit de sale gueule.
[message édité par Mallis le 17/09/2012 à 20:19 ]
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3904 messages publiés
La seule raison d'être de ces parasites de majors, c'est leur contrôle de tous les canaux de diffusion passifs leur permettant de "fabriquer" le succès d'un artiste.

Seulement les artistes à succès sont fabriqués par eux, soumis, esclavagisés, et leurs chasons sont souvent merdique, il n'y a qu'à entendre ce qui passe actuellement, c'est-à-dire pas grand chose.
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3904 messages publiés
Ce qu'oublie de dire Nègre, c'est qu'à l'époque, il y avait plusieurs maisons de disque, et qu'un artiste refusé dans l'une pouvait convaincre l'autre. Et percer.

Maintenant, si tu ne passes pas par la case Universal, il ne reste pas grand chose.

Et à l'époque, un artiste qui réussissait gagnait tellement de thune qu'il pouvait monter sa propre maison de disque, ce qui permettait de renouveler le secteur de la production avec du sang neuf et des idées neuves.

Maintenant de les maisons de disque saignent les artistes jusqu'à la moelle, il n'y a plus de renouvellement.

Le système s'est enlisé dans sa médiocrité, et empoisonné lui-même.
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3904 messages publiés
Si les artistes actuels veulent signer avec une maison de disque, ce n'est pas parce qu'ils en sont emballés.

Etant moi-même dans un groupe et côtoyant ce milieu de près, les artistes sont tout à fait conscients de la sodomie au verre pilé que représente le contrat qu'on les force à signer.

La seule raison pour laquelle ils veulent signer pour les maisons de disque, c'est qu'ils n'ont pas le choix. Il est là le problème.
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1294 messages publiés
"A un moment donné, si vous voulez vous faire connaître, vous allez avoir besoin d'aller sur les télévisions, de passer à la radio, d'avoir des articles dans la presse, etc. C'est ce travail, accompagner l'artiste".

C'est cela oui. Ou faire des concerts aussi.Il y a tout un tas d'excellents groupes de rock français qui tournent et qui galèrent pour trouver des salles et des organisateurs qui ne les ponctionnent pas de 80% des recettes qu'ils pourraient faire.

Mr. Negre, passer sur TF1, sur Skydaube ou dans le Figaro n'a jamais aidé les jeunes artistes. Cela fait longtemps que ceux-ci fuient ces mass médias, parceque le talent ne s'est jamais revelé avec Danone ou le cassoulet William Sorain.
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628 messages publiés
mouahahaahahahaha

....

mouahahaha

mais quel con cela fait du bien de rire, merci à nôtre bouffon de l'industrie artistique royale .
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1 messages publiés
Je taffe dans une marque de luxe dont je tarais le nom (je ne pense pas avoir le droit de la citer) mais Pascal Nègre est le premier acheteur de notre marque (ce qui équivaut à environ 10.000 par mois de fringues/accessoires) pour UNE SEULE marque. Mais bon a part ça il a pas d'argent et c'est la crise pour l'industrie multimédia
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134 messages publiés
il y a une époque ou c'est eux qui créer les artistes depuis un certain temps il ne font que écumer le net a la recherche de nouveaux buzer pour leur fair signé un contra avec de belle quenelle de 160 en leur fessant croire qu'il feront plein d'albums alors qu'il se servirons d'eux et les jetterons après un single ou 2 histoire de vendre toujours un peux et il garderons l'exclusivité pour pas qu'il décident de s'autoproduir
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3003 messages publiés
La classe mondiale. Peut-être même le champion du monde.
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8021 messages publiés
Mais au fait : il n'y a pas une erreur d'iconographie ?

Pascal nègre, ce n'est pas plutôt lui ? ?

Image IPB
[message édité par mosquito33 le 17/09/2012 à 22:01 ]
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2739 messages publiés
A un moment donné, si vous voulez vous faire connaître, vous allez avoir besoin d'aller sur les télévisions, de passer à la radio, d'avoir des articles dans la presse, etc. C'est ce travail, accompagner l'artiste"


Non, ce travail c'est utiliser ses relations et son carnet d'adresse pour plumer un pigeon a qui on fait miroiter monts & merveilles, en le lâchant comme un malpropre 2 ans plus tard pour trouver un autre pigeon.
C'est aussi ce que font les politiciens (en devenant avocats...) , faire travailler leur carnet d'adresse. A mon avis c'est un boulot de filou.
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1 messages publiés
Hello
Pascal Nègre aura, pas de nombreux propos tenu, laisser paraître au cours de sa carrière de communicant une vision peu reluisante de l'industrie musicale. J'en conviens et je n'ai aucune sympathie particulière pour ses propos ni pour le mastodonte qu'il défend.
Le soucis est qu'un tel article emprunte trop de raccourcis et que vous aussi vous oubliez un certains nombre de points pour étayer vos dires.
1 - Radiohead: ils ne sont pas sortis d'un chapeau et vous le savez pertinemment. Sans au préalable et pendant de longues années une grosse maison de disque, investissant marketing, promo diverses, etc...ils n'auraient en aucun cas pu réaliser ce type d'opération.
2 - vos taux de royautés ? d'où les sortez vous ? Toutes les maisons de disques ne pratiquent pas ses taux, et loin de là. Nombreux labels, et notamment indépendants se situent entre 8 et 13 pour un contrat de production, et entre 17 et 25 % (oui 1/4) pour un contrat de licence. Ceci pour le physique. En numérique on avoisine parfois les 50 %.

Donc soit pour reporter de la façon dont vous voulez les propos de Pascal Nègre mais pas pour, comme trop souvent un peu partout, aligner des exemples vaseux et des chiffres brumeux.

Bonne soirée,

Sean Bouchard, Directeur d'un label indépendant.
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1 messages publiés
c'est quoi votre label...? je voudrais diffuser ma musique électro... nicgustin@hotmail.com
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75 messages publiés
Il pointe quelque chose de juste, malgré son discours nauséabond : c'est à quel point l'industrie est enfermée dans ce passage obligé que sont les maisons de disques, et qu'Internet n'a pas offert la rentabilité tant attendue aux artistes.

En un sens, il a raison, les artistes ne pourront pas se passer d'une bonne édition, d'un bon producteur pour bien distribuer leur travail. Mais ce qu'il faudrait c'est éviter le formatage en masse des produits qui sortent des plus grosses boîtes
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2793 messages publiés
à quand la retraite pour ce monsieur?
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1 messages publiés
J'ai extrais un #cinemagraph assez marrant de l'intervention de Nègre. Posté ici: http://goo.gl/C7bI1
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athenais, le 17/09/2012 - 18:54
Pour information Wu Lyf est signé chez PIAS en France. et a toute une equipe de promotion/marketing/distribution derriere pour les faire connaitre.



PIAS est un distributeur
Inscrit le 16/01/2009
868 messages publiés
... j'étais étonné aussi que quelqu'un n'avait pas encore fait de jeu de mots moisis avec son nom. Manque comblé.
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1777 messages publiés
Il défend son steak, qui va forcement rétrécir avec l'autoproduction.
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1240 messages publiés
Je suis curieux de savoir qui est derrière ce larbin pour qu'il ose sans cesse montrer autant de morgue.
Inscrit le 18/09/2012
3 messages publiés
@sushidanchoisdestropiques : Raté, PIAS n'est pas qu'un distributeur. Respecte athenais et reviens parler quand tu connaitras le sujet.
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283 messages publiés
Talitres, le 17/09/2012 - 22:15
Hello
Pascal Nègre aura, pas de nombreux propos tenu, laisser paraître au cours de sa carrière de communicant une vision peu reluisante de l'industrie musicale. J'en conviens et je n'ai aucune sympathie particulière pour ses propos ni pour le mastodonte qu'il défend.
Le soucis est qu'un tel article emprunte trop de raccourcis et que vous aussi vous oubliez un certains nombre de points pour étayer vos dires.
1 - Radiohead: ils ne sont pas sortis d'un chapeau et vous le savez pertinemment. Sans au préalable et pendant de longues années une grosse maison de disque, investissant marketing, promo diverses, etc...ils n'auraient en aucun cas pu réaliser ce type d'opération.
2 - vos taux de royautés ? d'où les sortez vous ? Toutes les maisons de disques ne pratiquent pas ses taux, et loin de là. Nombreux labels, et notamment indépendants se situent entre 8 et 13 pour un contrat de production, et entre 17 et 25 % (oui 1/4) pour un contrat de licence. Ceci pour le physique. En numérique on avoisine parfois les 50 %.

Donc soit pour reporter de la façon dont vous voulez les propos de Pascal Nègre mais pas pour, comme trop souvent un peu partout, aligner des exemples vaseux et des chiffres brumeux.

Bonne soirée,

Sean Bouchard, Directeur d'un label indépendant.


Personnellement sur le sujet ça serait plus intéressant d'entendre parler des gens comme vous, plutôt que des gens qui ne voient que le coté numérique et que le coté industrielle de la musique (Enfin l'idéal serait sur le sujet de toujours avoir l'avis des labels indépendants/majors et des défenseurs du net.

Après moi personnellement j'en ai vraiment rien à battre qu'un musicien passe à la télé, à la radio ou dans des articles de presse et je pense pas être le seul.
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413 messages publiés
"Etre sur Internet, c'est bien, c'est nécessaire, mais c'est pas suffisant. A un moment donné, si vous voulez vous faire connaître, vous allez avoir besoin d'aller sur les télévisions, de passer à la radio, d'avoir des articles dans la presse, etc. C'est ce travail, accompagner l'artiste", qui justifie le travail d'une maison comme Universal Music, justifie Pascal Nègre.

C'est ce que veut protéger PN, ca peut s'entendre même si ca fait mal aux oreilles !

Avant cette news, j'étais justement en train d'écouter BBK ACTUS et ses vidéos "Music lobotomy" et "Radio lobotomy".
Sinon las quatre épisodes ici . 2 Heures, mais ca vaut le coup.

Il fait mal à la "culture" que Nègre et ses collegues des majors nous impose depuis des décénies.
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941 messages publiés
Ce monsieur en est toujours à l'époque des "marchands de bestiaux" qui achetaient et revendaient le bétail sans même avoir entreposé le bétail chez eux, leurs très belles maisons leur suffisaient comme bureau pour prendre une énorme commission.
Ces gens se sont toujours opposé à ce que les éleveurs vendent
eux mêmes leurs productions aux distributeurs.
[message édité par Lennart le 18/09/2012 à 06:13 ]
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4275 messages publiés
rotabla, le 18/09/2012 - 00:28
Je suis curieux de savoir qui est derrière ce larbin pour qu'il ose sans cesse montrer autant de morgue.

Ho t’inquiète il est suffisamment con pour y allez de lui même sans personne pour le dirigé
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31 messages publiés
Il me fait bien marrer ce blanc bec de Pascal Negre avec sa boite à ordure qu'il appelle La Vindicte Univers Sale!

Il parait qu'en 2015 toutes ces saloperies seront nettoyées et Pascal Negre aura disparu.
Inscrit le 27/08/2012
31 messages publiés
Au fait qu'est-ce qu'il a aux dents? Est-ce qu'il s'est morflé un coup dans la gueule? Si oui, c'est bien fait pour sa sale gueule de conard.
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1095 messages publiés
Un enculé qui parle au nom d'autres enculés qui sont au bord du gouffre.Rien à ajouter.
Inscrit le 27/10/2010
408 messages publiés
hahaha, le 17/09/2012 - 19:26
il y a quand meme quelque chose qui est insoupconner c'est l'attachement maladif d'une grande partie du public au production industriel

depuis des années je m'acharne a faire de l'art libre, avec une qualité professionnel, mais en publiant tout moi meme ( enfin sauf quelque illustration ) et quand j'invite les gens a aller voir mon travaille la reponse la plus fréquente c'est " je l'achèterais quand il sera édité ".

bon finalement maintenant j'ai abandonnée la bd pour le jeu video et ca semble mieux fonctionner, mais je ne sais pas si c'est le public qui a changé ou l'attachement au support papier qui est plus fort que la gratuité ( si c'est ca encore je peux comprendre, mais si une couillon avec une liseuse me sort qu'il attend l'edition ca va mal se mettre... )


Le papier rajoute une dimension : l'appropriation de l'oeuvre par la personne qui l'achète. Du moins pour les "vieux" qui ont grandis avec le papier comme "seul" support.
Difficile de reproduire en électronique, le plaisir du feuilletage ou le confort de lecture.
Et enfin, la présence d'une maison d'édition derrière rassure parfois.

Mais bon, acheter à un artiste qui débute a aussi ses plaisirs comme l'idée qu'on soutient une personne qui a du talent, l'aider à pouvoir continuer d'avancer et se dire si ça fonctionne qu'on y a un peu participé.


L'accueil plus facile par le public suite au passage au jeux vidéo, c'est que par nature, ce dernier est 100% informatique, la boite ne servant qu'au stockage du support. Ce public est donc plus habitué à se passer d'un support de consultation physique.
Inscrit le 06/09/2012
164 messages publiés
C'est ce travail, accompagner l'artiste", qui justifie le travail d'une maison comme Universal Music

mais pas l'attribution de royalties pour la réalisation d'une prestation technique et/ou commerciale.
Inscrit le 17/09/2012
5 messages publiés
"vous allez avoir besoin d'aller sur les télévisions, de passer à la radio, d'avoir des articles dans la presse, etc. C'est ce travail, accompagner l'artiste"

En gros, il nous apprend que les majors contrôlent l'accès aux chaines de télé et de radios, et à moins d'être la musique d'un spot de pub, on est obligé de passé par eux ?
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4844 messages publiés
Talitres, le 17/09/2012 - 22:15

2 - vos taux de royautés ? d'où les sortez vous ? Toutes les maisons de disques ne pratiquent pas ses taux, et loin de là. Nombreux labels, et notamment indépendants se situent entre 8 et 13 pour un contrat de production, et entre 17 et 25 % (oui 1/4) pour un contrat de licence.

Wouhou c'est pas entre 6 et 10% chez vous c'est entre 8 et 13% quelle différence !
(Le contrat de production revient au même vu qu'il faut payer la production studio)
Tout ça pour fabriquer et distribuer, 87-93%... Quelle classe. Ha et la "promotion", genre envoyer une copie aux Inrocks et faire 3 affiches pour le marché du coin.
Et 50% pour le démat ? Alors que vous ne faites qu'envoyer des liens ?

Merci de démontrer qu'encore une fois, vive l'autoproduction.
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5 messages publiés
Talitres, le 17/09/2012 - 22:15
Nombreux labels, et notamment indépendants se situent entre 8 et 13 pour un contrat de production, et entre 17 et 25 % (oui 1/4) pour un contrat de licence. Ceci pour le physique. En numérique on avoisine parfois les 50 %.


C'est intéressant comme commentaire. Sur quelles bases sont calculés ses pourcentages, quelle est l'assiette de calcul ? Est-ce que sont inclus les "marges arrières" ? (tout ce que les majors refacturent ensuite à leurs artistes, comme la promotion)
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encore en vie celui la ?
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Talitres, le 17/09/2012 - 22:15
Hello
Pascal Nègre aura, pas de nombreux propos tenu, laisser paraître au cours de sa carrière de communicant une vision peu reluisante de l'industrie musicale. J'en conviens et je n'ai aucune sympathie particulière pour ses propos ni pour le mastodonte qu'il défend.
Le soucis est qu'un tel article emprunte trop de raccourcis et que vous aussi vous oubliez un certains nombre de points pour étayer vos dires.
1 - Radiohead: ils ne sont pas sortis d'un chapeau et vous le savez pertinemment. Sans au préalable et pendant de longues années une grosse maison de disque, investissant marketing, promo diverses, etc...ils n'auraient en aucun cas pu réaliser ce type d'opération.
2 - vos taux de royautés ? d'où les sortez vous ? Toutes les maisons de disques ne pratiquent pas ses taux, et loin de là. Nombreux labels, et notamment indépendants se situent entre 8 et 13 pour un contrat de production, et entre 17 et 25 % (oui 1/4) pour un contrat de licence. Ceci pour le physique. En numérique on avoisine parfois les 50 %.

Donc soit pour reporter de la façon dont vous voulez les propos de Pascal Nègre mais pas pour, comme trop souvent un peu partout, aligner des exemples vaseux et des chiffres brumeux.

Bonne soirée,

Sean Bouchard, Directeur d'un label indépendant.


ça serait bien de ne pas prendre les taux d'un label indé pour défendre les taux des Majors. Je les ai vus les taux sur les contrats deq Majors, c'est pas 14%, c'est même pas 8%.

Question chiffres brumeux, on passe plutôt notre temps à dénoncer les enfumages des "études" financées par les maisons de disques...
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J'ai ris en tombant sur cette interview de merde.

Non, un artiste n'a pas besoin d'aller faire la pute en promotions et plateaux télé. Suffit de voir Thiéfaine.

plopi2, le 18/09/2012 - 09:59
"vous allez avoir besoin d'aller sur les télévisions, de passer à la radio, d'avoir des articles dans la presse, etc. C'est ce travail, accompagner l'artiste"

En gros, il nous apprend que les majors contrôlent l'accès aux chaines de télé et de radios, et à moins d'être la musique d'un spot de pub, on est obligé de passé par eux ?


Si tu fais de la merde comme David Guetta oui.
[message édité par Bretwalda le 18/09/2012 à 10:23 ]
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U., le 18/09/2012 - 10:20


ça serait bien de ne pas prendre les taux d'un label indé pour défendre les taux des Majors. Je les ai vus les taux sur les contrats deq Majors, c'est pas 14%, c'est même pas 8%.

Même 14% putain... 86% pour le support et la distribution... Même Carrefour ne fait pas autant de marge sur le dos des agriculteurs...
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Radiohead est l'exemple le plus naze, c'est un groupe déjà ultra connu qui n'a plus besoin de promo, ils peuvent donner leur musique, ils savent qu'ils toucheront 600 000? par concert! Ne comparons pas les petits avec les gros, un disque bien produit coute 50 000?, il faudrait en vendre un minimum de 10 000 pour le rentabiliser, chose extrement compliqué aujourd'hui...
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Ce qui me fait rire c'est la facon dont vous tirez tous sur pascal negre.
N'oubliez pas qu'il y a aussi toute un panel de label indés qui cherchent à defendre de la musique (marketing.promo.distribution) et qui pensent la meme chose que Pascal Negre mais là personne n'en parle. aucun journaliste ne vient leur demander leur avis. c'est tellement plus "strass & paillettes" de relayer ce que Pascal Negre dit pour confirmez votre propos. vous l'avez porté en porte parole / garant de la musique.
et la sacro sainte theorie de l'auto production est fausse. et les quelques exemples (Radiohead, Arctic Monkeys....) sont des exceptions qui confirment la regle (et qui etaient arrivés à un niveau qui leur permettait de claquer la porte des maisons de disques grace au travail effectiées par ces dernieres sur leurs albums precedents).
Essayez de sortir un disque correctement en auto production, ramenez un compte de resultat et vous verrez que c'est quasi impossible : entre les salaires des equipes marketings, promo, distribution qui sont des pros (ne pas l'oublier)... le pressage de CDs, le fait d'avancer de l'argent pour aller en studio, pour tourner, pour faire des photos, pour ecrire des bios.....
donc non il n'a pas completement tort.... il ne represente juste pas la vision de la musique de beaucoup de personnes travaillant dedans.... mais vous ne donnez la parole qu'à lui....
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pompompompommop, le 18/09/2012 - 10:27
Ne comparons pas les petits avec les gros, un disque bien produit coute 50 000?

Hahahahaha ça c'est la meilleure de l'année.
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athenais, le 18/09/2012 - 10:30

et la sacro sainte theorie de l'auto production est fausse. et les quelques exemples (Radiohead, Arctic Monkeys....) sont des exceptions qui confirment la regle (et qui etaient arrivés à un niveau qui leur permettait de claquer la porte des maisons de disques grace au travail effectiées par ces dernieres sur leurs albums precedents).

Ben oui il n'"y a que Radiohaed et Artic Monkeys en autoprod, bien sûr Oo Tu connais pas grand chose en musique non ?
athenais, le 18/09/2012 - 10:30

Essayez de sortir un disque correctement en auto production, ramenez un compte de resultat et vous verrez que c'est quasi impossible : entre les salaires des equipes marketings, promo, distribution qui sont des pros (ne pas l'oublier)... le pressage de CDs, le fait d'avancer de l'argent pour aller en studio, pour tourner, pour faire des photos, pour ecrire des bios.....
donc non il n'a pas completement tort.... il ne represente juste pas la vision de la musique de beaucoup de personnes travaillant dedans.... mais vous ne donnez la parole qu'à lui....

Trop drôle :
- Il faut de l'argent pour tourner ? Alors que c'est pas les concerts que la plupart des groupes gagnent le plus de sous ? Tu me fais rire.
- Il faut payer un photographe pro, payer un nègre qui fasse des bios pour sortir un album ? Merde moi qui pensait que c'était de la musique...
- Donc le salaire des marketeux, promo, distribution coûte 90% ? Carrefour prend 90% des produits qu'il distribue ? Je crois pas... Et déjà Carrefour sont considérés par beaucoup comme des voleurs alors faire encore pire...
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pompompompommop, le 18/09/2012 - 10:27
Ne comparons pas les petits avec les gros, un disque bien produit coute 50 000?


On doit pas vivre dans le même monde je crois.

Des auto produits j'en connais, aucun n'a payé ce prix pour faire un album ...

athenais, le 18/09/2012 - 10:30

Essayez de sortir un disque correctement en auto production, ramenez un compte de resultat et vous verrez que c'est quasi impossible :
entre les salaires des equipes marketings, promo, distribution qui sont des pros (ne pas l'oublier)... le pressage de CDs, le fait d'avancer de l'argent pour aller en studio, pour tourner, pour faire des photos, pour ecrire des bios.....
donc non il n'a pas completement tort.... il ne represente juste pas la vision de la musique de beaucoup de personnes travaillant dedans.... mais vous ne donnez la parole qu'à lui....


Toi non plus tu dois pas vivre dans le même monde je crois.
[message édité par Bretwalda le 18/09/2012 à 10:57 ]
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"donc non il n'a pas completement tort.... il ne represente juste pas la vision de la musique de beaucoup de personnes travaillant dedans.... mais vous ne donnez la parole qu'à lui...."
J'ai pas trouvé la case à cocher, qui dit que je souhaite que ma redevance télé soit utilisée pour un service public qui remplisse son rôle de service public. Donc désolé de ne donner la parole qu'à lui.
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"Trop drôle :
- Il faut de l'argent pour tourner ? Alors que c'est pas les concerts que la plupart des groupes gagnent le plus de sous ? Tu me fais rire.
- Il faut payer un photographe pro, payer un nègre qui fasse des bios pour sortir un album ? Merde moi qui pensait que c'était de la musique...
- Donc le salaire des marketeux, promo, distribution coûte 90% ? Carrefour prend 90% des produits qu'il distribue ? Je crois pas... Et déjà Carrefour sont considérés par beaucoup comme des voleurs alors faire encore pire..."

1) avant de faire des tournées rentables. combien de tournées (à eux ou en premiere partie d'un autre groupe pour se faire connaitre où les groupes perdent de l'argent ?
2) Excuse moi. mais c'ets un metier tout cela. fais tes photos avec ton iPhone et les balancer partout . c'est sous estimé et denigrer le travail de professionnels : photographes, realisateurs, mixeurs, etc etc....
3) combien d'heures passées sur des artistes pour qu'il y en ait un qui puisse permettre de payer les heures passées sur les 9 autres qui au final ne rembourseront pas...
> c'est fou comme vous donnez votre avis sans meme savoir comment cela se passe derriere le rideau. bref... combien d'auto produits peuvent se targuer de gagner de l'argent suffisament pour payer tous les investissements, les gens qui ont travaillé sur le projet... je ne denigre pas l'auto prod. je souhaite juste que vous n'en fassiez pas la marche à suivre / ou la solution du future parceque c'est faux.
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athenais, le 18/09/2012 - 11:04

1) avant de faire des tournées rentables. combien de tournées (à eux ou en premiere partie d'un autre groupe pour se faire connaitre où les groupes perdent de l'argent ?

Les groupes gagnent de l'argent dès leur première "tournée" (ie jouer au bar du coin pour 2 bières et 10euros). S'ils perdent des sous : c'est qu'ils vont dans des salles trop grandes / chères ou c'est que les intermédiaires se gavent trop.
athenais, le 18/09/2012 - 11:04

2) Excuse moi. mais c'ets un metier tout cela. fais tes photos avec ton iPhone et les balancer partout . c'est sous estimé et denigrer le travail de professionnels : photographes, realisateurs, mixeurs, etc etc....

En quoi faire des photos ou écrire une bio est vitale pour sortir un album ? Désolé moi j'écoute la musique, leur gueule ou leur vie ça m'intéresse pas trop.
athenais, le 18/09/2012 - 11:04

3) combien d'heures passées sur des artistes pour qu'il y en ait un qui puisse permettre de payer les heures passées sur les 9 autres qui au final ne rembourseront pas...

Pas beaucoup, un mixeur qui te mets plus de 2-3 jours pour faire le mastering et la post prod de ton album est un voleur, point.
athenais, le 18/09/2012 - 11:04

> c'est fou comme vous donnez votre avis sans meme savoir comment cela se passe derriere le rideau. bref... combien d'auto produits peuvent se targuer de gagner de l'argent suffisament pour payer tous les investissements, les gens qui ont travaillé sur le projet... je ne denigre pas l'auto prod. je souhaite juste que vous n'en fassiez pas la marche à suivre / ou la solution du future parceque c'est faux.

Justement j'en fias de la musique, on a sorti des albums (enfin plus format LP vu qu'on fait de la musique électro) et on n'a pas eu besoin de grand chose (à part des connaissances en mastering). Alors tes à côtés c'est du flan inventé par les maisons de disques pour te vendre à prix d'or de la musique enregistrée.

Un album ça coûte tout au plus 5000 euros à produire (en comptant le coût d'achat du home studio + des micros pros + 2-3 j de mastering avec un pro si t'as vraiment envie de raquer).
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M. Nègre arrêtez de faire votre vieux ! La radio, la TV, les journaux (suffit de voir l'actualité ) sont sur le déclin, et les "jeunes" s'informent via le net. Plus besoin de passer à la caisse et de graisser les médias à papa.
Voir le cas de Marillion qui font tout seuls. On pourrait faire remarquer qu'ils se sont fait connaître grâce à leur label, mais cela n'interdit pas le fait qu'ils auraient pu se faire connaître via le net s'il était aussi développé qu'aujourd'hui.

Accessoirement, tous les groupes que j'ai pu découvrir ses dernières années, je les ai découverts sur des vidéos en streaming qui utilisaient leur musique(s) en tant que bande son.
[message édité par P.Olisbo le 18/09/2012 à 11:27 ]
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athenais, le 18/09/2012 - 11:04
"Trop drôle :
- Il faut de l'argent pour tourner ? Alors que c'est pas les concerts que la plupart des groupes gagnent le plus de sous ? Tu me fais rire.
- Il faut payer un photographe pro, payer un nègre qui fasse des bios pour sortir un album ? Merde moi qui pensait que c'était de la musique...
- Donc le salaire des marketeux, promo, distribution coûte 90% ? Carrefour prend 90% des produits qu'il distribue ? Je crois pas... Et déjà Carrefour sont considérés par beaucoup comme des voleurs alors faire encore pire..."

1) avant de faire des tournées rentables. combien de tournées (à eux ou en premiere partie d'un autre groupe pour se faire connaitre où les groupes perdent de l'argent ?
2) Excuse moi. mais c'ets un metier tout cela. fais tes photos avec ton iPhone et les balancer partout . c'est sous estimé et denigrer le travail de professionnels : photographes, realisateurs, mixeurs, etc etc....
3) combien d'heures passées sur des artistes pour qu'il y en ait un qui puisse permettre de payer les heures passées sur les 9 autres qui au final ne rembourseront pas...
> c'est fou comme vous donnez votre avis sans meme savoir comment cela se passe derriere le rideau. bref... combien d'auto produits peuvent se targuer de gagner de l'argent suffisament pour payer tous les investissements, les gens qui ont travaillé sur le projet... je ne denigre pas l'auto prod. je souhaite juste que vous n'en fassiez pas la marche à suivre / ou la solution du future parceque c'est faux.


http://www.guerilla-asso.com/jdf/ C'est vrai que l'autoproduit ça fonctionne pas ...
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NB à Dude76: Cette entreprise transfrontalière ramasse des "royalties" partout mais ne paie, ni impôt ni taxe là-dessus, sur le territoire Français !
-------------------
http://www.pcinpact....top_commentaire
Les offre légales , la Hadopi, la CNM; c'est bien la LG c'est le "kolkhoze", le P2p recule et la croissance musicale n'est pas trop affectée par la crise....
A l'approche du Midem, notre ayatollah tire à boulets rouges sur tout ce qui sort de leur champ d'action ou leur résiste encore, comme pour la musique alternative....qui marche & survit malgré des gens comme lui !

- Ses labels contrôlé par lui sont tout sauf indépendants. Sur les médias tous achetés par les 3 Majors & mis en coupe sombre; hors de la Sacem point de salut ! A la Sacem ; 60% ne touchent rien et sur les 40% ; seuls 1,2% touche > smic et très peu passe dans les médias.... Si Hollande compte sur ce genre d'avocat pour défendre "l'exception culturelle FR", on va tomber de Charybde en Sylla ! ( et c'est presque à souhaiter -je suis méchant - que ça se présente pour faire vite réfléchir les vieux barbons politiciens qui nous gouvernent ! ).

- Le "collectivisme de la LG"( 1 mensonge éhonté de Négre )va vers + d'ouverture & de libre-choix ...mais sa mondialisation rampante et la raréfaction artificielle pour faire grimper les prix de ses catalogues et la tentation vers la pérennité des droits d'auteurs est 100 fois pire !

- Ils sont restés accrochés au modèle des 30 Glorieuses, qu'ils veulent poursuivre avec les offres légales... Les Majors, SPRD, ne sont que des intermédiaires parasitaires ruineux pour l'artiste & le consommateur ...on glorifie la Rente au dépens de la Création. Il convient d'aider tout ce qui peut faire tomber ce système pourri malade, qui menace la Neutralité et la libre-circulation sur le web : que ça soit l'autoproduction (ils survivront ) , le Mécénat Global, la LG ou les Creative Commons ( qui est le réel avenir du web ).
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NB : "Rente" n'est pas assez fort ...le mot "Spéculation" convient mieux !
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Il faut citer Moriarty parmi les groupe français ayant repris leur indépendance :

http://www.nordeclai...a-machine.shtml

" cette idée de " renverser la machine " est venue lorsque nous avons été pressés par des pros de l'industrie musicale de respecter un planning. Leur objectif, c'était enregistrer, tourner, et sortir l'album pour les fêtes... On s'est senti un peu harcelés, là. On a réagi, peut-être de manière un peu violente. Et finalement, cela nous a réconciliés avec notre propre lenteur d'écriture, qui nous est nécessaire. L'album, on l'enregistrera " à la maison ", et il devrait sortir pour le printemps 2011. Mais il existe tout de même un peu : aux concerts, on fait une souscription. C'est un peu comme un emprunt de guerre. C'est ça, un emprunt de guerre contre les plannings !"
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athenais, le 18/09/2012 - 10:30
Ce qui me fait rire c'est la facon dont vous tirez tous sur pascal negre.


Et avec un plaisir chaque fois renouvelé, vu la buse en question.

athenais, le 18/09/2012 - 10:30

N'oubliez pas qu'il y a aussi toute un panel de label indés qui cherchent à defendre de la musique (marketing.promo.distribution) et qui pensent la meme chose que Pascal Negre mais là personne n'en parle. aucun journaliste ne vient leur demander leur avis. c'est tellement plus "strass & paillettes" de relayer ce que Pascal Negre dit pour confirmez votre propos. vous l'avez porté en porte parole / garant de la musique.


S'ils pensent comme Nègre, qu'ils prennent les critiques à leur compte également. Mais c'est plus contrasté que ça, certains labels indépendants sont moins caricaturaux que l'outre imbécile en photo là-haut.

S'ils ne pensent pas comme Nègre, à eux de se manifester pour faire entendre leurs voix dissonantes, et éviter d'être mis dans le même sac que l'autre enflure.

athenais, le 18/09/2012 - 10:30

Essayez de sortir un disque correctement en auto production, ramenez un compte de resultat et vous verrez que c'est quasi impossible : entre les salaires des equipes marketings, promo, distribution qui sont des pros (ne pas l'oublier)... le pressage de CDs, le fait d'avancer de l'argent pour aller en studio, pour tourner, pour faire des photos, pour ecrire des bios.....


C'est vrai, mais je te pose une question : dans un contexte dématérialisé, où l'artiste peut produire et diffuser son art directement auprès du public, à QUOI servent encore les équipes marketing, promo, distributeurs physiques ? A quoi peut bien servir un presseur de CD, etc ? Et quel putain de rapport auraient-ils, de toutes façons, avec le droit d'auteur ?

Faut comprendre qu'il y a forcément des métiers qui vont rester sur le carreau. Des mineurs de charbon, y en a plus beaucoup depuis qu'on se chauffe au nucléaire, c'est triste mais c'est comme ça. On devrait travailler à la reconversion des salariés des producteurs et des distributeurs physiques, parce qu'on a basculé dans un monde de réseaux où leur existence n'a plus de justification ni technique ni économique.

D'autres métiers vont naître ou être revalorisés (tourneurs, promoteurs, packageurs deluxe, diffuseurs en ligne, promo en ligne), mais tout un pan de l'économie culturelle va disparaître, c'est un fait.

Un peu comme les vidéoclubs.
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On voit que ceux qui défendent le système actuel s'imaginent (ou se sont fait soufflé) que pour gagner de l'argent avec son art musical, il FAUT sortir un CD. Et puis pas le petit cd gravé, non non. Le CD pressé avec pochettes over the top, bio et tout le toutim. Et pourquoi pas le coffret collector aussi ?!

Faut pas mettre la charrue avant les b?ufs. Où on a vu qu'un type qui veut percer commence par un produit (nécessitant un investissement) professionnel ?
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U., le 18/09/2012 - 12:32


Un peu comme les vidéoclubs.


Tiens, d'ailleurs, il est où VIDEOCLUB ? Son commerce a coulé ou il a été sauvé par hadopi ?
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Ce que l'on oublie un peu c'est que RadioHead a bénéficié de sa notoriété pour vendre des albums gratos !
Le vrai cas qui vaille la peine que l'on discute parce qu'il représente un chanteur/groupe qui s'est fait tout seul c'est bien Wu Lyf.
À voir comment cela évolue.
Les intermédiaires que sont les maisons de disques ont eu leur rôle à jouer.
Un intermédiaire met en relation, trouve des débouchés, etc. C'est son rôle et c'est pour cela qu'il est payé.
Une tournée internationale revient à plusieurs dizaines de millions d'euros. Une tournée nationale à 1 ou 2 millions d'euros voire davantage si le pays est grand.
Il faut les pondre les euros !
En outre l'intermédiaire mutualise les moyens entre les différents artistes qu'il en en gestion.

Lorsqu'un artiste vend 3 millions d'albums le producteur engrange en gros 30 millions d'euros. Sur ces 3 millions 2 reviendront à l'artiste/groupe.
Le reste sert à financer la production de CD, les pubs, les tournées, les passages radio, etc et à remplir les poches du producteur (surtout).

Et c'est bien là que ça ne va pas : à trop vouloir s'en mettre, ça finit par se voir.
Déjà, le passage au numérique sucre environ 10% du prix d'un CD car il n'y a plus de frais de pressage et de distribution. Or, qui a récupéré ces 10 % ?
Certainement pas l'artiste mais le producteur !
Ensuite, même si les annonces (que l'on appelle la promotion) reviennent cher ça ne revient pas à 27 millions pour un artiste !

db
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"Ce n'est pas parce qu'il y a 350 millions de comptes Myspace avec des musiques qu'il y a 350 millions de David Bowie ou de Jacques Brel"

Phew, on a eu chaud.
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Gourmet, le 18/09/2012 - 13:57

Une tournée internationale revient à plusieurs dizaines de millions d'euros. Une tournée nationale à 1 ou 2 millions d'euros voire davantage si le pays est grand.
Il faut les pondre les euros !


Il ya un soucis quelque part si faire des concerts te coûtent des sous (et que tu fais payer l'entrée), alors que le groupe de potes du coin il se fait déjà 10 euros par soir en tournant dans les bars de la ville.
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Et pourquoi voir les choses en si grands des le débuts ?
J'veux dire, on est en train de parler d'artistes censés débutés ... y a pas de tournées internationales qui tienne.

Tournée régionale à la limite ...
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tass_, le 18/09/2012 - 14:19
Gourmet, le 18/09/2012 - 13:57

Une tournée internationale revient à plusieurs dizaines de millions d'euros. Une tournée nationale à 1 ou 2 millions d'euros voire davantage si le pays est grand.
Il faut les pondre les euros !


Il ya un soucis quelque part si faire des concerts te coûtent des sous (et que tu fais payer l'entrée), alors que le groupe de potes du coin il se fait déjà 10 euros par soir en tournant dans les bars de la ville.

Les tournées sont payantes bien sûr mais il faut avancer l'argent pour les réservations de lieux, d'hôtels, de vols, la location des semis, des tas de gens qui interviennent (sécurité, services, nettoyage, blanchisserie, etc, etc).
Il faut donc de la trésorerie avant de pouvoir toucher les entrées.
Les grands groupes font facilement 50 000 entrées par soir (soit, grosso-modo, 2 millions par soir) mais les groupes plus intimistes ne rassemblent que quelques centaines de personnes au mieux soit quelques milliers d'euros. C'est déjà cela mais ça peut ne pas suffire selon le lieu et les personnes engagées.
Mais, bref, on est tous d'accord, les intermédiaires sont la PLAIE de ce métier (et de bien d'autres comme la grande distribution, la bouffe, etc).
Et ce, d'autant qu'ils ont tous les droits !
Il est donc temps de les éradiquer, du moins, ceux qui bouffent trop la laine sur le dos de leurs artistes.

db
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Gourmet, le 18/09/2012 - 15:42

Les tournées sont payantes bien sûr mais il faut avancer l'argent pour les réservations de lieux, d'hôtels, de vols, la location des semis, des tas de gens qui interviennent (sécurité, services, nettoyage, blanchisserie, etc, etc).


Mais looool. Réservez les lieux : peu demanderont de payer, s'ils le font c'est que ce sont des lieux trop chers pour des petits groupes (on ne va pas demander le stade de France pour un groupe local de musette auvergnate).
Hôtels ? vols ? semis ? sécu? blanchisserie ? Tu parles de prestations que seuls 0.1% des artistes utilisent, les autres ils vont en van et dorment sur les banquettes ou chez des potes. Et ils lavent eux même leurs vêtements...

Gourmet, le 18/09/2012 - 15:42
C'est déjà cela mais ça peut ne pas suffire selon le lieu et les personnes engagées.


C'est donc que les lieux sont trop chers pour le groupe ! Qu'il prenne des plus petites salles : elles seront pleines (donc meilleure ambiance) ET moins chères.
[message édité par tass_ le 18/09/2012 à 15:50 ]
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athenais, le 18/09/2012 - 10:30
Ce qui me fait rire c'est la facon dont vous tirez tous sur pascal negre.
N'oubliez pas qu'il y a aussi toute un panel de label indés qui cherchent à defendre de la musique (marketing.promo.distribution) et qui pensent la meme chose que Pascal Negre mais là personne n'en parle. aucun journaliste ne vient leur demander leur avis. c'est tellement plus "strass & paillettes" de relayer ce que Pascal Negre dit pour confirmez votre propos. vous l'avez porté en porte parole / garant de la musique.
et la sacro sainte theorie de l'auto production est fausse. et les quelques exemples (Radiohead, Arctic Monkeys....) sont des exceptions qui confirment la regle (et qui etaient arrivés à un niveau qui leur permettait de claquer la porte des maisons de disques grace au travail effectiées par ces dernieres sur leurs albums precedents).
Essayez de sortir un disque correctement en auto production, ramenez un compte de resultat et vous verrez que c'est quasi impossible : entre les salaires des equipes marketings, promo, distribution qui sont des pros (ne pas l'oublier)... le pressage de CDs, le fait d'avancer de l'argent pour aller en studio, pour tourner, pour faire des photos, pour ecrire des bios.....
donc non il n'a pas completement tort.... il ne represente juste pas la vision de la musique de beaucoup de personnes travaillant dedans.... mais vous ne donnez la parole qu'à lui....


Je m'intéresse pas à la musique mais je connais quand même une artiste en auto-production : Lindsey Stirling qui vient de sortir son album (aujourd'hui) et elle va faire une tournée. A moins que comme sur un autre forum on me soutienne qu'elle compte pas parce qu'elle est "Geek et mignonne"
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Ha ha ! l'humour nègre de Pascal Noir ne m'a jamais fait rire autrement que jaune ! C'est en partie à cause de lui que les artistes sont FORcés d'avoir recours à l'auto-production ! Et ...Et...Quoi ? Il défend sa crémerie CONTRE la conséquence de la connerie de leur stratégie de pourceaux incapables de découvrir et promouvoir les innombrables vrais artistes sincères et originaux qui survivent de par l'hexagone ! Ces mecs ont inventé la Star Acc pour avoir leurs savonnettes livrées à domicile, alors qu'ils s'éclatent la tronche sur le carrelage glissant en essayant de peindre les bulles en Or ! Vivement que ce système pourri s'écroule enfin pour laisser la place à d'autres entrepreneurs qui sauront ramener les artistes sur le chemin des vrais étoiles. Celles de la création, pas du profit à tout prix !
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rotabla, le 18/09/2012 - 00:28
Je suis curieux de savoir qui est derrière ce larbin pour qu'il ose sans cesse montrer autant de morgue.

les francs-maçons
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laskov, le 18/09/2012 - 06:29
rotabla, le 18/09/2012 - 00:28
Je suis curieux de savoir qui est derrière ce larbin pour qu'il ose sans cesse montrer autant de morgue.

Ho t'inquiète il est suffisamment con pour y allez de lui même sans personne pour le dirigé

En fait je pense que Pascal Nègre est loin d'être con et je sais pour l'avoir côtoyé qu'il est franc-maçon. Comme la pulpart des gens de pouvoir dans ce pays d'ailleurs !
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tass_, le 18/09/2012 - 10:41
pompompompommop, le 18/09/2012 - 10:27
Ne comparons pas les petits avec les gros, un disque bien produit coute 50 000?

Hahahahaha ça c'est la meilleure de l'année.

je pense qu'il voulait dire: en 1990.
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tass_, le 18/09/2012 - 11:12
athenais, le 18/09/2012 - 11:04

1) avant de faire des tournées rentables. combien de tournées (à eux ou en premiere partie d'un autre groupe pour se faire connaitre où les groupes perdent de l'argent ?

Les groupes gagnent de l'argent dès leur première "tournée" (ie jouer au bar du coin pour 2 bières et 10euros). S'ils perdent des sous : c'est qu'ils vont dans des salles trop grandes / chères ou c'est que les intermédiaires se gavent trop.
athenais, le 18/09/2012 - 11:04

2) Excuse moi. mais c'ets un metier tout cela. fais tes photos avec ton iPhone et les balancer partout . c'est sous estimé et denigrer le travail de professionnels : photographes, realisateurs, mixeurs, etc etc....

En quoi faire des photos ou écrire une bio est vitale pour sortir un album ? Désolé moi j'écoute la musique, leur gueule ou leur vie ça m'intéresse pas trop.
athenais, le 18/09/2012 - 11:04

3) combien d'heures passées sur des artistes pour qu'il y en ait un qui puisse permettre de payer les heures passées sur les 9 autres qui au final ne rembourseront pas...

Pas beaucoup, un mixeur qui te mets plus de 2-3 jours pour faire le mastering et la post prod de ton album est un voleur, point.
athenais, le 18/09/2012 - 11:04

> c'est fou comme vous donnez votre avis sans meme savoir comment cela se passe derriere le rideau. bref... combien d'auto produits peuvent se targuer de gagner de l'argent suffisament pour payer tous les investissements, les gens qui ont travaillé sur le projet... je ne denigre pas l'auto prod. je souhaite juste que vous n'en fassiez pas la marche à suivre / ou la solution du future parceque c'est faux.

Justement j'en fias de la musique, on a sorti des albums (enfin plus format LP vu qu'on fait de la musique électro) et on n'a pas eu besoin de grand chose (à part des connaissances en mastering). Alors tes à côtés c'est du flan inventé par les maisons de disques pour te vendre à prix d'or de la musique enregistrée.

Un album ça coûte tout au plus 5000 euros à produire (en comptant le coût d'achat du home studio + des micros pros + 2-3 j de mastering avec un pro si t'as vraiment envie de raquer).


1 Euh, après le budget nécessaire peut être quand même différent selon qu'on joue du pipeau, de l'electro ou du rock symphonique avec section de cuivres , un choeur de Gospel et un ensemble symphonique, non ? faut voir tous ces artistes qui se la joue minimaliste par nécessité plus que par choix. Moi j'aime bien mais c'est toujours mieux quand on a le choix des armes !
2 Tu l'achète où ton home studio de 5000 euros tout équipé, toi ? Parceque je veux le même ! Dans le budget t'as peut-être oublié le prix des murs, je pense...
3 Un artiste sans photo ni bio c'est comme un poulet sans cuisse, ça interresse pas grand monde. Mais c'est vrai qu'on peut se démerder beaucoup mieux sans photographe avec la techno actuelle !
4 Un artiste sans promo a intérêt d'avoir une putain de bonne étoile si il veut s'en sortir. Il arrive un moment, ou ça peut saouler de jouer pour 50 ? par tete dans des bars bruyants en vendant 3 disques. Et la case du dessus, même avec un album auto-produit, elle est loin d'être évidente ! ça peut fatiguer aussi d'être obligé de tout faire soi-même et de galérer car n'oublions pas que le bizness se replie maintenant sur les concerts et les festivals qui ne veulent plus que des têtes d'affiche.Bref, les maisons de disque, on a besoin.Mais pas celles là, c'est clair.Pas avec ce taux de redistribution pour les artistes.mais pas non plus avec cette mentalité de "moi la zik je la vole parcequ'elle est produite par des voleurs" qui fait que personne maintenant ne veux payer un album. Bref, y a tout à repenser à commencer par la place de l'artiste dans cette société.
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Heuresement qu'il y'a pas 2 jacques brel et david bowie, ils sont déjà de trop au mopnde de la musique
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Le must de cette discussion je crois c'est la comparaison des artistes avec des poulets... Ca schématise parfaitement cette industrialisation de la musique qui faut'il le rappeler est art, et un art dont la finalité n'est autre qu'elle même, non pas la reconnaissance, la célébrité ou le fric. La recherche artistique n'a rien à voir avec l'industrialisation de pseudo artistes qui ont tous volé un quelques choses à des artistes underground meilleur qu'eux et qui font du fric en saccagant les sources desquelles elles s'inspirent, si tenté que ces gens là aient la moindre inspiration.
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Heuresement qu'il y'a pas 2 jacques brel et david bowie, ils sont déjà de trop au mopnde de la musique


Pô compris
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ericfreget, le 18/09/2012 - 19:13

1 Euh, après le budget nécessaire peut être quand même différent selon qu'on joue du pipeau, de l'electro ou du rock symphonique avec section de cuivres , un choeur de Gospel et un ensemble symphonique, non ? faut voir tous ces artistes qui se la joue minimaliste par nécessité plus que par choix. Moi j'aime bien mais c'est toujours mieux quand on a le choix des armes !

Et ? Ils seront toujours payés 2 bières et 10 euros... Le bar du coin ne fait pas payer pour un concert hein, c'est lui qui te paye.... que tu viennes avec un pipeau ou un ensemble symphonique. (oui on suppose que le musicien a une voiture pour acheminer ses instruments, ce qui est souvent le cas).
ericfreget, le 18/09/2012 - 19:13

2 Tu l'achète où ton home studio de 5000 euros tout équipé, toi ? Parceque je veux le même ! Dans le budget t'as peut-être oublié le prix des murs, je pense...

Les murs ? Quels murs ? L'artiste n'a pas de maison ? il vit sous les ponts ? Un home studio comme son nom l'indique ça se trouve chez toi, dans ta maison (home en anglais), pas besoin de murs, il suffit d'une bonne carte son, de bons micros et quelques logiciels (oui on suppose aussi que l'artiste a un pc).
ericfreget, le 18/09/2012 - 19:13

3 Un artiste sans photo ni bio c'est comme un poulet sans cuisse, ça interresse pas grand monde. Mais c'est vrai qu'on peut se démerder beaucoup mieux sans photographe avec la techno actuelle !

On n'a pas la même conception d'artiste, tu veux parler de divertisseur du show business, je parle de musicien, ceux dont tu ne verras jamais la tête (à part en concert) et dont la bio t'indiffère, tu es venu écouter sa musique (si t'es vraiment curieux t'iras lui demander à la fin du concert, comme c'est un artiste et pas une "star" business il prendra une bière au bar en discutant avec le public).
ericfreget, le 18/09/2012 - 19:13

4 Un artiste sans promo a intérêt d'avoir une putain de bonne étoile si il veut s'en sortir. Il arrive un moment, ou ça peut saouler de jouer pour 50 ? par tete dans des bars bruyants en vendant 3 disques. Et la case du dessus, même avec un album auto-produit, elle est loin d'être évidente ! ça peut fatiguer aussi d'être obligé de tout faire soi-même et de galérer car n'oublions pas que le bizness se replie maintenant sur les concerts et les festivals qui ne veulent plus que des têtes d'affiche

Ha oui forcément s'il fait ça pour les sous et les paillettes ça va le saouler vite, mais tant mieux : c'est que ce n'était pas un artiste, juste un petit arriviste. L'artiste il continuera, même s'il doit manger des pâtes.
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@ Mallis : "Le problème c'est que la très grosse majorité des médias se laissent dicter leur programmation musicale par les majors.
C'est ce qu'appelle ce crétin, le réseau professionnel. Un autoproduit n'a pratiquement aucune chance de se faire diffuser par un réseau FM."

Je comprends ton jugement Mallis, mais sur ce point tu as tors. Ceux qui décident des passages radios sont bien les 5 ou 6 directions des programmes des radios nationales les plus importantes. (NRJ, RTL2, VIRGIN, FUN, SKY etc..). Les majors ont énormément de mal a imposer les nouveaux artistes en playlist radio. Alors maintenant c'est vrai, on entend toujours les mêmes et en boucle et ils sont pratiquement tous signés ou distribués en Major. Mais pour un artiste déjà lancé depuis longtemps et dont le nouveau single sera diffusé à outrance ( la radio s'appuyant sur sa notoriété pour faire du chiffre...) au moins 15 artistes signés en Major (les artistes "en développement") eux ne seront pas diffusés car les radios font barrage. Pour ces médiats, passer de la nouveauté est plus qu'un risque, c'est un véritable danger, enrôlés dans cette spirale dangereuse depuis de nombreuses années.

Pour les genres musicaux "typés FM" (Rap, Danse, Pop, chanson, rock), la radio est l'indispensable moyen d'atteindre le grand public. (ou alors il faut avoir les moyens de faire 15 ans de scène). Les programmateurs font ou défont leur carrière. Et face à ce constat, les majors, et les indépendants, sont obligés de rendre des contrats, et limiter les signatures de nouveaux artistes.

Je pense que ce marché a amorcé dans les années 2000 une mutation qui sera longue, très longue, mais nos enfants consommeront de la musique principalement par le biais d'internet, les supports physiques disparaitront. Certains comme moi n'écouteront plus que des vinyls mais c'est encore autre chose...

Je suis auteur compositeur de chanson française, j'ai tout connu dans les étapes de ce métier, agents, Majors, indépendance, remerciements, contrats rendus, nouveaux départs, autoprod, puis encore major, bref, ce que j'en retiens c'est qu'il faut avant tout UNE CHANSON, la chanson qui va convaincre la poignée de programmateurs. Que ce soit Smell Like teen spirit", "Creep", "love me do", "Glory Box","je te donne", "Larsen", ce qui fait démarrer une "carrière" c'est un programmateur sur les grandes ondes qui va poser l'oreille sur un hit potentiel et qui va le rentrer en playlist.
Après aujourd'hui malheureusement comme il n'y a plus assez de place pour tous dans les playlists, on peut se demander si les radios ne passent pas à côté de "hits potentiels", et aujourd'hui l'époque des tests, des découvertes ou du risque est révolue, on est à l'époque de l'assurance et des économies.

Heureusement certains nouveaux talents passent les mailles du filet et réussissent à être diffusés, en espérant que leurs deux ou trois premiers hits puissent installer une vraie carrière, ce qui est moins sûr.

L'artiste musical de demain, sauf exception, aura forcément un autre métier alimentaire, à mon sens. Et proposera ses chansons en ligne dans l'attente d'un éventuel succès (qui reste l'exception plus ou moins durable dans ce métier).

Cette révolution est assez passionnante finalement.
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Des gens écoutent encore la radio ? La radio musicale ? (après 13 ans je veux dire )
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badaré, le 18/09/2012 - 22:16
Heuresement qu'il y'a pas 2 jacques brel et david bowie, ils sont déjà de trop au mopnde de la musique


Pô compris

moi malheureusement si ! laisse tomber, c'est la génération MP3.Ils sont peut-être entendu les chansons mais ils ont jamais croisé les pochettes (pour Bowie, l'inverse pour Brel).peuvent pas comprendre...
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@tass :
Tu as raison. Et c'est pour ça qu'ils ont de moins en moins les moyens d'accueillir de la nouveauté. = vivre sur ses acquis et sur le back catalogue. = deux cibles principales : les teenagers et les 30/40 pour RTL2 par exemple qui est resté bloqué sur le back catalogue, U2, Police, Simple minds, Finalement la majeure partie des radios musicales aujourd'hui c'est les nouveaux "nostalgie" des trentenaires Ou alors les "danse radio" (type NRJ).
Moi j'écoute que du vieux vinile et la nouveauté je la découvre sur le net (jamais diffusée en radio)... Et souvent éditée en vinyle d'ailleurs, tiens tiens.. :-)
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euh sinon +1 pour le mouv tout de même qui devient une radio très interessante (uniquement ciblée sur le rock mais bon c'est louable).
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ericfreget, le 19/09/2012 - 11:54

moi malheureusement si ! laisse tomber, c'est la génération MP3.Ils sont peut-être entendu les chansons mais ils ont jamais croisé les pochettes (pour Bowie, l'inverse pour Brel).peuvent pas comprendre...

On peut aussi vouloir que la musique se renouvelle et ne soit pas qu'un remix des anciens artistes depuis les années 40-50...

Machinchose75, le 19/09/2012 - 11:57
@tass :
Tu as raison. Et c'est pour ça qu'ils ont de moins en moins les moyens d'accueillir de la nouveauté. = vivre sur ses acquis et sur le back catalogue. = deux cibles principales : les teenagers et les 30/40 pour RTL2 par exemple qui est resté bloqué sur le back catalogue, U2, Police, Simple minds, Finalement la majeure partie des radios musicales aujourd'hui c'est les nouveaux "nostalgie" des trentenaires Ou alors les "danse radio" (type NRJ).

tout à fait, c'est pour cela qu'aucune carrière ne se fera plus grâce à la radio, dès qu'un artiste passe sur une radio c'est qu'il est déjà connu (au moins sur le net).
ericfreget, le 19/09/2012 - 11:54

Moi j'écoute que du vieux vinile et la nouveauté je la découvre sur le net (jamais diffusée en radio)... Et souvent éditée en vinyle d'ailleurs, tiens tiens.. :-)

Le vinyle revient, logique vu qu'aujourd'hui vendre un album sas valeur ajoutée ce n'est plus viable, le vinyle a toujours capital nostalgie fort (pourtant le son est plus pourri), est un plus bel objet (ça fait plus classe dans un salon pour les gens qui aiment se la péter) et surtout ça peut se mixer
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lol tass ! Oui le vinyle c'est du sacré snobisme ! Mais, et ça n'engage que moi, c'est mon ressenti, le son est plus organique, différent, le mp3 lisse énormément de fréquences, le CD est très bon mais si tes oreilles sont flattées par le vinyle bah tu peux plus t'en passer. ;-) La compression de la snare sur un vieux "cure" c'est un régal ! Pareil pour le jazz, t'as l'impression que certains contrebassistes jouent dans ton salon. Bon après t'as les parasites en plus quand le disque est rincé c'est vrai...
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Machinchose75, le 19/09/2012 - 11:14
Pour les genres musicaux "typés FM" (Rap, Danse, Pop, chanson, rock), la radio est l'indispensable moyen d'atteindre le grand public. (ou alors il faut avoir les moyens de faire 15 ans de scène). Les programmateurs font ou défont leur carrière. Et face à ce constat, les majors, et les indépendants, sont obligés de rendre des contrats, et limiter les signatures de nouveaux artistes.

Je pense que ce marché a amorcé dans les années 2000 une mutation qui sera longue, très longue, mais nos enfants consommeront de la musique principalement par le biais d'internet, les supports physiques disparaitront. Certains comme moi n'écouteront plus que des vinyls mais c'est encore autre chose...

Je suis auteur compositeur de chanson française, j'ai tout connu dans les étapes de ce métier, agents, Majors, indépendance, remerciements, contrats rendus, nouveaux départs, autoprod, puis encore major, bref, ce que j'en retiens c'est qu'il faut avant tout UNE CHANSON, la chanson qui va convaincre la poignée de programmateurs. Que ce soit Smell Like teen spirit", "Creep", "love me do", "Glory Box","je te donne", "Larsen", ce qui fait démarrer une "carrière" c'est un programmateur sur les grandes ondes qui va poser l'oreille sur un hit potentiel et qui va le rentrer en playlist.
Après aujourd'hui malheureusement comme il n'y a plus assez de place pour tous dans les playlists, on peut se demander si les radios ne passent pas à côté de "hits potentiels", et aujourd'hui l'époque des tests, des découvertes ou du risque est révolue, on est à l'époque de l'assurance et des économies.

Heureusement certains nouveaux talents passent les mailles du filet et réussissent à être diffusés, en espérant que leurs deux ou trois premiers hits puissent installer une vraie carrière, ce qui est moins sûr.

L'artiste musical de demain, sauf exception, aura forcément un autre métier alimentaire, à mon sens. Et proposera ses chansons en ligne dans l'attente d'un éventuel succès (qui reste l'exception plus ou moins durable dans ce métier).

Cette révolution est assez passionnante finalement.


Indeed.

Perso, je mets dans le même sac les producteurs des Majors, les distributeurs type Fnac, et les programmateurs des principales radio. L'oligarchie de l'industrie musicale, c'est eux. Et c'est eux qu'il faut dégommer, parce qu'ils se cramponnent à de vieux modèles et empêchent les nouveaux d'émerger, en entravant l'indispensable rééquilibrage du droit d'auteur, l'enrichissement des offres légales, et la mise en place de plusieurs systèmes (collectifs et de gré à gré) de rémunération des artistes par leur public - sans les intermédiaires inutiles.

ça ne veut pas dire qu'il ne peut plus y avoir de filière musicale ou de professions autour de la musique, ça veut seulement dire que ce seront des professions différentes, accumulant moins de blé.

Le développement des netlabels, qui mettent une partie de leurs catalogues en libre accès et vendent souvent très bien le reste, le développement des web radios, ça fait partie de ces nouveaux métiers (ou de ces nouvelles façons de travailler).

Donc oui, cette révolution est passionnante. Mais pour qu'elle passe, il va probablement falloir qu'on se balade aussi, métaphoriquement, avec les tête de Tronc, Nègre, Tronc, Lameignère, El Sayeg et toute cette bande de busards, au bout d'une pique.
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Le vinyle revient, logique vu qu'aujourd'hui vendre un album sas valeur ajoutée ce n'est plus viable, le vinyle a toujours capital nostalgie fort (pourtant le son est plus pourri), est un plus bel objet (ça fait plus classe dans un salon pour les gens qui aiment se la péter) et surtout ça peut se mixer


ton intervention sur le vinyle démontre ta totale méconnaissance de ce qui pousse les gens à en acheter ou mieux, en écouter

le son d'un vinyle est loin d'être pourri, en particulier un vinyle neuf ça sonne très très bien
je ne fais pas parti de ceux qui pensent que le son du vinyle est dix fois mieux qu'un cd, mais il y a une chose qui est vrai c'est qu'il est différent, il est un peu moins précis mais plus vivant
pour ma part j'adore le son, mais c'est une affaire de goût, enfin dans tous les cas difficile de parler de "pourri" ...

par ailleurs, je suis un gros acheteur de vinyles et je n'ai jamais fait ça pour me la péter quand les gens viennent chez moi
et les gens qui écoutent du vinyles que je connais ne le font pas non plus pour ça

Le vinyle c'est presque un art de vivre, une façon de prendre son temps, de remettre la musique au c?ur de sa vie
les raisons qui me poussent à en acheter et en écouter sont nombreuses:
- support plus beau et agréable qu'un cd
- difficulté de trouver certaines choses et nécessiter de les chercher (l'attente fait parti du plaisir, trouver tout tout de suite est la meilleure façon de détruire le désir)
- obligation d'écouter un album dans l'ordre
- changer de face au milieu de l'album et amener une respiration
- devoir aller chez son disquaire et ainsi créer du lien social avec lui et les gens qui y vont
- potentiellement plus intéressant à la revente qu'un cd (et pas l'impression de jeter son argent autant par les fenêtres donc)
- supporter les labels indés et les petits groupes
etc.

bref c'est une façon de concevoir la musique, de l'apprécier, de l'aimer
je dis pas que c'est la meilleure ou LA bonne, mais c'est une qui a le mérite d'exister et est tout à fait valable, vouloir réduire cela à une vague nostalgie et une consommation "ostentatoire" est tout simplement un affront fait à tous les gens qui aiment le vinyle
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alextwist, le 19/09/2012 - 16:45


ton intervention sur le vinyle démontre ta totale méconnaissance de ce qui pousse les gens à en acheter ou mieux, en écouter

Ben tiens bien sûr, c'est pour cela que ça fait 15 ans que je côtoies des djs, mixe moi même et achète pas mal de vinyles.
alextwist, le 19/09/2012 - 16:45

le son d'un vinyle est loin d'être pourri, en particulier un vinyle neuf ça sonne très très bien
je ne fais pas parti de ceux qui pensent que le son du vinyle est dix fois mieux qu'un cd, mais il y a une chose qui est vrai c'est qu'il est différent, il est un peu moins précis mais plus vivant
pour ma part j'adore le son, mais c'est une affaire de goût, enfin dans tous les cas difficile de parler de "pourri" ...

Il est pourri dans le sens qu'il ne retranscrit pas bien le son d'origine, en tout cas beaucoup moins bien que le CD (études scientifiques). Si des gens préfèrent le son "vinyle" c'est par pure nostalgie, pas par amour du son.
alextwist, le 19/09/2012 - 16:45

par ailleurs, je suis un gros acheteur de vinyles et je n'ai jamais fait ça pour me la péter quand les gens viennent chez moi
et les gens qui écoutent du vinyles que je connais ne le font pas non plus pour ça

Toi t'as du mal avec l'humour hein ?
alextwist, le 19/09/2012 - 16:45

Le vinyle c'est presque un art de vivre, une façon de prendre son temps, de remettre la musique au c?ur de sa vie
les raisons qui me poussent à en acheter et en écouter sont nombreuses:
- support plus beau et agréable qu'un cd
- difficulté de trouver certaines choses et nécessiter de les chercher (l'attente fait parti du plaisir, trouver tout tout de suite est la meilleure façon de détruire le désir)
- obligation d'écouter un album dans l'ordre
- changer de face au milieu de l'album et amener une respiration
- devoir aller chez son disquaire et ainsi créer du lien social avec lui et les gens qui y vont
- potentiellement plus intéressant à la revente qu'un cd (et pas l'impression de jeter son argent autant par les fenêtres donc)
- supporter les labels indés et les petits groupes
etc.

bref c'est une façon de concevoir la musique, de l'apprécier, de l'aimer
je dis pas que c'est la meilleure ou LA bonne, mais c'est une qui a le mérite d'exister et est tout à fait valable, vouloir réduire cela à une vague nostalgie et une consommation "ostentatoire" est tout simplement un affront fait à tous les gens qui aiment le vinyle

C'est TA vision, merci de ne pas faire comme si c'était la norme.
PS : quand on est fan de musique on aime le contenant (le son) pas le contenu (l'objet).
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tass_, le 19/09/2012 - 17:09

Ben tiens bien sûr, c'est pour cela que ça fait 15 ans que je côtoies des djs, mixe moi même et achète pas mal de vinyles.


les djs c'est une partie des acheteurs de vinyles, il y a aussi beaucoup de gens qui achètent des vinyles pour les écouter chez eux
je pense que c'est même la majorité des acheteurs de vinyles aujourd'hui en France
l'usage des dj du vinyle était très technique (le confort incomparable pour mixer dans ce support), mais depuis qu'il existe des solutions alternatives viables (comme final scratch) il y a une certaine érosion du vinyle dans ce milieu là, et une montée en puissance du digital (beatport etc.)

tass_, le 19/09/2012 - 17:09

Il est pourri dans le sens qu'il ne retranscrit pas bien le son d'origine, en tout cas beaucoup moins bien que le CD (études scientifiques). Si des gens préfèrent le son "vinyle" c'est par pure nostalgie, pas par amour du son.


le son du vinyle est différent et on peut l'apprécier sans faire de nostalgie
peut être moins fidèle à l'enregistrement de base mais pas forcément moins bien en terme de musicalité
en tout cas loin d'être "pourri" pour reprendre ton expression

tass_, le 19/09/2012 - 17:09
C'est TA vision, merci de ne pas faire comme si c'était la norme.


je m'autocite vu que je réponds à cette remarque dans mon premier message

je dis pas que c'est la meilleure ou LA bonne, mais c'est une qui a le mérite d'exister et est tout à fait valable, vouloir réduire cela à une vague nostalgie et une consommation "ostentatoire" est tout simplement un affront fait à tous les gens qui aiment le vinyle


donc non je me considère pas comme étant la norme, mais je considère que ma façon d'apprécier la musique est tout autant valable qu'une autre et que tu n'as pas à la dénigrer.

tass_, le 19/09/2012 - 17:09

PS : quand on est fan de musique on aime le contenant (le son) pas le contenu (l'objet).


OK en théorie. En pratique je suis moins convaincu qu'il n'y ai pas une relation entre le contenant et le contenu
d'ailleurs pour ma part j'aime les deux, et je me cache pas d'être très attaché au contenant, chez moi le contenant et le contenu se complètent et s'alimentent (mon coté collectionneur me pousse à fouiller et mon coté passionné de musique m'incite à collectionner etc.)

Le fait est que je suis convaincu que la musique n'a jamais été aussi présente en "bruit de fond" de la vie de chacun mais absente de la vie en général
comme si aujourd'hui elle remplissait la fonction d'éviter d'être confronter au vide mais que l'on appréciait plus comme quelque chose à part
enfin c'est juste mon sentiment, mais clairement la façon de consommer la musique a changé avec la dématérialisation et donc oui le contenant a eu une influence sur le contenu puisqu'on n'écoute/apprécie plus le contenu de la même manière
(tout simplement parce que le contenant influence aussi sur le mode d'écoute)

un disque vinyle suit une sorte de schéma, un label qui le sort (ou parfois le groupe), ensuite tu vas chez ton disquaire et tu l'écoutes
c'est toute la chaine qui est intéressante et directement lié au contenant
en gros grâce au contenant tu peux découvrir du contenu
car oui en se baladant chez son disquaire on découvre de la musique, d'une manière différente (et probablement complémentaire)
je dis pas que cette méthode est mieux mais moi je la trouve cool et je suis heureux de la connaître, j'espère qu'elle durera longtemps

donc oui pour moi contenu et contenant sont reliés et se mêlent inextricablement
après c'est aussi ma façon à moi d'écouter de la musique, d'en consommer
j'empêche pas les autres de faire autrement, mais chez moi les deux sont liés en tout cas, c'est un ensemble et ça me fait très plaisir que ce soit le cas
j'adore faire les disquaires, j'adore parler de musique dans un disquaire, j'adore en parler avec mes potes au bar après avoir fait les disquaires etc.

bref c'est presque un mode de vie, en tout cas pour un domaine précis de la vie
et moi je le revendique à 100%
après ce qui est cool c'est qu'on le droit de faire ce que l'on veut, et donc voilà je présente ma façon de voir et chacun en retiendra ce qu'il veut!

et puis tu parlais de concerts précédemment, pour un groupe ça a plus de gueule de vendre un vinyle au merch qu'un bon mp3
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Talitres, le 17/09/2012 - 22:15

2 - vos taux de royautés ? d'où les sortez vous ? Toutes les maisons de disques ne pratiquent pas ses taux, et loin de là. Nombreux labels, et notamment indépendants se situent entre 8 et 13 pour un contrat de production, et entre 17 et 25 % (oui 1/4) pour un contrat de licence.

Wouhou c'est pas entre 6 et 10% chez vous c'est entre 8 et 13% quelle différence !
(Le contrat de production revient au même vu qu'il faut payer la production studio)
Tout ça pour fabriquer et distribuer, 87-93%... Quelle classe. Ha et la "promotion", genre envoyer une copie aux Inrocks et faire 3 affiches pour le marché du coin.
Et 50% pour le démat ? Alors que vous ne faites qu'envoyer des liens ?

Merci de démontrer qu'encore une fois, vive l'autoproduction.



Cher Tass,
Je lis vos commentaires qui me font beaucoup souffrir, car ils sont symptomatiques de ce que pensent à tord les gens qui ne maitrisent pas le sujet mais s'arrêtent sur des a peu prés.... Désolé de vous prendre en exemple, mais voici mes commentaires :

Vous vous arrêtez au taux de royautés comme si c'était un partage du profit, alors qu'il s'agit d'un partage de chiffre d'affaires, ce qui est une ENORME nuance.

Accorder 8% du CA n'est pas la même chose que 8% du profit.
Le résultat se calcule une fois que la société a tout payé, (frais de fabrications, de studios, de salaires, de téléphone, de charges sociales)
Qu'est ce que cela veut dire concrètement ? Que le label investit sur un artiste et que quel que soit les gains générés, il s'engage à vous reverser 8% de ce qu'il touchera. S'il faut payer les musiciens, le studio, le photographe, l'attaché de presse, le vidéoclip, le téléphone, le loyer, la distribution, les charges sociales, les locations de matériel, les locations de voitures, les frais d'hôtel, les disques durs, les ordinateurs, tout ça le label le prend à sa charge avec le risque financier qui en découle pour le producteur...

Je ne sais pas ou vous travaillez, mais regardez la différence si votre patron vous propose 8% du CA ou 8% du résultat et reparlons en ensuite.
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tass_, le 18/09/2012 - 10:27
U., le 18/09/2012 - 10:20


ça serait bien de ne pas prendre les taux d'un label indé pour défendre les taux des Majors. Je les ai vus les taux sur les contrats deq Majors, c'est pas 14%, c'est même pas 8%.

Même 14% putain... 86% pour le support et la distribution... Même Carrefour ne fait pas autant de marge sur le dos des agriculteurs...


Oui mais on a jamais vu Carrefour payer un tracteur à un paysan, lui payer le crédit de sa ferme, et payer ses salariés.
Avec un contrat d'artistes, la maison de disques prend à sa charge l'intégralité des dépenses liées à la fabrication du produit. Vous ne pensez pas qu'il y aurait eu plus de recours si c'était si injuste ?
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tass_, le 18/09/2012 - 10:41
pompompompommop, le 18/09/2012 - 10:27
Ne comparons pas les petits avec les gros, un disque bien produit coute 50 000?

Hahahahaha ça c'est la meilleure de l'année.

Oui Cher Tass produire un disque en bonne et due forme coûte facilement 50,000 euros.
Comment c'est possible ? Et bien, une journée de studio vous coutera au bas mot 400 euros HT, un ingénieur du son 200 euros HT, soit 600 euros HT par jour. Si vous passez 30 jours entre les prises et le mix, cela vous coute donc 18.000 euros HT de frais de studios. A cela s'ajoute le cachet obligatoire des musiciens à payer quand on est un producteur, de l'ordre de 300 euros HT par musicien et par jour. Autre nouvelle, un producteur paye des charges sociales (ce qui paye notre sécu, nos allocs, nos retraites) et c'est environ 45% en plus à sortir. Donc par musicien 435 Euros. Si vous avez quatre musiciens pendant 5 jours, cela vous coûte 8700 euros de cachets. Ensuite, il faut défrayer les musiciens à 50 euros par jour pour les repas, donc 1000 euros pour les sessions. Rajoutons encore la location du matériel de musique, à la louche 200 euros par instrument, soit 800 euros de backline, les disques durs externes pour les copies de bandes, disons 200 euros.
Ensuite vous allez au mastering, cela vous coûte encore 750 euros. Vu que vous claquez de la thune, vous avez quand même besoin d'avoir un salarié pour surveiller un peu ce qui se passe, disons 4,000 euros avec les charges sur 30 jours

18.000+8.700+1.000+800+200+750+4.000 =33.450 euros

Là, on ne parle pas d'un studio de renommée internationale, d'un ingé son international, ni d'un orchestre symphonique.
On parle d'un groupe de 4 personnes habitant sur place (pas de frais d'hôtel), dans un studio modeste, avec 15 jours de prises, 15 jours de mix.

Si vous commencez à taper dans des studios de bonne réputation, avec des orchestrations spéciales, avec un arrangeur, un réalisateur etc... Ca peut cartonner très vite.

Tout est à prendre compte puisque le label paye tout de sa poche...
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tass_, le 18/09/2012 - 10:47
athenais, le 18/09/2012 - 10:30

et la sacro sainte theorie de l'auto production est fausse. et les quelques exemples (Radiohead, Arctic Monkeys....) sont des exceptions qui confirment la regle (et qui etaient arrivés à un niveau qui leur permettait de claquer la porte des maisons de disques grace au travail effectiées par ces dernieres sur leurs albums precedents).

Ben oui il n'"y a que Radiohaed et Artic Monkeys en autoprod, bien sûr Oo Tu connais pas grand chose en musique non ?
athenais, le 18/09/2012 - 10:30

Essayez de sortir un disque correctement en auto production, ramenez un compte de resultat et vous verrez que c'est quasi impossible : entre les salaires des equipes marketings, promo, distribution qui sont des pros (ne pas l'oublier)... le pressage de CDs, le fait d'avancer de l'argent pour aller en studio, pour tourner, pour faire des photos, pour ecrire des bios.....
donc non il n'a pas completement tort.... il ne represente juste pas la vision de la musique de beaucoup de personnes travaillant dedans.... mais vous ne donnez la parole qu'à lui....

Trop drôle :
- Il faut de l'argent pour tourner ? Alors que c'est pas les concerts que la plupart des groupes gagnent le plus de sous ? Tu me fais rire.
- Il faut payer un photographe pro, payer un nègre qui fasse des bios pour sortir un album ? Merde moi qui pensait que c'était de la musique...
- Donc le salaire des marketeux, promo, distribution coûte 90% ? Carrefour prend 90% des produits qu'il distribue ? Je crois pas... Et déjà Carrefour sont considérés par beaucoup comme des voleurs alors faire encore pire...


Oui pour tourner il faut de l'argent. Vous avez votre exemple de potes qui jouent dans un bar et se font 10 euros. Cela suppose que vos potes ne prévoient pas de vivre de leur musique. Mais si vous voulez gagner votre vie, il faut payer encore les cachets des musiciens avec les charges, financer le dispositif qui permet à une équipe de 6 personnes en déplacements (trajets, hôtels, nourriture) et qui ne vont pas mobiliser 3 ou 4 mois de leur vie juste pour boire des bières avec leur pote après un concert au café du coin. Pendant ce temps, ils peuvent pas aller faire des frites au McDonald's ou trouver un job alimentaire.... TOUT TRAVAIL MERITE SALAIRE, même si le boulot est fun. Cela veut dire qu'il faut payer ses charges sociales, son chômage, sa retraite....

Oui aussi pour le photographe, si vous faites affaire avec un pro, vous devrez payer la journée à 500 euros, puis payer une cession de droits. Le photographe aussi a le droit de manger.

Oui, pourquoi aller payer un photographe alors que vous pouvez faire la photo avec votre Iphone ? Parce que le producteur de disque, il a mis 50,000 euros sur la table (une sorte de allin au poker si on veut bien) et qu'il a pas envie de planter le projet avec une photo tout droit sorti d'instagram. Pareil pour la bio, quand vous mettez 50,000 euros sur la table, vous avez pas intérêt à demander à Cousin Raoul qui était bon en dissert en 5eme B, et que vous lui payerez une bière. On parle ici de journalistes qui reçoivent des bios par centaine et qui est leur outil de travail. Si vous leur filez de la m@$!, ils vous renverront la même chose.

Carrefour dans votre exemple n'est que distributeur. Il ne supporte que les frais de distribution. Carrefour ne paye pas les frais de fabrications des yaourts de DANONE.



Pourquoi tant de haine face à la grande distribution ???? Lol ;o)
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tass_, le 18/09/2012 - 11:12
athenais, le 18/09/2012 - 11:04

1) avant de faire des tournées rentables. combien de tournées (à eux ou en premiere partie d'un autre groupe pour se faire connaitre où les groupes perdent de l'argent ?

Les groupes gagnent de l'argent dès leur première "tournée" (ie jouer au bar du coin pour 2 bières et 10euros). S'ils perdent des sous : c'est qu'ils vont dans des salles trop grandes / chères ou c'est que les intermédiaires se gavent trop.
athenais, le 18/09/2012 - 11:04

2) Excuse moi. mais c'ets un metier tout cela. fais tes photos avec ton iPhone et les balancer partout . c'est sous estimé et denigrer le travail de professionnels : photographes, realisateurs, mixeurs, etc etc....

En quoi faire des photos ou écrire une bio est vitale pour sortir un album ? Désolé moi j'écoute la musique, leur gueule ou leur vie ça m'intéresse pas trop.
athenais, le 18/09/2012 - 11:04

3) combien d'heures passées sur des artistes pour qu'il y en ait un qui puisse permettre de payer les heures passées sur les 9 autres qui au final ne rembourseront pas...

Pas beaucoup, un mixeur qui te mets plus de 2-3 jours pour faire le mastering et la post prod de ton album est un voleur, point.
athenais, le 18/09/2012 - 11:04

> c'est fou comme vous donnez votre avis sans meme savoir comment cela se passe derriere le rideau. bref... combien d'auto produits peuvent se targuer de gagner de l'argent suffisament pour payer tous les investissements, les gens qui ont travaillé sur le projet... je ne denigre pas l'auto prod. je souhaite juste que vous n'en fassiez pas la marche à suivre / ou la solution du future parceque c'est faux.

Justement j'en fias de la musique, on a sorti des albums (enfin plus format LP vu qu'on fait de la musique électro) et on n'a pas eu besoin de grand chose (à part des connaissances en mastering). Alors tes à côtés c'est du flan inventé par les maisons de disques pour te vendre à prix d'or de la musique enregistrée.
Un album ça coûte tout au plus 5000 euros à produire (en comptant le coût d'achat du home studio + des micros pros + 2-3 j de mastering avec un pro si t'as vraiment envie de raquer).


1) Excusez moi d'être un peu lourd, mais un zicos ne vit pas que de bières et 10 euros. Un concert, même pour un petit groupe non professionnel, cela veut dire qu'il faut payer l'essence pour aller faire le concert, de base. Ensuite il faut charger le matos, le décharger, faire le concert. Cela fait 4 heures de boulot par personne. Si on part sur une base de SMIC, cela veut dire que c'est 13 euros par musicien par heure, 208 euros à faire pour couvrir les frais et payer les gens sur une base de SMIC. Si vous avez un ingé son, il va vous demander 200 euros par soir, un ingé lumière pareil.

2) Vous écoutez de la musique, parce que les médias en parlent. Et pour que les médias en parlent, il faut A MINIMA, une bio, une photo, un CD, même dans le plus petit fanzine de la planète... Allez envoyer une photo pourrie, une bio pourrie à un journaliste et vous verrez bien s'il parle de votre disque...

3) Si vous devez gérer 48 pistes d'instruments divers et variés, faire un disque en deux jours, c'est juste pas possible, soyons sérieux. Si c'est pour que ça sonne carton, ca n'a pas de chance de faire un carton plein.

4) Si vous faites de la musique électro, avez vous compté vos heures à enquiller sur protools ou cubase etc vos semples, vos boucles ? Si comme n'importe quel salarié français, vous vous étiez payé 13 euros de l'heure au SMIC, combien cela vous aurait coûté le projet ? Combien avez vous vendu de disques au final sur votre projet ? Etes vous rentrés dans vos frais en incluant votre temps horaire ?
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tass_, le 18/09/2012 - 15:50
Gourmet, le 18/09/2012 - 15:42

Les tournées sont payantes bien sûr mais il faut avancer l'argent pour les réservations de lieux, d'hôtels, de vols, la location des semis, des tas de gens qui interviennent (sécurité, services, nettoyage, blanchisserie, etc, etc).


Mais looool. Réservez les lieux : peu demanderont de payer, s'ils le font c'est que ce sont des lieux trop chers pour des petits groupes (on ne va pas demander le stade de France pour un groupe local de musette auvergnate).
Hôtels ? vols ? semis ? sécu? blanchisserie ? Tu parles de prestations que seuls 0.1% des artistes utilisent, les autres ils vont en van et dorment sur les banquettes ou chez des potes. Et ils lavent eux même leurs vêtements...

Gourmet, le 18/09/2012 - 15:42
C'est déjà cela mais ça peut ne pas suffire selon le lieu et les personnes engagées.


C'est donc que les lieux sont trop chers pour le groupe ! Qu'il prenne des plus petites salles : elles seront pleines (donc meilleure ambiance) ET moins chères.


Si c'est pour jouer dans des bars moisis pour gagner 10 euros par zikos sans compter les bières, comment il fait le gars pour payer son loyer à la fin du mois ? Ca veut dire qu'il faut faire 100 bars pourris dans le mois pour se sortir un SMIC ? 3 concerts par jour ????

Appeler pour savoir combien une salle de 400 personnes pour une soirée, ajouter y le cout de 4 musiciens au SMIC, un ingé son, un ingé lumière, les frais de déplacement de ces gens, la bouffe pour 10 personnes et regarder combien il faut faire d'entrées et à quel prix pour voir comment c'est facile de gagner de l'argent sur un live....

La on parle pas de blanchisserie, de sécurité de nettoyage.

Votre vision du musicien : un crevard qui joue pour 10 euros, qui braque la station service pour mettre de l'essence dans son van (ben oui il faut payer l'essence), qui dort sur une banquette et qui se lave pas.

Je suis désolé mais ca fait pas rêver votre vision du business de la musique....
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tass_, le 19/09/2012 - 10:02
ericfreget, le 18/09/2012 - 19:13

1 Euh, après le budget nécessaire peut être quand même différent selon qu'on joue du pipeau, de l'electro ou du rock symphonique avec section de cuivres , un choeur de Gospel et un ensemble symphonique, non ? faut voir tous ces artistes qui se la joue minimaliste par nécessité plus que par choix. Moi j'aime bien mais c'est toujours mieux quand on a le choix des armes !

Et ? Ils seront toujours payés 2 bières et 10 euros... Le bar du coin ne fait pas payer pour un concert hein, c'est lui qui te paye.... que tu viennes avec un pipeau ou un ensemble symphonique. (oui on suppose que le musicien a une voiture pour acheminer ses instruments, ce qui est souvent le cas).
ericfreget, le 18/09/2012 - 19:13

2 Tu l'achète où ton home studio de 5000 euros tout équipé, toi ? Parceque je veux le même ! Dans le budget t'as peut-être oublié le prix des murs, je pense...

Les murs ? Quels murs ? L'artiste n'a pas de maison ? il vit sous les ponts ? Un home studio comme son nom l'indique ça se trouve chez toi, dans ta maison (home en anglais), pas besoin de murs, il suffit d'une bonne carte son, de bons micros et quelques logiciels (oui on suppose aussi que l'artiste a un pc).
ericfreget, le 18/09/2012 - 19:13

3 Un artiste sans photo ni bio c'est comme un poulet sans cuisse, ça interresse pas grand monde. Mais c'est vrai qu'on peut se démerder beaucoup mieux sans photographe avec la techno actuelle !

On n'a pas la même conception d'artiste, tu veux parler de divertisseur du show business, je parle de musicien, ceux dont tu ne verras jamais la tête (à part en concert) et dont la bio t'indiffère, tu es venu écouter sa musique (si t'es vraiment curieux t'iras lui demander à la fin du concert, comme c'est un artiste et pas une "star" business il prendra une bière au bar en discutant avec le public).
ericfreget, le 18/09/2012 - 19:13

4 Un artiste sans promo a intérêt d'avoir une putain de bonne étoile si il veut s'en sortir. Il arrive un moment, ou ça peut saouler de jouer pour 50 ? par tete dans des bars bruyants en vendant 3 disques. Et la case du dessus, même avec un album auto-produit, elle est loin d'être évidente ! ça peut fatiguer aussi d'être obligé de tout faire soi-même et de galérer car n'oublions pas que le bizness se replie maintenant sur les concerts et les festivals qui ne veulent plus que des têtes d'affiche

Ha oui forcément s'il fait ça pour les sous et les paillettes ça va le saouler vite, mais tant mieux : c'est que ce n'était pas un artiste, juste un petit arriviste. L'artiste il continuera, même s'il doit manger des pâtes.


Oui le musicien a une voiture pour acheminer ses instruments. Mais qui dit instrument dit dépense car c'est pas offert, une voiture dit dépense, c'est pas gratuit (assurances, essences, frais kilométriques). Mais vous lui proposez de gagner 10 euros par concert, donc en faisant un concert par jour cela fait 300 euros de cachets dans le mois. Ca ne paye pas 5 pleins d'essence.

Non l'artiste n'a pas de maison, Il vit dans les champs en chantant les cheveux aux vents, imperméable à la pluie et il se réchauffe en écoutant sa musique si douce à son coeur.

Ah merde, il doit payer un loyer ???? Mais comment il fait vu que dans votre trip il gagne pas 300 euros par mois votre musicien ????
Ah pardon, vu qu'il est obligé de tourner 30 jours par mois dans votre système, c'est vrai qu'il a plus besoin de maison. AU TEMPS POUR MOI....
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Voià, j'ai modestement contribué au topic. Désolé Tass de vous avoir pris en victime mais c'est pour illustrer une différence de point de vue fondamentale : c'est que les musiciens doivent avoir un salaire comme n'importe quel salarié. Dans votre modèle, il n'y a point de charges sociales, pas de risque financier, des gens qui font ca en dilettante dans l'espoir de vendre une fois 100.000 disques parce qu'il auront fait un tube... Autant jouer au loto, vous avez beaucoup plus de chances.

dès qu'on parle de professionnaliser une activité, il faut avoir une vision complète.

Je suis perse musicien depuis 10 ans dans deux groupes amateurs. Notre dernier cd en autoprod nous a coûtés 5,000 euros en comptant le pressage pour 1000 exemplaires. On en a filé environ 200 en promo, donc ca nous a coûtés 400 euros de timbres, on a fait appel a deux boites de promo, ca nous a couté 700 euros. On a eu plein de très bonnes chroniques, une page d'interview dans un gros magazine français, à l'étranger, avec pleins de bonnes chroniques, un titre sur un sampler a plus 20000 ex...

Résultat : on a vendu en un an environ 350 disques dont on espère que le distributeur nous paye, on a fait 15 ventes itunes, quelques streamings sur soptify et deezer > on a 15 euros de royalties en digital (70% des encaissements) alors que la distrib zimbalam nous a coûté 35 euros.

On a fait une dizaine de concerts, l'un à l'étranger ou en a eu pour 200 euros de péage et d'essence pour rafler 60 euros de cachet parce qu'on a eu 45 personnes au concert (amené par la première partie locale à 80%), et on s'est refait sur les autres dates ailleurs.

BILAN DE L'operation : 5,000 euros de dettes personnelles, on a pas pris un centime sur le projet et on est pourtant disques du mois dans au moins trois magazines papiers glacés...


Donc moi si Pascal Nègre il m'appelle et il me dit, 15,000 euros d'avance avec 8% de royalties et on s'occupe de ta promo, ton marketing, et ca te laisse du temps pour monter une tournée et être intermittent si tu fais des dates. Tu vas te sortir un gros SMIC mais tu pourras ne faire que de la musique au lieu d'aller à l'usine, et ben moi je lui dis OUI MONSIEUR tout de suite.

Mais vu la musique que je fais il y a aucune chance que ca arrive, et il serait bien con de mettre 100.000 euros sur notre musique car il en verra jamais le retour avant trois ans.

BONSOIR
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musicosindé, le 20/09/2012 - 00:02
Voià, j'ai modestement contribué au topic. Désolé Tass de vous avoir pris en victime mais c'est pour illustrer une différence de point de vue fondamentale : c'est que les musiciens doivent avoir un salaire comme n'importe quel salarié.

Non, ce ne sont pas des vendeurs de savon, ils sont artiste, un artiste ne créé par pour s'enrichir ni même vivre, il créé parce qu'il en ressent le besoin.

Tout musicien qui veut vivre de son art ne mérite pas qu'on l'écoute une seule seconde.
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tass_, le 20/09/2012 - 09:55
musicosindé, le 20/09/2012 - 00:02
Voià, j'ai modestement contribué au topic. Désolé Tass de vous avoir pris en victime mais c'est pour illustrer une différence de point de vue fondamentale : c'est que les musiciens doivent avoir un salaire comme n'importe quel salarié.

Non, ce ne sont pas des vendeurs de savon, ils sont artiste, un artiste ne créé par pour s'enrichir ni même vivre, il créé parce qu'il en ressent le besoin.

Tout musicien qui veut vivre de son art ne mérite pas qu'on l'écoute une seule seconde.


quel ton péremptoire et définitif!

donc tu n'écoutes que des disques fait par des amateurs? c'est ton droit...
mais personnellement je pense que pouvoir vivre de son art et s'y consacrer à plein temps est quand même une vraie chance
d'autant plus que beaucoup de gens qui s'investissent sérieusement dans la musique n'ont souvent pas le temps d'avoir à coté des taffs dans lesquels ils peuvent s'épanouir (car oui faire de la musique sérieusement ça prend du temps et se fait parfois au détriment du reste)
donc en gros tu condamnes une partie des musiciens à te fournir la musique que tu aimes et à vivre une vie de merde à coté?
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alextwist, le 20/09/2012 - 11:18

quel ton péremptoire et définitif!
donc tu n'écoutes que des disques fait par des amateurs? c'est ton droit...
mais personnellement je pense que pouvoir vivre de son art et s'y consacrer à plein temps est quand même une vraie chance

Pouvoir et vouloir sont deux notions différentes. Bien sûr que si un musicien peut vivre de son art tant mieux, mais il ne doit pas le "vouloir". Si on pirate ses disques ? Il ne devrait rien n'avoir à en faire. On lui demande de signer ici, lui proposant une grosse avance pour faire un disque plus "consensuel", il refuse.

alextwist, le 20/09/2012 - 11:18

d'autant plus que beaucoup de gens qui s'investissent sérieusement dans la musique n'ont souvent pas le temps d'avoir à coté des taffs dans lesquels ils peuvent s'épanouir (car oui faire de la musique sérieusement ça prend du temps et se fait parfois au détriment du reste)

Biais élitiste qui n'a aucun fondement, plein de musiciens de renom font plein d'autres choses à côté.
alextwist, le 20/09/2012 - 11:18

donc en gros tu condamnes une partie des musiciens à te fournir la musique que tu aimes et à vivre une vie de merde à coté?

Je condamnes rien du tout, je fournis de la musique à plein de monde moi aussi, et je me plains pas de rien recevoir.

La musique est un Art, pas un métier alimentaire, point.
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musicosindé, le 20/09/2012 - 00:02
On a eu plein de très bonnes chroniques, une page d'interview dans un gros magazine français, à l'étranger, avec pleins de bonnes chroniques, un titre sur un sampler a plus 20000 ex...

Résultat : on a vendu en un an environ 350 disques dont on espère que le distributeur nous paye, on a fait 15 ventes itunes, quelques streamings sur soptify et deezer > on a 15 euros de royalties en digital (70% des encaissements) alors que la distrib zimbalam nous a coûté 35 euros.

On a fait une dizaine de concerts, l'un à l'étranger ou en a eu pour 200 euros de péage et d'essence pour rafler 60 euros de cachet parce qu'on a eu 45 personnes au concert (amené par la première partie locale à 80%), et on s'est refait sur les autres dates ailleurs.

BILAN DE L'operation : 5,000 euros de dettes personnelles, on a pas pris un centime sur le projet et on est pourtant disques du mois dans au moins trois magazines papiers glacés...


je fais un petit label vinyle (amateur, j'ai la chance d'avoir un boulot qui me plait à coté) et bon j'ai un peu le même genre d'histoire à ma toute petite échelle

j'ai pu constater qu'avoir des chroniques dans la presse musicale papier ne faisait pas forcément vendre de disques derrière
je parle pas de vendre "beaucoup" de disques mais de quelques unités

la distribution (je fais du vinyle) me pose beaucoup de problème, j'ai pas encore trouver de bonne solution à part les échanges
et ma marge est très faible, c'est presque du mécénat, mais un mécénat frustrant puisque le fait de rester avec X disques sur les bras te donne l'impression que le public "ne valide" pas tes choix alors que toi tu les trouves trop cool
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tass_, le 20/09/2012 - 11:25

Pouvoir et vouloir sont deux notions différentes. Bien sûr que si un musicien peut vivre de son art tant mieux, mais il ne doit pas le "vouloir". Si on pirate ses disques ? Il ne devrait rien n'avoir à en faire. On lui demande de signer ici, lui proposant une grosse avance pour faire un disque plus "consensuel", il refuse.


tu sais je pense que beaucoup de musiciens s'en foutent de se faire pirater, ceux que ça fait chier, et à juste titre ce sont les labels qui produisent les disques
si le musicien en est de sa poche pour l'enregistrement et qu'il a mis de la tune dedans peut être aura-t-il un point de vue plus concerné par la chose

il faut voir qu'avant de gagner sa vie avec la musique et il faut aussi pouvoir lui donner une audience, et pour ça pas de miracle des professionnels ça aide beaucoup

je le vois très bien en faisant moi même la promo: ça prend beaucoup de temps, ça demande du tact et un excellent réseau, donc si c'est un pro c'est bien mieux que moi (maintenant j'ai pas les moyens de faire autrement mais je dois bien vendre mes disques pour en faire d'autres après, je peux malheureusement pas lâcher plus de 800-1000? aussi facilement que ça...)

donc oui, si tu fais toi de la musique "pour l'amour et l'eau fraîche" les activités connexes elles ne sont pas gratuites sauf à les faire toi en plus: en plus de la création de musique, en plus des concerts, en plus de ton boulot
ça fait beaucoup!
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alextwist, le 20/09/2012 - 11:40


tu sais je pense que beaucoup de musiciens s'en foutent de se faire pirater, ceux que ça fait chier, et à juste titre ce sont les labels qui produisent les disques
si le musicien en est de sa poche pour l'enregistrement et qu'il a mis de la tune dedans peut être aura-t-il un point de vue plus concerné par la chose


Et alors ? Les labels ne sotn que des parasites, ils ont profité de la rareté produite par les supports de musique enregistrée pour créer artificiellement des besoins nouveau et une industrialisation de la musique.

Désolé mais quand je vois l'autre huluberlu plus haut qui me dit qu'en dessous de 33 000 euros on peut pas faire un disque, j'hurle de rire. Ho putain. Comme si Metallica avait eu cette somme pour leur Kill Em All, comme si les Beatles avaient eu cette somme pour leurs premiers disques, comme si Jefferson Airplane a eu besoin de cette somme pour faire naître le mouvement hippy.

Les ingés sont à 100 euros / jour, les producteurs, mixeurs, post producteurs, biographes, photographe à la con pour faire des zolies photos à mettre dans le livret ce n'est pas de la musique, c'est du show business, de l'industrie.
C'est justement cet état d'esprit qui a dénaturé la musique. Tous dehors et on s'en portera mieux.
alextwist, le 20/09/2012 - 11:40

il faut voir qu'avant de gagner sa vie avec la musique et il faut aussi pouvoir lui donner une audience, et pour ça pas de miracle des professionnels ça aide beaucoup


Bof, un soundclound, myspace, bandcamp... et si t'es bon tu seras connu. Alors oiui après pour faire faire connaître des gens mauvais et formatés il faut beaucoup de moyen, il faut bien bourrer en le crâne des auditeurs jusqu'à ce qu'ils croient qu'ils aiment.

alextwist, le 20/09/2012 - 11:40

donc oui, si tu fais toi de la musique "pour l'amour et l'eau fraîche" les activités connexes elles ne sont pas gratuites sauf à les faire toi en plus: en plus de la création de musique, en plus des concerts, en plus de ton boulot
ça fait beaucoup!


Oui j'ai fait tout cela pendant 4 ans, et de plus les concerts c'était souvent des free : illegaux (donc risque supplémentaire, négociations avec les autorités), gratutis, respectueux, on faisait tout : du déchargement du matos, construction de la scène et de la sono, décoration, sécurité, le lendemain tout récupérer, nettoyer le site...

Alors désolé mais bon quand on faisait un concert "classique", dans une salle ou un bar c'était du repos !

ha et j'avais un boulot de cadre toute la semaine...
[message édité par tass_ le 20/09/2012 à 11:50 ]
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musicosindé, le 20/09/2012 - 00:02

Donc moi si Pascal Nègre il m'appelle et il me dit, 15,000 euros d'avance avec 8% de royalties et on s'occupe de ta promo, ton marketing, et ca te laisse du temps pour monter une tournée et être intermittent si tu fais des dates. Tu vas te sortir un gros SMIC mais tu pourras ne faire que de la musique au lieu d'aller à l'usine, et ben moi je lui dis OUI MONSIEUR tout de suite.


Et puis quand Monsieur Nègre te dira, 12 mois plus tard, que ton CD n'a pas marché du tout, désolé on va pas pouvoir continuer avec vous, et au fait, va falloir rembourser l'avance rubis sur l'ongle, tu diras quoi ?

Et puis si le CD marche et que Monsieur Nègre se goinfre 92% des recettes, tu penseras toujours à lui comme un bienfaiteur, ou tu moduleras un peu ton point de vue ?

Ton témoignage est intéressant, pas mal de compositeurs sont dans ce cas, mais pas tous. Les situations sont tellement contrastées, bien plus que dans n'importe quel secteur salarié. Comparer un artiste (compositeur, écrivain, interprète, peintre) à un travail salarié, c'est une erreur.

ça ne veut pas dire que l'artiste ne mérite pas de rémunération, mais qu'on ne peut absolument pas raisonner en termes de salaire. Un salaire, ça implique un lien de subordination, la soumission à ton employeur. En matière artistique, en principe c'est l'éditeur qui est soumis à l'auteur. En principe, hein, parce que dans la vraie vie, depuis longtemps, l'éditeur assis sur son gros tas d'or considère l'artiste comme un "coût de production".

musicosindé, le 20/09/2012 - 00:02

Mais vu la musique que je fais il y a aucune chance que ca arrive, et il serait bien con de mettre 100.000 euros sur notre musique car il en verra jamais le retour avant trois ans.


Preuve au passage que Monsieur Nègre n'est absolument pas là pour découvrir des talents ou faire découvrir des musiques plus rares, mais uniquement pour faire fructifier des artistes bankable, dans une logique de rentabilisation des "coûts de production".
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tass_, le 20/09/2012 - 11:25
On lui demande de signer ici, lui proposant une grosse avance pour faire un disque plus "consensuel", il refuse.


ça reste très manichéen comme façon de concevoir les choses, les fameux "vendus"
je crois que dans la réalité on est plus dans des millions de nuances de gris
le blanc et le noir purs n'existent pas

la question se pose beaucoup en ce moment dans la musique que j'écoute
beaucoup de groupes ont sorti des albums très lo-fi et hyper mal produits, puis sur les nouveaux disques ils sont allés vers des choses plus produites et acceptables pour un plus large public
se sont-ils "vendus" pour autant? personnellement je pense que non, parce qu'un groupe peut aussi avoir envie d'avoir un son plus agréable

certains ont très bien négocier le virage en sortant des disques encore meilleurs, d'autres en revanche se sont perdus en cours de route

faire un disque "plus acceptable" pour le grand public n'est pas forcément vendre son âme
ça peut aussi être tout simplement mettre mieux en forme ses idées pour les rendre plus lisibles
je crois pas que ce soit totalement pourri de vouloir avoir une audience quand on est un groupe
si on a qqchose à dire, autant qu'il soit dit de la meilleure des façons possible

après je ne nie pas que certains groupes sentent le "on veut cartonner" et "c'est notre dernière chance pour y arriver" mais je crois pas que ce soit l'ambition de la majorité des groupes qui améliorent leurs productions
le besoin d'avoir une audience pour sa musique est légitime, évidemment ce besoin ne doit pas entrainer les groupes dans une spirale qui consiste à répondre à une demande plutôt qu'à essayer de rendre leur musique plus accessible en en gardant l'âme et la spécificité

tass_, le 20/09/2012 - 11:25

Biais élitiste qui n'a aucun fondement, plein de musiciens de renom font plein d'autres choses à côté.


des noms et ce qu'ils font à coté. A part Didier Wampas.

tass_, le 20/09/2012 - 11:25

La musique est un Art, pas un métier alimentaire, point.


je suis d'accord que cela ne doit pas devenir un métier alimentaire, sauf à être musicien de studio ou de scène etc.
mais avoir la chance de s'y consacrer à 100% est une demande légitime en particulier quand tu apportes quelque chose à plein de gens

si la professionnalisation à outrance a du mauvais et induit des comportements douteux, l'amateurisme pur n'est pas meilleur, l'idéal et le plus équilibré c'est d'avoir les deux
sauf qu'aujourd'hui on tue le professionnalisme et on l'oblige à être moins courageux et à prendre moins de risque, bel avenir!

en tant qu'amateur ça m'apporte une liberté mais de l'autre je sais que je n'aurais jamais le "poids" d'un professionnel et parfois je le regrette pour les groupes que je fais parce que je les aime beaucoup je pense qu'ils font de la super musique et mériteraient d'être plus connus
donc oui avoir plus de moyens pour les faire connaître je cracherai pas dessus
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tass_, le 20/09/2012 - 11:49

Et alors ? Les labels ne sotn que des parasites, ils ont profité de la rareté produite par les supports de musique enregistrée pour créer artificiellement des besoins nouveau et une industrialisation de la musique.


les labels sont des parasites?
je pense que les groupes que j'ai sortis ne pensent pas la même chose que toi!
et je pense que la plupart des groupes n'est pas à plaindre du traitement qui leur est accordé dans les labels
d'ailleurs tu peux te poser la question de savoir pquoi malgré les informations disponibles et les quelques cas de réussites un peu visible (et souvent artificiel comme Radiohead: merci 10 ans de majors pour les faire connaître!)
qu'une majorité de groupes cherchent encore des labels pour les sortir

en tant qu'amateur de musique je suis très attaché aux labels
pour moi un label c'est des choix éditoriaux et du coup aimer un label c'est une esthétique, un type de musique
bref c'est un repère pour les fans de musiques
j'aime les labels et parfois ils ont autant d'importance que les groupes qu'ils sortent: Creation Rcds, Factory Rcds...

et bon tu as l'air d'être branché musique électronique je m'étonne que tu craches à ce point sur les labels alors que c'est un des endroits où cette esthétique du label et la plus importante, et avec des artistes souvent anonymes c'était généralement le label qui permettait de savoir "le son"
des labels comme R&S, Underground Resistance, Kompakt, Transmat, Traxx, Nervous, Warp ...

tass_, le 20/09/2012 - 11:49

Désolé mais quand je vois l'autre huluberlu plus haut qui me dit qu'en dessous de 33 000 euros on peut pas faire un disque, j'hurle de rire. Ho putain. Comme si Metallica avait eu cette somme pour leur Kill Em All, comme si les Beatles avaient eu cette somme pour leurs premiers disques, comme si Jefferson Airplane a eu besoin de cette somme pour faire naître le mouvement hippy.


Metallica a qd même pris 17 jours de studio pour Kill Em All
je sais pas combien cela peut représenter, mais ce n'est pas négligeable

concernant Jefferson Airplane, je rappellerai juste qu'ils étaient signés chez une major (RCA) et en plus
tu fais la démonstration de l'intérêt d'avoir "un appui" professionnel en citant le Jefferson Airplane
si tu t'intéressais d'avantage au SF Sound, tu saurais que les pionniers qui étaient des puristes, les Charlatans n'ont jamais fait une grosse carrière justement parce qu'ils n'avaient pas l'ambition de JA ...
http://en.wikipedia....(American_band)

concernant les Beatles ils étaient chez une des plus grosses compagnies de disques de l'époque, et ont enregistré dès le départ dans l'un des meilleurs studios anglais


tass_, le 20/09/2012 - 11:49

Les ingés sont à 100 euros / jour, les producteurs, mixeurs, post producteurs, biographes, photographe à la con pour faire des zolies photos à mettre dans le livret ce n'est pas de la musique, c'est du show business, de l'industrie.
C'est justement cet état d'esprit qui a dénaturé la musique. Tous dehors et on s'en portera mieux.


oui tu as raison, retournons aux commandes des rois et aux mécénats des riches bourgeois c'est tellement mieux que quand c'est le public qui achètent des disques!
la pop music et tout ce qui en découle n'aurait jamais existé sans les maisons de disques
elle est un produit de l'industrie du disque



tass_, le 20/09/2012 - 11:49

Bof, un soundclound, myspace, bandcamp... et si t'es bon tu seras connu. Alors oiui après pour faire faire connaître des gens mauvais et formatés il faut beaucoup de moyen, il faut bien bourrer en le crâne des auditeurs jusqu'à ce qu'ils croient qu'ils aiment.


je crois que c'est une des plus grosses énormités que tu as sorti
cites moi 10 groupes qui se sont vraiment fait connaître par un de ces trois biais

au delà de ça, je cautionne pas du tout ce que tu dis, malheureusement il y a ce problème d'accès au public
tu peux faire la meilleure musique du monde, mais si personne ne le sait hé bien personne ne va aller te chercher!
c'est triste mais c'est la réalité
récemment j'ai discuté avec un pote disquaire et il était triste du manque de "surprise" de ce qu'achetaient les gens
en gros ces gens qui font pourtant la démarche "active" d'aller dans un magasin de disques pointu ne faisaient pas l'effort d'écouter des choses qu'ils ne connaissaient pas
et là on parle de "passionnés" pas de gens "normaux", alors comment veux tu dans ce contexte qu'un groupe génial soit découvert par le miracle de la vie sur un bandcamp, un soundcloud, un myspace

on a beaucoup parlé du succès des Arctic Monkeys grâce à myspace, mais comme Radiohead c'est l'arbre qui cache la forêt, et c'est vendre des mythes modernes pour la télé, la réalité c'est que ça reste compliqué pour un groupe de se faire découvrir par ces biais là sans aucunes démarches "actives" par ailleurs, on en revient à l'obligation de promouvoir un minimum la musique
d'autant plus que si au début ces outils peuvent permettre de se faire connaître dès que la masse de groupes s'y est installé ils ne sont plus pertinents, enfin pour se faire découvrir
sur soundcloud t'avais des chances de te faire repéré quand les utilisateurs étaient les plus pointus, maintenant que tout le monde s'en sert ça devient plus compliqué
idem myspace etc.

après je trouve quand même que soundcloud et bandcamp sont deux excellents outils mais c'est pas en ne faisant que mettre tes morceaux dessus et parce qu'ils sont géniaux que tu te feras connaître

promouvoir ne veut pas dire vendre son cul mais simplement dire "coucou on existe on propose ça"

tass_, le 20/09/2012 - 11:49

ha et j'avais un boulot de cadre toute la semaine...


ah et tu trouves que les musiciens qui se plaignent de devoir faire des boulots alimentaires ne comprennent rien?
tu as la chance d'être cadre mais tu penses quoi du mec qui doit préparer des salades pour vivre?
c'est quoi les sacrifices que tu as fait concrètement pour la musique à part tes week ends?
et après tu dis que les mecs qui ont fait plus de sacrifices que toi c'est normal qu'ils aient rien ... bref !
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tass_, le 20/09/2012 - 09:55
musicosindé, le 20/09/2012 - 00:02
Voià, j'ai modestement contribué au topic. Désolé Tass de vous avoir pris en victime mais c'est pour illustrer une différence de point de vue fondamentale : c'est que les musiciens doivent avoir un salaire comme n'importe quel salarié.

Non, ce ne sont pas des vendeurs de savon, ils sont artiste, un artiste ne créé par pour s'enrichir ni même vivre, il créé parce qu'il en ressent le besoin.

Tout musicien qui veut vivre de son art ne mérite pas qu'on l'écoute une seule seconde.



Pas complètement d'accord Tass,
"Un artiste crée d'abord parce qu'il en sent le besoin", c'est primordial je suis d'accord.

Qu'un artiste ait ensuite l'espoir de pouvoir vivre de sa création est inéluctable, c'est juste humain. L'homme recherche son bonheur, à moins d'être maso. Je ne connais aucun artiste actuel ou ancien, y compris les compositeurs classiques, ou les bluesmen dans les champs de coton qui auraient refusé ne serait ce que d'y penser.

Quand Elvis chantait c'était d'abord par passion oui mais aussi pour la gloire, l'argent, le pouvoir.
Aujourd'hui "The Rolling Stones" c'est une marque qui vaut son pesant d'or, une véritable Holding. L'industrie en a joué c'est vrai. Jagger et consors faisaient de vraies bonnes chansons, des passionnés, mais ils voulaient remplir des stades et amasser des billets. Après le succes dépasse parfois nos espérance et forcément dans ce meilleurs des cas on peut dire que nous l'avions pas cherché, mais...

A partir du moment ou l'argent est rentré en jeu, à partir du moment ou la musique a eut un jour, une VALEUR, ou le roi passait commande à la cours à ses meilleurs compositeurs. Où les jazzmen voulaient remplir de plus en plus de salles à Chicago. Le jour ou les gens on accepté l'idée de jeter une pièce au fin fond d'une taverne moyenâgeuse à un conteur qui poussait quelques chansons de Roland, le marché était né. Le commerce pouvait commencer. Auteur Menestrel était un métier, aussi vrai qu'auteur ou compositeur ou interprète peut l'être encore aujourd'hui.

C'est aussi vrai pour les autres arts. La danse, la peinture, la sculpture, le cinéma...

Le marché du disque est très jeune, peut être aura-il été éphémère...
Il a certainement été trop gourmand, insolant, si bien qu'aujourd'hui un groupe peut être adulé ou detesté pour l'arrogance de sa gloire et tout ce fric qui renvoie à chacun l'idée de l'argent facile, voir indu.

Mais dire qu'un artiste ne crée pas pour vivre c'est nier l'espoir que chaque artiste porte en soit d'être reconnu, soutenu, d'avoir un public. C'est nier qu'être artiste est d'abord un état, mais aussi un métier.

Bien évidemment comme dans chaque secteur, tu arrives à faire ce métier, ou tu n'y arrives pas. Et celui qui n'en vie pas n'en est pas moins artiste au fond de lui.
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tass_, le 20/09/2012 - 11:49

alextwist, le 20/09/2012 - 11:40


tu sais je pense que beaucoup de musiciens s'en foutent de se faire pirater, ceux que ça fait chier, et à juste titre ce sont les labels qui produisent les disques
si le musicien en est de sa poche pour l'enregistrement et qu'il a mis de la tune dedans peut être aura-t-il un point de vue plus concerné par la chose


Et alors ? Les labels ne sotn que des parasites, ils ont profité de la rareté produite par les supports de musique enregistrée pour créer artificiellement des besoins nouveau et une industrialisation de la musique.

Désolé mais quand je vois l'autre huluberlu plus haut qui me dit qu'en dessous de 33 000 euros on peut pas faire un disque, j'hurle de rire. Ho putain. Comme si Metallica avait eu cette somme pour leur Kill Em All, comme si les Beatles avaient eu cette somme pour leurs premiers disques, comme si Jefferson Airplane a eu besoin de cette somme pour faire naître le mouvement hippy.

Les ingés sont à 100 euros / jour, les producteurs, mixeurs, post producteurs, biographes, photographe à la con pour faire des zolies photos à mettre dans le livret ce n'est pas de la musique, c'est du show business, de l'industrie.
C'est justement cet état d'esprit qui a dénaturé la musique. Tous dehors et on s'en portera mieux.
alextwist, le 20/09/2012 - 11:40

il faut voir qu'avant de gagner sa vie avec la musique et il faut aussi pouvoir lui donner une audience, et pour ça pas de miracle des professionnels ça aide beaucoup


Bof, un soundclound, myspace, bandcamp... et si t'es bon tu seras connu. Alors oiui après pour faire faire connaître des gens mauvais et formatés il faut beaucoup de moyen, il faut bien bourrer en le crâne des auditeurs jusqu'à ce qu'ils croient qu'ils aiment.

alextwist, le 20/09/2012 - 11:40

donc oui, si tu fais toi de la musique "pour l'amour et l'eau fraîche" les activités connexes elles ne sont pas gratuites sauf à les faire toi en plus: en plus de la création de musique, en plus des concerts, en plus de ton boulot
ça fait beaucoup!


Oui j'ai fait tout cela pendant 4 ans, et de plus les concerts c'était souvent des free : illegaux (donc risque supplémentaire, négociations avec les autorités), gratutis, respectueux, on faisait tout : du déchargement du matos, construction de la scène et de la sono, décoration, sécurité, le lendemain tout récupérer, nettoyer le site...

Alors désolé mais bon quand on faisait un concert "classique", dans une salle ou un bar c'était du repos !

ha et j'avais un boulot de cadre toute la semaine...


Salut Tass, Ici l'huluberlu.
Je comprends ton point de vue si tu as envie de ne soutenir que le DIY, si tu penses que c'est plus sincère, plus légitime.
Si maintenant c'est pour finir comme Camille Claudel en écorchée vive, le prix me semble cher à payer. je ne crois qu'un artiste doit être maudit pour faire de l'art. Je ne parle nullement de profit, mais de SMIC, quelque chose comme le minimum vital.

Un point qui t'a échappé néanmoins dans cette affaire, c'est la redistribution des richesses.

La marge nette d'Universal Music Monde est de 5% pour le premier trimestre 2011 selon le tableau vivendi.
http://vivendi.com/w...12_Q1_2011_.pdf
A titre de comparaison, celle de SFR sur le même document qui ne vend que de l'abonnement téléphonique est à 18,52%, celle de Canal à 22% ou celle d'Apple 22%
http://www.apple.com...er-Results.html

Je vous laisse chercher celle de Naive, EMI, Warner si cela vous intéresse.


Qu'est ce que cela dit ? Que la plupart des sommes sont réinvesties dans la création et les salaires des gens qui oeuvrent pour faire connaître ces artistes.

Après on pourra effectivement toujours critiquer les choix artistiques pour choisir les artistes qu'ils soutiennent. OK mais c'est redistribué pour la création.

Ensuite on vient me vendre le modèle RADIOHEAD. Radiohead s'est fait un nom par son talent indéniable, mais aussi par les millions de dollars investis sur eux pour en faire un artiste planétaire. Dès qu'ils ont rompu leur contrat, ils ont monté leur site web, en disant : payez ce que vous voulez, de toute façon, on ne pressera que ce qu'on commande sur le site en vinyls qu'on vend à un prix hallucinant (on rince les fans hardcore prêts à payer pour le collecter), on vous file l'album gratos en MP3 parce que de toute façon il est déjà sur LimeWire et qu'on peut rien faire.

Ils ont sérieusement rincés la FANBASE prêt à payer des prix forts mais qui ne financent que RADIOHEAD. Tout dans leur poche !!!!! Et au fait, Radiohead c'est 400.000 euros le cachet demandé pour un live.... Par contre, quand il a fallu ramasser les miette, là ils sont allés voir XL pour se frapper la mise en place dans les magasins dans toutes les boutiques de la planète. Tu noteras qu'ils sont pas allés voir une major mais bien un label indépendant. Ca peut être par soutien pour la filière indé, ca peut aussi être vu comme un moyen d'avoir un gros pouvoir de négo parce que XL a peut être sauvé sa peau pendant deux ans avec ce disque...On le saura jamais, mais dans la façon de faire, c'est pas très caritatif au départ.


Donc quand je vois l'article, je me tape la cuisse parce qu'on fait de pascal Nègre le pire personnage de l'industrie et Radiohead un modèle à suivre dans la logique tout pour ma gueule.... Pascal nègre, EMI, Sony music, ils font bouffer des milliers d'artistes, et des dizaines de milliers de salariés et Radiohead ils font bouffer leurs familles et leur manager. Je les respecte en tant qu'artistes mais je les vomis en tant que producteurs parce que philosophiquement c'est pas des partageurs du tout.

Après encore une fois Tass, si tu te pinces le nez quand la musique est associée à l'argent, ca c'est philosophique je respecte ce point de vue. Mais ne juge pas les images un poil facile de Radiohead, chantre de la nouvelle économie et Universal, EMI, Warner, Sony en grands satans de la musique. Ils font bouffer des photographes, des techniciens, des journalistes, des salariés, ils payent leurs impôts et financent la vie en collectivité...

Pendant ce temps Kim Dotcom se paye des mercos, des maseratis, sur le dos des gens qui financent des artistes et on fait le symbole du partage des connaissances. Voir la liste des biens saisis dans MEGAUPLOAD, il n'y a que des comptes bancaires dans des paradis fiscaux, des bagnoles, des jet skis, des oeuvres d'art... Et il paraît que c'est une victime des méga majors et qu'on doit ouvrir les yeux....


http://www.tvqc.com/...-biens-saisies/
[message édité par musicosindé le 20/09/2012 à 19:47 ]
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U., le 20/09/2012 - 11:54

musicosindé, le 20/09/2012 - 00:02

Donc moi si Pascal Nègre il m'appelle et il me dit, 15,000 euros d'avance avec 8% de royalties et on s'occupe de ta promo, ton marketing, et ca te laisse du temps pour monter une tournée et être intermittent si tu fais des dates. Tu vas te sortir un gros SMIC mais tu pourras ne faire que de la musique au lieu d'aller à l'usine, et ben moi je lui dis OUI MONSIEUR tout de suite.



Et puis quand Monsieur Nègre te dira, 12 mois plus tard, que ton CD n'a pas marché du tout, désolé on va pas pouvoir continuer avec vous, et au fait, va falloir rembourser l'avance rubis sur l'ongle, tu diras quoi ?

Et puis si le CD marche et que Monsieur Nègre se goinfre 92% des recettes, tu penseras toujours à lui comme un bienfaiteur, ou tu moduleras un peu ton point de vue ?

Ton témoignage est intéressant, pas mal de compositeurs sont dans ce cas, mais pas tous. Les situations sont tellement contrastées, bien plus que dans n'importe quel secteur salarié. Comparer un artiste (compositeur, écrivain, interprète, peintre) à un travail salarié, c'est une erreur.

ça ne veut pas dire que l'artiste ne mérite pas de rémunération, mais qu'on ne peut absolument pas raisonner en termes de salaire. Un salaire, ça implique un lien de subordination, la soumission à ton employeur. En matière artistique, en principe c'est l'éditeur qui est soumis à l'auteur. En principe, hein, parce que dans la vraie vie, depuis longtemps, l'éditeur assis sur son gros tas d'or considère l'artiste comme un "coût de production".

musicosindé, le 20/09/2012 - 00:02

Mais vu la musique que je fais il y a aucune chance que ca arrive, et il serait bien con de mettre 100.000 euros sur notre musique car il en verra jamais le retour avant trois ans.



Preuve au passage que Monsieur Nègre n'est absolument pas là pour découvrir des talents ou faire découvrir des musiques plus rares, mais uniquement pour faire fructifier des artistes bankable, dans une logique de rentabilisation des "coûts de production".

Désolé, mais c'est encore un mythe ou une exception.... Quand tu touches une avance, elle est recoupable mais non remboursable. Cela veut dire que tant que t'a pas vendu les disques censés te rapporter l'avance, tu touches rien, mais après oui.

on n'a jamais demandé un artiste de rendre la thune qu'il a reçu ou alors ils ont accepté que l'avance soit remboursable, mais je pense pas que ce soit une généralité.
J'ai justement acheté le bouquin de Pascal Nègre que je cite sans son autorisation (j'espère qu'il va pas coller un procès en contrefaçon) . "P.61 : Magalie Vaé, gagnante de la star ac 5 a touché le million d'euros prévu par le règlement du jeu. Or, elle a vendu environ 30.000 exemplaires, ce qui auraît du lui rapporter 30.000 euros de royalties. (...) Elle a donc dans les faits
touché 30 euros par exemplaire de son album, vendu au détail autour de 15 euros."

Ca doit lui faire mal, mais c'est le risque qu'il prend en tant que producteur... Nous on a fait notre disque en espérant rentrer dans nos frais sans se payer, et on est encore déficitaire de 4,000 euros. On va pas aller s'amuser à claquer notre thune indéfiniment non plus alors que c'est peut être dans quatre albums qu'on fera le dark side of the spoon. On va finir par s'user financièrement.... Vous ne vous rendez pas compte combien c'est difficile d'écouler 1,000 disques en autoprod aujourd'hui. Alors oui on est peut être pas Lana Del Rey, mais nous on demande juste à vendre 1000 disques pour pouvoir payer le suivant... Zimbalam nous refile 90% certes, c'est cool, mais ca fait jamais que 15 euros à ce jour moins les coûts imputables sur la mise en ligne à 37 euros, on perd encore de l'argent au final.

Oui Spotify c'est génial, on découvre plein de trucs. Mais imaginez vous rentrer dans une FNAC avec 2 millions de disques, combien de temps vous allez passer dans les rayons ? 1h00 et
au final, vous allez chercher ce que vous connaissez. Donc, je suis désolé de le dire, mais il a raison Pascal Nègre quand il dit qu'il faut passer dans les bons médias pour espérer vendre.

Oui, s'il prend 92% des recettes mais qu'ils les réinvestis en partie sur ma gueule, cela m'ira très bien... Mais si c'est en millions d'euros, on renégocierait le contrat je pense, même à 88% cela m'irait puisqu'il continuerait de tout payer ;o)
mais moi je demande pas les milliards de Britney Spears, je demande un SMIC... 1000 euros par mois... Ca m'irait très bien... Juste avoir une vie décente. Cela nous a pris tous nos soirs après le boulot pour écrire l'album, on a fait des heures de repets pour ne passer que trois jours en studio pour pas que cela coûte cher. Tass me dira que j'avais qu'à fair e un disque vite fait, pas besoin de chichis, si le titre est bon, ca se vendra tout seul. OK, mais on a à coeur de respecter nos auditeurs et d'offrir une qualité professionnelle. Même si c'est pour être écouté sur un téléphone de merde au final, on a respecté nos auditeurs.

Mais Pascal Nègre ou tout autre patron de boite, il doit faire bouffer ses salariés. Universal doivent être 700 personnes en France, Warner 200, Sony 150, EMI 120 et tous les labels indépendants font bosser surement autant de monde. Tu crois qu'ils peuvent s'amuser à bruler les euros en signant des disques invendables, ou qui leur coûtent un bras en marketing. Ils font ça sur 10 artistes, ils sont morts.

Je vous conseille un dock qui s'appelle DIG, c'est un parallèle hallucinant entre DANDY WARHOLS et BRIAN JONESTOWN MASSACRE. Formidable documentaire ou tu apprends que les maisons de disques perdent de la thune sur 9 disques et n'en gagnent que sur un... Tout est dit. Si tu divises par deux celui qui sauve tous les autres, c'est fini...

C'est notre choix de faire une musique sans concessions, on va pas rendre tel ou tel maison de disques coupables de notre non succès. On aurait le potentiel pour toucher 100.000 personnes, mais il faudrait la thune pour pouvoir investir en marketing pour q'ils sachent qu'on existe dans l'océan de musique à dispo aujourd'hui. On est en concurrence avec 2 millions de groupes et les auditeurs n'ont pas la capacité comme vous peut être de retenir 200 noms....
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tass_, le 20/09/2012 - 11:49

alextwist, le 20/09/2012 - 11:40


tu sais je pense que beaucoup de musiciens s'en foutent de se faire pirater, ceux que ça fait chier, et à juste titre ce sont les labels qui produisent les disques
si le musicien en est de sa poche pour l'enregistrement et qu'il a mis de la tune dedans peut être aura-t-il un point de vue plus concerné par la chose



Et alors ? Les labels ne sotn que des parasites, ils ont profité de la rareté produite par les supports de musique enregistrée pour créer artificiellement des besoins nouveau et une industrialisation de la musique.

Désolé mais quand je vois l'autre huluberlu plus haut qui me dit qu'en dessous de 33 000 euros on peut pas faire un disque, j'hurle de rire. Ho putain. Comme si Metallica avait eu cette somme pour leur Kill Em All, comme si les Beatles avaient eu cette somme pour leurs premiers disques, comme si Jefferson Airplane a eu besoin de cette somme pour faire naître le mouvement hippy.

Les ingés sont à 100 euros / jour, les producteurs, mixeurs, post producteurs, biographes, photographe à la con pour faire des zolies photos à mettre dans le livret ce n'est pas de la musique, c'est du show business, de l'industrie.
C'est justement cet état d'esprit qui a dénaturé la musique. Tous dehors et on s'en portera mieux.
alextwist, le 20/09/2012 - 11:40

il faut voir qu'avant de gagner sa vie avec la musique et il faut aussi pouvoir lui donner une audience, et pour ça pas de miracle des professionnels ça aide beaucoup



Bof, un soundclound, myspace, bandcamp... et si t'es bon tu seras connu. Alors oiui après pour faire faire connaître des gens mauvais et formatés il faut beaucoup de moyen, il faut bien bourrer en le crâne des auditeurs jusqu'à ce qu'ils croient qu'ils aiment.

alextwist, le 20/09/2012 - 11:40

donc oui, si tu fais toi de la musique "pour l'amour et l'eau fraîche" les activités connexes elles ne sont pas gratuites sauf à les faire toi en plus: en plus de la création de musique, en plus des concerts, en plus de ton boulot
ça fait beaucoup!



Oui j'ai fait tout cela pendant 4 ans, et de plus les concerts c'était souvent des free : illegaux (donc risque supplémentaire, négociations avec les autorités), gratutis, respectueux, on faisait tout : du déchargement du matos, construction de la scène et de la sono, décoration, sécurité, le lendemain tout récupérer, nettoyer le site...

Alors désolé mais bon quand on faisait un concert "classique", dans une salle ou un bar c'était du repos !

ha et j'avais un boulot de cadre toute la semaine...

Je fais l'effort de vous écouter Tass, ayez l'obligeance de faire de même.

Je vous dis dans mon commentaire que oui nous avons fait un album pour 5000 euros, mais nous n'avons pris une tune dessus.
Si vous commencez à payer les gens (musiciens, techniciens, charges sociales), cela vous coûte un bras. N'importe quel patron de label vous expliquera ce que sont les barèmes légaux des URSSAFF et autres car oui quand vous créez votre label, vous devenez une société, et vous devez payer les gens sinon vous allez en taule.

Les labels indés sont donc tenus de payer les musiciens sinon on appelle ça de l'esclavage...

Si vous êtes cadre, vous voyez que l'Etat vous prend 25% de charges par mois, et que votre employeur paye en plus 45% de votre salaire brut à ces mêmes caisses. Et bien, c'est pareil pour les musiciens.

Que les gens souhaitent faire ça à titre gracieux dans votre modèle, OK, mais les labels eux ils sont O B L I G E S de les payer pour que le disque se fasse et pas se prendre un redressement des URSSAF. Donc le Pascal Nègre en question, à défaut de vous produire des disques dignes d'intérêt, il contribue au moins à votre retraite, et votre sécu.

Ca le rend beaucoup plus respectable que Kim Dotcom qui garde tout pour lui dans des paradis fiscaux...
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Tiens autre exemple vu dans la presse aujourd'hui. PLACEBO ont quitté leur label car il se plaignaient qu'ils ne connaissaient pas toutes les personnes qui bossaient pour eux et qu'ils avaient besoin de retrouver une dimension humaine. J'avais lu ça dans une interview de ROCK SOUND ou DSIDE de mémoire, (canards officiellement morts aujourd'hui parce que les maisons de disques achetaient moins de pages de pub et que les gens allaient sur internet gratis pour avoir les mêmes informations immédiatement (encore des victimes collatérales, des chômeurs en plus etc....)

Ils ont cherché un distributeur par territoire pour battle of the sun

Résultat : Ils retournent sur une major parce que ca leur prenait trop de temps et que c'était pas leur métier. C'est eux même qui le disent :

http://www.thecmuweb...with-universal/

Vous me direz qu'ils peuvent se le permettre de signer sur une major. OK, mais ils auraient aussi les moyens de faire comme radiohead, de faire tourner leur site, ils ont 2 043 0000 fans sur leur page FACEBOOK. En un message, la planète entière a l'info, ils peuvent s'adresser directement à tous les fans, et embaucher 15 personnes pour prendre les commandes et les envoyer par la poste. Ils garderaient 90% des sommes mais il faudrait aussi assurer le suivi, payer les salaires, et monter une boite et les galères qu'il y a avec.

Donc, ils vont chez une maison de disques, qui leur filera que quelque pourcents mais au moins ils se débarrassent de la tâche ingrate qu'est la promotion et la distribution de disques.

Ca fait des emplois en plus, un peu moins de thune pour placebo qui doit pas spécialement en manquer, tout le monde il est content...
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Tass, c'est quoi vos artistes favoris au fait ?
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Ce qui est amusant, c'est de rappeler que s'il y a 350M de comptes Myspace, il n'y a pas 350M de David Bowie quand on entend la qualité des artistes signés par Universal et vendus comme des petits pains à grands coups de promos rouleau compresseur.

Aujourd'hui (mais évidemment, les gouts les couleurs, tout ça), hormis quelques grands chanteurs / groupes, il est très loin, qualitativement, le temps de Bowie.

Et la quasi majorité des artistes sous contrats avec un grand label / major ne fait que me le rappeler à chaque fois que j'allume ma radio.


Enfin, y a pas que Radiohead dans la vie, y a NIN aussi. :idee:
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Je décèle un contradiction certaines dans les propos de ceux qui soutiennent le système actuel. Ou qui se font l'avocat du diable.
En effet, je lis qu'un enregistrement en studio ca coute hyper cher, que la promo ca coute hyper cher, l'ingé son ca coute cher, les frais de voyages hyper cher aussi, etc.
Que tout ca, il faut le payer quoiqu'il arrive, et qu'il faut espérer derrière une rentrée suffisante pour tout rembourser voir gagner des sous.
Mais déjà il y a un problème : tout ca coute horriblement cher avec une garantie de réussite très faible. Ce n'est donc pas un modèle viable. C'est criant quand on lit musicosindé qui a eu de bons papiers dans des magazines mais qui ne vends pas pour autant. C'est bien que le système est vicié ! Arrêtez donc de l'alimenter, vous n'avez rien a y perdre. Puisque vous n'y gagnez rien.

D'autre part, et je me répète, j'ai comme l'impression que certains veulent mettre la charrue avant les boeufs. Ils veulent (ou semblent vouloir plutôt) faire venir à eux la notoriété ; avec de beaux cd pressés, de belles bio, une belle pochette et un montage professionnel. Mais selon moi, tout ca on ne devrait pas le faire pour être connu, mais seulement une fois qu'on est connu !
Pour être connu, voire reconnu, il faut d'abord faire de la musique. Et pour avoir été jeune, je sais que les groupes n'ont pas besoin de plus qu'un garage pour répéter, leur matos de musicien, et un (ou plusieurs) festival local (voir plusieurs). Là tu te fait entendre ; si ca marche, tu peux continuer, si ca marche pas, s'entêter n'est pas forcement la meilleure solution.
Se lancer dans une tournée sans savoir si il va y avoir retour sur investissement est plus qu'osé.

On a l'impression que certains attendent que leur investissement se transforment nécessairement en réussite. Ce n'est et ca ne sera jamais le cas. Pour conclure, la notoriété n'a nul besoin d'investissement conséquents. Mais la notoriété, ce n'est pas pour tout le monde non plus.
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Rilax,

Là je partage votre point de vue. Et là le débat peut vraiment commencer sur les questions suivantes :
Comment se faire connaître aujourd'hui sur des millions d'artistes ? Mon expérience de musicien me dit la chose suivante :
On fait venir 100 personnes à nos concerts locaux, les gens qui nous voient nous trouvent géniaux mais nous disent : vous devriez sortir du cercle régional parce que vous avez le talent pour trouver des fans...

On dit OK ! On commence alors à chercher des dates dans les salles ailleurs. On tombe sur le programmateur d'une salle. Qu'est-ce qu'il nous dit ? Ecoutez les enfants, personne vous connaît, je vous connais pas, envoyez moi une bio, une photo, un CD et je vous rappelle.

On a obtenu une date dans un lieu alternatif à 100 KM de chez nous. On a relayé la date, on a fait les kilomètres, on a joué devant DEUX personnes !!!!! La salle a pourtant 1000 abonnés qui ont reçu une invitation, on en a parlé sur nos sites internet et résultat : deux personnes.

On a pas eu de cachet, et on a déplacé deux véhicules, deux quarts de pleins d'essences. Pourtant on remplit une salle de 100 personnes autour de chez nous....

Une salle est très sollicitée, et elle est pas là pour faire une soirée à trois entrées payantes et fermer au bout de six mois alors qu'ils ont fait venir les meilleurs artistes du moment mais que personne connaît.

Ca se trouve vous adoreriez notre musique, pourquoi ne likez vous pas notre page facebook ????? Parce que vous ne nous connaissez pas, tout simplement. Si nous faisons une musique dans un genre que vous aimez, comment allez vous nous connaître ? il faut bien que votre prescripteur musical (un ami, un magazine spécialisée) s'en fasse le relais.

Le fond du problème est que les gens pensent que parce qu'on fait un ART, on est pas soumis aux lois du marché. Mais un groupe doit se vendre, il a des concurrents (Les autres groupes), il doit trouver des clients (un public, un acheteur de CD) il doit faire appel à des professionnels (Médias).


Aujourd'hui, je peux passer une pub sur facebook en disant vu que je fais une musique comme radiohead, t'as qu'à envoyer ma page dans les suggestions à droite à toutes les personnes qui likent la page de Radiohead.

J'ai fait le test il y a 20 secondes : Facebook enverra la pub aux fans de radiohead aux USA, France, Allemagne, Royaume Unis pendant trois mois, cela représente 3 millions de personnes environ : a chaque clic, je devrais payer 80 centimes d'euros à Facebook. Cela veut donc dire que un clic me coute. Si 300.000 cliquent, je dois payer 240.000 euros à facebook.

Voilà comment un musicien devient automatiquement confronté à des questions de producteur : Est ce que je vais perdre de l'argent ou est ce que mes clics vont me faire vendre des CD ? Croyez vous que nous avons les moyens de sortir 240,000 euros pour voir si on va réussir à vendre un CD à 10% des gens ? 30.000 disques à 8 euros, on fait 240.000 de chiffres d'affaires, moins 240.000 de pub, moins 32,000 euros de fabrication = on perd 32.000 euros

Par contre, si c'est 20% qui cliquent, ca fait 60.000 disques à 8 euros 480.000, moins 240.000 de pub, moins 96000 de fabrication de CD = 144.000 euros, là on y gagne.

C'est malheureusement comme une entreprise, vous investissez au départ de l'argent, en espérant que cela vous fasse connaître. C'est pas notre métier

On vous berce d'illusion comme Lana del Rey qui met son titre sur Internet et qui devient multimillionnaire, mais faut-il encore savoir les moyens qui ont été mis derrière cette artiste... Les médias se sont emballés, vous ont vendu ce conte de fées, cela a exposé l'artiste à des milliards de personne et une infime partie a acheté le disque mais elle est aujourd'hui riche. Le problème c'est que les médias vont pas raconter ce conte de fées à chaque fois et ce sera toujours plus dur.

Oui, il y a des artistes qui aujourd'hui peuvent émerger via le net, mais ce sont des exceptions, il y a moins de groupes qui réussissent ca que de gagnants au loto et à l'euro millions.

Du coup les gens se disent, oui mais c'est facile aujourd'hui, YAKA mettre un titre sur youtube et si tu as du talent, tu seras forcément une star. Alors, je vous dis, il faut arrêter de croire aux contes de fées.

Les exemples NIN et RADIOHEAD sont encore une fois des faux exemples puisqu'ils sont déjà connus. Pour eux effectivement la question de l'autoproduction se pose car ils sont célèbres et peuvent se passer en partie des médias.

Mais on parle de groupes qui ont été aidés pendant une décennie par des éditeurs et des maisons de disques pour leur faire acquérir leur public, qui ont financé des pertes sur des premiers albums, se sont rattrapés sur les suivants et ont gagné beaucoup d'argent, certes mais ont garantie aux artistes de fonctionner à perte pendant le temps de développement en touchant des avances... Alors oui l'artiste adulé par des millions de personnes peut être choqué que ce qu'il génère ne lui soit reversé qu'à hauteur de 10 ou 15%, mais il peut alors choisir de devenir producteur en plus d'être artiste et de gagner plus d'argent mais aussi de prendre plus de risques.

Un artiste est là pour chanter, écrire de bonnes chansons, pas là pour prendre le risque de mettre 300.000 euros pour se faire connaître et espérer un retour sur investissement. C'est le boulot d'un producteur qui parie gros, et qui remporte gros ou perd gros.

Vous allez me dire, mais peut être que tu fais de la merde gros... ouvre les yeux et arrête d'y croire. Et vous aurez sans doute raison, ou pas. Car bon nombre d'artistes ont mis du temps avant de rencontrer le succès.

Alors je suis d'accord avec vous tous quand vous voyez l'artiste comme une cigale qui chante, mais comprenez que quand la bise viendra, elle se retrouvera fort dépourvue... Et elle sera ravie de trouver la cigale Pascal Nègre ou toute autre maison de disques pour lui faire passer l'hiver.

Malheureusement, comme toute fable de la fontaine, c'est une fable avec un fond criant de vérité.
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Là ou je ne te suis pas musicosindé c'est que tu soutiens une solution (le système actuel) alors qu'il ne me semble pas plus efficace qu'un autre.
C'est ce que j'ai compris en lisant tes commentaires (j'ai pu mal comprendre mais bon).

particulièrement ce passage : "Et elle sera ravie de trouver la cigale Pascal Nègre ou toute autre maison de disques pour lui faire passer l'hiver." Sauf que l'ami pascal, il va pas te sponso s'il est pas sur que tu va lui rapporter a lui.

En fait tu semble te placer dans 2 contextes diffèrent en fonction du modèle que tu souhaite comparer.
Dans le modèle actuel, tu te place en star, en tant qu'artiste qui va forcement marcher. La oui, ce système va te permettre de percer sans que tu n'ai trop d'avance a faire. Mais tu ne te place pas à ton niveau, celui de l'inconnu qui galère pour percer. Pascal, il en a rien à foutre de toi là, présentement.
En revanche dans le modèle auto production, tu te place bien à ton niveau : tu galère, ca marche pas, ca te coute. Mais tu ne te place pas dans la position de celui qui perce du coup (et qui, pour le coup, va tout engranger) comme tu le fais pour l'autre modèle.

Cela induit un biais dans ton raisonnement.

Ma conclusion est que le modèle des maison de disque a marché, il a fait son temps. Aujourd'hui, tu dois te faire connaitre (un minimum) avant de signer chez une maison de disque. Du coup, l'intérêt de signer est moindre (mais pas nul). La technologie aidant, il est même envisageable de s'en passer.
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Rilax, merci pour le débat intéressant. C'est profondément enrichissant. Il n'y a pas de schizophrénie de ma part. Je dois payer mon loyer comme vous, ma bouffe comme vous. Il est là le débat.

Oui, ca se trouve on aurait pu faire un disque digne de radiohead, mais il nous aurait fallu 8 ans peut être. On va s'épuiser avant et choisir de bouffer et faire bouffer nos familles plutôt que d'écrire des titres
Si un label indé avait pu nous signer, on aurait eu ses réseaux, son expérience, son temps à nous aider pour nous faire découvrir, on aurait les ressources minimums pour poursuivre... Aujourd'hui ils sont quasiment tous morts. Alors on est condamnés à l'autoproduction, donc à marcher tout de suite ou s'épuiser.


Philosophiquement je ne le soutiens pas du tout. Je rêverais comme tout le monde que certains artistes n'aient pas à payer leur facture d'électricité et qu'il n'aient pas à dépendre de financeurs pour vivre.

Econnomiquement je dis qu'il est inévitable aujourd'hui.

Si on regarde dans le passé, mozart a bien vécu car il était financé par un roi, mais beaucoup d'autres compositeurs ont crevé la gueule ouverte et on les a découverts beaucoup plus tard. En peinture, dans tout art c'est la même chose, même en étant le plus grand artiste de la planète, si tu ne rencontrais pas ton public, tu mourrais en silence. Car être un artiste est un métier à plein temps depuis toujours. Pour délivrer des chefs d'oeuvres, il faut y consacrer sa vie... Donc ne pas être soumis aux contingences de la vie quotidienne. Il faut donc trouver un mécène.

Il se pose toujours la question de comment vivre de son art...

Mon exemple de facebook prouve que c'est un marché comme un autre. Les maisons de disques sont des ENTREPRISES, pas des MINISTERES. Ils sont soumis à la loi du marché. C'est ce que les gens ne veulent pas comprendre c'est que parce que ils commercialisent des produits, ils doivent gagner de l'argent comme l'électricien du coin, le boulanger. Ce ne sont pas des MECENES, ce sont des INVESTISSEURS.

Le public regarde l'étalage et disent mais il n'y a que de la soupe dans ces rayons, c'est pas croyable. Mais en même temps, ils ont 75% du catalogue de la musique.

Le problème que cela pose c'est que Warner ou universal demain, si le plus sombre compositeur contemporain de la planète se met à plaire à un plus grand nombre, il en mettra tout de suite en rayons... Mais pour ca, il faut que ca intéresse du monde. Donc, il faut que ce soit médiatisé. Les médias sont dans la même logique, pour qu'une radio tourne, elle doit avoir des auditeurs. Croyez vous qu'NRJ va passer ce compositeur en boucle pour toucher le public ? NON car il le ferait fuir. Les auditeurs sont libres d'écouter ce qu'ils aiment.

Pour aimer la musique contemporaine, il faut avoir une capacité à en apprécier les contours. Je suis moi même incapable après 10 ans de musique de faire la différence entre Karajan ou André Rieu qui joueront la même oeuvre. Moins les musiques sont accessibles, plus elles supposent que les auditeurs soient éduqués pour en apprécier les contours.

Si vous avez des enfants et que vous prenez votre voiture, je vous mets au défi de leur faire écouter NOSTALGIE pendant 300 km en voiture. S'ils ont le choix, ils iront sur NRJ. Si vous même êtes fan de Rock, qu'allez vous faire si vous tomber sur Radio classique ? Vous allez zapper et aller sur Le mouv par exemple.
Comment se fera l'éducation musicale de vos enfants ? Ils seront forcés d'écouter pendant 300 Km le mouv parce que c'est vous qui décidez. A force d'entendre et réentendre Noir Désir, ils vont s'y faire, sentir cette musique et plus tard ils apprécieront un groupe de rock avec cette échelle de référence : est ce que cela me parle plus ou moins que Noir désir ? Etc...

Les médias donnent donc au public ce qu'ils ont envie d'écouter, pas ce qu'il devrait écouter. Expliquez moi pourquoi TF1 fait 30% de part d'audience quand il y a un documentaire passionnant sur France 5 qui ne fait que 5% d'audience. Parce que les gens sont libres de regarder ce qui les intéressent, pas si c'est bien ou pas bien. Pour une entreprise, le critère n'est pas là. Pour une major, la question est : est ce que ca va plaire au grand public ? Pour un indépendant : Est ce que cela va plaire à mon public ? Major ou indé doivent se poser ces questions si elles veulent continuer à exister.

Une entreprise (TF1, NRJ, EMI, Warner) doit donc satisfaire les besoins du plus grand nombre, ils vont aller programmer ce qui fait le plus d'audience. C'est comme ça qu'ils peuvent gagner de l'argent. Le fond du problème vient malheureusement du public. Pourquoi ? Parce que c'est plus facile d'aimer le dernier Katty Perry avec une mélodie formatée qui va plaire immédiatement à un grand nombre de personnes.

Nous ne subissons pas le choix des maisons de disques, nous subissons le choix du plus grand nombre. moins le public est éduqué, plus la musique sera consensuelle, fade et amènera une musique simpliste à marcher, plus les médias la diffuseront, et le cercle vicieux est engagé. Ce sont les labels indés qui prennent le plus de risques, et c'est donc eux qui ont crevé les premiers. Il y aura toujours une Lady Gaga pour divertir les foules. Pas toujours un radiohead car c'est plus difficile d'accès et il faut taper plus large pour qu'ils trouvent une audience qui leur permettent de remplir des stades.

Ce serait au ministère de la culture ou de l'éducation nationale de se demander : Est ce que le public doit écouter ça pour mieux comprendre la musique ? Là sont les vraies questions... La seule aide des pouvoirs publics sur la musique est dans les salles de concerts, et l'intermittence. L'intermittence est un gouffre financier absolu mais permet à des musiciens de ne pas devoir subir les dures lois du marché.

Si mon groupe passait 5 fois par jours sur NRJ, les gens s'y feraient peut être à la longue et achèteraient après avoir appris à nous aimer.

En cela Internet est une vraie chance car on a la possibilité de choisir ce qu'on écoute. Mais en même temps, on ne bénéfice plus que de l'audience qui vous a réellement choisi, pas l'effet de concentration que représente aujourd'hui les radios ou la TV qui fait que sur 5 millions de spectateurs de TF1, vous touchez peut être que 50.000 personnes, mais enu une fois et qui vous feront vivre et engendrer de nouvelles oeuvres, toujours meilleurs ou pas...

Tout le monde dit : cool, ces mastodontes crèvent, c'est génial. Fini la musique de merde. Oui mais aussi fini la musique tout court, car les mastodontes sont toujours là, et les indés ont tous crevés ou presque.

Oui il y aura toujours des artistes pour chanter des titres car c'est une expression, mais le vivier sera beaucoup moins important, car beaucoup auront arrêtés de faire de la musique pour gagner leur vie. Donc il y aura toujours moins de création.

Et dans l'océan que représente Internet, tous seront une goutte d'eau. Seuls ceux qui plairont au plus grand nombre marcheront. Et il y a fort à parier que ce sera pas les plus intéressants... Car on apprécie l'art qu'en l'apprenant.

Est ce que cela sera mieux ou moins bien ? A chacun de se faire son opinion.
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tass_, le 20/09/2012 - 11:49
alextwist, le 20/09/2012 - 11:40



Désolé mais quand je vois l'autre huluberlu plus haut qui me dit qu'en dessous de 33 000 euros on peut pas faire un disque, j'hurle de rire. Ho putain. Comme si Metallica avait eu cette somme pour leur Kill Em All, comme si les Beatles avaient eu cette somme pour leurs premiers disques, comme si Jefferson Airplane a eu besoin de cette somme pour faire naître le mouvement hippy.


ha et j'avais un boulot de cadre toute la semaine...


@Tass, toujours l'huluberlu

Exemple de METALLICA KILL EM ALL :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kill_'Em_All
http://en.wikipedia.org/wiki/Kill_'Em_All

Ils avaient deux producteurs et oui. Paul Curcio et Jon Zazula.

Ils avaient un label, et oui. Il s'agissait d'un label indépendant. MEGAFORCE Records.

http://en.wikipedia....gaforce_Records

Label indépendant (distribué par Sony music et par Atlantic Records Warner)

C'est des producteurs qui ont eu les couilles de payer le disque à metallica. Donc ils ont forcément payé quelque chose comme 30.000 dollars à l'époque... Sûrement plus. Avec le succès pour le groupe qu'on lui connait aujourd'hui.

Mais Metallica aurait il existé si ces gars là avaient pas eu les cojones de sortir un disque pareil ? Est ce que le label aurait pu en vendre autant sans être distribué par une major ?
Pas sûr...

Est-ce que c'est du show business KILL EM ALL en 1983 ??????
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musicosindé : Ha o ui tiens quand on lit tes liens on voit :
- ques les producteurs n'ont servi à rien comme le disent les membres du groupe
- que le label "indé" a censuré le premier titre de l'album (trop fort le label, merci !)
- que le bugdet était "très limité"... Très limité pour du metal extrême en 1983 ce n'était sûrement pas 30 000 dollars, tu peux enlever un zéro.

Bref ton lien dit exactement le contraire de ce que tu dis par la suite
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Donc, pour celles et ceux que ca intéressent, voici ce que dit la loi quand vous êtes musiciens et que vous effectuez en enregistrement...

C'est la LOI, donc ca s'applique au label indépendant, comme à la major.... Voilà pourquoi enregistrer un disque coute cher dès qu'on le fait en respectant les règles....

http://www.irma.asso...n-brut-artistes

Tass, quand vous dites que 5000 euros suffisent pour enregistrer un disque, oui si on ne prend que les frais de fabrications en tant que tel. Mais si vous voulez être en règle, c'est pas tout à fait la même chose.


Vous allez me répondre : Maiiiiss triple looool ! Pourquoi se faire payer ? Je suis A M A T E U R et ca doit rester comme ça.

Ben oui, mais être amateur c'est pas autorisé en France, c'est du travail au noir si vous prenez plus que les frais de déplacement pour un concert.

http://www.irma.asso...es-amateurs-dix

Donc, cela veut dire qu'il faut se professionnaliser dès qu'on peut prendre un salaire et voilà pourquoi cela coûte cher à une maison de disques.

Après il peut effectivement y avoir débat sur les budgets marketing, promo et tout ça, mais le fond du problème est là....
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musicosindé, le 21/09/2012 - 17:36

C'est la LOI, donc ca s'applique au label indépendant, comme à la major.... Voilà pourquoi enregistrer un disque coute cher dès qu'on le fait en respectant les règles....
http://www.irma.asso...n-brut-artistes

Sauf pour l'auto-production. Donc encore une fois, vive l'auto-production.


musicosindé, le 21/09/2012 - 17:36

Tass, quand vous dites que 5000 euros suffisent pour enregistrer un disque, oui si on ne prend que les frais de fabrications en tant que tel. Mais si vous voulez être en règle, c'est pas tout à fait la même chose.

Ha non dans les 5000 euros je prend en compte le salaire des personnes tierce (ie l'ingé son qui va faire le mixage et la post prod (2-3 jours à tout casser).
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tass_, le 21/09/2012 - 17:26
musicosindé : Ha o ui tiens quand on lit tes liens on voit :
- ques les producteurs n'ont servi à rien comme le disent les membres du groupe
- que le label "indé" a censuré le premier titre de l'album (trop fort le label, merci !)
- que le bugdet était "très limité"... Très limité pour du metal extrême en 1983 ce n'était sûrement pas 30 000 dollars, tu peux enlever un zéro.

Bref ton lien dit exactement le contraire de ce que tu dis par la suite


17 jours de studio en multipistes en 1983, tu penses pas que ca coutait au moins 500 dollars par jour AU BAS MOT ?Je te rappelle que protools n'existait pas en 1983, qu'il fallait des tables de mix, des bandes et que ca coutait pas 1000 dollars à l'époque d'avoir un ordi et une MBOX.


Studios :17x500 = 8500 dollars
4 musiciens au smic 1 ingé son et 1 producteur qui sert à rien à 10 dollars de l'heure :
((10heures x10$s)X6)X17=10200 dollars

On est donc à 18700 dollars
Mastering 1500 dollars à l'époque j'imagine.

on est à 20.200 dollars.

on est assez loin de 3000 dollars il me semble sans avoir fait le Babylonien.

S'ils ont pressé 10.000 disques à 2 dollars le disque, on rajoute 20.000 dollars.


Ca fait 40.000 dollars mon cher ami. J'ai juste payé les musiciens au SMIC/Horaire, ce que tu ne veux pas comprendre, admettre, comprendre.

Si demain, tu mets 40.000 dollars dans un disque, tu crois pas que t'aurais envie de donner ton avis sur la pochette et le nom de l'album ????
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tass_, le 21/09/2012 - 17:46
musicosindé, le 21/09/2012 - 17:36

C'est la LOI, donc ca s'applique au label indépendant, comme à la major.... Voilà pourquoi enregistrer un disque coute cher dès qu'on le fait en respectant les règles....
http://www.irma.asso...n-brut-artistes

Sauf pour l'auto-production. Donc encore une fois, vive l'auto-production.


musicosindé, le 21/09/2012 - 17:36

Tass, quand vous dites que 5000 euros suffisent pour enregistrer un disque, oui si on ne prend que les frais de fabrications en tant que tel. Mais si vous voulez être en règle, c'est pas tout à fait la même chose.

Ha non dans les 5000 euros je prend en compte le salaire des personnes tierce (ie l'ingé son qui va faire le mixage et la post prod (2-3 jours à tout casser).


Donc, Metallica sont donc des feignants qui ont pris 17 jours et qui ne méritent pas d'être payés puisque de ce sont des musiciens, ils ont qu'à se payer des bières en faisant la quête....
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musicosindé, le 21/09/2012 - 18:02

Donc, Metallica sont donc des feignants qui ont pris 17 jours et qui ne méritent pas d'être payés puisque de ce sont des musiciens, ils ont qu'à se payer des bières en faisant la quête....

Les feignants se sont pas eux, comme tu le dis à l'époque pas de protools ni rien, donc ils ne pouvaient pas commencer à la maison, d'où les 17 j de studios.
De nos jours tu peux arriver au studio avec toutes les parties déjà écrites et il ne reste plus que les jouer.

Et les feignants dans le cas ce sont les producteurs.
Et les censeurs le label (indépendant haha) qui a censuré leur titre... Tu crois cela normal qu'on censure un groupe même pas connu ?
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musicosindé, le 21/09/2012 - 18:02
tass_, le 21/09/2012 - 17:46
musicosindé, le 21/09/2012 - 17:36

C'est la LOI, donc ca s'applique au label indépendant, comme à la major.... Voilà pourquoi enregistrer un disque coute cher dès qu'on le fait en respectant les règles....
http://www.irma.asso...n-brut-artistes

Sauf pour l'auto-production. Donc encore une fois, vive l'auto-production.


musicosindé, le 21/09/2012 - 17:36

Tass, quand vous dites que 5000 euros suffisent pour enregistrer un disque, oui si on ne prend que les frais de fabrications en tant que tel. Mais si vous voulez être en règle, c'est pas tout à fait la même chose.

Ha non dans les 5000 euros je prend en compte le salaire des personnes tierce (ie l'ingé son qui va faire le mixage et la post prod (2-3 jours à tout casser).


Donc, si tu avais été le producteur de Metallica
tu en aurais déduit que sont donc des feignants qui ont pris 17 jours (quand tu leur en a donné 3) et qui plus est, ne méritent pas d'être payés pour les 17 jours de boulot, puisque de ce sont des musiciens, ils ont qu'à se payer des bières en faisant la quête....
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tass_, le 21/09/2012 - 18:09
musicosindé, le 21/09/2012 - 18:02

Donc, Metallica sont donc des feignants qui ont pris 17 jours et qui ne méritent pas d'être payés puisque de ce sont des musiciens, ils ont qu'à se payer des bières en faisant la quête....

Les feignants se sont pas eux, comme tu le dis à l'époque pas de protools ni rien, donc ils ne pouvaient pas commencer à la maison, d'où les 17 j de studios.
De nos jours tu peux arriver au studio avec toutes les parties déjà écrites et il ne reste plus que les jouer.

Et les feignants dans le cas ce sont les producteurs.
Et les censeurs le label (indépendant haha) qui a censuré leur titre... Tu crois cela normal qu'on censure un groupe même pas connu ?


enregister 11 titres d'un groupe de rock avec une batterie, une guitare, une voix, une basse : a trois prises par instrument par titre à 4mn le titre, en trois jours c'est juste pas possible. Il faut déjà une journée en tout pour poser les micros, trois jours de prise basse batterie, deux jours de guitares, deux jours de basse, et trois jours de chant.... Et il faut bien connaître ses titres, donc avoir fait des répètes de malades pour y arriver.
Nous notre disque on l'a fait en quatre jours de prises, et deux jours de mix pour sept titres et 40mn de musiques en tout. On a pas trainés, et on a pas pris un centime dans l'affaire en salaire, juste des pertes.

pour de l'électro, c'est sûrement plus court sur les prises, effectivement mais il n'en demeure pas moins que tu n'as pas payé le salaire horaire des musiciens....
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tass_, le 21/09/2012 - 18:09
musicosindé, le 21/09/2012 - 18:02

Donc, Metallica sont donc des feignants qui ont pris 17 jours et qui ne méritent pas d'être payés puisque de ce sont des musiciens, ils ont qu'à se payer des bières en faisant la quête....

Les feignants se sont pas eux, comme tu le dis à l'époque pas de protools ni rien, donc ils ne pouvaient pas commencer à la maison, d'où les 17 j de studios.
De nos jours tu peux arriver au studio avec toutes les parties déjà écrites et il ne reste plus que les jouer.

Et les feignants dans le cas ce sont les producteurs.
Et les censeurs le label (indépendant haha) qui a censuré leur titre... Tu crois cela normal qu'on censure un groupe même pas connu ?


Si le label investit 40.000 dollars, je crois qu'il peut donner son avis sur le nom du disque oui.... Du coup, cela a permis a METALLICA d'appeler le disque KILL EM ALL en pensant à ces putains de producteurs justement, qui ont brulé 40.000 dollars pour qu'ils fassent leur disque.

Joli pied de nez, car dès qu'ils en ont eu les moyens, ils se sont autoproduits, vu qu'ils avaient plein de thune, comme dans tes rêves les plus fous.

Du coup je te renvois à SOME KIND OF MONSTER, documentaire qui montre combien METALLICA a claqué en studio, la thune qu'ils ont perdu puisque là c'est eux qui payaient la location du studio pendant que HETFIELD partaient chasser les ours en russie, qu'ils ont du se payer un psychiatre à plein temps pour faire une thérapie de groupe, etc...


Pourquoi crois tu que Lars Ulrich se soit associé à la MPAA sur l'affaire Napster ? Parce que c'était sa thune de producteur qui était en jeu... Et que là tu le vois pas les choses de la même manière. Donc METALLICA, tout pété de tunes qu'ils sont, ils préfèrent que ce soit des majors qui distribuent leurs disques parce que c'est un métier très difficile ils le savent bien.

Ca prouve que l'autoproduction n'est possible et viable que si le musicien est aussi chef d'entreprise, c'est deux métiers totalement différents.

By the way Tass, toi qui fait de l'electro, qui doit avoir un soundcloud un myspace, combien t'as gagné avec ta musique ?
Est ce que tu as si facilement que ça vendu de quoi remplir ton frigo une fois tous tes frais payés ? Je serais curieux de savoir ta situation de ce point de vue là. Et accessoirement d'écouter tes titres...
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musicosindé, le 21/09/2012 - 18:36

Si le label investit 40.000 dollars, je crois qu'il peut donner son avis sur le nom du disque oui.... Du coup, cela a permis a METALLICA d'appeler le disque KILL EM ALL en pensant à ces putains de producteurs justement, qui ont brulé 40.000 dollars pour qu'ils fassent leur disque.

Ha tu vois que l'argent pourri tout dans la musique ! Non un producteur ou un label n'a pas à interférer dans le processus artistique, depuis les paroles, jusqu'à l'arrangement en passant par le mixage ou le titre de l'album, point.
Dès que quelqu'un met de l'argent, l'artiste n'est plus totalement libre, cet exemple le montre bien.

musicosindé, le 21/09/2012 - 18:36

Joli pied de nez, car dès qu'ils en ont eu les moyens, ils se sont autoproduits, vu qu'ils avaient plein de thune, comme dans tes rêves les plus fous.

Du coup je te renvois à SOME KIND OF MONSTER, documentaire qui montre combien METALLICA a claqué en studio, la thune qu'ils ont perdu puisque là c'est eux qui payaient la location du studio pendant que HETFIELD partaient chasser les ours en russie, qu'ils ont du se payer un psychiatre à plein temps pour faire une thérapie de groupe, etc...


Pourquoi crois tu que Lars Ulrich se soit associé à la MPAA sur l'affaire Napster ? Parce que c'était sa thune de producteur qui était en jeu... Et que là tu le vois pas les choses de la même manière. Donc METALLICA, tout pété de tunes qu'ils sont, ils préfèrent que ce soit des majors qui distribuent leurs disques parce que c'est un métier très difficile ils le savent bien.

On sait bien que les gars de Metallice ont une mentalité pourrie, c'est pas l'exemple type d'artiste intègres hein... AU moins depuis le black album.

musicosindé, le 21/09/2012 - 18:36

Ca prouve que l'autoproduction n'est possible et viable que si le musicien est aussi chef d'entreprise, c'est deux métiers totalement différents.

Si tu veux gagner des millions, oui.

musicosindé, le 21/09/2012 - 18:36

By the way Tass, toi qui fait de l'electro, qui doit avoir un soundcloud un myspace, combien t'as gagné avec ta musique ?
Est ce que tu as si facilement que ça vendu de quoi remplir ton frigo une fois tous tes frais payés ? Je serais curieux de savoir ta situation de ce point de vue là. Et accessoirement d'écouter tes titres...

Je t'ai déjà dit que je faisais de la musique gratuite et gratuitement. Même nos soirées étaient (re seront une fois que mon gamin sera plus grand) gratuites.
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musicosindé, le 21/09/2012 - 15:59
Rilax, merci pour le débat intéressant. C'est profondément enrichissant. Il n'y a pas de schizophrénie de ma part. Je dois payer mon loyer comme vous, ma bouffe comme vous. Il est là le débat.

Oui, ca se trouve on aurait pu faire un disque digne de radiohead, mais il nous aurait fallu 8 ans peut être. On va s'épuiser avant et choisir de bouffer et faire bouffer nos familles plutôt que d'écrire des titres
Si un label indé avait pu nous signer, on aurait eu ses réseaux, son expérience, son temps à nous aider pour nous faire découvrir, on aurait les ressources minimums pour poursuivre... Aujourd'hui ils sont quasiment tous morts. Alors on est condamnés à l'autoproduction, donc à marcher tout de suite ou s'épuiser.


Philosophiquement je ne le soutiens pas du tout. Je rêverais comme tout le monde que certains artistes n'aient pas à payer leur facture d'électricité et qu'il n'aient pas à dépendre de financeurs pour vivre.

Econnomiquement je dis qu'il est inévitable aujourd'hui.

Si on regarde dans le passé, mozart a bien vécu car il était financé par un roi, mais beaucoup d'autres compositeurs ont crevé la gueule ouverte et on les a découverts beaucoup plus tard. En peinture, dans tout art c'est la même chose, même en étant le plus grand artiste de la planète, si tu ne rencontrais pas ton public, tu mourrais en silence. Car être un artiste est un métier à plein temps depuis toujours. Pour délivrer des chefs d'oeuvres, il faut y consacrer sa vie... Donc ne pas être soumis aux contingences de la vie quotidienne. Il faut donc trouver un mécène.

Il se pose toujours la question de comment vivre de son art...

Mon exemple de facebook prouve que c'est un marché comme un autre. Les maisons de disques sont des ENTREPRISES, pas des MINISTERES. Ils sont soumis à la loi du marché. C'est ce que les gens ne veulent pas comprendre c'est que parce que ils commercialisent des produits, ils doivent gagner de l'argent comme l'électricien du coin, le boulanger. Ce ne sont pas des MECENES, ce sont des INVESTISSEURS.

Le public regarde l'étalage et disent mais il n'y a que de la soupe dans ces rayons, c'est pas croyable. Mais en même temps, ils ont 75% du catalogue de la musique.

Le problème que cela pose c'est que Warner ou universal demain, si le plus sombre compositeur contemporain de la planète se met à plaire à un plus grand nombre, il en mettra tout de suite en rayons... Mais pour ca, il faut que ca intéresse du monde. Donc, il faut que ce soit médiatisé. Les médias sont dans la même logique, pour qu'une radio tourne, elle doit avoir des auditeurs. Croyez vous qu'NRJ va passer ce compositeur en boucle pour toucher le public ? NON car il le ferait fuir. Les auditeurs sont libres d'écouter ce qu'ils aiment.

Pour aimer la musique contemporaine, il faut avoir une capacité à en apprécier les contours. Je suis moi même incapable après 10 ans de musique de faire la différence entre Karajan ou André Rieu qui joueront la même oeuvre. Moins les musiques sont accessibles, plus elles supposent que les auditeurs soient éduqués pour en apprécier les contours.

Si vous avez des enfants et que vous prenez votre voiture, je vous mets au défi de leur faire écouter NOSTALGIE pendant 300 km en voiture. S'ils ont le choix, ils iront sur NRJ. Si vous même êtes fan de Rock, qu'allez vous faire si vous tomber sur Radio classique ? Vous allez zapper et aller sur Le mouv par exemple.
Comment se fera l'éducation musicale de vos enfants ? Ils seront forcés d'écouter pendant 300 Km le mouv parce que c'est vous qui décidez. A force d'entendre et réentendre Noir Désir, ils vont s'y faire, sentir cette musique et plus tard ils apprécieront un groupe de rock avec cette échelle de référence : est ce que cela me parle plus ou moins que Noir désir ? Etc...

Les médias donnent donc au public ce qu'ils ont envie d'écouter, pas ce qu'il devrait écouter. Expliquez moi pourquoi TF1 fait 30% de part d'audience quand il y a un documentaire passionnant sur France 5 qui ne fait que 5% d'audience. Parce que les gens sont libres de regarder ce qui les intéressent, pas si c'est bien ou pas bien. Pour une entreprise, le critère n'est pas là. Pour une major, la question est : est ce que ca va plaire au grand public ? Pour un indépendant : Est ce que cela va plaire à mon public ? Major ou indé doivent se poser ces questions si elles veulent continuer à exister.

Une entreprise (TF1, NRJ, EMI, Warner) doit donc satisfaire les besoins du plus grand nombre, ils vont aller programmer ce qui fait le plus d'audience. C'est comme ça qu'ils peuvent gagner de l'argent. Le fond du problème vient malheureusement du public. Pourquoi ? Parce que c'est plus facile d'aimer le dernier Katty Perry avec une mélodie formatée qui va plaire immédiatement à un grand nombre de personnes.

Nous ne subissons pas le choix des maisons de disques, nous subissons le choix du plus grand nombre. moins le public est éduqué, plus la musique sera consensuelle, fade et amènera une musique simpliste à marcher, plus les médias la diffuseront, et le cercle vicieux est engagé. Ce sont les labels indés qui prennent le plus de risques, et c'est donc eux qui ont crevé les premiers. Il y aura toujours une Lady Gaga pour divertir les foules. Pas toujours un radiohead car c'est plus difficile d'accès et il faut taper plus large pour qu'ils trouvent une audience qui leur permettent de remplir des stades.

Ce serait au ministère de la culture ou de l'éducation nationale de se demander : Est ce que le public doit écouter ça pour mieux comprendre la musique ? Là sont les vraies questions... La seule aide des pouvoirs publics sur la musique est dans les salles de concerts, et l'intermittence. L'intermittence est un gouffre financier absolu mais permet à des musiciens de ne pas devoir subir les dures lois du marché.

Si mon groupe passait 5 fois par jours sur NRJ, les gens s'y feraient peut être à la longue et achèteraient après avoir appris à nous aimer.

En cela Internet est une vraie chance car on a la possibilité de choisir ce qu'on écoute. Mais en même temps, on ne bénéfice plus que de l'audience qui vous a réellement choisi, pas l'effet de concentration que représente aujourd'hui les radios ou la TV qui fait que sur 5 millions de spectateurs de TF1, vous touchez peut être que 50.000 personnes, mais enu une fois et qui vous feront vivre et engendrer de nouvelles oeuvres, toujours meilleurs ou pas...

Tout le monde dit : cool, ces mastodontes crèvent, c'est génial. Fini la musique de merde. Oui mais aussi fini la musique tout court, car les mastodontes sont toujours là, et les indés ont tous crevés ou presque.

Oui il y aura toujours des artistes pour chanter des titres car c'est une expression, mais le vivier sera beaucoup moins important, car beaucoup auront arrêtés de faire de la musique pour gagner leur vie. Donc il y aura toujours moins de création.

Et dans l'océan que représente Internet, tous seront une goutte d'eau. Seuls ceux qui plairont au plus grand nombre marcheront. Et il y a fort à parier que ce sera pas les plus intéressants... Car on apprécie l'art qu'en l'apprenant.

Est ce que cela sera mieux ou moins bien ? A chacun de se faire son opinion.


COMPLETEMENT D'ACCORD !
J'ajouterai juste qu'aujourd'hui l'étau s'est tellement resserré que même si tu fais une musique susceptible de plaire au plus grand nombre, les médiats préfèreront diffuser un artiste "installé", plutôt qu'une "nouveauté". Et je ne jette pas la pierre, ils ont des contingences économiques qui ne leur permettent plus d'être aussi curieux que par le passé et de prendre des risques sur de nouveaux artistes.

Depuis quelques temps, chaque fois que je prends la voiture avec quelqu'un de mon entourage, ou pas.. je fais un test :

Je leur pose les questions suivantes :

- "Trouves tu qu'on entends toujours la même chose à la radio ?"
= Pratiquement tous me répondent OUI.

- "Bah tiens changes, mets ce qui te plait".
= Tous s'arrêtent sur une fréquence sur laquelle est diffusé un titre qu'ils connaissent déjà.

- Enfin je demande, "t'écoutes beaucoup la radio ?"
= pratiquement jamais, juste en voiture.

- "Et les nouveautés du les découvres comment?"
= La moitié se foutent un peu des nouveautés, tous ne sont pas forcément interessés par la musique d'ailleurs..."
= L'autre moitié découvre principalement sur le net.

En clair la radio (musicale) aujourd'hui se résume à un fond sonore en voiture, les gens n'allument pas le poste pour découvrir mais pour avoir un fond sonore, le temps d'aller au boulot,... A la maison la radio a presque déjà disparu au profit du streaming.

Pour découvrir, pratiquement tout le monde va sur internet, navigue sur les sites de streaming, etc.

Une autre grande question aujourd'hui est de savoir comment rétribuer les artistes, et les producteurs, qui sont écoutés en streaming, consommés sur la toile, car aujourd'hui le droit d'auteur issu de mode de diffusion frise le ridicule.

A mon avis quand toutes les voitures seront équipée d'internet (avec un débit correcte), le réseau Hertzien ne sera plus utilisé que par l'armée et les autres telecom.

Le monde change, et nous avec, si possible.
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Les commentaires sur cet article manquent de nuance, ou tout simplement d'expérience. C'est un métier où l'on considère qu'on a de la chance si un artiste sur dix devient rentable. Tout le monde prend l'exemple de l'artiste célèbre qui est déshabillé par sa maison de disques, mais personne ne parle des neuf autres avec lesquels le label a perdu de l'argent. Universal a perdu de l'argent avec Bashung pendant une bonne dizaine d'années... Bashung serait-il devenu ce qu'il est devenu sans le soutien d'Universal?

Les artistes non plus ne sont pas des anges! Je pourrais citer ce label qui a retenu un grand studio parisien et engagé 17 musiciens pendant 3 jours... et l'artiste ne s'est jamais pointé et était injoignable! Ou ce groupe qui devait partir en tournée en Australie et le matin du départ le guitariste a fait faux bond car il avait rencontré la veille une nana et a décidé de se payer quelques jours de vacances avec elle.

Et si on parlait un peu du crétinisme des consommateurs, qui se jettent sur la daube et ignorent de vrais talents? Ou bien du manque d'audace des radios? Ou de la difficulté à faire passer un jeune artiste à la télé?

Oui, il est plus facile aujourd'hui de s'autoproduire, surtout si on sait fédérer autour de soi des talents artistiques et commerciaux, comme David Guetta (staff de 6 personnes) ou Will.i.am (staff de 27 personnes).
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Routard67, le 24/09/2012 - 14:40
C'est un métier où l'on considère qu'on a de la chance si un artiste sur dix devient rentable.

Remplace artiste par "show-man" s'il te plait, et ceci dans tout ton discours, l'artiste lui il en a rien à faire d'être rentable.
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tass_, le 24/09/2012 - 15:19

Routard67, le 24/09/2012 - 14:40
C'est un métier où l'on considère qu'on a de la chance si un artiste sur dix devient rentable.

Remplace artiste par "show-man" s'il te plait, et ceci dans tout ton discours, l'artiste lui il en a rien à faire d'être rentable.


On est finalement non réconciliable parce que vous avez un boulot à coté, vous ne prenez pas en compte la question d'argent. Mais si demain un éditeur vous dit, mais c'est génial la musique que vous faites. Vous devriez essayer d'en vivre. Ca change des merdes que nous filent les majors à longueur de journée. On te file 10.000 euros d'avance.
Vous vous dites, après tout pourquoi pas ? Essayons...

Vous devez faire le meilleur album de votre vie. Vous arrêtez votre job pour vous concentrer sur votre projet. Cela vous prend six mois de votre vie sans ressources autre que le chômage. L'album est salué par la presse electro qui fait de vous le Kraftwerk du XXIeme siècle.

Vous partez faire une tournée. Vous tournez pendant six mois sur la planète entière, à coup de 200 euros par soir vous avez juste de quoi vous payer à bouffer et payer l'igné son qui vous suit. Vous animez votre site internet dès que vous avez du wifi pour tenir les gens au courant. Vous jouez devant 100 personnes par soir. Vous sortez 10.000 euros pour faire des TShirts qui une fois payés la fabrication vous laisse 1.000 euros de bénéfices alors que vous avez porté des cartons de 200 Kilos en tournée dans votre van.. Vous dormez 5h00 par nuit et faites 150.000 km en 18 mois.

Vous revenez au bout d'un an et demi, et votre producteur vous dit, ben gros, je comprends pas, t'a fait le meilleur disque du monde, on a claqué 100.000 euros en marketing et on a vendu 12.500. Tu sais les gens ils achètent plus de musique, ils vont tous sur spotify. Donc on te fait un chèque de 2.500 euros et on te dit bonne chance pour le suivant.

Du coup nous on a perdu 20.000 euros sur ton disque, on peut plus payer les salaires, on ferme. Mais tu peux sortir ton disque en autoprod si jamais.

Vous vous dites, attends mec, j'ai tout mis dedans, j'ai quitté mon job, les 10.000 euros d'avance, je les ai mis dans le merch, j'ai pris 1.000 euros de bénèf et tu me files 2.500 euros pour 24 mois de boulot ???????? J'ai gagné 562,50 euros par mois en trimant 12H00 par jour pour jouer dans des clubs pourris au fin fond du mexique oû j'ai chopé la tourista.

Ouais gros, mais vu la fanbase que tu as acquise, le deuxième album, tu vas pouvoir en vendre 25.000 sans trop de problème... En autoprod, cela veut dire 250.000 euros pour toi mec. Bon faudra payer tes charges, le pressage, le site internet, les impôts sur les sociétés, les URSSAFF, enfin tu sauras gérer t'es un bon businessman.

Tu es en train de me dire qu'on repars pour la même merde pendant 24 mois pour que je gagne 560 euros par mois une fois tout payé alors qu'on dit que je suis le kraftwerk moderne et que je remplis des clubs????


Et vous relirez vos commentaires sur cet article, et vous vous direz, merde c'est pas si simple d'être un musicien en fait...

Voilà, c'est ça la réalité aujourd'hui pour des groupes qui vendent 40 000 disques, alors qu'il y a 10 ans, ils en vendaient 80.000.

Après oui, il y aura surement des génies comme vous pour faire des disques géniaux le week end en dilettante, mais vu qu'ils pourront pas tourner, et ben personne ne les connaîtra, et on réécoutera les vieux trucs parce qu'il y aura de moins en moins de trucs qui sortent... Et vous en serez toujours à 20.000 écoutes sur votre soundcloud qui vous auront rapporté que dalle...
[message édité par musicosindé le 25/09/2012 à 16:12 ]
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musicosindé, le 25/09/2012 - 15:58

On est finalement non réconciliable parce que vous avez un boulot à coté, vous ne prenez pas en compte la question d'argent. Mais si demain un éditeur vous dit, mais c'est génial la musique que vous faites. Vous devriez essayer d'en vivre. Ca change des merdes que nous filent les majors à longueur de journée. On te file 10.000 euros d'avance.
Vous vous dites, après tout pourquoi pas ? Essayons...

Non, je dirais non c'est simple. Même si c'est 1 000 000 ou plus. Ca ne marche pas comme ça. C'est le premier biais de ton raisonnement : les majors qui "fabriquent" un "artiste" voué à avoir artificiellement une renommée qu'il n'a pas acquise par les voies "normales" (concerts, concerts et encore concerts) ne marchent jamais, et certainement pas sur le long terme.
Mais soit acceptons ton biais :

musicosindé, le 25/09/2012 - 15:58

Vous devez faire le meilleur album de votre vie. Vous arrêtez votre job pour vous concentrer sur votre projet. Cela vous prend six mois de votre vie sans ressources autre que le chômage. L'album est salué par la presse electro qui fait de vous le Kraftwerk du XXIeme siècle.

Non, je garde mon boulot (ou alors en temps partiel) et je mets 2 ans pour faire mon disque. Quoi de grave là dedans ?

musicosindé, le 25/09/2012 - 15:58

Vous partez faire une tournée. Vous tournez pendant six mois sur la planète entière, à coup de 200 euros par soir vous avez juste de quoi vous payer à bouffer et payer l'igné son qui vous suit. Vous animez votre site internet dès que vous avez du wifi pour tenir les gens au courant. Vous jouez devant 100 personnes par soir. Vous sortez 10.000 euros pour faire des TShirts qui une fois payés la fabrication vous laisse 1.000 euros de bénéfices alors que vous avez porté des cartons de 200 Kilos en tournée dans votre van.. Vous dormez 5h00 par nuit et faites 150.000 km en 18 mois.

L'ingé son qui nous suit pourquoi ? J'ai appris le mastering dans les 2 ans qui m'ont servi à faire l'album.
Faire des t shirt ? Pourquoi faire ? C'est un gadget, un luxe que tu peux te permettre si t'as trop de sous.
Bref on reprend : on se fait 200 euros, largement de quoi bouffer et se loger + encore 100 euros ou plus sur le compte épargne. Et sans porter de carton !

musicosindé, le 25/09/2012 - 15:58

Vous revenez au bout d'un an et demi, et votre producteur vous dit, ben gros, je comprends pas, t'a fait le meilleur disque du monde, on a claqué 100.000 euros en marketing et on a vendu 12.500. Tu sais les gens ils achètent plus de musique, ils vont tous sur spotify. Donc on te fait un chèque de 2.500 euros et on te dit bonne chance pour le suivant.

Je lui dirais que je ne lui ai jamais demandé de claquer quoi que ce soit en marketing.

musicosindé, le 25/09/2012 - 15:58

Du coup nous on a perdu 20.000 euros sur ton disque, on peut plus payer les salaires, on ferme. Mais tu peux sortir ton disque en autoprod si jamais.

Je leur dirais que je ne suis pas responsable de leurs mauvais choix stratégiques, que par exemple claquer 4 fois plus que les bénéfices en marketing
c'est nul même pour un élève de 1ère année en école de commerce.
musicosindé, le 25/09/2012 - 15:58

Vous vous dites, attends mec, j'ai tout mis dedans, j'ai quitté mon job, les 10.000 euros d'avance, je les ai mis dans le merch, j'ai pris 1.000 euros de bénèf et tu me files 2.500 euros pour 24 mois de boulot ???????? J'ai gagné 562,50 euros par mois en trimant 12H00 par jour pour jouer dans des clubs pourris au fin fond du mexique oû j'ai chopé la tourista.

Ben non vu que j'ai économisé sur les t shirt et sur l'ingé son. Et puis en plus je dors chez des fans femmes par soucis d'économie. Puis je bois que de l'alcool, donc pas de tourista.
musicosindé, le 25/09/2012 - 15:58

Ouais gros, mais vu la fanbase que tu as acquise, le deuxième album, tu vas pouvoir en vendre 25.000 sans trop de problème... En autoprod, cela veut dire 250.000 euros pour toi mec. Bon faudra payer tes charges, le pressage, le site internet, les impôts sur les sociétés, les URSSAFF, enfin tu sauras gérer t'es un bon businessman.

Mes charges, l'impôt sur les sociétés ? Oui comme tout le monde oui (encore que pour les micros sociétés il n'y a pas bcp de charges). Le pressage ? Pourquoi faire ? Tu sais on est passé au numérique ? Le site internet ? Mon boulot c'est d'en faire Sinon un wordpress et un template de base personnalisable ça fait un site pour des clopinettes. Sans parler des bandcamp et cie qui te permettent d'avoir la même chose gratis.
musicosindé, le 25/09/2012 - 15:58

Tu es en train de me dire qu'on repars pour la même merde pendant 24 mois pour que je gagne 560 euros par mois une fois tout payé alors qu'on dit que je suis le kraftwerk moderne et que je remplis des clubs????

Si tourner est de la merde et que le but est de faire de l'argent, je me suis loupé de passion.
Sinon 526 euros en ayant un boulot à côté payé 1.5 - 2 smic ça laisse vivre confortablement.
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Tiens tiens, Trent reznor va chez sonymusic...

http://www.numerama....-une-major.html

mais il parait que j'ai rien compris et que je dis que des bêtises...
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Bon Tass AKA Pére ubu, tu me diras comment tu fais pour être sur scène et mixer le son en façade. C'est bien ce que je craignais. Je croyais avoir un musicien en face de moi...

Quand tu tournes un an à 200 euros à 4 par jour, sans bosser à côté, tu me dis comment tu fais pour payer ton loyer ???? T'a gagné au Loto à côté ? Si tu fais 200 bornes entre deux villes, t'es déjà à 50 euros d'essence bientôt. Il reste 37,5 euros par musicien. Je parle pas de péage d'autoroute, parce que j'imagine que tu vas prendre la nationale...

Tu me donneras aussi l'adresse de ton patron qui te payera 1,5 ou 2 fois le smic à rien foutre... Ah non j'oubliais tu es l'ère UBU. Je remarque que ne gagner que 500 euros hors smic, du coup là t'es moins motivé du coup...

Si tu fais une école de commerce, tu apprends que pour pouvoir vendre un produit, il faut d'abord le fabriquer.... Incroyable, non ???? acheter les machines, payer les salaires, lancer la production pour commercialiser ton produit. Les bénéfices se calculent après. Donc les dépenses marketing, tu les fais avant de vendre le produit, pas APRES.
Je pense que même une petite option économie en seconde générale doit aborder le sujet...


Donc oui tu as raison... Reste persuadé que les grands talents explosent sans moyens financiers, leur cul dans le canapé. je ne veux pas casser tes rêves. sache quand même que le Père noel n'existe pas. C'est une invention des parents pour les enfants. Et il est rouge à cause de Coca Cola, avant qu'ils n'en fassent une pub, il était vert...
Je sais c'est dégueu de casser tes rêves mais tu m'as trop énervé.

tu fais de la musique comme moi je fais un site internet. Ben oui, c'est facile de faire un site internet, tu prends un hébergement 1+1, tu prends le template, tu mets une photo et tu as un site. Ben quoi ????? C'est un site internet, non...
Pas besoin de prestataires pour développer des sites. c'est tous des racailles qui se font du blé sur le dos de leurs clients.
Preuve en est, moi j'ai fait un site sur 1+1, et il est top.

Oui et le trafic du site ça se passe comment ? La sécurité des données ? Les mises à jour régulières pour être compatible multinavigateurs? Tu communiques un peu dessus ?

Pas besoin mec, j'ai un bon produit, ça suffit à en vendre... la sécurité on s'en tape... la compatibilité de navigateur ??? Ptdr, triple Lol, quel truffe... HTML ça marche sur tous les ordis... Communiquer dessus, ben oui, j'ai mis un lien sur facebook. Tous mes 123 potes ont eu le lien...


Voilà le type de réponses que tu me sers sur la musique. Donc, on n'y arrivera pas, j'arrête ici d'essayer de faire passer un message.

Je plussoie néanmoins sur ton choix d'hébergement en tournée, tes remèdes pour éviter la tourista. Et je constate que tu n'envisage pas de prendre 500 euros par mois, donc je vois qu'au final on est d'accord sur quelques points.

Hasta luego
[message édité par musicosindé le 27/09/2012 à 20:43 ]
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musicosindé, le 27/09/2012 - 20:42
Bon Tass AKA Pére ubu, tu me diras comment tu fais pour être sur scène et mixer le son en façade. C'est bien ce que je craignais. Je croyais avoir un musicien en face de moi...

Parce qu'on fait de l'électro donc on a l'habitude de monter nous même les façades, les lights, les retours, les amplis... Et de brancher nos tables/consoles de mix, machines, platines par dessus ?
Hey mec les free parties c'est du "do it yourself" on faisait tout de A à Z, y compris fabriquer les caissons de basses hein.

musicosindé, le 27/09/2012 - 20:42

Quand tu tournes un an à 200 euros à 4 par jour, sans bosser à côté, tu me dis comment tu fais pour payer ton loyer ???? T'a gagné au Loto à côté ? Si tu fais 200 bornes entre deux villes, t'es déjà à 50 euros d'essence bientôt. Il reste 37,5 euros par musicien. Je parle pas de péage d'autoroute, parce que j'imagine que tu vas prendre la nationale...

C'est simple : tu fais comme tous les musiciens qui ont un boulot à côté : tu tournes que le week-end (de toutes façons les concerts la semaine c'est pas très attractif), tu prends des vacances, des RTT, voir des congés sans solde si tu as économisé un peu.

musicosindé, le 27/09/2012 - 20:42

Tu me donneras aussi l'adresse de ton patron qui te payera 1,5 ou 2 fois le smic à rien foutre... Ah non j'oubliais tu es l'ère UBU. Je remarque que ne gagner que 500 euros hors smic, du coup là t'es moins motivé du coup...

A rien foutre ? Je bosse hein la semaine, pas à rien foutre. JE vois pas où t'es allé chercher ça.

musicosindé, le 27/09/2012 - 20:42

Si tu fais une école de commerce, tu apprends que pour pouvoir vendre un produit, il faut d'abord le fabriquer.... Incroyable, non ???? acheter les machines, payer les salaires, lancer la production pour commercialiser ton produit. Les bénéfices se calculent après. Donc les dépenses marketing, tu les fais avant de vendre le produit, pas APRES.
Je pense que même une petite option économie en seconde générale doit aborder le sujet...

J'ai pas fais d'école de commerce (beurk) mais il est logique de faire ce qu'on appelle une étude de marché avant d'investir, c'est à dire d'essayer de savoir combien on va gagner, histoire de pas investir plus que ce que ça va nous rapporter.
Désolé mais tu prends la chose à l'envers. Pas étonnant que tu perdes de l'argent alors.
musicosindé, le 27/09/2012 - 20:42

Donc oui tu as raison... Reste persuadé que les grands talents explosent sans moyens financiers, leur cul dans le canapé. je ne veux pas casser tes rêves. sache quand même que le Père noel n'existe pas. C'est une invention des parents pour les enfants. Et il est rouge à cause de Coca Cola, avant qu'ils n'en fassent une pub, il était vert...
Je sais c'est dégueu de casser tes rêves mais tu m'as trop énervé.

Ben oui j'ai fait que rester le cul posé sur mon canapé, on n'a pas monté des soirées les week-end, rameutant 200-300 personnes des fois, allant même jusqu'à devoir parlementer avec les forces de l'ordre pour garder notre matériel.
Quand à ta diatribe de cours de récré, sans intérêt, si tu veux vanner fais le bien, parce que là ma nièce de 11 ans le ferait mieux.
musicosindé, le 27/09/2012 - 20:42

tu fais de la musique comme moi je fais un site internet. Ben oui, c'est facile de faire un site internet, tu prends un hébergement 1+1, tu prends le template, tu mets une photo et tu as un site. Ben quoi ????? C'est un site internet, non...
Pas besoin de prestataires pour développer des sites. c'est tous des racailles qui se font du blé sur le dos de leurs clients.
Preuve en est, moi j'ai fait un site sur 1+1, et il est top.

Ha mais si tu veux y passer du temps et t'investir vraiment tu apprend le php/html/css, tu apprend la gestion système et réseau, tu prends un serveur OVh et ton site internet tu peux le faire aussi bien qu'un vrai. Ca te prendra juste plus de temps.
Exactement comme les gens qui pratiquent le DIY (Do IT Yourself) font.
musicosindé, le 27/09/2012 - 20:42

Oui et le trafic du site ça se passe comment ? La sécurité des données ? Les mises à jour régulières pour être compatible multinavigateurs? Tu communiques un peu dessus ?

Pas besoin de prestataire pour cela si tu veux le faire toi-même tu peux. COmme apprend à faire une balance ou un mastering pour un
morceau. Y a même des cours gratuits pour ça, étonnant non ?

musicosindé, le 27/09/2012 - 20:42

Voilà le type de réponses que tu me sers sur la musique. Donc, on n'y arrivera pas, j'arrête ici d'essayer de faire passer un message.

NOn pas du tout, désolé. Tu restes avec tes oeillères et n'envisage pas même pas que les gens puissent apprendre par eux-même. T'as dû vraiment te faire assister toute ta vie c'est pas possible.
Faire la cuisine t'y arrives ? Ou tu appelles une cuisinière ? Faire ton linge aussi ou tu apportes tout au pressing ?
Et pour pisser y a quelqu'un qui te la tient ?

Je sais que tu défends ton beefsteak et que donc on pouvait s'imaginer que tu sois d'aussi mauvaise fois que Pascal Nègre, mais les insultes tu peux te les foutre où je pense.

Tu ternis l'images des indés.
Inscrit le 19/09/2012
57 messages publiés
Pardon pour les vannes si elles t'ont blessé. Mais je ne crois pas avoir écrit d'insultes. Si c'est le cas, pardon.

Ta réaction explique pourquoi c'est la merde sur la musique. Quand pascal Nègre explique ce que j'expose, tout le monde dit que c'est un vendu d'une major company qui mérite ce qui lui arrive.
Dès qu'un musicien indé dit que c'est la vérité, on lui renvoie à la tronche qu'il fait honte à la profession, et qu'il défend son beefeack. Du coup on passe pour des enculés de feignants, qui chantent les cheveux aux vents, et qu'on est gonflé de demander à pouvoir en vivre, parce que faire de la musique c'est pas un métier, et qu'en plus on est des vendus parce qu'on espère vendre des disques pour en vivre.

Je t'assure que c'est pas facile pour moi de donner raison à pascal Nègre, mais je fais le même constat que lui. Mais s'il n'y a que lui pour dire les choses, tout le monde reste sur l'image d'Epinal du vilain canard qui empêche les gens d'écouter la musique qu'ils souhaitent.

Ce qui me saoule dans cette affaire, c'est que tu n'écoute pas ce que je te dis jusqu'au bout. Donc on a sûrement les deux des oeillères.

- Je te dis que si tu fais ça que les week ends, tu pourras jamais vivre de ta musique.
Sur ce point là nous sommes implicitement d'accord.
- Je te dis ensuite que si tu veux en vivre, il faut le faire à plein temps
- Sur ce point là, je crois que nous sommes d'accord.

-Tu me dis une maison de disques ne sert à rien, c'est des voleurs
- je te dis que c'est ce seul moyen de pouvoir essayer d'en vivre.
- et là, tu me trashe la tête : Tu me dis que vouloir en vivre c'est une ineptie, parce qu'un artiste ne doit pas se vendre.
- Ce à quoi je te réponds, je vois pas en quoi le fait de te consacrer qu'à ta musique ne peut pas être considéré comme un travail et en quoi ca rend ta musique moins intéressante et légitime ? Et je te réponds aussi qu'il faut des moyens pour en vivre.
- Tu restes focalisé sur ta vision du poète maudit qui fait 10 concerts par an et qui met son album sur spotify et que c'est bien suffisant sinon ca pervertit l'art.
-je te réponds qu'il y aura pas beaucoup de créations si les gens ne se donnent pas le temps de faire de bons disques et de tourner, et qu'à ce stade pour toi c'est déjà de la perversion ultime
-Et là tu me dis qu'y a pas besoin de temps et de moyens pour en vivre...D'ailleurs pourquoi en vivre ?
Donc c'est un cercle vicieux. Oui, si tu ne veux pas admettre que quelqu'un puisse en vivre, je suis 100% d'accord avec toi.

Si ca peut te rassurer, j'ai monté ma boite tout seul comme un grand, elle tourne depuis 5 ans, dans la musique, et je ne vis pas sur les ventes de disques, je te le confirme. Je me sors un peu plus qu'un smic. J'aurais pu me prendre un peu plus mais j'aide un pote musicien en lui filant un mi temps sur ma boite.

Pour ton info, Tass, j'ai pris un zicos en salarié a mi temps qui est sur la scène DIY depuis 10 ans, qui vend plus de 80.000 disques, qui fait des tournées de 120 dates par année (USA, Russie, Australie, Europe entière) qui joue devant 200 personnes a minima tous les soirs. Il est endorsé par une marque de guitares, a sa photo dans les magazines. Et ben gros, il a 26 ans, il dort 3 heures par nuit, il a réussi à prendre 3,000 euros pour l'année entière pour la musique, donc il vit toujours chez ses parents, et il avait besoin de trouver un patron suffisamment cool pour lui filer 800 euros par mois et accepter qu'il parte régulièrement en tournée. Sans ma boite, il arrêtait la musique alors qu'il est à un stade que peu de groupes, même signés peuvent atteindre.

Ah au fait, quand tu es indépendant, t'as pas de salaire qui tombe si t'as pas de ventes, et si tu fermes ta boite, t'as pas le chômage pendant 23 mois. Tu passes pas par la case départ. Donc excuse d'être un peu tendu sur la question financière, mais on vit justement pas dans le même monde si t'es salarié et que pour toi c'est un loisir, et pour moi c'est une question de survie (pas de millions comme Pascal Nègre).

Donc Tass, voilà pourquoi mes réactions sont si vives. Ne t'en déplaise, je connais justement l'indépendance, je fais tourner une boite depuis 5 ans, et j'ai accessoirement deux groupes le week end dans des conditions similaires à la tienne, en DIY total. On se fait plaisir, on porte les caisses, on décharge le matos, on prend 200 euros par soir dans les bons cas, dès fois rien. Et j'en fais pas une question de thune. Mais dans les 7000 euros qu'on a claqué dans ce projet, on a juste payé le pressage, le studio, (l'équivalent d'une lacia dogan quand même).


Mais à l'inverse de toi, je sais que si je veux qu'on rentre dans nos frais juste pour que nos titres existent ou que de prochains puissent se faire, il faudrait qu'on y consacre plus de temps et qu'on peut pas parce qu'on bosse à côté. Note bien que j'ai pas dis que je voulais en vivre (je sais que c'est impossible), et c'est pas là mon ambition. Le blé qu'on a mis dans ce projet, c'est pas pour le plaisir de claquer de la thune, c'est par respect pour nos auditeurs potentiels, qu'ils aient un bon son, un beau disque, et que des bars nous trouvent suffisamment bien pour faire des dates.

Tu ne regardes que ton nombril parce que tu arrives à faire de l'électro tout seul devant tes machines, et que tu n'arrives pas à concevoir que pour tout autre genre musical, y compris le tien, il faille un ingé son etc...

Dire que l'autoprod c'est le futur de la musique, ca revient à dire qu'on est pour la paix dans le monde. Oui, sur le papier ca fait rêver, mais dans les faits ca n'existe pas. Donc désolé mais un musicien indé, S'IL VEUT EN BOUFFER, il doit dégager une énergie folle, et engager des moyens.

Mais depuis le début, S'IL VEUT EN BOUFFER te semble inadmissible au motif que l'art ne doit pas être perverti par la thune. Donc tu me pourris. Je n'essaie pas de te convaincre que PHILOSOPHIQUEMENT c'est bien ou pas bien. Je t'expose une réalité si tu veux en vivre.

Donc, oui on ne sera jamais d'accord. je ne t'ai jamais demandé d'admettre qu'un artiste QUI VEUT EN BOUFFER est quelqu'un de bien, je te demande juste de comprendre que s'il fait ce choix de dingo, l'autoproduction ne marche pas, sauf rares exceptions (comme les gagnants du LOTO par rapport au nombre de salariés dans le monde).

Et quand on essaie d'expliquer que pour en vivre, c'est un métier 24H/24, et qu'on a des réponses comme les tiennes, je m'excuse, mais on est obligés de les démolir parce que c'est faux.

Sache que pour que quatre personnes dans un groupe avec leur manager puisse se sortir un SMIC (PAS UN MILLION D'euro par personne, Pas 3,000 euros par mois, un SMIC bordel), il faut vendre 100.000 disques sur deux ans, en tournant sur 200 dates et en gérant bien leur thune... Et que vendre 100K disques, sans maisons de disques, il te faut un investisseur à côté. S'il n'y avait pas le statut d'intermittent en France, je pense qu'il ne resterait plus grand monde de pro en France.

Sache aussi que l'intermittence coûte 1 milliard de DEFICIT de caisses ASSEDIC par année en France.... Au vu de l'ambiance actuelle niveau politique, il se pourrait bien que le statut soit réformé tuant toute la scène indé.

Et là, il ne restera plus que les majors pour signer des groupes comme tu les aimes pas, parce que les indés ils retourneront à l'usine et ils arrêteront de faire des disques et de la musique....

Ce que tu trouveras sans doute très bien, OK, super... Tu as raison, cela fera moins d'assistésâ? Oui je te rejoins volontiers sur le fait que les artistes qui font ca pour en vivre risquent de pervertir leur art pour séduire des gens pour vendre leur musique. Là dessus tu as entièrement raison. Mais dire que les artiste que tu juges suffisamment bien artistiquement vont s'amuser à faire 30 disques qui plairont à 300 personnes comme toi éclairés, en autoprod, je te dis 100 fois non, parce que faire de la musique dans de bonnes conditions demandent des moyens, tu le fais une fois, deux fois et après tu arrêtes pour pas t'endetter plus.

Regarde DIG, prends l'exemple de BRIAN JONESTOWN MASSACRE, qui sont le reflet exact de ce que tu dis, ces gars là s'ils n'ont pas un label pour leur payer leur disque, ils sont mortsâ?. Pourquoi, parce que ce qui rend leur art légitime, c'est que ce sont des écorchés vifs qui sont des asociauxâ? Les mettre derrière une machine outil à l'usine pour gagner leur croûte est impossible. Ils ne sont pas dociles, c'est en ca que leur musique est intéressanteâ? Alors oui, ils pourront peut être galérer pour se payer un disque, qui sonnera moyen moyen, ils pourront tourner comme des punks pendant 10 ans, mais ils finiront sans doute mort d'overdose ou suicidés, ou totalement marginalisésâ?

Donc tu as le droit de penser que je suis le pire connard de la planète, vendu à la solde des maisons de disques.
Je te dirais sans doute oui pour le premier point, désolé, et oui sur le second parce que j'ai constaté que dans un monde non utopique, c'était la réalitéâ?.Mais que je suis pas prêt à chanter de la pop pour intéresser un label. Et qu'en autoprod, je n'y arriverais pas.
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@musicoindé

Je pense que ce qu'il faut bien voir, c'est que les gens ne sont pas contre les musiciens, même ceux qui veulent en vivre.
Par contre, effectivement, il y a eu des évènements qui, pris ensemble, ont fait largement perdre leur valeur à la musique:

* La "gratuité" de la musique, non seulement sur internet mais aussi & surtout sur les radios, TV, ...
* Les grandes majors qui, au lieu de jouer leur rôle de "découvreur de talents" ont trouvé plus rentable de faire de "l'artiste jetable", type StarAc, avec des personnes aux carrières courtes & lucratives plutôt que de payer ad vitam éternam des Goldman ou des Farmer: Depuis 15 ans,
* La concentration & uniformisation des média qui décourage la diffusion de "l'anormalité", le but restant le pognon à très court terme.

C'est *très* différent des maisons de disque des années 60 (qui étaient plus des "agents", en fait).

Pour moi, le problème est que actuellement, c'est trop tard, le mal est fait.

Tu ne reviendra plus au paiement à l'acte du 20ème siècle, ou alors il faudra faire le forcing auprès des générations de gamins actuels & lutter contre les parents et les industriels, pour que dans 20 ans la situation redevienne tel qu'il y a 30 ans...

Je suis d'accord que le modèle économique reste à trouver, mais pour moi, c'est vrai pour TOUS les métiers actuels, pas seulement les métiers artistiques (ya qu'a voir dans l'industrie les délocalisation sous prétexte que les ouvriers, déjà payés au smic, sont encore trop chers, et qu'un robot chinois coûte moins).

Plus généralement, à mon sens on a un problème sociétal global avec le modèle de société actuel (libéralisme économique), qui ne recherche pas l'équilibre mais plutôt un idéal économique indépendant du facteur humain.
Autrement dit, le système actuel fonctionne extrêmement bien par rapport à ses objectifs - ce sont ces objectifs qui sont incorrects.

La situation particulière des artistes n'est qu'une manifestation de la défectuosité du modèle de société.
(Paradoxalement il existe d'autres domaines où l'art génère énormément de fric, même pour quelques artistes: La peinture, par exemple, qui alimente la spéculation. Là c'est pareil - ce qui fait la valeur de la peinture n'est pas le coté artistique, mais le fait que le peintre a réussi à démarrer une spirale spéculative, par exemple par piston).
Inscrit le 19/09/2012
57 messages publiés
Cher OBCD,


Merci pour le débat constructif.

ATTENTION : on parle ici d'économie, pas d'art, de savoir ce qui est bien ou pas bien. On parle d'entreprise qui doit faire du fric pour continuer à exister (sauf qu'au lieu d'acheter de la matière, elle paye des artistes disons plutôt des musiciens pour pas tomber dans le débat de l'art Vs du commerce qui n'est pas la question première ici)

La vérité sur les maisons de disques, elles perdent de l'argent sur 7 artistes, elles équilibrent 2 projets, elles cartonnent un projet qui compense les pertes des 7 déficitaires et fais un bénéf' d'environ 10%. Y'a des choses risquées (Bashung), d'autres moins (la danse des canards). Si vous faites suffisamment de profit avec la danse des canards, vous arrivez à payer trois disques déficitaires à Bashung et au final il trouve un public.


Que ce soit un label indé ou major, c'est une réalité qu'on doit perdre de l'argent sur un premier album, un deuxième album, pour que le troisième permette de rentrer enfin dans ses frais.


Ca c'est une réalité économique depuis que la musique est devenu une industrie. (je sais c'est le "mal")

Vous avez l'impression que la musique était gratuite en tv et en radio. C'est faux, les chaines et les antennes payent pour diffuser ce contenu. Ils payent à la SPRE et à la SACEM. Le public lui ne payait rien, mais subissait le matraquage sans pouvoir choisir les titres qu'ils écoutaient (sauf en changeant d'antenne ou de chaine).
L'effet de découverte et de lobotomisation marchait bien, ce qui faisait vendre des disques car quand vous crochiez sur un titre que vous aimiez, vous allez l'acheter dans le commerce. Plus le média est puissant, plus il touche du monde et c'est comme ça que s'est développé la musique.


Les médias ont toujours financés les maisons de disques et les auteurs et n'ouvraient pas une boite de Pandore.


La dessus arrive internet. Les gens se sont jetés sur le P2P pour choper du contenu sans que rien ne paye la création. C'est déjà pas très sain de diffuser un contenu librement sans se soucier des créateurs. Mais passons sur ce point.

Il s'avère que si vous aimez un titre, vous n'avez pas besoin d'aller payer un euro sur itunes puisque vous l'avez déjà sur votre ordi. Donc plus la peine d'aller acheter le disque. donc pas de remontées de droits sur cette diffusion.


Qu'est ce qui est le plus téléchargé à votre avis ? Les hits bien entendu. L'intégrale du père machin, leader de l'electro indus tout le monde presque s'en fout en dehors de 25 spécialistes). Madonna, ca va pas lui faire mal si j'achète pas son disque, de toute façon, je l'aurais pas acheté, alors ouvrons les vannes. Eminem,
ca va pas lui faire mal si j'achète pas son disque, de toute façon, je l'aurais pas acheté, alors ouvrons les vannes.

Et là nous en arrivons au point premier, c'est que ce sont justement ces artistes qui faisaient bouffer tous les autres. Et

ce sont ces ventes là qui ont été perdus.
Plus d'argent pour supporter les beaux clips, les tournées d'artistes, on vire les artistes qui font perdre de l'argent (ex alain Chamfort à l'époque) pour pas fermer la boite, et surtout on prend moins de risques, donc on arrête de signer des choses qui ne pourraient pas passer à la radio, parce que sinon on est morts.


Sur les Star Academy et consorts :

Les grosses majors ne vous ont jamais trainés dans un magasin pour en acheter. C'est que le public aimait ca, par effet de médiatisation de l'émission. Vous me direz, ben oui à force qu'on gave les gens, ils finissent par acheter.

je vous réponds oui, mais je vous répondrais aussi que si les gens arrêtaient de regarder des programmes aussi stupides, ils arrêteraient ce type d'émissions.


Le fond du problème est là, et je vous rejoins totalement. Le seul moyen qui a permis à la musique de faire vivre des gens, c'est de passer par les médias. Et les médias entreprises soumises à la loi du marché, doivent diffuser ce que les gens ont envie d'entendre. Et on se retrouver à aimer ce que la masse aime. Moins c'est compliqué, plus ca agglutine de monde. Si demain, je vous mets du ARVO PART sur NRJ, combien d'auditeurs vont ils perdre à votre avis ??? pourtant c'est bien ARVO PART. Mais c'est pas facile d'accès.


Est ce que les médias sont condamnables pour autant ???? NON, ce sont des entreprises qui divertissent le public. Le public veut du M Pokora, du One Direction. Qu'on lui en donne si ca fait bouffer les salariés du média. Cela créé du travail. Est ce que c'est de l'art ? Je ne suis personne pour juger M POKORA ou ONE DIRECTION. Cela plait aux gens.

Mais cela crée des emplois, cela fait des bénéfices que la maison de disques, A SA DISCRETION réinvestit sur des artistes plus risqués....


Est-ce que le public est condamnable pour autant ???? NON, car il prend ce qu'on lui donne. Mais pourquoi va t'il s'agglutiner sur TF1 plutôt que sur ARTE ou FRANCE 5 ? Parce qu'il regarde la TV pour se divertir, pas pour s'instruire.

et apprécier la musique, suppose de l'apprentissage et de la répétition pour en cerner les nuances.


il est plus simple d'avaler un POKER FACE de Lady Gaga, que l'intégrale de pierre BOULEZ. Le système libéral permet à tous ces genres d'exister, Gaga multimillionnaire, Pierre boulez modeste artiste. Tout le monde à voix au chapitre. C'est les jeux du cirque....


Maintenant, comme vous je condamne ce monde libéral. Pour autant, si c'est pour se retrouver sous dictature élitiste ou on fait de la licence légale et le choix des artistes est celui de nos gouvernants ou autre intelligentsia qui vont donner les moyens à untel de composer, et pas à un autre. C'est tout aussi dangereux, voire pire car c'est de la dictature.


Pour en finir sur la question, je reste entièrement d'accord que :

C'est un scandale de ne pas pouvoir écouter son disque dans la voiture avec les DRM alors qu'un mec qui le télécharge illégalement peut le faire.

C'est vrai que c'est pénible que pour des questions de droits, tel ou tel série n'est pas dispo en VOST parce que le distributeur voit pas l'intérêt de la sortir en France parce que ca n'intéressera pas assez de monde

Mais les sociétés qui ont fait les DRM essayaient de préserver des emplois, pendant que Kim Dotcom pensait qu'à sa gueule.


Si demain je vais dans une boulangerie, je pique tout ce que le boulanger a fait, que je vais le redistribuer aux pauvres, je veux bien passer pour Robin des Bois.


Mais si je vole ce même boulanger, et que je fais un stand de distribution gratuite de petits pains, et que je vends 175 millions de dollars de pub parce que la planète entière vient à mon stand trouver gratuitement ce qui est payant ailleurs; c'est pas ROBIN DES BOIS, c'est AL CAPONE....
Inscrit le 06/04/2011
3886 messages publiés
musicosindé, le 28/09/2012 - 15:07
Cher OBCD,


Merci pour le débat constructif.

ATTENTION : on parle ici d'économie, pas d'art, de savoir ce qui est bien ou pas bien. On parle d'entreprise qui doit faire du fric pour continuer à exister (sauf qu'au lieu d'acheter de la matière, elle paye des artistes disons plutôt des musiciens pour pas tomber dans le débat de l'art Vs du commerce qui n'est pas la question première ici)

La vérité sur les maisons de disques, elles perdent de l'argent sur 7 artistes, elles équilibrent 2 projets, elles cartonnent un projet qui compense les pertes des 7 déficitaires et fais un bénéf' d'environ 10%. Y'a des choses risquées (Bashung), d'autres moins (la danse des canards). Si vous faites suffisamment de profit avec la danse des canards, vous arrivez à payer trois disques déficitaires à Bashung et au final il trouve un public.


Que ce soit un label indé ou major, c'est une réalité qu'on doit perdre de l'argent sur un premier album, un deuxième album, pour que le troisième permette de rentrer enfin dans ses frais.


Ca c'est une réalité économique depuis que la musique est devenu une industrie. (je sais c'est le "mal")

Vous avez l'impression que la musique était gratuite en tv et en radio. C'est faux, les chaines et les antennes payent pour diffuser ce contenu. Ils payent à la SPRE et à la SACEM. Le public lui ne payait rien, mais subissait le matraquage sans pouvoir choisir les titres qu'ils écoutaient (sauf en changeant d'antenne ou de chaine).
L'effet de découverte et de lobotomisation marchait bien, ce qui faisait vendre des disques car quand vous crochiez sur un titre que vous aimiez, vous allez l'acheter dans le commerce. Plus le média est puissant, plus il touche du monde et c'est comme ça que s'est développé la musique.


Les médias ont toujours financés les maisons de disques et les auteurs et n'ouvraient pas une boite de Pandore.


La dessus arrive internet. Les gens se sont jetés sur le P2P pour choper du contenu sans que rien ne paye la création. C'est déjà pas très sain de diffuser un contenu librement sans se soucier des créateurs. Mais passons sur ce point.

Il s'avère que si vous aimez un titre, vous n'avez pas besoin d'aller payer un euro sur itunes puisque vous l'avez déjà sur votre ordi. Donc plus la peine d'aller acheter le disque. donc pas de remontées de droits sur cette diffusion.


Qu'est ce qui est le plus téléchargé à votre avis ? Les hits bien entendu. L'intégrale du père machin, leader de l'electro indus tout le monde presque s'en fout en dehors de 25 spécialistes). Madonna, ca va pas lui faire mal si j'achète pas son disque, de toute façon, je l'aurais pas acheté, alors ouvrons les vannes. Eminem,
ca va pas lui faire mal si j'achète pas son disque, de toute façon, je l'aurais pas acheté, alors ouvrons les vannes.

Et là nous en arrivons au point premier, c'est que ce sont justement ces artistes qui faisaient bouffer tous les autres. Et

ce sont ces ventes là qui ont été perdus.
Plus d'argent pour supporter les beaux clips, les tournées d'artistes, on vire les artistes qui font perdre de l'argent (ex alain Chamfort à l'époque) pour pas fermer la boite, et surtout on prend moins de risques, donc on arrête de signer des choses qui ne pourraient pas passer à la radio, parce que sinon on est morts.


Sur les Star Academy et consorts :

Les grosses majors ne vous ont jamais trainés dans un magasin pour en acheter. C'est que le public aimait ca, par effet de médiatisation de l'émission. Vous me direz, ben oui à force qu'on gave les gens, ils finissent par acheter.

je vous réponds oui, mais je vous répondrais aussi que si les gens arrêtaient de regarder des programmes aussi stupides, ils arrêteraient ce type d'émissions.


Le fond du problème est là, et je vous rejoins totalement. Le seul moyen qui a permis à la musique de faire vivre des gens, c'est de passer par les médias. Et les médias entreprises soumises à la loi du marché, doivent diffuser ce que les gens ont envie d'entendre. Et on se retrouver à aimer ce que la masse aime. Moins c'est compliqué, plus ca agglutine de monde. Si demain, je vous mets du ARVO PART sur NRJ, combien d'auditeurs vont ils perdre à votre avis ??? pourtant c'est bien ARVO PART. Mais c'est pas facile d'accès.


Est ce que les médias sont condamnables pour autant ???? NON, ce sont des entreprises qui divertissent le public. Le public veut du M Pokora, du One Direction. Qu'on lui en donne si ca fait bouffer les salariés du média. Cela créé du travail. Est ce que c'est de l'art ? Je ne suis personne pour juger M POKORA ou ONE DIRECTION. Cela plait aux gens.

Mais cela crée des emplois, cela fait des bénéfices que la maison de disques, A SA DISCRETION réinvestit sur des artistes plus risqués....


Est-ce que le public est condamnable pour autant ???? NON, car il prend ce qu'on lui donne. Mais pourquoi va t'il s'agglutiner sur TF1 plutôt que sur ARTE ou FRANCE 5 ? Parce qu'il regarde la TV pour se divertir, pas pour s'instruire.

et apprécier la musique, suppose de l'apprentissage et de la répétition pour en cerner les nuances.


il est plus simple d'avaler un POKER FACE de Lady Gaga, que l'intégrale de pierre BOULEZ. Le système libéral permet à tous ces genres d'exister, Gaga multimillionnaire, Pierre boulez modeste artiste. Tout le monde à voix au chapitre. C'est les jeux du cirque....


Maintenant, comme vous je condamne ce monde libéral. Pour autant, si c'est pour se retrouver sous dictature élitiste ou on fait de la licence légale et le choix des artistes est celui de nos gouvernants ou autre intelligentsia qui vont donner les moyens à untel de composer, et pas à un autre. C'est tout aussi dangereux, voire pire car c'est de la dictature.


Pour en finir sur la question, je reste entièrement d'accord que :

C'est un scandale de ne pas pouvoir écouter son disque dans la voiture avec les DRM alors qu'un mec qui le télécharge illégalement peut le faire.

C'est vrai que c'est pénible que pour des questions de droits, tel ou tel série n'est pas dispo en VOST parce que le distributeur voit pas l'intérêt de la sortir en France parce que ca n'intéressera pas assez de monde

Mais les sociétés qui ont fait les DRM essayaient de préserver des emplois, pendant que Kim Dotcom pensait qu'à sa gueule.


Si demain je vais dans une boulangerie, je pique tout ce que le boulanger a fait, que je vais le redistribuer aux pauvres, je veux bien passer pour Robin des Bois.


Mais si je vole ce même boulanger, et que je fais un stand de distribution gratuite de petits pains, et que je vends 175 millions de dollars de pub parce que la planète entière vient à mon stand trouver gratuitement ce qui est payant ailleurs; c'est pas ROBIN DES BOIS, c'est AL CAPONE....

je vous cite
" Si demain je vais dans une boulangerie, je pique tout ce que le boulanger a fait, que je vais le redistribuer aux pauvres, je veux bien passer pour Robin des Bois."
Personne n ' a dit que l ' on voulait pas payer puisque beaucoup ont un compte prémium, mais seulement pas se faire en......er. Nuance
A t-on plus de chances de vendre 10 000 disques à 1€ , 20 000 à 50 cts que 1 disque à 10 000 € ?
Inscrit le 14/04/2013
1 messages publiés
ce type a fait du lobbying à l'assemblée nationale pendant des années, pour en fin de compte, et la même semaine où est passée Hadopi, qu'universal US permettent l'accès libre et gratuit à la quasi-totalité de leur catalogue (seulement pour les Américains et les Canadiens). les boules, tout ce boulot pour rien finalement.
ce type est un pervers narcissique manipulateur, un sale type, comme il y en a tant dans les majors justement.
plusieurs études ont montré que ceux qui téléchargent (illégalement) le plus sont aussi les plus gros consommateurs (légaux) de musique ! >>> http://www.minutebuz...omment-le-plus/

alors quoi ? faudrait-il plutôt condamner ceux qui ne téléchargent pas illégalement ? puisqu'ils ne consomment pas assez ?

ce type est un bouffon triste. oubliez-le, il n'est déjà plus qu'un vague souvenir d'un temps passé.
Inscrit le 20/09/2009
6359 messages publiés
"alors quoi ? faudrait-il plutôt condamner ceux qui ne téléchargent pas illégalement ? puisqu'ils ne consomment pas assez ?"


C'est exactement ce qui a été fait. La HADOPI a fait condamner un abonné innocent qui n'a jamais rien téléchargé, et n'a jamais poursuivi une personne qui a avoué partager du Rihanna:
http://www.pcinpact....ne-condamne.htm

Bref, la HADOPI, non seulement c'est un PUR FAIL, mais c'est aussi une vraie mafia.
Inscrit le 14/08/2014
1 messages publiés
Gardons éspoire, j'au lu cela pour envoyer ma démo, est-ce de bons conseils ? vu que personnes ne semble écouter une démo...   http://www.upformusic.com/fr/comment-envoyer-une-demo-a-un-label-de-musique-34842011
[message édité par ahmedmtl le 14/08/2014 à 03:44 ]
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