Joann Sfar (Gainsbourg, le film) : "la culture est une marchandise comme les autres"
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 20 Janvier 2010 à 18h47 -
posté dans Société 2.0
L'auteur de nombreux tomes de Donjon et de la série Le Chat du rabbin s'est aussi dit "pour que l'on donne du blé aux créateurs". Et ça tombe bien, c'est le cas. Son film est coproduit par Studio 37, la filiale de production cinématographique de l'opérateur de télécommunications Orange. Le même qui déconnectera ses abonnés s'ils téléchargent le film illégalement, mais qui n'aurait pas pu produire le film sans les milliards d'euros générés chaque année par les abonnements à Internet. Son film est aussi coproduit par France 2, qui n'aurait pas pu produire le film sans la redevance audiovisuelle payée probablement par les mêmes abonnés à Internet que ceux que le réalisateur veut passer sous la guillotine numérique. Au moins ces deux sources de financement devraient inviter à moins de manichéisme, sans parler des aides attribuées par le CNC et autres crédits d'impôts accordés aux industries cinématographiques grâce aux contribuables. C'est bien cela entre autres qui fait que non, la culture n'est pas une marchandise commes les autres. "Plutôt Jack Lang ou Frédéric Mitterrand ?", lui demandaient enfin les journalistes. "J'aime beaucoup les deux", a-t-il répondu avec plein de sincérité dans la voix. Preuve supplémentaire que l'on n'a pas, mais vraiment pas, les mêmes valeurs. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Joann Sfar (Gainsbourg, le film) : "la culture est une marchandise comme les autres"»
"Il faut arrêter de regarder TF1 les gars : quand on vous parle artistes, vous répondez Johnny Halliday. Quand on vous parle entreprise, vous répondez Renault. Le problème, c'est que c'est pas ça la réalité : ce ne sont que les façades."
Et une fois qu'on a compris ça, on comprend à quel point la lutte contre le piratage n'a rien à voir avec la culture... D'après les statistiques des ASSEDIC, il y a plus de la moitié des artistes et techniciens du spectacle vivant (intermittents) qui vivent entre le RMI et le SMIC. Ces gens là ne souffrent pas du piratage, parce que la plupart n'a jamais enregistré le moindre CD. La minorité qui a des albums à son actif les vends à la sortie de ses concerts et n'est pas piraté car introuvable sur emule. Ce qui tue la création artistique en France, ce n'est pas le téléchargement, c'est le gouvernement! Le gouvernement d'un parti qui a détruit l'intermittence, qui redirige les budgets de la création vers le patrimoine, qui baisse les subventions, qui tue l'enseignement artistique... Mais qui arrive tout de même à faire croire qu'il est du côté des artistes... Mais bon, dans un pays où Johnny est un demi-dieu, à quoi pouvait-t'on s'attendre d'autre? >>>"Et une fois qu'on a compris ça, on comprend à quel point la lutte contre le piratage n'a rien à voir avec la culture"
Parce que l'argent engrangé sur les daubes de Johnny Halliday (heureusement qu'il y a des gens qui aiment ça) est investi sur des jeunes artistes ou des artistes avec une rentabilité financière plus faible. Si tu coupes la pompe à fric, les maisons de disques couperont les branches les moins rentables. Ce qu'elles ont déjà commencé à faire. D'autre part, quand tu as pris l'habitude de pirater Halliday, tu n'auras pas le réflexe d'acheter pour un artiste beaucoup moins connu ou dans une petite maison de disque qui n'a pas l'assise financière des majors. Exemple : une petite maison de disque régionale avait l'habitude de produire des disques de jazz de groupes locaux. L'année dernière, elle a indiqué a des amis d'un groupe amateur que c'est terminé : ils n'ont plus les moyens et ils se concentrent uniquement sur les 2 ou 3 groupe pros sur lequel ils font encore un poil de fric. Moralité : fin de l'enregistrement de disques pour le groupe. Ils ont tous un boulot, une famille et ils ont autre chose à foutre que chercher un studio, un ingé du son, ... Voila ce que c'est la perte de la diversité musicale prise cette habitude détestable qui fait croire que comme ce n'est pas matériel, pas protégé et sans risque, on peut se servir gratuitement. D'une manière ou d'une autre, il faut remettre dans la tête des gens que faire de la musique, cela demande de l'argent et que donc il faut payer. Si certains artistes veulent donner librement, c'est leur choix. Mais ceux qui veulent pouvoir vendre leurs oeuvres, il faut qu'ils soient protégés. Ensuite, au public de faire ses choix. enter, le 22/01/2010 - 17:01 >>>"Et une fois qu'on a compris ça, on comprend à quel point la lutte contre le piratage n'a rien à voir avec la culture" Parce que l'argent engrangé sur les daubes de Johnny Halliday (heureusement qu'il y a des gens qui aiment ça) est investi sur des jeunes artistes ou des artistes avec une rentabilité financière plus faible. Si tu coupes la pompe à fric, les maisons de disques couperont les branches les moins rentables. Ce qu'elles ont déjà commencé à faire. D'autre part, quand tu as pris l'habitude de pirater Halliday, tu n'auras pas le réflexe d'acheter pour un artiste beaucoup moins connu ou dans une petite maison de disque qui n'a pas l'assise financière des majors. Exemple : une petite maison de disque régionale avait l'habitude de produire des disques de jazz de groupes locaux. L'année dernière, elle a indiqué a des amis d'un groupe amateur que c'est terminé : ils n'ont plus les moyens et ils se concentrent uniquement sur les 2 ou 3 groupe pros sur lequel ils font encore un poil de fric. Moralité : fin de l'enregistrement de disques pour le groupe. Ils ont tous un boulot, une famille et ils ont autre chose à foutre que chercher un studio, un ingé du son, ... Voila ce que c'est la perte de la diversité musicale prise cette habitude détestable qui fait croire que comme ce n'est pas matériel, pas protégé et sans risque, on peut se servir gratuitement. D'une manière ou d'une autre, il faut remettre dans la tête des gens que faire de la musique, cela demande de l'argent et que donc il faut payer. Si certains artistes veulent donner librement, c'est leur choix. Mais ceux qui veulent pouvoir vendre leurs oeuvres, il faut qu'ils soient protégés. Ensuite, au public de faire ses choix. "Ils ont tous un boulot, une famille et ils ont autre chose à foutre que cherche un studio ect.." , bah voila ! Ils n'ont qu'a le faire pour la passion et pas UNIQUEMENT pour l'argent . Il faut remettre dans la tête des gens qu'il est inacceptable de payer pour de la culture . Comme d'habitude , tes arguments sont faux , et ne servent qu'a protéger tes intérêts de collabos . @Jean-no' J'aime pas ton prénom d'ailleurs Je souligne simplement que ton précèdent post est une calomnie . Panda-Kun, le 22/01/2010 - 17:53
enter, le 22/01/2010 - 17:01 >>>"Et une fois qu'on a compris ça, on comprend à quel point la lutte contre le piratage n'a rien à voir avec la culture" Parce que l'argent engrangé sur les daubes de Johnny Halliday (heureusement qu'il y a des gens qui aiment ça) est investi sur des jeunes artistes ou des artistes avec une rentabilité financière plus faible. Si tu coupes la pompe à fric, les maisons de disques couperont les branches les moins rentables. Ce qu'elles ont déjà commencé à faire. D'autre part, quand tu as pris l'habitude de pirater Halliday, tu n'auras pas le réflexe d'acheter pour un artiste beaucoup moins connu ou dans une petite maison de disque qui n'a pas l'assise financière des majors. Exemple : une petite maison de disque régionale avait l'habitude de produire des disques de jazz de groupes locaux. L'année dernière, elle a indiqué a des amis d'un groupe amateur que c'est terminé : ils n'ont plus les moyens et ils se concentrent uniquement sur les 2 ou 3 groupe pros sur lequel ils font encore un poil de fric. Moralité : fin de l'enregistrement de disques pour le groupe. Ils ont tous un boulot, une famille et ils ont autre chose à foutre que chercher un studio, un ingé du son, ... Voila ce que c'est la perte de la diversité musicale prise cette habitude détestable qui fait croire que comme ce n'est pas matériel, pas protégé et sans risque, on peut se servir gratuitement. D'une manière ou d'une autre, il faut remettre dans la tête des gens que faire de la musique, cela demande de l'argent et que donc il faut payer. Si certains artistes veulent donner librement, c'est leur choix. Mais ceux qui veulent pouvoir vendre leurs oeuvres, il faut qu'ils soient protégés. Ensuite, au public de faire ses choix. "Ils ont tous un boulot, une famille et ils ont autre chose à foutre que cherche un studio ect.." , bah voila ! Ils n'ont qu'a le faire pour la passion et pas UNIQUEMENT pour l'argent . Il faut remettre dans la tête des gens qu'il est inacceptable de payer pour de la culture . Comme d'habitude , tes arguments sont faux , et ne servent qu'a protéger tes intérêts de collabos . @Jean-no' J'aime pas ton prénom d'ailleurs Je souligne simplement que ton précèdent post est une calomnie . La calomnie, c'est une fausse accusation, une atteinte à la réputation, à l'honneur. En quoi Jean-no pratique-t-il la calomnie envers toi ? Ou peut-être veux-tu dire autre chose... Quoi qu'il en soit, vu que c'est négatif, en quelle qualité te permets-tu d'affirmer qu'un artiste ne créé que pour l'argent ? As-tu une expérience suffisante dans la création pour en parler ainsi ? Panda-Kun, le 22/01/2010 - 17:53
J'aime pas ton prénom d'ailleurs Tu m'en vois affligé mais je n'y peux pas grand chose Panda-Kun, le 22/01/2010 - 17:53 Je souligne simplement que ton précèdent post est une calomnie .Je doute que tu aies la pleine maîtrise de ton vocabulaire et tu m'en vois encore plus affligé. @ enter:
Tu dis: Parce que l'argent engrangé sur les daubes de Johnny Halliday (heureusement qu'il y a des gens qui aiment ça) est investi sur des jeunes artistes ou des artistes avec une rentabilité financière plus faible. Si tu coupes la pompe à fric, les maisons de disques couperont les branches les moins rentables. Ce qu'elles ont déjà commencé à faire. Exemple : une petite maison de disque régionale avait l'habitude de produire des disques de jazz de groupes locaux. L'année dernière, elle a indiqué a des amis d'un groupe amateur que c'est terminé : ils n'ont plus les moyens et ils se concentrent uniquement sur les 2 ou 3 groupe pros sur lequel ils font encore un poil de fric. Moralité : fin de l'enregistrement de disques pour le groupe. Ils ont tous un boulot, une famille et ils ont autre chose à foutre que chercher un studio, un ingé du son, ... Je ne comprends pas. Pourquoi le groupe amateur ne peut-il pas se faire engager par la maison de disques de Johnny ? L'argent généré par Johnny est censé, d'après toi, financer de tel groupe. Les petites maisons de disques n'ont pas d'artistes aussi rentable, et ne peuvent donc naturellement pas, d'après ton raisonnement, financer les groupes amateurs. Or, l'argent de Johnny, il y en pas moins qu'avant (ses ventes n'ont pas baissés ces derniers temps), où est-il passé ? À moins, bien sur, que tu te trompes complètement. "Ils ont tous un boulot, une famille et ils ont autre chose à foutre que cherche un studio ect.." , bah voila !
Ils n'ont qu'a le faire pour la passion et pas UNIQUEMENT pour l'argent . Bref tu souhaites que les gens un peu au dessus du lot deviennent des petits,ca va être difficile ça. Je viens d'aller écouter Sfar dans les archives de RMC ( http://www.rmc.fr/bl...hive/2010/01/20 ) et je note que la citation contenue dans cet article est extrèmement imprécise. La phrase d'origine est : "La culture est une marchandise, les marchandises se payent, sinon des créateurs il n'y en aura plus".
On peut critiquer le postulat ("la culture est une marchandise" est une phrase erronée : des biens culturels sont des marchandises, mais "la culture" est une abstraction par essence invendable) et la logique déterministe mais ça ne dispense pas de citer convenablement. josop, le 20/01/2010 - 18:57 De toute façon, je n'avais pas du tout l'intention d'aller voir son navet et je n'ai pas non plus l'intention de le télécharger. Non mais vraiment n'importe quoi C'est pas parceque tu payes la redevance audiovisuelle que ca te donnes droit à l'immunité par rapport au téléchargement. ... quant aux millions générés par les abonnements internet, il donnent le droit de se connecter à internet point barre. ... Donc les artistes vont là ou il y a de l'argent, et il y en a chez orange justement. 1.Non ca te donne juste le droit à l'immunité par rapport au partage et à la liberté d'expression. Couper ta connexion, c'est la même chose que coudre ta bouche. Quand tu prête le dvd d'un bon film à un cousin, c'est du vol ? 2.Effectivement, ils donne droit à se connecter. C'est bien ce qu'on demande. Mais Hadopi donne droit de te le couper. 3.Ce sera triste le jour où tout le monde sera obligé de passer par Orange pour produire son film ! Et le cinéma nous montre qu'il ne faut pas être une super production pour pondre un film nominé aux oscars. Comme il n'est pas si facile de s'expliquer sur les forums, j'ai essayé de mettre au clair le fond de ma pensée sur la question ici : http://www.hyperbate...dernier/?p=9346
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Nan mais qu'est-ce qu'il faut pas lire comme bêtises.
Éh bé ! Autant les articles de Numerama sont (parfois) intéressants (ceux qui sont à ma portée, les autres je ne me prononceraipas), autant le forumâ€
mon grain de sel, vu que c'est ma partie : oui, l'économie du cinéma EN FRANCE n'est pas aussi florissante que ce que l'auto-satisfaction de la profession pourrait laisser penser. Et ce ne sont pas les millions de formules pop-corn-coca-film générés par Avatar qui vont inverser la tendance (lourde) : baisse de la part du cinéma français (un temps gonflée à l'hélium par le gentil naveton de Dany Boon) dans les résultats et gros problèmes de financement actuel (baisse des budgets, réduction importante du nombre de tournages en 2009â€).
Dernière chose : l'économie du cinéma français est une des mieux structurées, des plus solidaires. Je ne pense pas une demi-seconde que le téléchargement tue cette industrie. Par contre, les jugements et propositions à l'emporte-pièce, certes généreuses, à deux doigts du collectivisme, vont généralement et radicalement à l'encontre de ce fragile édifice.
la bise
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