La musique compressée est-elle plus agréable à l'oreille ?
Julien L. -
publié le Lundi 14 Septembre 2009 à 21h04 -
posté dans Musique Numérique
![]() Et si les fichiers musicaux compressés étaient plus agréables à l'oreille que le fichier source ? C'est ce qui ressort d'une petite enquête menée par un journaliste de Rue89, accompagné par quelques professionnels du secteur de la musique, dont des musiciens. Résultat, si le MP3 se casse la figure, le fichier source est également loin derrière. La musique compressée est-elle plus agréable à l'oreille ? Nul doute que certains mélomanes en herbe ont déjà tressauté sur leur chaise. Pourtant, c'est ce qui ressort d'une enquête menée par Rue89. Accompagné de plusieurs spécialistes de la musique (comprenant des blogueurs, des musiciens ou des professionnels de l'industrie), le journaliste s'est prêté à une expérience organisée par MusiClassics, dans un studio parisien. L'objectif est de voir si le cerveau humain parvenait à percevoir les subtiles différences dans les différents formats de compression utilisés sur les plates-formes musicales. Au final, ce n'est semble-t-il pas si évident que ça ! Quatre extraits de musique classique furent ainsi sélectionnés pour ce test grandeur nature : la 3e étude symphonique op. 13 de Robert Schumann, l'opéra Didon et Enée de Henry Purcell, la symphonie n°8 de Gustav Mahler et le concerto pour violon et codes n°1 de Felix Mendelssohn Bartholdy. Chacun de ces extraits était ensuite proposé dans six versions différentes diffusées aléatoirement. Cinq d'entre elles reposaient sur une technologie de compression audio (AAC 192, AAC 320, MP3 320, WMA 192 et WMA 320) tandis que la dernière était le fichier son originel. L'AAC (Advanced Audio Codec) est le format de prédilection d'Apple, l'utilisant notamment pour sa plate-forme de téléchargement iTunes. Le WMA (Windows Media Audio) a été développé par Microsoft, tandis que le MP3 est le format le plus populaire à l'heure actuelle. Il a été développé par l'institut Fraunhofer-Gesellschaft. Notons au passage qu'aucun de ces formats n'est libre de droits. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, en moyenne, le master originel se classe avant-dernier des six versions proposées lors de cette expérience. Si le MP3 320 se classe bon dernier, les formats compressés réalisent finalement une bonne performance puisqu'ils ont été mieux noté que le fichier son originel. Sans grande surprise (encore faut-il avoir l'oreille !), les pistes encodées en 320 kbps sont mieux notées que les versions 192 kbps. Alors, qu'en conclure ? Si généralement les puristes ne jurent que par les formats audio sans aucune compression (et donc sans perte dans le signal audio), Samer Roumieh avance une explication pas inintéressante : "chaque technique de compression donne une tonalité, une couleur propre à la musique". Ainsi, comme le souligne le journaliste, les individus appréciant un certain type de son seront inévitablement attirés par une compression particulière, délaissant même la source qui est dès lors trop neutre ou trop douce à leurs oreilles. Quoiqu'il en soit, si ces légères variations entre ces différentes techniques de compression sont évidemment difficilement perceptibles pour le commun des mortels, une chose est sûre : les trolls, eux, on va les entendre, s'est amusé l'un des blogueurs participant à l'expérience. à lire aussi
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Commentaires à propos de «La musique compressée est-elle plus agréable à l'oreille ?»
Comme la compression utilise souvent un modèle psychoacoustique, j'espère que le vrai test ne comportera pas que de la musique classique. Ce genre de modèle est peut-être plus pertinent pour un type de musique qu'un autre. Il serait intéressant de savoir si le ogg est plus intéressant que le mp3 en jazz, ou si le wma est mieux en techno minimaliste.
cette étude ne m'étonne pas du tout, la compression est d'une telle qualité aujourd'hui... ça me conforte dans l'idée de ne plus écouter mes CDs, mais bien les chansons compressées sur mon disque dur. En plus quelle galère de changer un CD !
>>>"c'est entre le disque vinyle (traitement analogique) "
Avec une précision : c'est que pour faire ton vinyle (du moins les récents), il y a de forte chances que l'enregistrement et le mixage soient passés par des bancs numériques. Faut quand même arreter de mélanger les choses. Dire que de toute façon le lossless n'existe pas n'a pas de sens.
Quand on parle de lossless en compression, ça veut dire que: - avant l'encodage, on a une source déjà numerisée, si possible quelque chose fait avec la plus haute qualité possible pour éviter de contenir des artefacts audio proportionnellement comparables aux artefacts des compression lossy qu'on va appliquer dans le tests. La numerisation doit se faire à tres haut oversampling (genre 192 Khz pour limiter l'aliasing du à l'imperfection des filtres passe-bas analogique, voir shaper la bande de repliement pour la decorreller et en faire une sorte de dither (noise shaping)) et une quantification très haute aussi (genre 24 bits ou plus). A partir de là on a une très bonne source, qu'on peut éventuellement downsampler et requantifier off-line (2 processus lossy) avec les meilleures algos, pour un format type CD, à savoir 44.1 KHz et 16 bits. - à partir de cette source, on compresse dans les formats de test. Les format lossy vont introduire une distortion, les lossless non. Le lossless peut-être direct décompressé et comparé bit a bit avec la source, on doit obtenir 0 difference. - Les formats, doivent ensuite être testé tous avec le même materiel de reproduction, qui doit lui aussi être si possible de la plus haute qualité, pour éviter de produire des artefacts proportionnellement comparables aux artefacts introduits par les differentes compression lossy. Evidemment, le rendu ideal n'existe pas.... Mais, tous les fichiers compressés sont ainsi comparés de manière équitables. Si on part du principe que l' enregistrement/numerisation et la conversion analogique/materiel de reproduction sont "quasi" optimales, on peut comparer les différents formats, entre eux. Et dans ce cas, les lossless produisent EXACTEMENT le même rendu que la source. Les lossy, c'est inférieur ou égale à la source. Donc, quand on parle de lossless, ça veut juste dire qu'à condition égale, le rendu est le même que la source pas compressée. Après le rendu peut-etre merdique quand meme suivant le matos, mais c'est UN AUTRE PROBLEME. Le lossless, ça se résume à un seul avantage: si tu as un fichier "original" pas compressé (.WAV, .AU, ...) tu gagneras de la place/bande passante à l'avoir en compression lossless. C'est tout. Pour les lossy, c'est un compromis rate/distorsion (la distortion pouvant être mesurée avec des critères objectifs type SNR et/ou avec des critères subjectifs, type test audio etc.) Et là c'est tout un autre débats. Bref, les gens qui veulent du losssless, veulent simplement la même qualité que le fichier numerique ayant servit à produire ce lossless. Pourquoi? - si le fichiers source est à 16 bits, 44 kHz, on peut déjà mettre en évidence, certaine carences comparés aux enregistrement vynil. Donc, le lossless, c'est juste pour garantir l'absence de distortions suplementaires. - si la source est à 192 kHz, et 24 bits, c'est clair qu'avoir du lossless est peut-etre exagéré. A ce moment là, du lossless après une conversion vers 48khz 24 bits serait déjà très sympa. - certains ont envie de faire du mixage/production. Vaut mieux partir avec un peu de marge en échantillonage et quantification, pour limiter les effets de bruit de calculs. - une compression lossless mal faite (encodeur mal reglé) reste lossless. Au pire, on obtient une taux de compression miserable. - une compression mal faite dans un format lossy donné (exemples: CBR pendant les blancs, encodeur de mauvaise qualité et/ou configuré avec les pieds) est sous optimale, non seulement en taux de compression, mais aussi en qualité. Le lossless, on peut toujours le recompresser en lossy soit même, et être sur de ce que l'on fait. voilà. tutonic, le 14/09/2009 - 21:12
Je suis surpris de la chose, surtout qu'à aucun moment il n'est fait allusion au matériel audio. En tant qu'audiophile, sur ma chaine (tubes), ce n'est pas le format Wav qui l'emporte mais un 33T sur une Le tallec avec Denon DL103. Sur mon baladeur l'Ogg Vorbis me convient parfaitement...comme quoi tout est subjectif mais il faut savoir de quoi l'on parle... ce sujet, MusiClassics devrait proposer les différents extraits au téléchargement ; de cette façon, chaque internaute devrait pouvoir se forger son opinion au regard du matériel à sa disposition ;-). Ca y est, le test est disponible sur le site MusiClassics.fr... Si le sujet vous passionne, sachez que le test est disponible sur le site www.musiclassics.fr avec en plus de nombreux prix à gagner...
thedarklord, le 15/09/2009 - 14:41
Faut quand même arreter de mélanger les choses. Dire que de toute façon le lossless n'existe pas n'a pas de sens. Quand on parle de lossless en compression, ça veut dire que: - avant l'encodage, on a une source déjà numerisée, si possible quelque chose fait avec la plus haute qualité possible pour éviter de contenir des artefacts audio proportionnellement comparables aux artefacts des compression lossy qu'on va appliquer dans le tests. La numerisation doit se faire à tres haut oversampling (genre 192 Khz pour limiter l'aliasing du à l'imperfection des filtres passe-bas analogique, voir shaper la bande de repliement pour la decorreller et en faire une sorte de dither (noise shaping)) et une quantification très haute aussi (genre 24 bits ou plus). A partir de là on a une très bonne source, qu'on peut éventuellement downsampler et requantifier off-line (2 processus lossy) avec les meilleures algos, pour un format type CD, à savoir 44.1 KHz et 16 bits. - à partir de cette source, on compresse dans les formats de test. Les format lossy vont introduire une distortion, les lossless non. Le lossless peut-être direct décompressé et comparé bit a bit avec la source, on doit obtenir 0 difference. - Les formats, doivent ensuite être testé tous avec le même materiel de reproduction, qui doit lui aussi être si possible de la plus haute qualité, pour éviter de produire des artefacts proportionnellement comparables aux artefacts introduits par les differentes compression lossy. Evidemment, le rendu ideal n'existe pas.... Mais, tous les fichiers compressés sont ainsi comparés de manière équitables. Si on part du principe que l' enregistrement/numerisation et la conversion analogique/materiel de reproduction sont "quasi" optimales, on peut comparer les différents formats, entre eux. Et dans ce cas, les lossless produisent EXACTEMENT le même rendu que la source. Les lossy, c'est inférieur ou égale à la source. Donc, quand on parle de lossless, ça veut juste dire qu'à condition égale, le rendu est le même que la source pas compressée. Après le rendu peut-etre merdique quand meme suivant le matos, mais c'est UN AUTRE PROBLEME. Le lossless, ça se résume à un seul avantage: si tu as un fichier "original" pas compressé (.WAV, .AU, ...) tu gagneras de la place/bande passante à l'avoir en compression lossless. C'est tout. Pour les lossy, c'est un compromis rate/distorsion (la distortion pouvant être mesurée avec des critères objectifs type SNR et/ou avec des critères subjectifs, type test audio etc.) Et là c'est tout un autre débats. Bref, les gens qui veulent du losssless, veulent simplement la même qualité que le fichier numerique ayant servit à produire ce lossless. Pourquoi? - si le fichiers source est à 16 bits, 44 kHz, on peut déjà mettre en évidence, certaine carences comparés aux enregistrement vynil. Donc, le lossless, c'est juste pour garantir l'absence de distortions suplementaires. - si la source est à 192 kHz, et 24 bits, c'est clair qu'avoir du lossless est peut-etre exagéré. A ce moment là, du lossless après une conversion vers 48khz 24 bits serait déjà très sympa. - certains ont envie de faire du mixage/production. Vaut mieux partir avec un peu de marge en échantillonage et quantification, pour limiter les effets de bruit de calculs. - une compression lossless mal faite (encodeur mal reglé) reste lossless. Au pire, on obtient une taux de compression miserable. - une compression mal faite dans un format lossy donné (exemples: CBR pendant les blancs, encodeur de mauvaise qualité et/ou configuré avec les pieds) est sous optimale, non seulement en taux de compression, mais aussi en qualité. Le lossless, on peut toujours le recompresser en lossy soit même, et être sur de ce que l'on fait. voilà. je crois qu'il n'y a rien a ajouter , mais j'imagine que pas tout le monde a tout compris. Par contre je me permet de rajouter que les fichiers a 192khz , c'est pas le grand publique qui les manipules . ohhhh que si . alors je suis un malade de musique, je peux vous dire.. et la différence entren un fichier mp3 à 192 kbits et 320 kbits... pr moi la différence est folle. autre chose aussi, les chansons remastérisés en hd sur youtube. ex, une hisroire d'amour clips1992 en hd 1080. m2ts . chansons de dorothée. télécharger la sans ah et avec hd.... en hd le son est boucoup plus fort ca je peux vous dire... que meme au volume au plus bas, je comrpends toutes les paroles. essayez
oh sue si.. je suis un malade de musique, j ai 24 ans et je peux vous affirmer que la différence en un mp3 320kbits ou 192 kbits est très grande, pr moi. autre chose, quand vous allez sur youtube, voici les musiques hd et sans hd. ex, une histoire d'amour clip 1992 en HD 1080p. m2ts.. chanson de dorothée. elle est bcp plus fort en hd que sans que meme au volume le plus je comprends toutes les paroles.... essyez taper dorothée une histoire d'amour hd, et après sans hd.... l'amour toujours dorothée hd puis sans hd.... c est surpremant la différence du volume.... essayez......
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Evidemment si on fait le test avec de vulgaire "moniteurs", je suis incapable de faire la différence entre une compression, disons, assez faible, et le fichier original...
Je considère donc que le test n'est absolument pas significatif.