Choruss : 3 majors pour une licence globale aux Etats-Unis
Guillaume Champeau -
publié le Mardi 05 Mai 2009 à 16h20 -
posté dans Musique Numérique
![]() Alors que la France aurait pu être pionnière de la licence globale si le gouvernement de Dominique de Villepin n'avait pas fait revoter l'article 1er de la loi DADVSI qu'avaient amendé les socialistes, ce sont les Etats-Unis qui, quatre ans plus tard, s'apprêtent à mettre en place une licence globale à l'américaine. Trois des quatre majors y sont déjà favorables. Pendant qu'en France Nicolas Sarkozy fait pression sur les députés et sur le Parlement Européen pour imposer la riposte graduée qu'il a imaginée avec son ami Denis Olivennes il y a plus d'un an, les Etats-Unis sont déjà passés dans l'après-répression. Malgré des dizaines de milliers de plaintes déposées par la RIAA contre les P2Pistes américains, les internautes n'y ont pas changé leurs habitudes de téléchargement, et le niveau des ventes numériques reste insuffisant pour combler la chute du marché du disque physique. Face à ce constat, Warner Music Group a fait le tour l'an dernier des universités pour les convaincre de collaborer à un système de licence globale. Les étudiants pourraient télécharger autant de musique qu'ils le souhaitent sur les systèmes qu'ils souhaitent (BitTorrent, eMule, LimeWire...), sans risque de représaille judiciaire, et sans DRM, à la condition de payer un forfait évalué à 5 dollars par mois. Le projet est piloté par Jim Griffith, que la major a embauché en mars 2008, sous la bannière d'une organisation à but non lucratif baptisée Educause. Selon des informations publiées par Wired, le projet avance. Le magazine révèle que la société de gestion collective créée pour l'occasion pour collecter les fonds auprès des universités et les redistribuer aux ayants droit s'appellera Choruss. Son nom de domaine a été réservé en août 2008 par OneHouse Digital, une société de Jim Griffith. Trois majors seraient actuellement prêtes à accorder les droits sur leur catalogue pour cette licence globale privée : Warner, EMI et Sony Music. Seule Universal Music, qui cherche à imposer sa propre solution avec Total Music, s'y oppose. De nombreuses universités ont déjà été démarchées et étudient actuellement le dossier : Columbia, Cornell, MIT, Penn State, Stanford, Berkeley, Chicago, Colorado, Michigan, Washington et Virginie. Si l'essai est concluant, il pourrait s'étendre à tous les fournisseurs d'accès américains, au delà des universités. Pour ajouter à la crédibilité du projet, l'Electronic Frontier Foundation (EFF), opposante de longue date de la RIAA, a fait savoir qu'elle soutenait l'initiative. En France, la Quadrature du Net est également favorable à un système de contribution créative, proche de la licence globale envisagé en 2006. Mais alors qu'aux Etats-Unis l'idée est de laisser le marché décider des modalités de mise en oeuvre de la licence globale, les socialistes français aimeraient que l'Etat régule une telle offre, pour que toutes les parties s'y retrouvent, en particulier les artistes. Dans une récente interview, Jacques Attali estimait ainsi que "c'est très important que ce soit fait maintenant et que les artistes le prennent en main maintenant parce que s'ils ne le font pas, progressivement les majors vont se rendre compte que le système de la loi Hadopi ne fonctionne pas". Or "ensuite les majors vont changer complètement de pied comme ils l'ont fait à chaque fois qu'ils ont eu besoin de le faire, et ils vont mettre au point la licence globale en se partageant le gateau avec les fournisseurs d'accès, monter une structure dans laquelle l'ensemble de l'argent réparti ira d'abord des fournisseurs d'accès aux majors, et les majors distribueront des miettes aux artistes". "C'est très important que les artistes comprennent qu'ils faut que eux prennent en main le système, comme ils l'ont fait dans le temps avec la Sacem, qu'ils fassent leur propre société (de gestion collective)", préconisait l'économiste, qui pour le moment prêche dans le vide. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Choruss : 3 majors pour une licence globale aux Etats-Unis»
Enfin, tout le monde vois bien qu'il veulent le beurre & l'argent du beurre:
* faire voter DADVSI pour pouvoir poursuivre judiciairement et imposer de lourdes amendes, si ils veulent/peuvent, pour l'exemple, * Faire voter Hadopi pour trouver un poste budgétaire public pour financer des mesures privées (très fort, ça) de contrôle du net: Filtrage, et *surtout* déconnections des foyers. Vous inquiétez pas, les décrets viendrons pour couper aussi les associations, et les sites perso genre blog. * Faire voter LOPSI pour la même chose coté FAI (ceinture & bretelles, on est jamais trop prudent) * Garder la taxe sur les supports, qui est bien sur un modèle de répartition, elle, n'est-ce pas enter, * Et instaurer une taxe/licence globale privée, a l'américaine, qui donnera accès au catalogue des majors, selon leurs termes, et (bien sur - il faut savoir raison garder) en excluant soigneusement les artistes de la boucle. C'est la solution idéale ! Les société (grosses, il faut pouvoir envoyer des gens manger au Fouquet) pourront simplement couper l'accès à internet à qui elle veulent (suffira de saisir l'hadopi, qui s'exécutera au frais de l'état), voire un site web, tout en gardant la possibilité d'attaquer au civil (pas de petits profits). Le but ? Oh, pas de grandiloquence sur la théorie du complot... Juste faire encore + de fric, en le grattant partout ou l'on peux,et ramener autant que possible les gens devant la TV, source de revenus si importants et opaque a souhait. Notre gouvernement applaudit cela des deux mains, pensez donc, une nouvelle génération élevé au biberon de TF1, quelle aubaine ! Tiens d'ailleurs: Ya pas vraiment besoin d'Hadopi: Universal appartiens à Vivendi, comme sfr, qui a boulotté Neuf...: il leur suffirais de partager les fichiers des différentes entités, pour pouvoir identifier un abonné.... C'est la même société ! (Et bon courage à la CNIL pour prouver ça) J'ai toujours pensé qu'il s'y prenaient mal : ça serait moi, je commencerais par obliger les commerçants à établir des profils sur les achats des gens, indexé par n ° de carte bancaire, puis de les transmettre mensuellement à une "Haute Autorité" qui en ferais la synthèse. Comme ca, on verrais bien que tartampion n'a pas acheté de CD/DVD ces 10 derniers mois, mais a acheté 2 spindle de DVD vierge. C'est donc probablement un pirate, et pour le prouver on ferais une petite descente d'agents assermentées chez lui. Au pire, quoi, on se trompe, au mieux on fait un exemple... Couplé avec le filtrage, on peux étendre ça sur d'autres produits: T'achète un ordinateur tout neuf, mais pas de logiciels, tu serais pas un vilain tipiak desfois ? Ahh, que voila un joli monde pour nos enfants. Peut-être que Enter dois en rêver la nuit, d'une telle société.... Franchement...ils ont empêché internet à arriver en france, en maintenant que l'avenir était dans le minitel, et maintenant, on reproduit le shéma avec la license globale. Décidément, la france est un pays dirrigé par des ARRIERES
Ah ,on y arrive ; mais ce n'est pas encore fini! surtout en france où on va à contre-courant...............!
"C'est tout à fait ce qui va se passer, la licence global, la solution miracle pour contenter artistes et internautes, permettant de mieux payer les artistes, va tomber au main des majors et les artistes n'auront plus aucun moyen de prendre une part "normale" sur leur oeuvre."
C'est completement vrai. Le vrai pouvoir des majors, c'est leur contrôle des réseaux de distribution. Leur but actuel, on est d'accord, c'est de faire tenir l'ancien système assez longtemps pour que le jeu des fusions/rachats/alliances leur permettent, sous la coupe des télécoms bien sur, d'appliquer le même schéma à internet. Mais bien plus fort encore!! Parceque c'est tout le réseau, de haut jusqu'en bas, qui sera au main de ces entreprises, sans aucun moyen pour les petites structures d'éviter de payer le "pizzo" à la mafia loisir/télécom. Un petit coup de main de bruxelles pour défoncer le droit d'auteur sur internet, peut-être? Si la lg doit être mise en place (et je crois qu'il le faut), c'est au gouvernement de le faire. Laisser des interets privés s'emparer du concept et l'appliquer, ce serait nous préparer un monde carrément glauque. La licence globale, ca marche pour la musique, mais ca ne marchera pas avec l'industrie du cinéma.
Il faudra trouver un autre modèle. Et j'espère que les internautes seront réalistes, car les torrents vont arriver au bout du rouleau (The Pirate Bay, razorback). J'espère aussi qu'ils bouderont les offres de téléchargement illimité sur itunes dont la promo va déferler en France. Emule vs iTunes, le soufre de la mise à dispo contre le smart du droit exclusif. ls vont mettre au point la licence globale en se partageant le gateau avec les fournisseurs d'accès, monter une structure dans laquelle l'ensemble de l'argent réparti ira d'abord des fournisseurs d'accès aux majors, et les majors distribueront des miettes aux artistes C'est tout à fait ce qui va se passer, la licence global, la solution miracle pour contenter artistes et internautes, permettant de mieux payer les artistes, va tomber au main des majors et les artistes n'auront plus aucun moyen de prendre une part "normale" sur leur oeuvreC'est pas comme si on les avait pas prévenu !! Il est clair que si les USA trouvent une solution légalisant eMule que nous ouvrirons un serveur réservé au USA (après examen juridique) et n'indexant que de la musique... mais ils viendront encore une fois prouver qu'aux USA ils ont des idées.
Razorback n'est peut-être pas mort lol A noter qu'une licence analogue "volontaire collective" est à l'étude au Canada !!
http://freeculturene...tive-licensing/ Eh, eh !
"un con foncera toujours dans le mur ..." Non, un bélier foncera toujours dans le mur sans se rendre compte que ça ne sert à rien : le mur aura toujours raison ! Je rappelle que UMP = Union pour des Moutons de Panurge. db Et voila, les majors y viennent finalement. Les internautes (nous) auront enfin notre license globale.
Finalement les grands perdants seront encore les artistes, qui auraient pu prendre leur indépendance vis à vis des majors et faire confiance à internet et à leurs fans. Les états-unis qui sont la cause de la crise mondiale, ont compris que pour éviter aux "ayants droit" de "perdre" de l'argent il fallait trouver une solution qui soit acceptable pour tout le monde.
Les internautes qui télécharge "illégalement" de la music ou des film sont bien souvent ceux qui vont le plus au cinéma, c'est le pris exorbitant des DVD et autres CD qu'ils ne veulent pas dépenser, moi le premier. Personnellement cela ne me gênerais pas de payer un "abonnement de téléchargement" de 5€ par mois pour avoir le droit de télécharger sans risque de poursuite. C'est cette solution équitable ou l'utilisation de logiciel comme Ipredator pour le même prix. Il faudrait une bonne foi pour toute que les élus de notre pays ce souviennent qu'ils sont élus pour représenter et défendre les intérêts du peuple et non leur intérêt personnel ou les intérêts des plus riches de ce pays. 'tntprog', le 01/01/1970 - 01:00 Et ce sera bien fait pour leur gueule. C'est pas comme si on les avait pas prévenu !! Ça fait toujours un peu déprimer ce genre de discours. D'abord, le statut d'"artiste" n'est qu'une chimère. Un jour tu crois que tu sera jamais professionnel, le lendemain un coup de hype sur ton ep te donne accés au format album, 2 ans après, tu retournes au supermarché/LaPoste/macdo. C'est d'ailleurs pourquoi les auteurs sont tous propriétaires. Ça fait grincer pas mal de dents, mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux pour fournir un minimum de protection à des gens qui n'en ont aucune. On est très loin d'un "corps de métier". Unir les artistes, ça a malheureusement autant de sens qu'unir les pizzaïolos japonais avec les basketteurs égyptiens. Ensuite, ça fait plaisir à beaucoup de se gargariser des maximes leforestier et autres, mais des artistes qui n'ont que lg lg lg à la bouche, j'en connais une flopée. Limite que ça. En france, on a la chance d'avoir des politiciens, à gauche, qui ont sentis le vent. C'est pas les artistes tout seuls qui ont mis sarko et l'ump au pouvoir. Enfin, désolé, mais l'attitude et les propos hypocrites de bon nombre d'internautes avant tout avides de contenus copyrightés pseudo-gratuits ont massivement pavé la voie. Genre "c'est de la faute des artistes". Dans tout ce jeu, les artistes sont ceux qui se font carotter à tous les coups et par tout le monde. A l'heure actuelle, le seul moyen de défense des artistes, c'est le droit d'auteur. Si il n'est plus respecté, comme à l'heure actuelle, ou si il est supprimé, comme ça va peut-être bien être le cas, ils sont à poil. Toute analyse concernant le poids et le choix des artistes (nuls, non-avenus, et de toutes façons dont tout le monde se fout), s'arrête là. Toute dernière chose: les artistes seront loin d'être les seuls à pâtir d'une lg privée toute moisie. Le public sera dans le même bateau. Prosécateur> Genre "c'est de la faute des artistes". Dans tout ce jeu, les artistes sont ceux qui se font carotter à tous les coups et par tout le monde.
C'était pas comme cela avant. A l'origine, au temps de Napster, de Kaaza ou d'AudioGalaxy, quand la database de partition Olga était encore en ligne, quand on pouvait poster des paroles de chanson dans un forum en recevant des merci pour sa contribution, à cette époque là les artistes étaient loués par leur fans, c'était même proche de l'idolatrie. Car à l'origine, le véritable conflit de fond d'Internet c'est une compétition entre les Majors et les internautes qui tentent de s'accaparer le monopole de la diffusion des oeuvres. Ni les Majors ni les internautes ne s'en prennent aux artistes. Puis vint le syndrome Metallica et les choses se gâtent. N'est ce pas un petit peu la faute du Ministre de la Culture qui met les artistes en face des internautes par calcul ? Création vs Internet : où sont les Majors là dedans ? Je ne pense pas qu'il faille partir avec le présupposé que les internautes sont farouchement anti-artistes. Seulement quand un artiste prend la parole publique et dit une connerie, on le relève. C'est très bien ainsi. Enfin la France est un pays tertiaire et la grande majorité de la population vit directement ou indirectement d'oeuvres de l'esprit. Le Droit d'Auteur, nous en vivons. Pourquoi la Sacem et le Ministère de la Culture s'accaparent le Droit d'Auteur de monsieur tout le monde ? Qui représente l'intérêt des Français à l'OMPI ? Comment se fait il que les musiciens sont la seule profession à ne pas savoir s'adapter à un réseau. Les juges s'adaptent, les policiers, les politiciens, les épidémiologistes, les publicitaires, les marchands de vins, les sociologues, les journalistes, les chirurgiens, les notaires, les chomeurs, les meres au foyer, les ados, les boulangers. 'cfg', le 01/01/1970 - 01:00 Prosécateur> Genre "c'est de la faute des artistes". Dans tout ce jeu, les artistes sont ceux qui se font carotter à tous les coups et par tout le monde. C'était pas comme cela avant. A l'origine, au temps de Napster, de Kaaza ou d'AudioGalaxy, quand la database de partition Olga était encore en ligne, quand on pouvait poster des paroles de chanson dans un forum en recevant des merci pour sa contribution, à cette époque là les artistes étaient loués par leur fans, c'était même proche de l'idolatrie. Je suis arrivé à la fin de Napster et je me souviens bien de l'ambiance qui régnait à l'époque. Un paradis numérique, plein de promesses encore plus paradisiaques pour tous, public et artistes. Et ceux qui n'étaient pas d'accord semblaient, à raison à ce moment là, complètement à la rue. Excuse l'anglicisme, no fun anymore. La voie royale de la liberté et de l'expansion (ce qui signifie bien plus que le simple accés facilité) de l'art sur le net s'est transformé en une impasse gloutonne. Je vais pas parler de "trou noir virtuel", ce serait excessif et je le pense pas, internet étant aussi devenu un vivier et une plateforme toujours intéressante pour les débutants en mal de pub. Mais tu vois l'idée. Maintenant, il faut réaliser à quel point le paradigme économique définissant la diffusion et l'exploitation de la musique et du cinéma sur internet est devenu glauquissime. 'cfg', le 01/01/1970 - 01:00 Car à l'origine, le véritable conflit de fond d'Internet c'est une compétition entre les Majors et les internautes qui tentent de s'accaparer le monopole de la diffusion des oeuvres. Ni les Majors ni les internautes ne s'en prennent aux artistes. Ok, on sait tous que l'enjeu, c'est la création et la valeur que sa diffusion et son exploitation peut avoir ou dégager. Maintenant, qui est au milieu du no man's land? Désolé, je veux pas jouer la victimisation, mais t'as l'air de dire "Navré pour les dommages collatéraux." 'cfg', le 01/01/1970 - 01:00 Puis vint le syndrome Metallica et les choses se gâtent. N'est ce pas un petit peu la faute du Ministre de la Culture qui met les artistes en face des internautes par calcul ? Création vs Internet : où sont les Majors là dedans ? Je ne pense pas qu'il faille partir avec le présupposé que les internautes sont farouchement anti-artistes. Seulement quand un artiste prend la parole publique et dit une connerie, on le relève. C'est très bien ainsi. Hola hola, tu prêche à un convertis. 'cfg', le 01/01/1970 - 01:00 Enfin la France est un pays tertiaire et la grande majorité de la population vit directement ou indirectement d'oeuvres de l'esprit. Le Droit d'Auteur, nous en vivons. Pourquoi la Sacem et le Ministère de la Culture s'accaparent le Droit d'Auteur de monsieur tout le monde ? Qui représente l'intérêt des Français à l'OMPI ? Comment se fait il que les musiciens sont la seule profession à ne pas savoir s'adapter à un réseau. Les juges s'adaptent, les policiers, les politiciens, les épidémiologistes, les publicitaires, les marchands de vins, les sociologues, les journalistes, les chirurgiens, les notaires, les chomeurs, les meres au foyer, les ados, les boulangers.Ton message faisait sens, mais là tu fais semblant où t'as pas lu le premier paragraphe de mon post précédent? Cette entité, "Les Artistes", n'existe pas. Au passage, ce qui étais prometteur avec le net, du point de vue des artistes, c'était la possibilité de limiter au minimum les besoins d'une structure pour exploiter son oeuvre. Absolument pas de laisser le machin aux mains des internautes. Bref, être enfin maître de son destin, ou un truc du genre. Doux rêves de la lg...
Quoiqu'il en soit, c'est vers un système de ce type qu'il faut chercher et avancer. Qu'il ne soit pas parfait dès le début, ça me paraît évident, mais ce n'est pas une raison pour ne rien faire. Un 1er système va se mettre en place, ensuite, il faut espérer que tous les acteurs concernés (artistes, FAI, sociétés de droits, etc) se rendent compte des limites et imperfections du système et s'emploient à les améliorer.
Vers un système qui "arnaquerait encore" les artistes? C'est à voir. Et puis, au bout d'un moment, si les artistes essayaient de s'intéresser à cette problématique en amont et pas seulement quand leurs majors leur tendent une pétition sous le nez, ils seraient d'autant plus à même d'en maîtriser les tenants et les aboutissants. On a pas d'infos sur ce qu'en pensent les syndicats (ou représentants, ou toute autre structure) d'artistes là bas. Et je pense qu'il ne serait pas mal venu que les "nôtres" se tiennent un peu informés de ce genre de choses et y réagissent aussi. On a dû certainement leur dire: "la licence globale c'est le mal", maintenant ils peuvent aller voir les majors et leur demander "tiens, mais vous vous mettez à réfléchir à une forme de LG finalement?" C'est quand même de leurs revenus, du fruit de leur travail qu'il s'agit, il serait temps (si ce n'est déjà le cas) qu'ils deviennent un peu plus actifs et ouverts à ce qui se passe aussi dans le monde autour de cette question (vision franco-française, quand tu nous tient...), sinon, il est clair que tout arrangement trouvé ne sera pas forcément en leur faveur. Après, c'est vrai qu'il sera toujours facile de venir pleurer dans les médias que "les internautes, en poussant les majors à inventer un système inique de licence globale, ont tués la Création! On ne peut plus emmener nos enfants à la garderie et même des sociétés de production font faillite! Vous vous rendez compte!". Pendant que les dépenses des ménages dans les biens culuturels continueront toujours d'augmenter, elles... De plus, on peut pas dire que ce soit fait complètement à la hussarde: la base, c'est quand même un travail avec les milieux universitaires ce qui montre tout de même une certaine "ouverture" de ce débat par les majors. C'est déjà différent d'un système qui n'aurait été monté que depuis une salle de réunion du service "marketing" de l'une des majors et imposé tel quel tout d'un coup. Enter citait Churchill l'autre jour: "la démocratie est le moins mauvais des systèmes politiques", je le paraphraserait bien en disant que la licence globale est sans doute le moins mauvais des systèmes de répartition des revenus des artistes à l'heure du numérique. Saluons donc ce petit (ou grand, l'avenir le dira) pas en avant dans ce débat et c'est aux artistes maintenant de rester vigilants quant au évolutions de ce système.
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Visiblement, il s'agit là d'une licence globale optionnelle proposée par 3 maisons de disques. Cela n'empêchera pas les poursuites pour tous ceux qui continueront à télécharger hors de système.
Et quid des autres maisons de disques ? Celles qui ne sont pas des majors ? Celles qui contribuent à la vitalité et à la diversité artistiques, elles ne sont pas associée au projet ?
Mais alors que tout le monde semble d'accord pour taper sur les majors et leur méthodes opaques, c'est étrange de leur faire confiance d'un seul coup.
Comme y faisait référence hier Patrick Bloche je crois, il n'y a qu'à s'inspirer du système de répartition des radios, en l'adaptant au mieux pour le net. Et comme il le disait : si on l'a fait pour les radios on peut le faire pour internet.
En ce qui concerne les poursuites il semble évident contrairement à ce que tu dis qu'elles vont cesser aux states. Si le système fonctionne les majors vont logiquement étendre à l'ensemble des internautes américains, le contraire serait vraiment épatant.
Je pense que les majors agissent ainsi en proposant d'abord un accord avec seulement les universités pour éviter de perdre la face. Mais il y a fort à parier qu'ils vont étendre le système à tout l'internet.