+ 49 % pour la musique numérique en France en 2008 selon l'IFPI

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 16 Janvier 2009 à 15h19 - posté dans Musique Numérique

Est-il vraiment si urgent de voter la loi Création et Internet ? Au niveau mondial, le chiffre d'affaires numérique de l'industrie musicale a progressé de 20 % en 2008. En France, alors que la riposte graduée n'est pas encore mise en place, le marché a progressé de près de 50 %.

Le marché de la musique en ligne au niveau mondial enregistre sa sixième année consécutive de hausse. Selon la Fédération Internationale de l'Industrie Phonographique (IFPI), qui représente les grandes maisons de disques dans le monde, le marché représente désormais 3,7 milliards de dollars et 20 % du chiffre d'affaires de l'industrie, contre 15 % en 2007.

L'IFPI met ce succès sur le compte d'une demande toujours plus importante d'écoute de musique de la part des consommateurs. Elle cite notamment une étude du NPD Group, qui montre que la consommation de musique légale ou illégale a augmenté d'un tiers entre 2003 et 2007. Les services de vente et de location de musique en ligne, mais également les services gratuits rémunérés par la publicité, bénéficient logiquement d'un effet d'entraînement du marché. La Fédération note l'effet positif de la montée en puissance de nouveaux modèles économiques comme le lancement de MySpace Music, ou la croissance attendue en 2009 grâce à l'abandon des DRM par l'ensemble des majors. Un retournement de veste impressionnant de la part du lobby qui a milité depuis la fin des années 1990 pour imposer des DRM à tous les consommateurs.

1,4 milliards de titres ont été achetés en ligne en 2008 (+ 24 %). En France, le marché du numérique qui avait du retard sur les Américains a progressé de 49 %, avec 14,5 millions de titres achetés sur Internet (+ 20 %), et 1,4 millions d'albums vendus sous forme numérique (+ 27 %). Bien qu'il soit toujours loin des 39 % de parts de marché du numérique aux Etats-Unis, la France se classe 4ème meilleur élève mondial, avec 12 % de chiffre d'affaires réalisé en ligne ou sur les mobiles, derrière le Japon (19 %) et la Grande-Bretagne (16 %).

Un appel à la riposte graduée au niveau mondial

Selon l'IFPI qui constate les forts progrès de la France, "le pays montre la voie au monde entier en terme d'action gouvernementale destinée à faire plier le piratage sur Internet".

Peut-être que le SNEP, qui est membre de l'IFPI, n'a pas dit à sa fédération que le projet de loi de Christine Albanel n'a pourtant toujours pas été adopté par le Parlement.

Malgré un bilan positif, l'IFPI n'oublie pas ainsi d'enfoncer le clou sur la riposte graduée et le filtrage. "La réinvention de la musique par le numérique se passe dans un environnement où la vaste majorité des morceaux sont téléchargés sans paiement aux ayants droit", regrette ainsi l'IFPI, qui estime que 95 % des titres sont téléchargés illégalement.

"Le piratage en ligne envahie les services de musique légitimes, porte atteinte aux ventes, à l'innovation, aux carrières des artistes et à l'investissement dans le répertoire". La Fédération demande donc à nouveau l'intervention des FAI et des gouvernements.

L'IFPI loue l'exemple de la France, qui a "montré la voie au niveau international avec un projet de loi qui demande aux FAI d'être de réels partenaires dans la lutte contre le vol massif de droits d'auteur sur leurs réseaux". Les chiffres ne sont pas toujours d'accord avec la politique.

Publié par Guillaume Champeau, le 16 Janvier 2009 à 15h19
 
 
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Commentaires à propos de «+ 49 % pour la musique numérique en France en 2008 selon l'IFPI»
 

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Non mais même en prenant leurs clients pour des cons, en leur vendant de la merde 30% plus cher que les américains on observe une croissance de ce secteur dans ces conditions ubuesques alors que depuis des années il indiquent que le développement de l'offre légale est impossible avec le téléchargement de musique.

Après pour la baisse des ventes de CD, depuis des années il y a diminution de la facilité de l'accès au cd. Les linéaires suivent la production qui a diminué de 50% et il serait anormal que les major aient un chiffre d'affaire constant en produisant 50% de produits en moins.
Enfin, il y a le probleme de la publicité sur un nombre limité de titre.

Je parcoure les solderies depuis des années, les cd entre 1 et 3 euro la galette, c'est assez simple à trouver. Par contre 95% de cette offre la qui est parfois composé de disque qui n'ont jamais été ouverts (encore sous cellophane) m'est inconnue. Alors même quand tu sort 10 cd pour 15 euros, tu essai de faire le tris et de trouver des disques que tu connait. La découverte, c'est sympa parfois mais c'est franchement bizarre.
Surtout quand tu te retrouve dans du vrac sans tris par genre. Va déterminer le contenus d'un album inconnus seulement grâce à sa pochette.
Qu'y a-t-il de bizarre.
Chacun tire la couverture à soi et surtout en période de crise.
Que le pouvoir d'achat de M. Tout le monde diminue depuis 15 ans tout le monde s'en fiche et au premier chef le gouvernement, les parlementaires et pire encore les grands groupes.
L'important est que les revenus de ces derniers augmentent sans cesse quelles que soient les conditions économiques et quelle que soit la méthode !
S'il faut en passer par des dessous de table afin de corrompre (pardon, expliquer à) quelques groupes parlementaires afin d'offrir (pardon, qu'il est nécessaire de légiférer) une loi clémente à ces groupes, ça se fera.
Et ce, quoi qu'il en coûte par ailleurs : drames sociaux, licenciements, population grandissante habitant sous la tente, réduction des salaires, etc.
C'est complètement décorrélé et le rôle de régulateur que l'on pouvait, jadis, espéré du côté des autorités, a complètement disparu.

Le schéma est très simple :
1. la gestion de manne publique est à la charge des autorités et des collectivités ;
2. il faut profiter au maximum de cet argent public (par transvasement direct, via des aides, des subventions, des lois clémentes, des taxes appropriées) afin de préserver le résultat ou, mieux, le faire croître (afin de satisfaire l'actionnaire et de rémunérer correctement les dirigeants) ;
3. la pauvreté, la précarité, les dissensions sociales, les révoltes, c'est le problème des autorités et des collectivités.

Le point 3 a un corolaire :
3bis : masquer la réalité des accords entre grands groupes et autorités, la préservation des relations privilégiées entre autorités et grands groupes et EGALEMENT à la charge des autorités et collectivités.

db
@alphapronto:
"pourquoi vouloir des mesures comme la riposte graduée ou la licence globale ?
Peut être pour les 40milliard de titres téléchargés illégalement en 2008 tout simplement."

>>Sauf que sur ces 40mia de titres téléchargés, tu peux déjà enlever au moins 10% qui ne sont même pas écouté une fois, 30% qui sont écoutés une fois puis supprimés, et au moins 80% qui n'aurait de toute façon jamais été acheté.

En effet, le download "pour éviter d'acheter" reste minoritaire par rapport aux downloads "pour découvrir", aux downloads "par curiosité", aux downloads "pour l'avoir" et aux downloads "parce que je pompe tout et n'importe quoi et que je trie après".

Donc ton chiffre de 40mia ne signifie absolument rien.
C'est toujours le vieux fantasme des majors : "40 milliard de titres "piratés" = 40 milliards de ventes en plus s'il n'y avait pas eu piratage".

On sait tous que c'est du foutage de gueule... Ces gens là (les majors) ne veulent qu'une chose : conserver une main mise absolue sur la diffusion de la musique - et pomper un max de fric au passage. Et ils n'hésiteront pas à éliminer tous ceux qui les empêcheront de conserver leur ancien contrôle (-> hadopi et ses centaines de milliers de suspensions de connexions par an), quitte à ne plus avoir un seul acheteur.

Sauf qu'à l'ère d'internet ce genre de considérations n'est plus possible. Leur monopole est mort et enterré depuis des années.
@ SNakeGuN et AxS/Natsume:
Je ne dis pas que sur ces 40milliards tous équivaut à une vente, et sur ce je vous rejoins.
Ce que je veux juste dire c'est que pour le "download to discover" n'est pas une fatalité en soit; Suffit de faire un tour sur Deezer où la Home est régulièrement actualiser avec même des artistes indépendants, ou encore suivre l'actualité de certains blogs permettant de découvrir des nouveaux artistes toujours indépendants en renvoyant sur leurs myspaces. Reste encore le Live et les festivals pour découvrir avec une large partie de Off (je pense à Bourges) où là encore on peut découvrir des petits groupes et mieux acheter les albums en main propre.

Donc y'a largement moyen de découvrir sans pour autant télécharger, ou acheter.

Enfin quand tu regardes les plus jeunes c'est surtout du télécharger pour pas acheter surtout quand il s'agit d'artistes connus, super mainstream (attention avant de m'attirer les foudres connus ne veut pas dire pour moi reconnus comme artiste)
En France, la musique en ligne est très dynamique : http://webentertaine...-dynamique.html

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