Warner Music Group veut une licence globale aux Etats-Unis
Guillaume Champeau -
publié le Vendredi 05 Décembre 2008 à 13h13 -
posté dans Musique Numérique
![]() Dix ans après la création de Napster, les maisons de disques n'ont toujours pas réussi à combattre le piratage, et les perspectives de croissance du téléchargement payant sont maigres. Aux Etats-Unis, Warner Music Group a commencé à faire le tour des Universités pour proposer une trêve dans la guerre entre les internautes et les maisons de disques, à travers la mise en place d'une licence globale.
Warner Music Group fait actuellement le tour des campus universitaires pour proposer d'expérimenter une "licence légale volontaire pour accéder à la musique en ligne". Piloté par Griffin, le projet aurait déjà intéressé le MIT et les Universités de Columbia, Stanford, Chicago, Washington, Colorado, Michigan, Cornell, Penn State, Berkeley et Virginie. L'idée serait de laisser les étudiants télécharger autant de musique qu'ils le souhaitent sur n'importe quelle plateforme, y compris les réseaux P2P, contre le paiement d'une redevance prélevée par le FAI du campus, pour tous les étudiants sans exception. La somme serait ensuite répartie par une "organisation à but non lucratif" chargée de collecter l'argent et de la reverser aux labels membres de l'organisation en fonction des estimations de téléchargements fournies par l'Université ou le FAI (par l'observation du trafic sur le réseau ou par sondage, notamment). "Nous suivons l'Histoire" Pour faciliter les choses sur un plan juridique, il ne s'agirait pas officiellement d'une licence de téléchargement accordée aux étudiants. Mais d'un engagement à ne pas porter plainte contre eux s'ils téléchargent des oeuvres des labels et artistes membres de l'organisation chargée de répartir le montant de la pseudo-licence globale. Pour être réaliste, la licence légale à la Warner doit réunir le maximum d'universités et le maximum de maisons de disques partenaires. A cet égard, "nous sommes en train de rassembler tous les droits (d'enregistrement et d'édition) des quatre majors du disque et des labels indépendants", assure Warner Music dans sa présentation aux universités. "Nous suivons l'Histoire. Nous proposons l'approche qui a suivi l'arrivée de l'électricité ; les interprétations, la radio, la télévision, le câble, le satellite et les webradios sont tous financés par des licences légales". "La musique crée un précédent que la vidéo, le texte, l'illustration et d'autres pourront suivre et suivront". "Nous avons créé une organisation non lucrative pour être clair sur le fait que nous souhaitons opérer avec de bonnes intentions et sans intention lucrative", assure la maison de disques, qui revendique le soutien d'organisations de défense des droits des internautes comme l'Electronic Frontier Foundation (EFF) ou Public Knowledge. "C'est une réelle trêve dans la guerre entre le contenu et le réseau. Ca relie les intérêts et les buts de toutes les personnes concernées, c'est gagnant-gagnant". La présentation faite aux Universités : à lire aussi
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Après tout, c'est certain qu'à terme les majors seront condamnés.
Avec la manière dont ils nous ont traité, nous les internautes, j'ai bien envie qu'ils crèvent pour de bon avant d'accepter une licence globale.
Autrement dit, imposer nos conditions et attendre la chute finale des industries culturelles.
Payons-nous le luxe d'être aussi intransigeant qu'eux !
Car plus ils déclineront, plus ils accepteront toutes nos conditions pour survivre et c'est à ce moment-là, je crois, qu'il nous faudra être impitoyable à leur égard comme ils l'ont été avec nous en leur temps et leur asséner le coup fatal.
Car moi je suis incapable d'oublier les innombrables victimes de ces tyrans comme l'emblématique Jamie Thomas, qui a eu le courage de refuser de se laisser faire.
En son nom et au nom de tous les autres, nous ne devons pas accepter de transiger !
Pas de compromis ! Pas d'armistice ! Une capitulation sinon rien !
Ils ont voulu la guerre, ils nous l'ont déclaré, eh bien, ils en payeront le prix fort !
Ce serait pas beau, ça ?