Les choses vont commencer à devenir compliquées pour la RIAA, l’IFPI, le SNEP et tous les autres organismes et lobbys qui prétendent lutter contre le Peer-to-Peer au nom des artistes, alors qu’ils défendent uniquement leurs propres intérêts. Car ils sont de plus en plus nombreux, les artistes, à donner leur blanc-seing aux nouvelles technologies qui permettent de s’échanger des fichiers gratuitement. Et non des moindres. Après Nine Inch Nails, 50 Cent, Joss Stone, Travis, Bertrand Burgalat et d’autres, c’est la chanteuse multi-millionnaire Duffy qui plaide en faveur de la liberté de s’échanger des fichiers MP3 sur Internet.

Dans une interview au magazine Shorlist, celle qui s’était glissée en tête des ventes de nombreux pays européens avec son single Mercy en 2008 (arrivé en deuxième place en France), confesse son admiration pour le piratage. « Je n’ai commencé à télécharger qu’il y a deux ou trois ans mais c’est impressionnant« , raconte Duffy. « Quand on y pense, je n’ai eu véritablement aucun accès à la musique toute ma vie… je ne sais pas si vous connaissez North Wales (la ville où a grandi Duffy, ndlr), mais il faut compter deux heures en bus pour aller dans un disquaire vraiment bon. Donc je trouve que c’est génial tout cet accès à la musique« .

La chanteuse britannique dit qu’elle « se fiche » du piratage, pour une raison qui peut toutefois sembler trop optimiste. « Je crois que la majorité [de ceux qui téléchargent illégalement] sont des gosses, et quand ils grandiront et qu’ils auront plus de revenus, ils achèteront probablement des disques« , estime Duffy. « Donc c’est juste faire que la musique soit une part de la vie de tout le monde« , ajoute-t-elle.

« Je pense que [le P2P] a plus d’aspects positifs que négatifs parce qu’il donne en fait l’accès à la musique aux gens, et quel mal ça peut bien faire ?« .

Agée de 24 ans, Aimee Duffy a vendu plus d’un million d’exemplaires de son album Rockferry. Elle est produite par AZ, un label Universal.


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