La gendarmerie nationale a fait l’acquisition de drones légers, qui assisteront les forces de l’ordre lors des missions de maintien de l’ordre et de sécurité routière.

Les drones militaires sont de plus en plus utilisés par les armées à travers le monde. L’armée américaine comptait par exemple, à elle seule, un peu plus de 10 000 drones en janvier 2014. Mais les militaires américains ne sont pas les seuls à en utiliser : la police nationale française possède par exemple depuis 2008 des drones Elsa et les sapeurs pompiers ont testé en 2009 le drone Minirec.

En juin dernier, NextInpact indiquait que la gendarmerie nationale venait de passer un appel d’offres pour une vingtaine de drones. Or selon Le Figaro, des « microdrones » sont effectivement sur le point de prendre leur envol sous le contrôle des gendarmes. Nous pourrons les apercevoir sur le territoire dès le mois prochain et leur déploiement devrait s’étendre jusqu’en 2017.

Un zoom puissant pour filmer de loin

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Ces drones électriques devraient être discrets et équipés d’un zoom puissant, capable de retransmettre sur la tablette de l’opérateur un flux vidéo jusqu’à une altitude de 150 mètres. Ils devraient peser moins de 2 kilos et pourront poursuivre leurs cibles à une vitesse de pointe de 70 km/h.

D’après le quotidien, ils seront utilisés dans le cadre des missions de sécurité intérieure et offrir aux gendarmes « une vue en profondeur de la zone d’action en survolant les voies, les lignes de crête ou les barres d’immeubles afin de débusquer à distance d’éventuels casseurs et de détecter des obstacles, comme des barrages de poubelles ou de voitures, voire des pièges incendiaires ou des engins explosifs improvisés comme peuvent en confectionner des manifestants violents ».

Ils serviront également sur les routes pour surveiller et les infractions au Code de la route et les conduites à risques. En revanche, ils ne seront pas utilisés pour dresser automatiquement des PV d’infractions, mais permettront aux gendarmes de déclencher des opérations de flagrant délit (par exemple en faisant partir les motards).

Le ticket pour le futur de la surveillance coûtera 50 000 € pièce à la gendarmerie. À ce tarif qui dépasse largement celui des drones grand public, le drone sera livré avec son équipement de télépilotage.

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