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Objectif Lune : la Corée du Sud lance sa toute première sonde lunaire

La Corée du Sud a envoyé une sonde en direction de la Lune. C'est une grande première pour le pays.

« Déploiement de KPLO confirmé» C'est par ce message publié sur Twitter le 5 août 2022 que SpaceX a annoncé la fin de sa mission : l'entreprise américaine devait envoyer une sonde dans l'espace, au profit de l'agence spatiale sud-coréenne. Mais, pour KPLO, un acronyme de Korea Pathfinder Lunar Orbiter, sa mission commence à peine.

KPLO, dont l'autre nom est Danuri, est un orbiteur dont la tâche sera l'étude de la surface de la LuneC'est un programme relativement courant à l'échelle de la conquête spatiale internationale, mais pour Séoul, c'est une grande première. Jamais le pays n'avait conduit jusqu'à présent de mission dans le système solaire -- ou en tout cas, loin de la Terre.

KPLO SpaceX Falcon 9 Danuri
Le décollage de la fusée Falcon 9, avec à bord KPLO. // Source : SpaceX

La Corée du Sud se lance vraiment dans l'aventure spatiale

Avec Danuri, la Corée du Sud est en passe de devenir la septième puissance à lancer une mission lunaire -- ou la huitième, si l'on tient compte de la tentative d'Israël, qui s'est soldée par un échec avec la perte de BeresheetAuparavant, il y a eu la Russie (et avant elle, de l'URSS), les États-Unis, l'Europe, le Japon, la Chine et l'Inde. Plusieurs de ces pays ont des projets lunaires à venir.

Mais encore faut-il que KPLO arrive à bon port et s'insère avec succès sur l'orbite lunaire. Ce devrait être accessible pour Séoul, puisque les plus récents ratés concernant l'accès à la Lune impliquaient des missions plus avancées, avec des atterrisseurs. Ce n'est qu'à ce moment-là que Séoul sera officiellement la septième puissance à atteindre la Lune.

Viser la Lune ? Ça ne leur fait pas peur. // Source : /Natalio

Si la Corée du Sud est une économie importante dans le monde et un territoire très développé en matière de recherche et de technologie, le pays du matin calme est plus en retrait face à ses rivaux asiatiques : la Chine, l'Inde et le Japon affichent une certaine avance, notamment dans l'exploration du système solaire proche. C'est en particulier vrai pour la Chine et le Japon.

Les choses changent toutefois. En juin, le pays a réussi le lancement de Nuri, sa première fusée « maison ». Il a signé les accords Artémis proposés par l'agence spatiale américaine (Nasa). Et en 2030, un atterrissage lunaire doit être tenté. Le projet Danuri entre dans cet essor coréen de la course à l'espace et en constitue un jalon important.

Danuri doit fonctionner au moins un an autour de la Lune, avec comme objectif central d'en étudier la surface. Il y a cinq instruments à bord, dont un a été fourni par la Nasa. On compte trois caméras, un spectromètre gamma et un magnétomètre. L'une de ses caméras, appelées ShadowCam, aura pour tâche de photographier les zones de la Lune toujours dans l'ombre.

Mais pour l'heure, Danuri doit surtout rejoindre la Lune et le voyage qui s'annonce va prendre quelques mois. L'arrivée sur zone est attendue pour décembre 2022.