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Virgin Orbit tentera de transporter des satellites CubeSat dans l'espace le 10 janvier

La société Virgin Orbit, qui est spécialisée dans la mise en orbite de petits satellites, veut passer de la théorie à la pratique. Le 10 janvier, elle tentera d'envoyer dix nanosatellites dans l'espace.

Si les ambitions de Virgin dans le tourisme spatial sont bien connues, son appétit pour le marché des satellites rencontre une notoriété moindre. Pourtant, c'est un segment sur lequel la société britannique entend se positionner. Non pas pour rivaliser avec des poids lourds comme SpaceX ou Arianespace, qui sont spécialisés dans l'envoi d'engins de très grande taille. Ce qui intéresse Virgin, ce sont les tout petits satellites.

Justement, Virgin Orbit va pouvoir démontrer de quoi elle est capable dans quelques joursLe 10 janvier 2021, la société procédera à un vol d'essai en Californie, depuis l'aéroport et port spatial de Mojave -- c'est son nom officiel. Ce ne sera pas seulement un test « à vide » : le groupe en profitera pour assumer la mission ELaNa 20 (Educational Launch of Nanosatellites).

Lancer des fusées depuis un avion en vol

En tout, ce sont dix CubeSat (des nanosatellites aux dimensions très réduites) qui vont être déployés. Ils proviennent tous d'universités américaines (PolarCub, MiTEE, CACTUS-1, Q-PACE, RadFXSat-2, EXOCUBE, CAPE-3 et PICS, qui est fourni en deux exemplaires). Le dixième engin (TechEdSat-7) est conçu par la NASA. Une présentation plus détaillée de ces CubeSat est disponible sur le site de l'agence spatiale.

Virgin Orbit est une société très jeune dans le business des satellites. Elle a été fondée en 2017 et sa stratégie est quelque peu atypique : il ne s'agit pas d'utiliser des fusées placées au sol sur un pas de tir, comme Vega, Ariane ou Falcon 9, mais de passer par des avions volant à très haute altitude. Ces derniers ont le long du fuselage une fusée qui doit alors atteindre l'espace, en se redressant.

Pour l'instant, cette approche n'a pas tout à fait été concluante. Virgin Orbit a fait face à deux coups du sort : un crash en 2019 et une anomalie en 2020. Mais cela ne dit rien du succès futur de la fusée LauncherOne ni de l'utilisation d'un gros porteur pour l'amener très haut dans le ciel. C'est d'ailleurs à cela que servent les tests : à éprouver le matériel et les procédures, et à apporter les ajustements nécessaires.