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Small World of Warcraft : le meilleur des deux mondes en une seule boîte

Que donne la rencontre entre deux jeux iconiques, l’un de société, l’autre vidéo ? La réponse dans Small World of Warcraft, notre sélection de la semaine.

Le monde, Azeroth, est définitivement trop petit. Parviendrez-vous enfin à mener votre peuple, vos peuples, au sommet de cette lutte ancestrale ?

Small World of Warcraft (SWoW) reprend les principes de Small World, jeu de société édité depuis 2009, en remplaçant son thème par celui de World of Warcraft, jeu vidéo et MMORPG emblématique s’il en est.

La mécanique reste la même. Chaque joueur est à la tête d’un peuple, et doit conquérir des territoires pour engranger un maximum de points de victoire. La première décision importante de la partie concerne justement le choix de votre peuple de départ : humains, elfes de sang, trolls, gnomes, etc. Chacun vient avec plus ou moins de troupes, et surtout un effet spécifique. Les kobolds, par exemple, peuvent se déplacer au travers des cavernes, les elfes de la nuit conquièrent plus facilement les territoires forestiers, etc.

Chaque peuple se voit également adjoindre un pouvoir aléatoirement à chaque partie : les fermiers gagnent un jeton de victoire supplémentaire dans les champs, les retranchés construisent des fortifications pour mieux se défendre, etc. Avec 16 peuples et 20 pouvoirs différents, les combinaisons et les possibilités sont telles que vous ne devriez jamais rejouer une partie dans les mêmes conditions.

Le premier tour consiste à envahir une des îles par un port, puis à s’étendre au fur et à mesure, pour marque un point à chaque territoire conquis. Évidemment, à mesure que les tours passent, les zones libres du début de partie se font de plus en plus rares, et arrive forcément un moment où vous devrez entrer en conflit avec vos adversaires.

Plus important encore, et c’est tout le sel du jeu, vous ne pourrez pas conserver ce même peuple tout du long. Soit parce que vous aurez perdu trop de troupes suite aux agressions adverses, soit parce que vous aurez atteint les limites de vos possibilités en ayant déployé tous vos pions. Il faudra alors le faire décliner. Ses pions sont retournés, perdent leur effet et leur pouvoir, vous ne pouvez plus les utiliser, mais vous continuez à toucher les points de victoire. Et au prochain tour, vous choisirez un nouveau peuple. Évidemment, les autres peuvent toujours attaquer un territoire possédé par un peuple en déclin. Une partie durant entre huit et dix tours, on décline deux, trois, parfois quatre fois selon les peuples choisis, l’hostilité des participants et le déroulement de la partie.

À chaque tour, on engrange les points de victoire de son peuple actif et de son éventuel peuple en déclin, et c’est celui qui en possède le plus en fin de partie qui l’emporte.

Pourquoi jouer à Small World of Warcraft ?

Ne serait-ce que par rapport à leur titre, Small World pour l’un, World of Warcraft pour l’autre, ces deux jeux étaient faits pour se rencontrer. Du premier, on garde tout l’aspect ludique et mécanique, le cœur même du jeu. Du second l’univers iconique, ses deux factions antagonistes et ses différents peuples.

SWoW n’est pas une extension du jeu de base, qui en possède déjà plusieurs, mais une boîte indépendante, qui n’est d’ailleurs pas faite pour être mixée avec le reste de la gamme.

La mécanique de base reste rigoureusement la même. S’y ajoutent quelques éléments récupérés ça et là dans les extensions existantes, et quelques nouveautés propres à l’univers, notamment l’appartenance à l’une des deux factions, Horde ou Alliance, de la plupart des peuples, ou la présence d’artefacts et de lieux légendaires qui parleront aux fans.

Finalement, ne serait-ce donc qu’une surcoupe graphique du lore de World of Warcraft ? Oui, effectivement. Mais force est de constater que la fusion fonctionne bien, de façon évidente. D’autant plus pour celles et ceux qui ont incarné ou affronté ces différents personnages devant leur écran.

Vient alors la question de savoir quelle version du jeu prendre : celle d’origine ou ce cross-over. Plusieurs critères sont à prendre en compte, à commencer par votre niveau de fanboyisme du jeu de Blizzard. Mais ce n’est pas le seul. Avec ses quelques ajouts et règles supplémentaires, SWoW est légèrement plus complexe que son grand frère.

Cependant, il est par conséquent plus complet, avec plus de possibilités, dont notamment ses différents plateaux (des îles) qui forment une configuration différente, alors que le jeu d’origine présente toujours le même terrain de jeu. En revanche, en considérant l’entièreté de la gamme, Small World et ses multiples extensions offrent un renouvellement sans commune mesure… à condition de repasser à la caisse.

En résumé :

https://youtu.be/kiUEj-nUpuY

Du point de vue du matériel, c’est un sans faute. De beaux pions et plateaux en cartons épais, des boîtes pour tout ranger proprement, et éviter un bazar démotivant à la prochaine partie, des feuillets de résumé des règles et des pouvoirs, et surtout de très belles illustrations, inspirées du jeu vidéo, mais réalisées spécialement pour le jeu de société.

Rien n’est encore annoncé, mais on peut espérer une mise à jour de la très bonne adaptation numérique de Small World sur tablette, intégrant les ajouts de cette nouvelle version.

La fusion de ces deux jeux est d’une telle évidence que dès son annonce, ce mariage tombait sous le sens. Une fois en main, la confirmation est immédiate. Le meilleur des deux mondes en une seule boîte : une mécanique parfaitement huilée, simple, mais riche en possibilités, ayant fait ses preuves, alliée à un univers connu et apprécié, mis en avant par de magnifiques illustrations conçues spécialement pour ce jeu. Les deux éditeurs ont à leur disposition un matériel riche et abondant de par leurs précédentes productions : croisons les doigts pour une prochaine collaboration du même acabit.

Certains liens de cet article sont affiliés. On vous explique tout ici.