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Zones écarlates, fermeture des bars, salles de sport : ce qui va changer en France après le 23 septembre

Depuis la mi-septembre, Olivier Véran a repris ses allocutions hebdomadaires afin de donner des consignes aux Français, et décrire l'état de la politique sanitaire du gouvernement face à la pandémie de coronavirus. Ce 23 septembre, de nouvelles mesures ont été annoncées en fonction de différentes zones. Dans quelques départements du sud-est, des restaurants et bars doivent fermer de manière temporaire.

« La circulation du virus atteint dans certains territoires que le niveau de tension hospitalière (...) exige que nous prenions des mesures supplémentaires (...) La détérioration de la situation m'amène à délivrer un message solennel ». Olivier Véran s'est exprimé gravement ce mercredi 23 septembre 2020 à 19 heures, à l'occasion du point qu'il a décidé de tenir chaque semaine afin d'informer les Françaises et Français sur l'évolution de la politique gouvernementale sanitaire en réponse à la pandémie de coronavirus.

Il n'y a plus vraiment de doutes sur la question : une deuxième vague de l'épidémie est bien en train de se déployer, petit à petit, depuis une recrudescence du nombre de cas positifs de la Covid-19. Si aucun reconfinement n'a été mis à l'ordre du jour, le gouvernement se veut alarmiste.

« Si nous ne prenons pas des mesures rapidement, nous risquons d'atteindre des situations critiques », a mis en garde le ministre de la Santé. Dans de nombreuses grandes villes françaises comme Marseille, Bordeaux, Lille, Lyon ou Paris, le taux d'incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) est largement supérieur au seuil de 50 cas pour 100 000 habitants qui a été fixé pour maintenir un semblant de contrôle sur l'épidémie.

Voici ce que le ministre de la Santé a annoncé ce mercredi 23 septembre.

Le constat au mercredi 23 septembre

« Au rythme actuel, on peut s'attendre à ce que 40 % des capacités régionales de réanimations soient utilisées pour des patients Covid d'ici octobre, et à 85 % aux alentours du 11 novembre », a prédit Olivier Véran, mettant l'accent sur cette nouvelle deuxième vague qui semble inévitable.

Zones roses, rouges et écarlates

Avant même l'allocution d'Olivier Véran, l'information avait fuité dans la presse : il n'y a désormais plus seulement des « zones rouges » mais aussi des « zones écarlates », où la circulation du virus est très active.

Pour rappel, la qualification de zone rouge n'avait aucun impact direct sur une région de France, mais elle permettait aux autorités locales de prendre des mesures précises sur le territoire concerné. C'est pour cela que Marseille a par exemple interdit les rassemblements de plus de 10 personnes dans les lieux publics comme les parcs et les plages. Idem en Gironde, où il est également interdit de consommer de l'alcool sur la voie publique.

Les territoires sont classés en fonction de trois indicateurs :

Quatre zones différentes en France

Zone d'alerte : les régions « roses »

Ce sont les territoires où le taux d'incidence est supérieur à 50 pour 100 000.

Zone d'alerte renforcée : les territoires « rouges »

Le virus y circule très fortement y compris chez les personnes âgées. Un taux d'incidence de plus de 50 chez les personnes âgées. « Des mesures fortes sont indispensables, comme à Marseille, Bordeaux, Lyon, Nice ou encore en Guadeloupe », a dit Olivier Véran. Lille, Toulouse, Rennes, Paris, Rouen, Grenoble et Montpellier en font désormais partie.

Dans ces villes, des mesures strictes ont été annoncées :

Comme l'a montré Le Monde, 39 établissements de santé d'Île-de-France accueillent actuellement 285 personnes hospitalisées en réanimation ou en soins intensifs. La deuxième vague à laquelle l'hexagone s'attend n'est probablement pas aussi forte que la première, mais l'inquiétude des professionnels de santé grandit, en plus d'une fatigue grandissante.

Zone d'alerte maximale

La tension épidémique y est « maximale » : il y a un taux d'incidence supérieur à 100 pour 100 000 habitants chez les personnes âgées, et de 250 pour 100 000 au total. Aujourd'hui, la Guadeloupe et la région de Marseille sont concernées.

Par conséquent de très dures mesures seront prises à partir de samedi 26 septembre 2020 (après des incertitudes à la suite d'une communication erronée du ministre, certains ont pensé qu'il s'agissait de lundi 28 —  il s'agit bien de ce samedi) :

Le ministre n'a pas exclu de passer ces territoires en « territoire d'état d'urgence sanitaire » si les services de réanimation venaient à être débordés.

Zone au-delà du maximal

L'état d'urgence sanitaire devrait être déclaré. À ce jour, aucun territoire n'est concerné.

Le concept de « bulle sociale »

Le ministre a rappelé la nécessité de respecter les gestes barrières, mais aussi de maintenir une sorte de « bulle sociale » autour de nous, qui se manifeste par le fait de :