Nouvel exemple de censure par Facebook


#1

http://m.leparisien.fr/amp/info-paris-ile-de-france-oise/transports/paris-interdite-de-bus-parce-qu-elle-portait-une-jupe-03-05-2019-8065134.php

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De colère, Kamel Bencheikh publie un premier post virulent, puis un second sur Facebook. Mais il est censuré par le réseau social. « On me reproche d’inciter à la haine. Mais j’ai publié les faits parce que je voulais qu’ils soient repris. Pour dénoncer cette dérive », poursuit celui qui assume ses positions et se décrit comme un « militant anti-islamistes ». Son post Facebook commençait d’ailleurs par «Je revendique mon islamophobie ». Il affirme avoir, depuis, reçu des centaines de messages d’insultes via Messenger.

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#2

C’est du discours de haine. Il stigmatise des gens en fonction de leur religion.


#3

Tout le monde parle de réforme de l’islam de la part des musulmans. Mais comment réformer sans autoriser la critique.
Si tu reviens sur l’exemple catholique en France, la critique du catholicisme était très forte.

Enfin, si on prend la question des frères musulmans, on sort de la question du religieux pur pour rentrer dans la sphère politique. Et il est tout à fait normal de critiquer des organisations politiques.

L’islam utilise les mêmes mots pour parler de personnes, de religions et d’organisations politiques. Cela leur permet d’amalgamer des personnes qui sont même athées et en même temps d’empêcher les critiques au niveau politique.

La réforme ne peut se faire qu’avec la critique.

Enfin, cette affaire est amusante sur l’insectionalité. Le choix de Facebook a été en bannissant de protéger une religion contre une vision de la liberté individuelle de s’habiller selon son souhait.


#4

Ta gueule


#5

Oui. Il est plus important de protéger les sentiments des croyants que de s’habiller comme on veut. « Elle l’avait bien mérité ». Attends, ça me rappelle quelque chose …


#6

Euh ba ouais normal. La modération de Facebook répond à des mots-clefs + des signalements. Le mec se met une pancarte rouge clignotante autour du cou sur laquelle est inscrite en caractères gras et majuscules “JE SUIS UN GROS HAINEUX !!!” et se plaint ensuite de la “censure” de Facebook qui est connu pour faire du zèle sur les discours haineux… On a là un vrai prix Nobel.

Absolument pas, visiblement tu ne sais pas comment une modération fonctionne. Facebook n’a pas pris position dans l’histoire. Facebook a juste réagi à des mots-clefs et des signalements en masse qui lui rapportaient une possible infraction à ses conditions d’utilisation. Et c’était le cas.
La modération de Facebook est bête et méchante, on le sait tous. La plateforme considère que si des centaines voire des milliers de personne signalent en très peu de temps un contenu, mieux vaut ne pas prendre de risque et le supprimer immédiatement. Il est même fort probable que personne chez Facebook (enfin les modos en Inde) n’ait lu le contenu que Kamel Bencheikh a posté. Mais vu qu’il y avait des mots-clefs sensibles + une grosse vague de signalements, Facebook a joué la prudence comme toujours. Rien à voir avec un parti pris pro-islamisme anti-jupe (putain, faut vraiment avoir 2 neurones en court circuit pour tirer une conclusion pareille).

Tu pars où là ? Est-ce que ça a un quelconque rapport avec la réponse de dev_tty ou même l’article que tu publies toi-même ?

Et puis t’es marrant avec les reformes des chrétiens. L’Église a tellement été enclin à la critique de ses bases théologiques et de ses institutions que la chrétienté se divise depuis des siècles en 3 grandes branches (le catholicisme, le christianisme orthodoxe et le protestantisme), eux-mêmes subdivisés en dizaines voire en centaines de différents courants, plus ou moins radicaux, et plus ou moins tolérants les uns envers les autres. Bel exemple, en effet.

Tu voudrais pas juste arrêter de nous casser les couilles avec tes histoires d’immigration et de musulmans ? Change d’obsession, je sais pas, collectionne des timbres.

(PS : tu connais toujours pas la définition d’athée. Un musulman ne peut pas être athée parce-que, par définition, s’il est musulman c’est qu’il croit en un Dieu… Va apprendre des définitions simples déjà et ensuite tu reviendras nous gaver avec tes amalgames pétés).


#7

Trois jours après, la colère demeure toujours aussi vive. « Au XXIe siècle, dans la capitale des Lumières, c’est fou ! », répète Kamel Bencheikh, contacté par téléphone ce vendredi après-midi. Le poète algérien, auteur de l’ouvrage Préludes à l’espoir , rapporte l’histoire que lui a racontée sa fille Élise, 29 ans.
s’insurge encore l’auteur, né à Setif, en Algérie.

Donc selon toi la possibilité de combattre les religions est limité aux mâles blancs cis genres et au seul christianisme et est interdit aux algériens qui n’ont pas le droit d’être islamophobes et seraient racistes alors?


#8

Où ai-je tenu de tels propos ?


#9

Ferme ta grande gueule.


#10

Je te trouve bien cassant sur un sujet indéfendable. L’algo de censure conduit à ce qu’on ne puisse pas dénoncer des comportements sexistes parce que deux oppression, ou présumées oppresions, s’opposent. C’est pas seulement “une histoire d’immigration” mais aussi “une histoire de droit des femmes”.

Peut-on se satisfaire qu’un algorithme décide de faire primer l’un sur l’autre?


#11

Ta gueule.


#12

Tu devrais te detoxifier un peu. Toutes ces insultes c’est pas bon pour toi.


#13

Ta gueule.


#14

Sauf qu’ici Facebook ne prend pas position politiquement en favorisant “une oppression sur l’autre”. Facebook réagit juste de manière binaire à des mots-clefs (genre “islamophobie” ou “islamiste”), renforcés par une grosse vague de signalements. Point barre. Ce fameux Monsieur Bencheikh aurait juste ôté les mots polémiques de son post, ce serait passé comme une lettre à la poste. Mais non, fallait qu’il en fasse des caisses sur le délire du péril islamiste à qui l’on a « laissé la gestion de nos vies », dixit la publication en question.

Les SJW et les systèmes judiciaires de différents pays ont assez reproché à la plateforme de laisser diffuser des contenus borderline, confus. Vu que Facebook n’a pas envie de passer son temps (et dépenser son argent) en procès et n’a pas les moyens techniques de faire de la modération au cas par cas, il retire automatiquement tout ce qui peut être sujet à scandale. C’est pas nouveau : y en a plein qui en ont fait les frais, pour des raisons plus ou moins légitimes.

Tiens, pas plus tard que le 1er Mai, je me fais striker une video en lien avec les travailleurs, et par extension les Gilets Jaunes, sur mon compte Facebook perso. Censure du mouvement ouvrier par la pieuvre capitaliste californienne qui veut abattre le prolétariat ? Peut-être aussi. Mais le message que j’ai reçu c’était plutôt une plainte en copyright de MYTF1 parce-que mon contenu reprenait 6 secondes d’une vidéo du Palmashow… 6 putains de secondes. Si l’affaire avait été portée devant la justice française par le groupe TF1, jamais un tribunal ne m’aurait condamné pour 6 secondes d’utilisation d’une vidéo, jamais. Mais Facebook, lui, n’a pas du tout envie de jouer au con avec le 1er groupe média d’Europe et risquer de dépenser des millions d’euros en procédure juste pour ma ptite gueule. Donc c’est simple, il m’a dit “soit tu justifie les droits que tu aurais sur la vidéo (sachant que la justice française ne reconnait pas le fair use américain) ou soit tu vas te faire foutre.” Ba le choix a été vite fait.

Et puis bon, l’affaire du bus commence doucement à décanter et l’odieux crime islamiste serait en fait juste lié au fait que les nanas… étaient en train de fumer une clope sur le banc de l’abribus et ne se sont pas manifestées à temps pour monter.

Ah et puis on apprend aussi que le très lambda Kamel Bencheikh (qui est en fait un écrivain relativement connu au Maghreb et connu aussi pour faire de l’islamophobie son fond de commerce) est en pleine tournée promotion pour son nouveau livre « La révolution du sourire » ! Incroyable cette temporalité, les coïncidences font si bien les choses. On pourrait presque croire qu’il veut se faire de la pub gratos sur un événement monté de toute pièces, et se faire inviter partout dans la presse pour réaliser une performance hautement subversive et censurable qui est de cracher sa haine de l’islam gratuitement et refourguer son bouquin en loucedé…

Parce-que c’est risible : croire que l’islamophobie ne s’exprime pas librement en France, à travers des relais qui ont bien plus d’impact et d’audience qu’un pauvre post Facebook, alors qu’on invite toutes les semaines des Zemmour, Finkelkraut, Pascal Praud, et j’en passe, sans compter les politiciens, le tout depuis presque 20 ans, faut en fumer de la sacré bonne. La parole n’a jamais été aussi décomplexée sur le sujet. Alors faire croire que Monsieur Bencheikh est un grand défenseur de la gente féminine, opprimée par un islam qui “gère” nos vies, alors que les 364 autres jours de l’année il s’en bat les steaks royalement, ça ne fait qu’attiser l’odeur rance derrière ses propos que les gens ont commencé à sentir dès la première ligne…


#15

Des délégués du personnels qui n’étaient pas présent en témoins impartiaux de la scène et pouvant définir le vrai du faux. Tu ne pense pas qu’ils font juste leur travail en charchant des excuses pour traiter cette affaire au niveau de l’entreprise.

Pour ce qui est du père. Les musulmans doivent ils obligatoirement être islamistes. N’ont ils aucuns droit comme les hommes blancs cis genre de dire merde aux religieux et doivent ils être enfermés dans leur communauté avec ce qu’elle a de plus nauséabond.

"…

Cette thématique traverse tout le livre de Bret Easton Ellis, de manière quasi obsessionnelle. Il la développe autour de la figure de Trump, mais aussi de la communauté homosexuelle. Une victimisation qu’il dénonce au nom de la liberté d’expression. Aux provocations sur son homosexualité, le romancier se contente de “hausser les épaules” et de classer l’affaire, là ou d’autres auraient appelé la section locale de GLAAD ( Gay and Lesbian Alliance Against Diffamation ).

"Je ne me suis même pas préoccupé de les bloquer. Parce que, une fois que vous vous mettez à choisir comment les gens peuvent et ne peuvent pas s’exprimer, s’ouvre une porte qui donne sur une pièce très sombre dans la grande entreprise, depuis laquelle il est vraiment impossible de s’échapper. Peuvent-il en échange policer vos pensées, puis vos sentiments et vos impulsions, et à la fin, peuvent-ils policer vos rêves ?

…"


#16

Le père non-plus n’était pas sur la scène et on peut décemment le suspecter d’instrumentaliser un malheureux bus raté pour servir la com’ de son livre et ses objectifs politiques. Balle au centre.
D’ailleurs, pour l’ardent défenseur des femmes qu’il est, il devrait plutôt laisser sa fille et son amie s’exprimer directement sur le sujet au lieu de parler à leur place. Comportement bizarre pour quelqu’un qui fait son beurre sur la critique d’une religion qui musellerait les femmes…

Encore une fois, où ai-je prétendu le contraire ? Je me fous éperdument de savoir qui est islamophobe, s’il est un peu trop blanc ou un peu trop noir ou un peu trop gris ou un peu trop homme ou un peu trop femme.

Ce qui m’intéresse c’est l’objectif politique poursuivi (politique au sens étymologique du terme, c’est-à-dire l’effet produit par certaines manœuvres sur une société donnée). Or on se rend bien souvent compte que l’islamophobie n’est pas une critique constructive de la religion musulmane (qui est saine et même doit être faite) mais est juste le cache-sexe d’un racisme mal assumé et/ou d’une volonté de généralisation de quelques comportements radicaux minoritaires à l’ensemble de la communauté des croyants, plus simplement faire l’amalgame “musulmans = terroristes”. Et c’est le cas ici. De manière totalement décomplexée, notamment avec le petit résumé qu’il fait à la fin de la publication : “un barbu d’origine maghrébine”. Alors quoi Kamel, tous les barbus qui ont la peau un peu bronzée sont de dangereux islamistes ? On est clairement dans l’amalgame puant, du style “lui avec son gros nez et ses doigts crochus, c’est sûr que c’est un juif, et on le sait bien : tous les Juifs sont des vampires qui contrôlent les banques et les médias !”.

Mais encore une fois, Facebook se fiche éperdument de ces ptites manipulations politiciennes. Tout ce que la plateforme a vu c’est : grosses vagues de signalements en peu de temps + présence de mots-clefs sensibles = suppression. Point. Si l’islamophobie et le racisme en général faisaient l’objet de censure en France ou ailleurs en Occident, t’as la moitié des éditorialistes et des politiciens qui seraient au chômage. Au lieu de ça, on leur file des prime time et des grosses payes, donc viens pas jouer les pleureuses.

La victimisation existe. Les GAFAM jouent aussi dessus. OK. Mais pas dans l’histoire du bus, désolé. Trouve-toi un nouvel os à ronger. Et arrête de polluer le forum de Numerama avec tes actus et tes vidéos à la mords-moi-le-nœud.


#17

Peine perdue la modération a foutu le camp de Numerama depuis un bail il va pouvoir poursuivre son spam, j’essaie de l’insulter à chaque fois pour faire pop un modo mais ça ne marche même pas


#18

@tass_ et @unMarxetcarepart grands défendeurs de la liberté d’expression !!!
Je vous savais grossiers et vindicatifs les gars. Le coco publicitaire, je savais qu’il était un grand admirateur des pays où tu n’as le droit de dire que ce qui plaît au pouvoir, mais là, vous vous surpassez.

Notion de forum de discussion : pas acquis
Notion de tolérance et de respect : pas acquis

Vous êtes en lice pour l’Oscar du duo de gros beaufs de l’année.


#19

En grand supporter de la liberté d’expression tu ne bloques donc aucune pub sur internet et tu n’utilises aucun filtre anti spam sur tes emails ?
Ici c’est pareil Patou ne s’exprime pas, il spam, fait de la pub pour des chaînes yt.
Et le premier principe d’un forum de discussion c’est de ne pas spammer.


#20

En effet. Je suis quand-même mal à l’aise devant ton amalgame : critique de la religion == islamophobie, même si le terme est revendiqué et exact stricto sensu, mais aussi == méchante agression insupportable quinourapelesheurléplusombr. En 1905, tu aurais été le meilleur défenseur des curés persécutés par les méchants anti-cléricaux.