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Essai du Volkswagen ID.4 : un SUV 100% électrique plaisant à conduire

Le nouveau SUV familial 100 % électrique de Volkswagen vient de se voir décerner le titre de « World Car of the Year 2021 », l’occasion pour nous de revenir sur notre essai du VW ID.4 avec sa batterie de 77 kWh.

Le Volkswagen ID.4 est la deuxième voiture 100 % électrique de la famille nommée « ID ». Cette gamme, inaugurée avec le modèle ID.3, initie la nouvelle stratégie « way to zero » du constructeur allemand. Volkswagen s’engage ainsi à devenir un acteur de la mobilité neutre en carbone d’ici à 2050. La production des deux premiers modèles ID.3 et ID.4 pose les premiers jalons de cette stratégie. Le caractère respectueux de l’environnement est d’ailleurs un des aspects d’ID.4 qui a convaincu le jury international du World Car of The Year de lui décerner le titre de voiture de l’année.

Plus concrètement, de la fabrication des batteries jusqu’à l’assemblage final, Volkswagen s’engage à utiliser une électricité renouvelable, et compense les émissions de CO2 qu'il n'est pas parvenu à supprimer. Même le traitement des batteries électrique en fin de vie est pris en compte avec la construction d’une usine dédiée à leur recyclage. En 2030, la marque estime que 70 % de ses ventes seront 100 % électriques, et qu’en 2040, elle ne commercialisera que des véhicules certifiés neutres en carbone. Un changement de paradigme qui doit nous faire tourner la page du Dieselgate.

Nouvelle plateforme, nouveau design extérieur et renouveau à l’intérieur... l'évolution se fait sur tous les plans. Comparé au Tiguan, son plus proche cousin en thermique, le Volkswagen ID.4 peut dérouter.

Renouveau du style extérieur et intérieur

ID.4 partage la même plateforme que la berline compacte ID.3 (et d’autres modèles du groupe VW), même si 32 cm de long séparent les deux modèles (4.58 m pour ID.4 contre 4.26 m). Par rapport au Volkswagen Tiguan, l’ID.4 est 9 cm plus long, mais 4 cm moins haut. Ce nouveau modèle se rapprocherait presque des monospaces disparus des catalogues. Côté style, Volkswagen a par contre tout misé sur le dynamisme pour dessiner son nouveau fer de lance, qui s'avère plus audacieux.

Le style de l'ID.4 est épuré. De nombreux détails stylistiques marquent néanmoins son design. La face avant est bien plus musclée que sur la ID.3. Cette notion de dynamisme est également accentuée par des jantes de grande taille -- de 18 à 21 pouces selon la finition. La signature lumineuse des phares, et les bandeaux LED qui courent sur toute la largeur de la voiture, marquent également cette évolution. On dit désormais que l’éclairage remplace le chrome pour la mise en valeur esthétique.

Une fois à l’intérieur, on rompt nettement avec le passé. Le choix des matériaux et l'intégration de la planche de bord pourraient même dérouter l’acheteur ayant déjà possédé une Volkswagen récente, et lui donner le sentiment d'une baisse de qualité . Pourtant cet intérieur se veut moderne, allégé de tous boutons superflus, laissant la part belle aux deux écrans de 5.3 pouces pour le compteur (ID. Display) et de 10 pouces pour l’écran central.

A bord, on retrouve beaucoup -- et même un peu trop --de plastiques durs. Le positionnement, l’aspect et le fonctionnement du sélecteur de vitesse peuvent également dérouter. Il faut prendre le coup de main, et ne pas hésiter à vérifier à deux fois avant d’accélérer pour être sûr que l’on a bien engagé la marche avant ou la marche arrière.

Le ID.4 remplit bien son rôle de véhicule familial, le modèle offre de nombreux rangements, un espace de vie à bord confortable pour tous les occupants, et un coffre de 543 litres. Les assises sont plutôt agréables, à l’avant comme à l’arrière, même si on regrette un manque de maintien latéral sur les sièges avant. Plutôt que d’avoir un accoudoir central cachant un rangement à l’avant , Volkswagen a choisi d’intégrer des accoudoirs individuels sur les sièges avant. C'est pratique mais sera jugé moins esthétique par certains.

Motorisation et comportement routier : le bon élève

La gamme ID.4 s'organise autour de deux tailles de batteries de 52 kWh (Pure) ou 77 kWh (Pro). Deux puissances de 109 et 125 kW (148 ou 170 ch) sont disponibles sur la batterie de 52 kWh. Notre modèle d’essai était lui équipé de la plus grande des batteries, avec une capacité de 77 kWh qui s’accompagne d’une motorisation de 150 kW (204 ch).

Le design d’ID.4 suggère un certain dynamisme, que l'on retrouve bel et bien dans le comportement routier du véhicule et dans sa tenue de route. Avec le centre de gravité bas et les suspensions fermes, on a un véhicule qui semble posé sur des rails. Sur une chaussée déformée ou sur des ralentisseurs, il est un peu trop ferme, comme bien des véhicules allemands. Les mouvements de caisse sont bien contenus, mais avec plus de 2 tonnes sur la balance, ID.4 souffre quand même de son poids élevé. L’excès d’optimisme à l’approche de certains virages ou ronds-points se fera vite sentir, même si la technologie embarquée aide à mieux anticiper.

Dans cette version, l’ID.4 est une propulsion avec un moteur électrique positionné sur le train arrière. Avantage de ce choix, ID.4 libère de l’espace à l’avant, et offre un rayon de braquage important, le rendant presque aussi agile qu’une citadine quand il s’agit de manœuvrer. Un plus, qui vient s’ajouter à l’agrément de conduite général d’un modèle électrique qui dispose d’une puissance plus que suffisante au quotidien, et délivrée comme il faut par l’auto.

Efficience théoriquement bonne

Sur le papier, notre ID.4 avec sa batterie 77 kWh peut offrir jusqu’à 520 km d’autonomie WLTP en ville (360 km sur autoroute) et la version 52 kWh s’annonce avec 345 km WLTP pour le cycle urbain. Les consommations s’affichent alors entre 17.2 et 18.5 kWh/100km, ce que l’on pourra sans mal atteindre en ville et sur les petites routes, avec une conduite adaptée -- nous avons pu le constater.

Sur le papier, on nous promet des consommations dans la moyenne de cette catégorie de véhicules. Notre boucle d’essai sous une météo fraîche (températures inférieures à 10°) et très venteuse, nous a toutefois rappelé que la réalité du terrain peut changer la donne. Ainsi, les 175 km du retour sur l’autoroute avec un fort vent de face, nous ont amenés à consommer 26.3 kWh/100km en moyenne en roulant à 115 km/h. Dans des conditions plus clémentes, le ID.4 devrait consommer autour des 22 kWh/100km à 130 km/h.

La moitié de notre essai de 468 km a été effectuée sur autoroute; le reste sur route secondaire et un peu en ville. La consommation moyenne lors de cet exercice s’est établie à 22.3 kWh/100 km, et n’a jamais été en deçà de 20 kWh/100 km, à la moitié de notre trajet. C’est un résultat mitigé, mais qu’il faut remettre dans le contexte d’une météo hivernale tempétueuse. Dans des conditions plus clémentes, les consommations seront meilleures, du moins, nous l’espérons.

Le ID.4 peut s’accommoder de longs trajets sur autoroute, l’itinéraire devra cependant intégrer des sauts de puce entre plusieurs chargeurs rapides. Ce que nous avons fait avec une pause sur une station de charge Ionity qui nous a permis de passer de 18 à 80 % de batterie en 40 minutes grâce au chargeur CSS acceptant jusqu’à 125 kW (ou 100 kW sur la batterie Pure de 52 kWh).

Pour la charge à domicile ou sur certaines bornes, la batterie 77 kWh accepte jusqu’à 11 kW, il faudra alors 7 h pour recharger de 0 à 100 % sa batterie, mais plus de 40 heures sur une prise domestique à 1.8 kW. L’installation d’une wallbox à domicile peut s’avérer pertinente si vous roulez beaucoup.

Une technologie de pointe pour les finitions hautes

Pour votre confort et votre sécurité, le ID.4 peut intégrer de nombreuses aides à la conduite jusqu’à la conduite autonome de niveau 2 : Front assist, Lane assist, Sign assist, side assist et bien sûr, le régulateur de vitesse adaptatif et connecté (ACC). D’ailleurs, à l’approche d’un village, d’un virage ou d’un rond-point, si la navigation est activée, vous pourriez être surpris de voir que votre véhicule va baisser son allure pour pouvoir s’engager sans qu'il soit nécessaire d’activer le frein manuellement. Un petit détail qui est appréciable, surtout quand on se prête au jeu de l’éco-conduite mais qui nécessite d’opter pour le « pack assistance plus ».

Dans ses versions les plus haut de gamme, l’ID.4 vous permettra aussi de profiter d’un affichage tête haute à réalité augmentée, d’une caméra 360° pour faciliter vos manœuvres, d’un chargeur à induction, d’un écran central de 12 pouces, mais aussi du grand toit panoramique.

Des versions toutes options qui ont un coût puisque la version la plus haut de gamme ID.4 Pro Performance « Max » flirte avec les 60 000 € (avant bonus). La version la plus abordable avec la batterie de 77 kWh (Pro Performance life) débute à 47 660 €. Si vous voulez opter pour la petite batterie de 52 kWh, l’ID. 4 Pure finition City est proposé à partir de 39 370 €. Des tarifs qu’il faudra comparer avec le Skoda Enyaq ou même le futur Audi Q4 e-tron dans le groupe VW, ou avec le Tesla Model Y qui va prochainement arriver en France.

Enfin, si vous cherchez un SUV familial à transmission intégrale ou avec une motorisation plus puissante, il vous faudra attendre quelques mois. Volkswagen vient d’annoncer la déclinaison sportive d’ID.4 nommée « ID.4 GTX » avec une puissance allant jusqu’à 220 kW.