Une erreur dans le texte ?

C'est le bon endroit pour nous l'indiquer !
Attention, ce formulaire ne doit servir qu'à signaler une erreur. N'hésitez pas à utiliser les commentaires pour donner votre avis, ou la page de contact pour nous contacter. Merci.

Etape 1

Cliquez sur les paragraphes contenant des erreurs !

Après plusieurs désastres, Uber met un « stop » à la conduite autonome

Uber a annoncé la revente de sa division dédiée au développement de la conduite autonome. Elle ne s'est jamais remise de l'accident ayant coûté la vie à une femme de 49 ans.

Uber et la conduite autonome, c'est terminé. Dans un communiqué publié le 7 décembre, la startup Aurora a annoncé l'acquisition d'Advanced Technologies Group, la division d'Uber dédiée au développement de la conduite autonome. Ces derniers mois, la structure n'a pas été épargnée entre l'accident mortel pendant un test et la condamnation d'un ingénieur accusé de vol industriel et de pratiques déloyales pour embaucher ses anciens collègues de Google (très investi dans la conduite autonome).

La revente d'Advanced Technologies Group à Aurora signifie qu'il ne s'agit pas d'un abandon total. D'ailleurs, Uber va investir 400 millions de dollars dans la startup tandis que Dara Khosrowshahi compte récupérer un siège au conseil d'administration. Aurora entend s'appuyer sur les technologies développées par Uber pour bâtir un service de taxis autonomes. Mais l'entreprise va d'abord s'axer sur les poids lourds autonomes, un projet avorté par Uber.

La fin d'un long calvaire pour Uber

À l'instar de Google et Waymo, Uber nourrissait de grandes ambitions dans la conduite autonome. La technologie constitue le prolongement naturel de ce que la multinationale propose aujourd'hui : assurer un service de transport rapide et efficace. L'idée était alors de remplacer les chauffeurs humains -- qui coûtent de l'argent -- par une intelligence artificielle suffisamment évoluée pour aller d'un point A à un point B sans souci.

Malheureusement, pendant un test, le pire s'est produit : en mars 2018, une voiture autonome estampillée Uber a percuté et tué une piétonne âgée de 49 ans -- la tragédie s'est accompagnée de nombreuses interrogations et a gelé tout développement. L'enquête a révélé plusieurs failles, sachant que l'opératrice chargée de surveiller le trajet opéré par le véhicule était distraite au moment des faits. Dans son rapport final, le Conseil national de la sécurité des transports a partagé les responsabilités entre Uber, l’Arizona (État dans lequel les faits se sont produits) et la victime.

Cet accident mortel a poussé Uber à mettre en pause ses expérimentations et à revoir ses protocoles. Il les a repris à Pittsburgh, en Pennsylvanie, avant de présenter un nouveau véhicule conçu en partenariat avec Volvo. Il comptait ensuite remettre un coup d'accélérateur, mais la pandémie de coronavirus est arrivée. Ce nouveau coup d'arrêt a semble-t-il était celui de trop pour Uber, qui perd beaucoup d'argent.

Advanced Technologies Group n'est pas le seul département victime des ambitions avortées. En début de mois, on apprenait que le projet de taxis volants pourrait être revendu à Joby Aviation.