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Test du Vélo Mad In France : l'électrique français tient-il ses promesses ?

Lancé à l’automne 2018, Le Vélo Mad In France vient bousculer les règles du marché du vélo à assistance électrique, avec la promesse d’un vélo fabriqué en France et vendu sans intermédiaire. Quel bilan pour ce deux-roues aux lignes soigneusement découpées ?

Le Vélo, voilà le nom de cette bicyclette. Un sobriquet simple et diablement efficace pour la marque française créée par deux amis d’enfance amateurs de vélos vintage et pignons fixes. Mais surtout un vélo à assistance électrique qui attire le regard et ne laisse pas indifférent. On insiste bien sur l’assistance électrique. Le Vélo Mad in France, comme son nom l’indique reste avant tout un vélo, plus qu’un bijou de technologie. Une belle monture dont l’effort et le travail sur le design est visible du premier coup d’œil.

Mais que vaut vraiment ce vélo sur la route ? Nous avons pu essayer l’engin lors d’une session de test et se faire un avis sur le si bon argument du « made in France ».

Design et fonctionnalités

À première vue, Le Vélo Mad In France semble fait pour avaler les kilomètres. Un modèle hybride entre vélo de course et vélo électrique. Ce beau bébé de 20 kg, dont 2,5 kg de batterie est un savant mélange d’éléments inspirés aussi bien des vélos à l’ancienne que des urbains type fixie ou du VTT. La batterie est d'ailleurs si bien intégrée au cadre qu’elle paraît à peine visible sur le modèle noir.

Moins urbain que le Cowboy, il s’apparente plutôt à un sportif. L’habillage total aluminium, l‘élégant pédalier et le guidon droit rendent son look très épuré. Les dimensions sont, comme souvent, pensées pour les hommes avec un petit modèle conseillé pour les personnes de plus d'1m69 -- l’allure confirme ce côté masculin avec son cadre course et sa selle très haute. Une selle en cuir Brooks qui lui d’ailleurs donne un petit côté vintage très appréciable. La silhouette finement étudiée est cependant un peu gâchée par le fouillis de câbles qui relient anarchiquement le guidon au cadre.

 

Côté moteur, il est doté d’une batterie de 375 Wh pour une autonomie moyenne annoncée de 50km. Facilement détachable en coup de clé, elle peut aussi se brancher et être rechargée sans être retirée de son emplacement. L’assistance électrique est quant à elle discrètement nichée dans le moyeu de la roue arrière. 5 niveaux d’assistance sont disponibles pour permettre une accélération régulière. Le premier niveau poussera le vélo à environ 11 km/h puis progressivement jusqu’à 25 km/h au cinquième niveau, vitesse limite de l’assistance. On observe également un plateau de 10 vitesses monté sur la roue arrière. La transmission est assurée par un dérailleur Shimano 105, un classique à la fois fiable et efficace.

Un autre détail esthétique attire l’œil et tranche avec la carrure fine de la bicyclette : ces larges pneus jaunes et noirs. Des WTB Horizon normalement destinés au Gravel bike ou au cyclocross pour affronter les chemins rugueux. Un choix fort de la part de Mad In France d’équiper les roues de ses vélos avec la marque californienne spécialisée dans le vélo de montagne. Le freinage est assuré par des freins à disque hydrauliques.

Niveau accessoires, la marque française ne fait pas de fioritures. Pas de sonnette ni de porte bagage à l’horizon. Les garde-boues et le porte bagage sont disponibles en option lors de l'achat, comme l'antivol ou le casque moyennant quelques euros de plus. Prenez garde aussi à ne pas oublier de mettre les feux qui ne sont pas intégrés au cadre.

Mais la grande particularité de ce vélo, c’est sa fabrication. Il est designé, conçu et assemblé en France à la la Manufacture Française du Cycle en Loire-Atlantique. Et distribué en circuit court, sans intermédiaire. Qui peut se traduire par « vendu uniquement sur Internet ». La marque s’appuie sur un réseau d’ambassadeurs dans les différentes villes françaises pour permettre aux intéressés d’essayer le vélo. Le tout à un prix tout à fait raisonnable pour un vélo qui revendique une fabrication française. Il faut compter environ 1990 euros pour ce modèle unique qui existe en noir ou et blanc, et bientôt en bleu. Un VanMoof de dernière génération coûte un peu moins du double.

Sur la route

Le premier contact avec le vélo est assez instinctif. Il ne faut que quelques secondes pour s’approprier le guidon et l’écran LCD posé au milieu. Une commande de trois boutons à côté de la poignée gauche permet d’allumer l’écran, d’augmenter et de diminuer l’assistance. Le petit cadran numérique donne plusieurs indications : niveau d’assistance, niveau de charge de la batterie, vitesse instantanée, puissance du moteur, distance parcourue, temps de trajet et.. température.

Le démarrage est lui plutôt surprenant. Il faut mettre un gros coup de pédale pour lancer la bête. Heureusement, l’assistant au démarrage permet d’envoyer un petit coup de boost. Cette option se déclenche en restant appuyé sur la flèche du bas permettant de réduire l’assistance. Au bout de 3 secondes, le moteur s’enclenche et lance une petite impulsion. Pratique pour les démarrages en côte.

Le guidon droit et large avec ses poignées en cuir Brooks est agréable et confortable. Il assure même une certaine stabilité et on se sent toute de suite à l’aise et en sécurité. Toutefois, la selle plus haute que le guidon, sinon au même niveau oblige à prendre une position recourbée comme sur un vélo de course. La selle et les pneus offrent un confort très satisfaisant. La Brooks à mémoire de forme est clairement un atout de charme. On sent à peine les obstacles de la route et on n’envisage plus les trous et les plaques d’égouts comme des ennemis.

L’assistance est un peu longue au démarrage mais elle est douce et très silencieuse. Il faut souvent faire deux tours de pédales avant de la sentir nous venir en aide. Elle se coupe dès que l’on arrête de pédaler ou que l’on met un coup de frein. Pour les profanes peu habitués à cette technologie, le freinage à disques hydrauliques peut être un peu brutal à la première pression sur la manette de frein. La transmission est efficace et offre un passage de vitesses en douceur. Contrairement à la nouvelle vague des VAE qui promettent des trajets complets sur une seule vitesse avec des moteurs intelligents, on doit ici jouer entre les vitesses et les différents niveaux d’assistance pour trouver son rythme de croisière idéal.

Un peu lourd sur le plat, pédaler sur ce vélo devient assez jouissif dès lors que la route s’élève. En montée, on atteint très vite les 25km/h sans effort. Une excellente nouvelle pour les cyclistes qui ont des côtes à franchir pour se rendre au travail. Absence de transpiration garantie en arrivant au bureau. Le vélo devient néanmoins un peu difficile à pousser au-delà des 25 km/h, vitesse à laquelle l’assistance se coupe.

Dernier avantage malin : une option permet de maintenir l’assistance à une vitesse stable de 5 km/h. Une allure idéale pour accompagner un ami pédestre sans faire d’effort ou pour traverser des zones piétonnes sans aller trop vite.