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Le Wi-Fi 6E arrive en France et c'est une bonne nouvelle pour vos futurs équipements sans fil

Les dispositions permettant d'exploiter le Wi-Fi 6E en France ont été publiées au Journal officiel. Cette évolution du Wi-Fi est très attendue pour les appareils sans fil, qui ont besoin d'accéder à toujours plus de débit pour répondre aux usages du numérique.

Ça y est : la France s'ouvre enfin à la nouvelle évolution du Wi-Fi : le Wi-Fi 6EAu Journal officiel, il a été publié une décision très attendue de l'Autorité de régulation des communications électroniques (Arcep), le 1er décembre 2021, comme NextInpact l'a repéré. Ce texte, qui avait été délibéré en octobre par le régulateur des télécoms, valide l'emploi sur le territoire national de fréquences supplémentaires pour le célèbre protocole de communication sans fil.

Le Wi-Fi est une technologie massivement utilisée aujourd'hui pour connecter toutes sortes d'appareils les uns autres : l'usage typique que la population connait bien se trouve au niveau de la box que leur confie leur opérateur. On branche des ordinateurs fixes, des PC portables, des smartphones ou des consoles de jeux vidéo en accrochant le signal émis par le modem, permettant ainsi d'aller sur le net avec.

https://www.youtube.com/watch?v=fqJmIY5iwF0

Le Wi-Fi est trop à l'étroit dans ses fréquences actuelles

Le Wi-Fi s'avère en fait si populaire et si sollicité qu'il commence à se sentir un peu à l'étroit sur les bandes de fréquences qu'il utilise -- en effet, comme le protocole connecte sans le moindre contact physique des appareils entre eux, il faut passer par les ondes radio pour acheminer les communications. Or, pour que ce ne soit pas le Far West, ces ondes sont découpées par blocs et réparties selon les usages et les besoins.

Actuellement, le Wi-Fi se déploie sur deux portions du spectre radioélectrique : la bande dite 2,4 gigahertz (GHz) et la bande 5 GHz. C'est là qu'entre en scène le nouveau Wi-Fi, qui va pouvoir en fait se déployer sur un troisième segment du spectre : la bande 6 GHz. Dans le détail, la tranche qui lui est attribuée va précisément de 5 945 mégahertz (MHz) à 6 425 MHz, soit 480 MHz.

La possibilité pour le Wi-Fi de s'étaler sur une troisième bande de fréquences permet de répondre à plusieurs problématiques, à commencer par le fait que l'actuelle bande de 5 GHz fait face à des contraintes de partage : le Wi-Fi n'est pas le seul à s'en servir. Ainsi, l’équipement Wi-Fi doit « écouter la bande avant d’émettre et à changer de canal lorsqu’il détecte un signal radar », explique l'Agence nationale des fréquences.

Autre problème : les besoins toujours plus importants en débit et le nombre croissant de personnes qui se connectent au net. De fait, « la ressource est partagée entre tous les utilisateurs Wi-Fi ». Ce n'est peut-être pas gênant en zone rurale, mais c'est autre chose en ville. De fait, le Wi-Fi 6E se trouve plus haut dans le spectre. Cela lui permet de prétendre à des débits plus élevés qu'en 2,4 ou 5 GHz.

Le Wi-Fi 6E peut ainsi être vu comme une mesure permettant de soulager les bandes 2,4 et 5 GHz, en mettant en place une troisième voie de circulation pour les données. Celle-ci est d'ailleurs une voie rapide, en tout cas plus rapide que les deux autres. C'est aussi une ouverture qui doit s'adapter à une évolution du paysage numérique, où le haut et le très haut débit sont désormais très courants.

Si le Wi-Fi 6E représente une évolution nécessaire, attendue et souhaitée, il reste toutefois un bémol : le Wi-Fi 6E concernera une nouvelle génération d'appareils. Il faudra donc se rééquiper petit à petit pour en profiter -- le Wi-Fi classique restera bien sûr toujours actif quoiqu'il arrive. Or si les fabricants de matériels sans fil se préparent à prendre ce virage, le public, lui, devrait y aller à un rythme de sénateur.