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Test du kit Cabasse The Pearl Keshi : petites enceintes, gros tarif, prestations bluffantes

Cabasse lance un kit 2.1 composé de petites enceintes connectées. Le prix est (très) élevé, mais les prestations sont largement au rendez-vous. 

Installée en Bretagne, la maison Cabasse est bien connue des férus d'enceintes, entre autres produits sonores haut de gamme (je suis moi-même un utilisateur, depuis plusieurs années déjà). Désormais âgée de plus de 70 ans, l'entreprise française lance, fin 2021, The Pearl Keshi -- un kit 2.1 composé de deux enceintes et d'un caisson de basse connectés. Il s'intègre à la collection The Pearl, composée de produits vendus très cher.

D'ailleurs, autant évacuer la question tarif tout de suite : The Pearl Keshi coûte 2 500 euros, ce qui le rend inaccessible. Même Sonos ne grimpe pas aussi haut, si on associe deux One (458 euros) et un Sub (849 euros) pour une configuration équivalente. Quels sont les atouts du produit de Cabasse ? Il y en a beaucoup, et heureusement.

Des petites enceintes bien finies et... discrètes

Le kit The Pearl Keshi est un produit vendu à prix d'or. Par conséquent, il doit l'assumer, dans le design. Il s'articule autour de trois éléments : deux petites boules qui servent d'enceintes, reliées -- physiquement -- à une grosse sphère qui occupe le rôle de caisson de basse (les câbles audio, se terminant par des fiches bananes, sont fournis). Les deux enceintes font huit centimètres de diamètre, ce qui les rend comparables, en taille, au HomePod Mini commercialisé par Apple.

Les finitions sont à la hauteur des attentes : l'habillage mat, moins sujet aux salissures, est associé à de l'acier brillant du plus bel effet. C'est à la fois exquis et discret. Elles reposent en prime sur un pied qui donne l'impression qu'elles flottent dans les airs. Vous voulez les accrocher au mur ? Pas de souci, le support, qui comprend une partie aimantée, peut coulisser pour être fixé. C'est astucieux.

Le caisson de basse, qui pèse son poids (six kilogrammes) est naturellement plus imposant. Logique, puisqu'il concentre toute la partie connectique. Sur ce point, le The Pearl Keshi ne manque pratiquement de rien, sauf peut-être d'un port HDMI ARC : optique S/PDIF (pour relier un téléviseur, par exemple), mini-jack, Ethernet et micro-USB. Et, bien sûr, on peut le relier à un réseau Wi-Fi pour de la diffusion en direct ou passer par la communication Bluetooth. Le kit peut être piloté par une télécommande circulaire, dotée d'une molette pour gérer le volume et de boutons pour contrôler le reste. On retrouve ici un rendu moucheté, là encore du plus bel effet.

Il convient, par ailleurs, de parler du packaging très luxueux du The Pearl Kishi. Les divers éléments, soigneusement emballés dans du tissu, sont nichés dans un coffret très joli et robuste. Ce n'est qu'un détail, mais qui participe pleinement à faire du kit 2.1 un produit d'exception, justifiant un peu plus les 2 500 euros réclamés par Cabasse. Le prestige se paie, mais encore faut-il qu'il se matérialise.

De la polyvalence bienvenue

Cela fait déjà plusieurs années que Cabasse propose des produits sonores connectés. En 2019, la marque bretonne proposait par exemple la Pearl. The Pearl Kishi bénéficie donc de tout le savoir-faire accumulé jusque-là pour améliorer l'ergonomie. Le meilleur moyen d'en profiter reste de passer par l'application Cabasse StreamCONTROL, qui permet de configurer le produit en quelques minutes, puis d'avoir accès à toutes ses fonctionnalités depuis un écosystème qui rappelle celui de Sonos. Ainsi, on peut enregistrer plusieurs enceintes pour imaginer une expérience multiroom (musique partagée entre des pièces).

À noter que Cabasse StreamCONTROL intègre une calibration automatique des enceintes, technologie qui optimise le rendu acoustique en fonction des contraintes de l'environnement. Le processus ne dure que 30 secondes et, contrairement à Sonos, vous n'aurez pas besoin d'agiter le bras dans tous les sens pour que la magie opère.

Un rendu sonore exceptionnel

Il y aurait tant à dire sur les performances du The Pearl Keshi. Dès les premières notes, on sent tout de suite qu'on a affaire à un kit 2.1 aux qualités indéniables. Il suffit de lancer un morceau qu'on connaît sur le bout des doigts pour s'en convaincre : instantanément, les deux petites boules conçues par Cabasse vont vous le faire redécouvrir. C'est inouï, presque insensé de se dire que des enceintes aussi discrètes puissent se faire entendre avec une précision chirurgicale. Tout est à sa place, les va-et-vient d'une enceinte à l'autre sont d'une justesse étonnante, remplissant la zone d'écoute d'une belle présence.

Puissance et ampleur caractérisent The Pearl Keshi, mais toujours avec ce respect pour l'équilibre. Les enceintes sonnent juste. Le son n'est jamais plat, encore moins trop volumineux. C'est percutant et net, dans le bon sens du terme. On perçoit une belle profondeur dans les différentes couches qui composent un morceau grâce, d'abord, à de belles envolées dans les graves (merci pour le rap). Cette solidité dans les basses fréquences, qui assurent une dynamique intéressante sans jamais en faire trop (aucune distorsion), offre une belle assise aux médiums ahurissants de détails et aux aigus qui ne sifflent jamais. Il y a de la finesse quand il faut, et de la force quand c'est nécessaire.

On comprend dès lors pourquoi The Pearl Keshi assume ce caisson de basse imposant. Alimenté par un amplificateur de 450 W, il permet vraiment aux enceintes d'offrir un spectacle de tous les instants. Bien sûr, il faut une certaine sensibilité pour l'apprécier et accepter de dépenser une telle somme, dans le but d'obtenir un rendu haute fidélité. Lire : il faut être puriste.

Certains liens de cet article sont affiliés. On vous explique tout ici.