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nageant.spumeux.mulot : découvrez what3words et ne vous perdez plus jamais

Et si chaque endroit sur Terre avait une adresse ? Même le milieu de l'océan Atlantique ou un périlleux chemin de montagne ? C'est ce que tente de faire le service what3words en se substituant aux coordonnées GPS longues et complexes à retenir.

Il existe un moyen simple de donner des coordonnées géographiques précises sans s’encombrer avec des données de longitude et de latitude pas forcément très digestes. Ce moyen, c’est what3words.

Si vous ne connaissez pas encore le service, son fonctionnement est simple. L’application de cartographie a divisé l’intégralité de la surface du globe en parcelles de 9 m2 qui sont chacune identifiées par une combinaison de trois mots. Ainsi le palais de l’Élysée à Paris est situé à « détachant. forçant. détecter » tandis que le Conservatoire botanique national de Brest est à l’adresse « gazoduc. civette. concise ».

Une adresse pour chaque lieu sur terre

L’idée de s’appuyer sur une combinaison de mots, plutôt que sur une adresse ou des coordonnées GPS, est née en 2013. À l’époque, les futurs fondateurs du site peinaient à se retrouver lors d’un concert. Plutôt que de se reposer sur des coordonnées GPS longues et peu pratiques, ou une adresse postale qui peut être mal notée et englober un large périmètre géographique (dans le cas d’un stade, d’un parc, etc.), Chris Sheldrick (le PDG du site) a imaginé un moyen plus simple de communiquer sa localisation : se reposer sur les mots du dictionnaire. What3words était né.

En tout, c’est cinquante-sept mille milliards de parcelles qui sont identifiées par ce système, et 25 000 mots dans chacune des 43 langues disponibles sont utilisés pour couvrir le globe. Si le service est disponible dans autant de langues, c’est qu’en plus de fournir une localisation plus précise qu’une simple adresse postale, l’outil à d’autres avantages.

Premièrement, il est plus facile de mémoriser trois mots que les 16 chiffres de la latitude et de la longitude. Deuxièmement, cela permet d’assigner une adresse à des lieux qui n’en ont pas (comme en mer ou en montagne par exemple). Troisièmement, la base de données étant composé de simples mots du dictionnaire, elle ne pèse quasiment rien et peut donc être utilisée sur des appareils avec peu, ou même aucun accès à Internet. C’est ensuite l’algorithme qui s’occupe de retrouver quelle parcelle correspond à quelle association de mots. La base de données et l’algorithme sont contenus dans un minuscule fichier de 10 Mo.

Les limites de la langue

Ces avantages ont fait de what3words un service particulièrement apprécié des entreprises. AirBnB s’en sert pour aider les touristes à trouver plus facilement leur appartement lorsqu’ils sont à l’étranger, par exemple. En Australie, certains drones embarquent aussi la base de données what3words pour livrer des paquets exactement au bon endroit. Certains services de secours l’utilisent même pour des missions de sauvetage.

L’idée n’est pas pour autant dénuée de défauts. Certains mots qui se ressemblent peuvent renvoyer à des adresses totalement différentes. Un expert en sécurité interrogé récemment par la BBC expliquait qu’en langue anglaise (la seule qui couvre la terre et la mer) « environ 73 % des adresses What3Words contiennent un mot qui peut être modifié simplement en ajoutant ou en enlevant une lettre ». Ajoutez à ça une maitrise de la langue pas toujours impeccable et des accents qui peuvent venir perturber la compréhension et vous voyez rapidement les limites du système.

Si vous voulez tout de même tester what3words, vous pouvez vous rendre sur le site web ou télécharger l’application pour iOS et Android.