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De l’argent contre un profil : le camp Trump cherchait un deal avec Parler

Les équipes de Donald Trump auraient négocié pour obtenir des parts dans l'entreprise Parler, le réseau social où de nombreux supporters pro-Trump s'étaient organisés avant d'assaillir le Capitole. La plateforme se revendiquait comme l'« anti-Twitter » où les internautes pouvaient être ouvertement haineux, racistes et homophobes.

Pourquoi Donald Trump n'a-t-il jamais eu de compte officiel sur Parler, le réseau social très utilisé... par les supporters de Donald Trump ? C'est une question mystérieuse à laquelle Buzzfeed News pourrait bien avoir apporté un début de réponse, dans une enquête mise en ligne le 5 février 2021.

On y apprend que l'ancien président américain et son équipe avaient bien considéré l'idée d'y avoir un compte officiel, mais à une condition : que Parler leur offre une grosse compensation financière. D'après Buzzfeed, l'entreprise a proposé une entrée au capital à hauteur de 40 %, ce qui est tout simplement énorme. Le deal n'aurait jamais abouti — nos confrères ont pu retracer des discussions entre Parler et l'équipe de Trump, mais pas de lien direct avec le président lui-même.

L'idée d'une participation par actions aurait été amenée par Brad Parscale, un membre de l'entourage de Donald Trump en 2020, alors que celui-ci était encore à la Maison-Blanche. Le deal des 40 % devait être proposé à la Trump Organization, qui regroupe des centaines d'entreprises qui appartiennent à Donald Trump.

Parler, le réseau social « anti-Twitter » qui laissait tout passer

Parler est un réseau social calqué sur le modèle de Twitter et privilégié par la droite dure : sa particularité est de modérer très peu de contenus. En juillet 2020, nous avions montré combien on y trouvait en quelques clics des contenus racistes, antisémites et homophobes. Il a depuis été « débranché » par Amazon Web Services après avoir été utilisé par des pro-Trump qui ont envahi le Capitole début janvier. Il comptait 15 millions d'utilisateurs.

Ce réseau social était extrêmement lié à l'ancien président. Numerama avait ainsi remarqué que la plateforme suggérait à tous les nouveaux abonnés et abonnées de suivre des comptes de l’entourage de Donald Trump, certains arborant des badges « certifiés », comme son fils Eric ou un compte appelé TeamTrump.

Pendant les derniers mois qui ont précédé l'attaque au siège du Parlement américain, le réseau social Parler s'est vanté d'être « l'anti-Twitter » qui, de son côté, essayait tant bien que mal de trouver une ligne de conduite à suivre en termes de modération.

D'un côté, le président Donald Trump multipliait les appels à la haine, encourageant directement, dans ses discours vidéo, ses supporters à « se rendre au Capitole ». De l'autre, Twitter laissait en ligne ses messages car la plateforme considérait qu'il s'agissait d'une parole d'intérêt public. Mais la parole publique s'arrête-t-elle à la remise en question du processus démocratique ? C'est tout le cœur des débats actuels qui traversent toutes les plateformes, mises devant leurs responsabilités.