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Comme Huawei, DJI et ses drones finissent sur la liste des entreprises bannies des États-Unis

Coup dur pour DJI qui pourrait devoir refaire ses chaînes d'approvisionnement -- voire la conception de ses drones si elle utilise des composants ou des brevets américains.

La marque DJI s'est imposée en quelques années sur le marché du drone grand public. Devenue une référence incontournable avec des modèles iconiques (Phantom, Mavic, etc.), elle a prouvé qu'un nouvel arrivant sur un secteur pouvait tout changer avec une R&D de pointe et l'envie de faire les meilleurs produits du marché. La marque a plusieurs fois été montrée en exemple des capacités chinoises en matière d'innovation technologique et cette nationalité n'était un problème pour personne. Sauf pour l'administration Trump.

DJI banni des USA

Dans le cadre du même programme qui lui a permis de bannir Huawei des États-Unis -- et du monde occidental par ricochet --, l'administration Trump vient de faire entrer DJI sur la liste des « entités » du Département américain du Commerce. Cette liste désigne les entreprises qui, d'après le gouvernement, représentent un danger pour la sécurité intérieure du pays. Corollaire direct : elles ne peuvent plus vendre sur le sol américain ni recevoir de technologies américaines ni travailler avec des entreprises américaines.

Depuis l'affaire Huawei en 2019, cette liste a été scrutée par la presse et les analystes. Il en ressort que la menace n'est pas le seul argument de l'administration, qui exerce grâce à elle une pression sur le commerce extérieur chinois. Comme les technologies du monde entier s'appuient sur des brevets et des composants développés dans de nombreux pays, il devient quasiment impossible pour une entreprise chinoise de continuer son développement sans effectuer de changements radicaux. C'est ce que Huawei a entamé après le bannissement américain, en construisant son propre système d'exploitation mobile et en développant son propre marché d'applications.

Les ajouts d'entreprises sur cette liste sont autant de manières pour Donald Trump de tenir sa promesse, comme le rappelle Reuters : « être dur avec la Chine ». Jusqu'à contraindre complètement sa capacité à produire, créer et commercer. Et si DJI n'est pas un partenaire critique d'un organe étatique américain qui justifierait de la prudence (c'est plutôt Parrot qui vend ses drones à l'armée américaine), il a été révélé que l'entreprise fournissait des drones au gouvernement chinois, notamment pour la surveillance des populations. Ce qui permet aux États-Unis de déclarer que DJI n'est pas « conforme à la politique étrangère » du pays.

Impossible de prédire ce que fera l'administration Biden, président-élu, de ces escarmouches.