Une erreur dans le texte ?

C'est le bon endroit pour nous l'indiquer !
Attention, ce formulaire ne doit servir qu'à signaler une erreur. N'hésitez pas à utiliser les commentaires pour donner votre avis, ou la page de contact pour nous contacter. Merci.

Etape 1

Cliquez sur les paragraphes contenant des erreurs !

63 000 euros pour un Mac Pro, est-ce si cher ?

Apple a lancé les commandes de son Mac Pro, engin surpuissant destiné, comme son nom l'indique, au monde professionnel. Avec des tarifs professionnels.

On peut désormais commander un Mac Pro, le PC surpuissant et modulaire d'Apple dévoilé à l'occasion de la WWDC 2019. On s'attendait à des tarifs élevés -- et personne n'a été déçu. Si la première configuration démarre à 6 499 euros, la facture peut s'élever à un peu plus de... 63 000 euros pour un Mac Pro configuré avec les meilleurs composants -- sachant que ce prix ne comprend pas l'écran de calibration et que d'autres options plus onéreuses seront bientôt disponibles (exemple : 8 To d'espace de stockage).

Pour cette somme, qui permet d'acquérir un nombre incalculable d'autres choses (dont une Tesla Model 3 Performance, par exemple), vous avez la bête suivante : processeur Intel Xeon W à 28 cœurs (!), 1,5 To de RAM (!!), deux cartes graphique Radeon Pro Vega II Duo (2x32 Go), un SSD de 4 To, une carte Apple Afterburner, un clavier, une souris, un trackpad et deux licences de logiciels (Final Cut Pro X et Logic Pro X). Le tout dans un boîtier compact en acier inoxydable équipé de roulettes (facturées 400 €). 

63 000 euros, est-ce trop cher ?

Bien évidemment, le grand public ne trouvera jamais raisonnable le fait de dépenser 63 000 euros pour un PC, si surpuissant et bien conçu soit-il, pour un usage courant. Et il aurait parfaitement raison : si vous trouvez le Mac Pro trop cher, c'est que vous n'avez pas besoin du Mac Pro. Même la bureautique très avancée ou les métiers traditionnellement demandeurs de puissance (design, MAO, DAO...) peuvent s'en passer.

Sauf que la firme de Cupertino ne vise clairement pas le grand public, ni une bonne partie des professionnels, avec son Mac Pro, destiné à des personnes dont les besoins en ressources sont infiniment plus grands. On pense à des studios de cinéma, des boîtes de production ou des entreprises ayant pour nécessité de traiter des quantité de données colossales en un temps record et qui utilisent aujourd'hui des serveurs. D'où ces caractéristiques que personne ne trouvera facilement sur n'importe quel site permettant de commander des pièces et de monter une tour. La seule question qui mérite d'être posée est donc la suivante : Apple tire-t-il les prix, comme on l'imagine assez souvent ?

Prenons la mémoire vive, car c'est elle qui fait le plus grimper la facture. De base, le Mac Pro est livré avec 32 Go de RAM et il faut débourser 30 000 euros de plus pour atteindre ce fameux 1,5 To. Sur LDLC, une barrette de DDR4 ECC coûte un peu plus de 8 000 euros pour 256 Go (2 x 128). Ce qui nous ferait 48 000 euros pour grimper à 1,5 To (6 x 256) -- sans compter la carte mère, dont le prix n'est pas détaillé sur la facture Apple. Sur l'onglet de DELL dédié aux professionnels, on peut mettre à niveau son PC avec des barrettes de 64 Go, vendues 1 692,27 euros pièce (HT). Ce qui nous donne un peu moins de 39 000 euros pour aller titiller les 1,5 To.

https://twitter.com/Numerama/status/1138453276268146689

Toujours chez DELL, référence professionnelle, il est possible de monter un serveur. S'il paraît complexe d'arriver à une configuration en tout point identique à celle du Mac Pro, un aperçu des tarifs pratiqués permet de se rendre compte qu'il faudra, là aussi, débourser quelques dizaines de milliers d'euros pour obtenir une machine ultra puissante (surtout avec le 1,5 To de RAM). Sur la configuration suivante, notre serveur coûte par exemple plus de... 80 000 euros.

En bref, le Mac Pro n'est pas trop cher : il est vendu à un prix juste pour la cible visée. Il faut dès lors se détacher de l'étiquette grand public -- premium -- collée à Apple quand on se penche sur cet ordinateur qui, d'un point de vue extérieur et sans mise en perspective, sera toujours trop cher.