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L’exposition de la population aux ondes est globalement faible en France

Les niveaux d’exposition du public aux ondes sont globalement nettement inférieurs aux limites réglementaires en vigueur. Telle est la conclusion de l'Agence nationale des fréquences, qui a dévoilé les conclusions de sa campagne de mesures menée en 2018.

En France, la population est peu exposée aux ondes électromagnétiques. Voilà ce qui ressort de la nouvelle étude produite par l'Agence nationale des fréquences (ANFR) et publiée le 18 avril. La raison ? Les valeurs limites fixées dans la réglementation sont respectées. Même la mesure maximale qui a été recensée reste sous du seuil le plus bas prévu par les textes.

Réglementation respectée

Volt par mètre

Cette unité de mesure permet de décrire l'intensité du champ électrique. Plus celle-ci est basse, mieux c'est. Mais il faut aussi tenir compte des fréquences.

Ainsi, la plus haute valeur qui a été détectée au cours de la campagne de vérification -- qui a consisté à réaliser 3 068 mesures -- est de 23,1 volts par mètre (V/m) alors que la toute première limite réglementaire est fixée à 28 V/m. Et il s'agit bien d'une mesure atypique : 99 % des autres mesures similaires sont deux à quatre fois plus basses que les très rares pics relevés par l'ANFR.

L'éloignement avec les valeurs limites est encore plus criant lorsque l'on prend la médiane, c'est-à-dire la valeur divisant en deux parts égales la totalité des mesures. Celle-ci est de 0,4 V/m. Elle est donc 70 fois plus basse que la première limite établie par la loi. En clair, la moitié des mesures se trouve en dessous de 0,4 V/m. C'est ce qui fait dire à l'ANFR que « les niveaux mesurés restent globalement faibles ».

L'ANFR a concentré l'essentiel de sa campagne dans les milieux urbains et à l'intérieur des bâtiments, là où la population est en principe le plus en contact avec des équipements qui émettent des ondes. Toutefois, l'agence a aussi vérifié qu'en extérieur et dans les milieux ruraux, les seuils définis réglementairement demeurent respectés. La majorité des mesures a eu lieu sur le territoire métropolitain.

Des limites de 28 à 87 V/m

Ainsi, les limites diffèrent :

Au sujet de la mesure détectée à 23,1 V/m, l'ANFR explique qu'il est apparu « un dépassement théorique [après extrapolation] des niveaux de référence pour des sources émettant à plusieurs fréquences. Ce cas a été traité et le niveau de champ global mesuré avant extrapolation est passé de 23,1 V/m à 4 V/m.» Pour les autres sites ayant fait l'objet d'une mesure, tous ont été déclarés conformes.

La campagne de mesures de l'ANFR comporte trois protocoles de mesures : cas A, cas A+ et cas B. Le cas A constitue l'évaluation globale, tandis que le cas A+ est une évaluation informative. Celui-ci tombe toutefois en désuétude au profit du cas B. Celui-ci se déclenche systématiquement lorsque la valeur d'attention, fixée à 6 V/m, est dépassée lors d'une mesure selon le cas A.

Il est à noter que cette mesure n’intègre pas les nouvelles sources potentielles d’exposition liées aux objets communicants fixes comme les compteurs Linky. Il ne s'agit absolument pas d'un renoncement de l'ANFR : ces appareils font l’objet d’une analyse séparée et les résultats de cette autre campagne de vérification feront l'objet d'un rapport dédié dont la publication surviendra prochainement.

https://www.numerama.com/sciences/314127-frigos-smartphones-compteurs-lanfr-veut-rassurer-sur-lexposition-aux-ondes-dans-la-vie-courante.html