Microsoft a décidé d'utiliser les mêmes bases technologiques que Chrome pour son navigateur web, Edge. Mais pas question pour autant de garder actives les attaches à l'écosystème Google.

À quoi ressemble le navigateur web de Microsoft, Edge, maintenant que le logiciel fait appel à la même technologie que Google Chrome ? Pour le savoir, c’est en direction de la première version publique du programme qu’il faut se tourner. Le 8 avril, la firme de Redmond a publié une mouture expérimentale de son nouvel Edge — celle pour le grand public n’arrivera que plus tard.

À l’analyse, il s’avère que les modifications techniques apportées par Microsoft ne se limitent pas à simplement interchanger un moteur de rendu pour un autre (Microsoft a décidé de renoncer à sa solution maison, EdgeHTML, au profit de Chromium, que l’on retrouve aussi sur Opera, Brave ou encore Vivaldi, d’autres navigateurs web). Des changements plus subtils ont aussi été opérés.

Edge, une sorte de Chrome sans Google

C’est ce que note WalkingCat, cité par nos confrères de FrAndroid. L’intéressé a mis la main sur des présentations détaillant les services et les fonctionnalités de Google, mais pas seulement, qui ont été évincés de ce nouveau Edge, soit parce que Microsoft a proposé une alternative maison, soit parce que cela ne correspond pas à ce que veut faire l’entreprise américaine.

Microsoft Edge Chrome
La liste des éléments évincés par Microsoft.

On trouve ainsi de nombreux éléments de l’écosystème Google, comme Google Now, Google Pay, Chrome OS Hardware ID, Google Maps Time zone, Google Cloud Storage, Google DNS, Google Cloud Messaging, Chrome OS Monitor calibration, Chrome OS Device management, Android app password sync, Chrome Cleanup, One Google Bar Download, pour n’en citer que quelques-uns.

Les diapositives ne permettent pas de distinguer les services qui ont été supprimés des fonctionnalités qui ont été simplement remplacées. Le résultat aboutit donc à un navigateur Edge utilisant les mêmes fondations technique que Chrome, mais sans tout l’écosystème Google. Une sorte de Chrome « dégooglisé », en somme — ce qui n’est pas sans rappeler l’initiative de Framasoft.

Dans la mesure où il s’agit d’une version en cours de développement, ce nouveau Edge va encore évoluer dans les semaines et les mois à venir. En particulier, l’entreprise américaine entend apporter sa pierre à l’édifice pour Chromium, qui est open source : d’ailleurs, note The Verge, 150 contributions provenant de la firme de Redmond pour le moteur de rendu ont été approuvées jusqu’à présent.

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