Le foot a repris. L'occasion idéale pour changer de télé afin de regarder les matches dans les meilleures conditions.

En France, le football est un sport très, très populaire. À partir de chaque mois d’août, les aficionados exultent au gré des performances de leur(s) club(s) favori(s). Comme tout le monde n’a pas la chance d’aller au stade tous les week-ends, le meilleur moyen de vivre sa passion reste d’en profiter depuis son canapé. D’autant qu’aujourd’hui, les chaînes — payantes — se démènent pour être les plus exhaustives possible (ce qui implique une offre très voire trop fragmentée). Et quoi de mieux qu’une bonne télé apte à délivrer une belle image quand on regarde des matches ?

Ballon de football // Source : Facebook LFP

Il n’est pas toujours facile de choisir la télé adaptée à ses besoins, surtout à une époque où les choses vont vite, trop vite, et les normes marketing pullulent sur les autocollants posés sur les produits arborés en magasin. OLED, pas OLED. HDR, pas HDR. 4K, pas 4K… Une ribambelle de caractéristiques qui risque de perdre le consommateur. Le tout en sachant que les différents usages — jouer aux jeux vidéo, regarder un film, apprécier une retransmission sportive — ne reposent pas sur les mêmes exigences en matière d’image.

Mais quels sont justement ces critères indispensables pour prendre un maximum de plaisir devant un match ? Quatre ont retenu notre attention : la diagonale, la luminosité, l’uniformité de la dalle et la fréquence d’affichage.

Notre recommandation

LG C9

L'incontournable de 2019

En 2018, le LG C8 était le téléviseur incontournable du rayon OLED. En 2019, le C9 prend logiquement la suite avec des évolutions mineures mais qui continuent de bonifier la technologie concurrente au LCD. Certes, le prix est un peu plus élevé que la moyenne mais passer à l’OLED est un vrai changement pour les yeux et ne déçoit jamais. Mieux, goûter à l’OLED équivaut à refuser de retourner en arrière en raison de la justesse colorimétrique et de la profondeur des noirs. Bonne nouvelle : le prix plancher baisse légèrement de génération en génération et, aujourd’hui, un 55 pouces démarre à 2 500 euros à son lancement (contre plus de 3 000 euros il y a encore quelques années). Une preuve que l’OLED arrive à maturité et sera de plus en plus accessible.

Le rapport qualité/prix

Panasonic GX800

Le bon choix en LCD

En 2019, Panasonic a décidé d’intégrer des fonctionnalités typées haut de gamme dans ses télévisions plus abordables. Le GX800 est le porte-étendard de cette stratégie qui vise à proposer un maximum de qualité pour tout le monde (y compris le Dolby Vision, normalement réservé aux modèles premium). Ce LCD cœur de gamme constitue en tout cas un choix juste pour celles et ceux qui voudraient revoir leur exigence à la hausse sans nécessairement se ruiner. Et pour regarder les exploits de Cristiano Ronaldo, rien de tel qu’un téléviseur bien équipé.

Le prix riquiqui

Hisense B7500

Le pas cher

Partenaire des grandes compétitions de foot (y compris de l’Euro 2020), Hisense est la marque qui monte sur le marché. Son catalogue comprend une palanquée de références avec une base commune axée sur des prix abordables. Constructeur chinois oblige, on est loin de la perfection avec le B7500, surtout du côté des finitions et des petits détails. Mais Hisense a suffisamment de savoir-faire pour proposer un rendu appréciable et ce téléviseur est une parfaite illustration de ce constat. Surtout à ce niveau de prix…

Pour les budgets illimités

Panasonic GZ2000

Le maître étalon

En 2019, la perfection a un nom : GZ2000. Conçu par Panasonic, ce téléviseur OLED très haut de gamme est sans concession et embarque toutes les dernières technologies d’affichage. Il est même l’un des rares spécimens à faire cohabiter le HDR10+ et le Dolby Vision, pourtant concurrents. Si ces formats ne concernent pas (encore) le foot, l’équipement dernier cri du GZ2000 sublimera la moindre pelouse européenne. Le traitement d’image de Panasonic est d’une finesse et d’une justesse inouïes et, aussi étonnant que cela puisse paraître, son moteur de compensation de mouvements s’avère plutôt efficace. Pour terminer, le téléviseur se montre tout aussi à l’aise sur d’autres terrains (films, séries, jeux vidéo…). Un vrai must pour qui a les moyens.

Les critères retenus

La diagonale

On aurait pu choisir la définition mais, en 2019, il apparaît difficile de ne pas acheter un téléviseur 4K (c’est trop tôt pour la 8K). Spoiler : certaines rencontres sont déjà diffusées en 4K (rendez-vous sur RMC Sport et chaque dimanche soir sur Canal+). Et si tel n’est pas le cas, la mise à l’échelle de la plupart des marques est aujourd’hui très performante. Traduction : un flux 1080i/p s’affiche très, très bien sur une dalle 4K.

De fait, on a préféré retenir la diagonale. En commençant par une lapalissade : oui, un spectacle s’apprécie beaucoup mieux quand c’est grand, voire très grand. Ce qui est encore plus vrai pour du sport. Ce qui est encore plus vrai si vous comptez organiser des soirées bière + foot + pizza : vous n’auriez pas envie d’être agglutinés devant un petit écran en compagnie de vos amis. On privilégierait donc un téléviseur avec une taille de 50 pouces au minimum, si possible avec un angle de vision confortable pour éviter que celles et ceux les plus écartés du centre ne voient pas le maillot de Neymar dans une autre couleur que le bleu du PSG.

La luminosité

Contrairement à ce que nous pourrions croire, la luminosité détermine le niveau de noir qui se dégagera de l’écran. C’est également un paramètre important pour les conditions de visionnage : un téléviseur doté d’une forte luminosité peut s’apprécier aussi bien en plein jour qu’à la nuit tombée. Et comme on regarde plutôt du foot dans une atmosphère chaleureuse, autant que l’écrin ne soit pas parasité par une autre source de lumière (ce qui serait le cas avec un vidéoprojecteur par exemple).

L’uniformité de la dalle

Les défauts d’un téléviseur s’acclimatent peu avec le vert des pelouses de football. Et si vous n’avez pas une dalle très uniforme alors vous pourriez vite le voir en regardant le classique PSG-OM lors du baptême de votre nouvelle acquisition. Il y a notamment le phénomène du DSE (Dirty Screen Effect), affectant moins le haut de gamme et se matérialisant par une impression d’écran sale sur certaines zones. Il y a aussi celui du banding, qui fait apparaître des bandes horizontales ou verticales plus claires ou plus sombres lors des travelings — et il y a beaucoup de travelings pendant un match de foot. Pour le coup, c’est un peu la loterie et il est difficile de le savoir avant d’appuyer sur la touche d’allumage.

Le taux de rafraîchissement

Qui dit sport dit mouvements rapides, et qui dit mouvements rapides dit nécessité pour la télé de suivre l’action avec la plus grande précision possible. Pour bien retranscrire le spectacle, un téléviseur doit obligatoirement s’appuyer sur un taux de rafraîchissement élevé. Attention toutefois à l’effet pervers du marketing : ce n’est pas parce qu’un produit est « 3 000 Hz » qu’il assurera forcément une fluidité sans faille.

Attention aussi à l’abus du traitement d’image censé améliorer la sacro-sainte fluidité. Les moteurs de compensation de mouvement, que l’on déconseille pour les séries et les films, sont bienvenus ici. Mais, chez certaines marques — par exemple LG –, il donne parfois naissance à des artefacts disgracieux — ou peut carrément faire disparaître un ballon. Chez Sony, Philips ou encore Panasonic, cette technologie est beaucoup mieux maîtrisée à partir du moment où l’on ne pousse pas trop le curseur. Sur ce critère, il y a un équilibre à trouver.

Attention enfin aux modes image : celui qui est soi-disant idéal pour le sport est très souvent à proscrire (souvent, les couleurs deviennent criardes).

À lire sur Numerama : LCD, OLED, 4K, UHD, HDR, nits…  : le lexique ultime pour bien choisir son téléviseur

Crédit photo de la une : Hisense

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