Facebook tire le bilan de son année de lutte contre les fake news. La plateforme décide notamment d'abandonner le signalement de ces articles mensongers pour leur préférer la mise en avant d'articles liés, qui provoquent moins de partages.

Pour lutter contre la désinformation, confronter une fake news à un article contradictoire s’avère plus efficace que de souligner le caractère mensonger de l’article grâce à une icône de drapeau rouge. C’est du moins l’enseignement qu’a tiré Facebook de son année d’initiatives contre ce phénomène.

Le réseau social aux 2 milliards d’utilisateurs explique ainsi dans un article Medium : « Le fait [qu’un article] soit indiqué comme ‘faux’ ou ‘contesté’ ne signifie pas forcément que nous parviendrons à faire changer les personnes d’avis sur sa véracité. Certaines études prouvent même que ce type d’iconographie […] peut s’avérer contre-productif et renforcer les convictions de l’utilisateur. »

La plateforme juge aujourd’hui cet outil trop peu efficace : outre le manque de réactivité induit par la nécessité de faire appel à deux fact-checkers différents, il ne permettait pas de nuancer efficacement une information partiellement fausse.

Facebook opte pour les « articles liés »

Désormais, Facebook va donc le remplacer par ses « articles liés », déployés depuis avril 2017 : ils permettent aux internautes d’accéder facilement à un contenu relatif au même sujet mais porteur d’un autre angle, pour mettre en avant la pluralité d’éléments sur un même thème.

Grâce aux retours de ses utilisateurs et à ses statistiques, Facebook a pu constater que les partages de fake news étaient moins nombreux grâce aux articles liés qu’aux signalements.

Le réseau social promet de « redoubler ses efforts en 2018 » dans sa lutte contre les fake news — même si son investissement réel en la matière est contesté par les premiers intéressés, certains fact-checkers chargés d’assurer ce travail de vérification.

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