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Pour la Lune, la Nasa veut bazarder ses combinaisons spatiales vieilles de 40 ans

La Nasa a chargé deux entreprises de proposer de nouvelles combinaisons spatiales pour l'ISS et la Lune. Elles pourraient ainsi servir à partir de 2025.

De nouvelles combinaisons pour les astronautes, afin qu'elles puissent servir à la fois pour les opérations à l'extérieur de la Station spatiale internationale (ISS), mais aussi pour le retour des humains sur la LuneVoilà la mission qui vient d'être confiée par l'Agence spatiale américaine (Nasa) à deux entreprises américaines, le mercredi 1er juin 2022.

Les deux sociétés sélectionnées sont Axiom Space et Collins Aerospace. Le nom de la première connait une certaine médiatisation depuis quelques mois : elle opère, en partenariat avec SpaceX, des vols touristiques privés vers l'ISS, pour de fortunés voyageurs. Une première mission, Ax-1, a eu lieu en début d'année avec quatre personnes, pendant près de dix-sept jours.

Renouveler des combinaisons vieilles de 40 ans

Le renouvellement des combinaisons spatiales doit permettre de remplacer le modèle actuel utilisé du côté américain -- et donc occidental --, qui est en service depuis près de quarante ans. Elle devrait être toujours en service pour quelques années, le temps que les modèles d'Axiom Space et de Collins Aerospace soient produits, testés et homologués.

L'Extravehicular Mobility Unit (EMU) a fait ses débuts en 1981, avec une utilisation entre 1983 et 2002 dans sa version de base (Baseline EMU). En 1998 est arrivée une nouvelle version, améliorée (Enhanced EMU). Elle offre des caractéristiques plus avancées. C'est par exemple avec elle que Thomas Pesquet effectuait ses sorties en dehors de l'ISS lors de ses deux séjours.

Thomas Pesquet combinaison
Thomas Pesquet dans une combinaison conçue il y a 40 ans. // Source : NASA Johnson

On connaissait le souhait de la Nasa de passer à l'étape suivante, l'EMU étant de plus en plus vieillissant. La Nasa a ainsi laissé Boeing le soin de concevoir une combinaison pour les équipages embarquant dans le Starliner (lors des allers-retours entre la Terre et l'ISS). Sa présentation a eu lieu début 2017. Elle devrait être utilisée dès cette année lors d'un vol d'essai habité.

Deux ans plus tard, la Nasa a dévoilé un prototype de combinaison pour la Lune. Elle est dérivée de l'EMU, avec une mise à jour pour la rendre plus pratique dans le cadre d'opérations sur le sol lunaire, mais aussi en orbite autour du satellite. Il apparait que les deux entreprises pourront se baser sur les travaux exploratoires de la Nasa pour concevoir leur combinaison.

Le recours à ces deux entreprises s'inscrit dans un cadre plus large où la Nasa fait de plus en plus appel au secteur privé pour se délester de certaines tâches, mais aussi pour des raisons de coût. On le voit par exemple avec les programmes commerciaux de ravitaillement de l'ISS et d'acheminement d'astronautes, confiés à SpaceX et Boeing.

L'annonce de l'agence spatiale américaine ne garantit pas aux deux entreprises qu'elles seront forcément retenues en bout de course. Tout dépendra du résultat de la procédure de sélection. En outre, rien ne dit que d'autres compagnies ne finiront pas par prendre le train en marche. Pour le ou les lauréats, le contrat demande de fournir une solution jusqu'en 2034.

Le verdict devrait être connu autour de 2025, date à laquelle la mission Artémis III sera organisée. Il s'agit du cœur du programme de tour des astronautes sur la Lune, puisque c'est à ce moment-là que du personnel sera débarqué sur le satellite. Les deux autres missions, Artémis I et II, sont des étapes préparatoires, qui consistent à faire un tour en orbite autour de la Lune.