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Il fait 30°C en mai, mais certains pensent encore qu’on peut ignorer le changement climatique

La France s'apprête à connaître un important épisode de chaleur au mois de mai 2022. Ce pic de température s'annonce assez exceptionnel pour la période, prévient Météo France.

Un nouvel épisode de chaleur importante est attendu en France cette semaine du 16 mai 2022. Une température allant jusqu'à 34°C est prévue dans le pays en milieu de semaine, annonce Météo France. Le service de météorologie prévient dans un communiqué publié le 16 mai : une telle chaleur est remarquable en cette période. Météo France parle même d' « été avant l'heure ».

« Il s'agit d'un épisode de chaleur exceptionnel par sa précocité, sa durabilité et son étendue géographique. De nombreux records de chaleur pour un mois de mai pourraient être dépassés dans le nord et le sud-ouest », annonce Météo France. L'établissement public n'exclut pas que la France connaisse « la journée de mai la plus chaude depuis le débit des mesures au niveau national ». 

Pour l'instant, le record est celui du 28 mai 2017 avec 22,87°C, mais cet indicateur thermique national de la plus forte chaleur observée en mai « pourrait être battu cette semaine ».

Anomalie de température prévue du 16 au 22 mai. // Source : Météo-France

Ainsi, Météo France prévoit par exemple qu'à Lyon, et probablement dans d'autres villes, les Français connaissent au moins 5 jours de suite avec un dépassement du seuil de forte chaleur (30°C), soit « un événement rarissime en mai, observé une seule fois en un siècle de données (du 16 au 29 mai 1945)»

Une chaleur exceptionnelle pour un mois de mai en France

« La chaleur va même prendre des proportions exceptionnelles pour la période », commente Gaétan Heymes, ingénieur prévisionniste à Météo France, sur Twitter. Les records de températures minimale, moyenne et maximale, pour un mois de mai, risquent bien d'être détrônés d'ici le vendredi 20 mai, complète l'expert.

https://twitter.com/GaetanHeymes/status/1526117566145515521

« On devrait connaître 3 jours consécutifs avec un indicateur thermique supérieur ou égal à 22°C cette semaine. Encore loin de la notion de 'vague de chaleur', mais un niveau de plein été », conclut l'expert. Parler de canicule serait aussi exagéré, car « c'est un épisode de températures élevées, de jour comme de nuit, sur une période prolongée », comme le rappelle Météo France.

Il apparait très probable que le mois de mai 2022 devienne le plus chaud jamais observé. Il pourrait passer devant le précédent record, le mois de mai 2011. À titre de comparaison, en mai 2011 l'anomalie de température moyenne qui avait été constatée était de 1,85°C (anomalie par rapport aux normes climatologiques établies de 1981 à 2010). Or, sur la première quinzaine de mai 2022, l'anomalie de température constatée en moyenne en France est déjà de 2,7°C.

Vers un été 2022 très chaud ?

Cela dit, l'épisode de chaleur de cette mi-mai ne permet pas de conclure que l'été qui va suivre sera forcément très chaud. Il n'est pas possible de faire des prévisions en ce sens, sur la base d'un épisode de chaleur en mai. « Le mois de mai 2011, le plus chaud depuis 1945, ne fut pas suivi d'un été plus chaud que la normale », note le service de météorologie.

Météo France produit toutefois un bulletin des tendances climatiques pour les 3 mois à venir : ce ne sont pas des prévisions météorologiques, mais des tendances probabilistes. De mai à juillet 2022, « le scénario 'plus chaud que la normale' est le plus probable pour la France. »

Avec le changement climatique, la fréquence des épisodes de chaleur est amenée à augmenter. Le risque que ces vagues de chaleur surviennent plus tôt dans l'année, dès le mois de mai, au printemps, était déjà évoqué en 2019. Plus globalement, on observe depuis le milieu du 20e siècle une évolution de la fréquence et de l'intensité des événements extrêmes, notamment une augmentation du nombre de journées chaudes (avec des températures supérieures à 25°C).

« La fréquence des événements devrait doubler d'ici à 2050 », prévenait Météo France en 2020. Avant d'ajouter : « Sans politique climatique, il y a 3 chances sur 4 pour que le nombre annuel de jours de vagues de chaleur augmente de 5 à 25 jours en fin de siècle selon les régions par rapport à la période 1976- 2005. »