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Coronavirus : les essais cliniques du vaccin d'AstraZeneca ont repris

Le groupe AstraZeneca a repris ses essais cliniques autour du vaccin AZD1222. L'autorité de réglementation sanitaire des médicaments du Royaume-Uni a estimé que le vaccin contre la Covid-19 était sûr.

Les essais cliniques du vaccin contre la maladie Covid-19 ont repris au sein de l'entreprise AstraZeneca. Suspendus quelques jours plus tôt, les travaux du groupe pharmaceutique et de l'université d'Oxford peuvent se poursuivre sans risque, a informé Reuters le 12 septembre 2020.

L'autorité de réglementation sanitaire des médicaments du Royaume-Uni (Medecines and Healthcare products Regulatory Agency, ou MHRA) a estimé que le vaccin était sûr, selon un tweet de l'AFP. AstraZeneca avait volontairement choisi de suspendre la vaccination en raison de potentiels effets secondaires indésirables chez un patient.

« Le 6 septembre, le processus d'examen standard a déclenché une pause volontaire de la vaccination dans tous les essais mondiaux afin de permettre l'examen des données de sécurité par des comités indépendants et des organismes de réglementation internationaux », écrit AstraZeneca dans un communiqué. Le comité a recommandé à la MHRA la reprise des essais cliniques.

AstraZeneca n'explique pas ce qui s'est passé

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) considère le vaccin expérimental d'AstraZeneca comme le plus avancé en termes de développement au monde. Le vaccin, baptisé AZD1222, est en phase 3 de ses essais cliniques. AZD1222 est basé sur un adénovirus (virus composé par une molécule d'ADN) de chimpanzé modifié, inoffensif pour l'être humain. Néanmoins, il n'est pas exclu que la façon dont le corps humain comprend cet adénovirus puisse s'avérer dangereuse (en provoquant une réponse immunitaire mal dosée).

Le groupe pharmaceutique ne donne pas plus d'informations sur ce qui a pu se passer exactement. On n'en sait pas plus sur l'évaluation de l'effet indésirable. « AstraZeneca et l'université d'Oxford, en tant que commanditaire de l'essai, ne peuvent pas divulguer d'autres informations médicales », peut-on simplement lire dans le communiqué. Certains médecins regrettent un manque de transparence, notamment sur la composition du comité, qui n'est pas connue.