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La Chine dévoile un nom très poétique pour sa mission martienne

La mission martienne de la Chine a désormais un nom officiel : Tianwen-1. Ce sera aussi le nom des prochaines missions interplanétaires menées par l'Empire du Milieu.

Les États-Unis ont opté pour Mars 2020 comme nom de mission désignant leur future escapade interplanétaire sur la planète rouge. L'Europe, elle, a choisi ExoMars 2020. Des choix très pragmatiques, sans fioritures. Et la Chine ? Ce sera Tianwen-1 (天问一号). Le 24 avril, l'Administration spatiale nationale chinoise (CNSA) a dévoilé le nouveau nom de sa future aventure martienne.

Comme toujours avec Pékin, ce choix est teinté de symbolisme et d'élégance : Tianwen est un nom qui fait écho à un poème antique, Tianwen, qui se traduit par « Questions au ciel ». Au regard des objectifs poursuivis par l'Empire du Milieu, cela fait sens : en quelques sortes, la mission chinoise est une question au ciel, pour Mars en l'occurrence. Tout l'enjeu est de savoir si la réponse sera obtenue.

Un nom pour les missions interplanétaires

Tianwen est appelé à rester dans le programme spatial chinois : ce nom sera en effet utilisé pour toutes les futures missions interplanétaires dans les années à venir. D'où le « -1 », qui ouvre la série. Le précédent surnom de la mission,Huoxing 1, disparaît donc. Celui-ci signifiait simplement Mars 1 en mandarin. Il reste désormais à savoir si le CNSA baptisera la sonde et le rover qui composent cette mission.

Tianwen-1 sera la toute première mission de la Chine en direction de Mars. Et pour ses débuts, Pékin a placé la barre très haut : il ne s'agit pas seulement d'insérer une sonde en orbite autour de la planète rouge, mais bien d'y déposer aussi un astromobile pour qu'il se promène à la surface. Jusqu'à présent, seuls les États-Unis ont réussi cette manœuvre très délicate, dès 1996 avec le rover Sojourner.

En principe, Tianwen-1 doit décoller de Chine au cours de l'été 2020, sauf si la pandémie de coronavirus vient contrarier les plans du CNSA. Si le calendrier est tenu, l'arrivée sur site surviendra un an plus tard. En principe, l'orbiteur doit être opérationnel pendant près d'un an, tandis que le rover doit pouvoir circuler pendant trois mois. De quoi leur laisser assez de temps pour activer leurs instruments scientifiques.

Aujourd'hui, la Chine n'a plus de compétiteur dans la course vers Mars : en effet, le tandem Russie-Union européenne, qui prévoyait aussi de faire partir une mission en direction de la planète rouge en 2020, a décidé ce printemps de temporiser. Le tir est maintenant prévu en 2022, pour laisser du temps pour finaliser des tests, régler certains soucis techniques et, aussi, passer sans risque la crise sanitaire.