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Blue Moon : le patron d'Amazon dévoile son premier engin pour coloniser la Lune

La société Blue Origin, qui appartient à Jeff Bezos, vient de présenter la maquette de Blue Moon, son futur module lunaire.

La NASA n'a peut-être pas encore de plan tout à fait arrêté pour retourner sur la Lune en 2024, mais au moins elle a des partenaires qui sont à ses côtés. Outre SpaceX, l'agence spatiale américaine pourra compter sur Blue Origin. La société de Jeff Bezos -- le fondateur d'Amazon -- qui est spécialisée dans l'aérospatiale a dévoilé vendredi 10 mai 2019 une maquette d'un module lunaire.

Son nom ? Blue Moon.

Mais bien que présenté comme un maillon utile pour assurer « une présence humaine durable sur la Lune », l'engin n'est de toute évidence pas conçu pour transporter un équipage. Du moins, pour la version actuelle de l'alunisseur. Cette faculté n'est en effet pas évoquée dans la communication de Blue Origin. Vu son importance dans la conquête spatiale, impossible de croire à un oubli.

https://youtu.be/hmk1oHzvNKA

Juste du transport de matériel

Les vols habités vers la Lune devraient donc se dérouler sous l'égide de la NASA et au sein de ses propres modules lunaires. Comme à l'époque d'Apollo, dans les années soixante. La NASA s'occupera ainsi de la partie la plus sensible du retour sur la Lune, tandis que les entreprises partenaires récupéreront d'autres tâches moins critiques -- mais qui demeurent essentielles.

Ainsi, l'entreprise évoque l'acheminement de vivres, de matériels ou de robots. La vidéo promotionnelle montre ainsi l'appareil larguer des satellites en orbite et déployer au sol des astromobiles pour, on le suppose, explorer la zone, procéder à des analyses et, pourquoi pas, ramener des échantillons. Blue Origin dit être capable de délivrer quelques tonnes de matériel avec un seul module.

Dans des vues d'artiste de ce que pourrait accomplir Blue Moon, le module lunaire pourrait même transporter un rover spatial tout terrain, à l'image du concept présenté par Toyota, ou une structure habitable et pressurisée permettant d'accueillir un petit nombre de gens. Reste toutefois une question : comment les faire descendre du toit de Blue Moon, puisque les visuels suggèrent que le transport se fera de cette façon ?

Il reste à le fabriquer et à le tester

Il reste maintenant à concrétiser le module lunaire au-delà d'une simple maquette. Selon Jeff Bezos, maintenant que le design de l'engin est arrêté, après trois ans d'effort, l'étape consiste à tester le nouveau moteur que ses équipes ont imaginé pour l'engin. Baptisé BE-7 (Blue Engine 7), il doit être allumé cet été. Le propergol qui sera utilisé sera un mélange d'hydrogène liquide (LH2) et d'oxygène liquide (LOX).

Il faudra aussi assembler et mettre à l'épreuve des modules d'essai pour tester le décollage et l'atterrissage et vérifier le comportement général du Blue Moon durant toutes ses phases de manœuvre. En la matière, le calendrier de Blue Origin est encore assez flou -- hormis le fait qu'il est censé se caler à l'ambition américaine d'un retour des astronautes sur le sol lunaire en 2024.

Outre l'alunisseur et la motorisation, Blue Origin travaille sur deux autres programmes : le premier -- qui est le plus avancé -- s'appelle New Shepard. Il s'agit d'une fusée réutilisable qui permettra à terme de faire du tourisme spatial. Plusieurs essais ont d'ores et déjà eu lieu. Le second, baptisé New Glenn, est encore à l'état de projet. Il s'agit cette fois d'un lanceur lourd. Ses opérations doivent débuter en 2021.