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D'où vient cette histoire de cerfs « zombies » qui terrorise les États-Unis ?

Une maladie rare et fatale touche de nombreux cervidés aux États-Unis. Elle entraîne une dégénérescence du système nerveux des animaux, qui trébuchent ou perdent conscience.

Les États-Unis et le Canada semblent s'inquiéter d'une maladie « zombie » qui touche les cerfs. Depuis le 23 janvier 2019, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), regroupés dans une agence fédérale américaine, s'inquiètent de la propagation de la « maladie débilitante chronique » chez ces animaux.

Les CDC ont fait savoir que des cas de cerfs et d'élans atteints de cette maladie ont été relevés dans 24 États américains ainsi que dans 2 provinces canadiennes. Dans une moindre mesure, la Norvège, la Finlande et la Corée du Sud sont également concernées.

La maladie débilitante chronique est aussi dite encéphalopathie des cervidés, car elle n'affecte que ces animaux.

Une dégénérescence du système nerveux

Pourquoi cette situation amène-t-elle certains médias, comme Fast Company, à parler d'une maladie « zombie » ? C'est une « maladie à prions », expliquent les CDC sur leur site. Elle est liée à la propagation d'une protéine, connue sous le nom de prion, dans le cerveau.

Selon l'INSERM, cette maladie est rare et se manifeste par une dégénérescence du système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Elle se transmet entre eux par les fèces, l'urine ou la salive. Sa particularité est que les animaux infectés n'en développent pas toujours immédiatement les symptômes.

Parmi eu ont été identifiés « une perte de poids importante, des trébuchements, une perte de conscience et d'autres symptômes neurologiques », poursuivent les CDC. La maladie peut toucher les animaux à n'importe quel stade de leur vie. Elle leur est mortelle : aucun vaccin ni traitement n'existe à ce jour.

Aucun humain n'a été infecté à ce jour

Si la situation préoccupe autant les États-Unis, c'est aussi parce que le risque de transmission d'un animal malade à l'être humain est encore mal connu. Les CDC rappellent qu'aucun cas d'infection chez les humains n'a été rapporté. Cependant, l'agence fédérale note qu'il n'est pas exclu que la maladie soit transmissible à des primates.

La prudence est donc de mise. Les autorités invitent les Américains à ne pas manipuler et manger de la viande provenant d'un cerf qui a l'air malade -- et qui a par exemple été retrouvé mort sur le bord de la route. Il est fortement recommandé de porter des gants si l'on doit manipuler la viande ou n'importe quel autre organe de ces animaux.

En 2016, la maladie a été identifiée pour la première fois sur le territoire européen, en Norvège. Cette découverte avait fait craindre que l'infection finisse un jour par se propager davantage de notre côté de l'Atlantique.