Le télescope spatial Kepler n'a pratiquement plus de carburant. La NASA se concentre sur la récupération de toutes les données scientifiques pour éviter de les perdre.

La situation est devenue critique pour le télescope spatial Kepler, à tel point que la NASA a décidé début juillet de placer l’engin dans une sorte d’état d’hibernation. La raison ? Le carburant situé dans le réservoir de l’engin est presque épuisé. La priorité a donc été donnée au rapatriement de toutes les données scientifiques acquises pendant l’actuelle campagne d’observation, avant qu’il ne soit trop tard.

L’Administration spatiale américaine estime que Kepler n’aura plus assez d’énergie d’ici quelques mois pour continuer sa mission. Vu les circonstances, la NASA préfère donc se concentrer sur le téléchargement des informations d’ores et déjà collectées — il s’agit d’une période allant du 12 mai à aujourd’hui — avant d’envisager une éventuelle dernière campagne d’observation.

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CC D. O’Donnell/ESA

Téléchargement début août

« Pour envoyer les données, l’engin spatial doit pointer sa grande antenne vers la Terre et transmettre les données pendant le temps alloué dans le cadre du [réseau de communications avec l’espace lointain], qui est prévu au début du mois d’août. D’ici là, l’engin spatial restera stable et stationné dans un mode de sécurité ne sollicitant pas de carburant », explique la NASA.

« Le 2 août, l’équipe commandera l’engin spatial pour qu’il se réveille de son état de mode d’économie d’énergie et manœuvrera Kepler pour lui donner une orientation correcte et télécharger les données. Si la manœuvre et le téléchargement réussissent, l’équipe commencera la dix-neuvième campagne d’observation le 6 août avec le carburant restant », est-il ajouté.

Le télescope spatial Kepler, dont la carrière a débuté en 2009, connaît déjà son successeur : il s’agit de TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite). Il aura aussi pour mission de repérer des exoplanètes, y compris des mondes proches de la Terre. En mai 2016, la NASA indiquait que Kepler avait découvert à lui seul 2 325 exoplanètes, soit presque la moitié des 5 000 mondes connus à l’époque.

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