L’Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique a partagé la première séquence captée par son satellite d'étude de la Terre. Elle révèle finement la complexe mécanique atmosphérique qui a lieu dans l'hémisphère ouest.

Pour obtenir une photographie précise de la mécanique atmosphérique, il faut parfois prendre de la hauteur — et de la distance. C’est ce qu’ont fait début mars la Nasa et l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) en plaçant un satellite d’observation de la Terre sur une orbite géostationnaire, à plus de 35 000 kilomètres de distance.

Construit par Lockeed Martin, le satellite GOES-17 (GOES signifiant « Geostationary Operational Environmental Satellite ») a rejoint ce printemps le réseau de satellites utilisé par le service météorologique américain. Évoluant à la même vitesse que la rotation de la Terre, ce qui lui permet d’observer une même zone géographique dans le temps, il doit fonctionner pendant une quinzaine d’années.

Du Canada à l’Amérique du sud

Mais alors qu’il a devant lui une longue carrière opérationnelle qui l’attend, GOES-17 a d’ores et déjà fait la démonstration de la qualité de ses instruments scientifiques en capturant une brève séquence du système atmosphérique de l’hémisphère ouest, du grand nord canadien jusqu’aux terres de feu d’Amérique du Sud. Avec, en prime, la nuit qui progresse.

Terre
CC Skitter

« GOES-17 montre que son instrument ABI (Advanced Baseline Imagery) fournit de belles — et utiles — images de l’hémisphère occidental. Cette image a été créée à l’aide de deux bandes visibles (bleue et rouge) et d’une bande de ‘végétation’ proche infrarouge », détaille le NOAA, ajoutant que « l’image intègre également l’entrée de l’une des bandes infrarouges ‘ondes longues’ de l’ABI »

« Lorsqu’elles sont combinées sous la forme d’une image ‘GeoColor’, représentant la Terre avec des détails vifs et des couleurs intuitives pour la vision humaine, ces bandes fournissent des informations précieuses pour la surveillance de la poussière, de la brume, de la fumée, des nuages, du brouillard, du vent et de la végétation », mais aussi sur le mouvement des nuages.

Détails vifs et couleurs intuitives

Ces visuels très détaillés devraient permettre aux météorologues d’anticiper plus finement encore les épisodes climatiques à l’avenir, notamment les phénomènes violents, dont la fréquence est relativement forte en Amérique du Nord.

En effet, les Caraïbes et la côte Est des USA sont régulièrement exposées lors des saisons cycloniques. On se souvient en particulier d’Irma, Jose et Katia, l’an dernier.

Partager sur les réseaux sociaux