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Des étudiants canadiens remportent le James Dyson Award pour leur détecteur de mélanomes

Quatre étudiants de la McMaster University au Canada ont remporté le James Dyson Award 2017 grâce à un scanner léger et mobile de mélanomes, le sKan.

Les mélanomes cutanés représentent 10 % des cancers de la peau en France. Leur dépistage insuffisant continue de causer la mort de milliers de malades chaque année. Généralement, la détection de ces phénomènes épidermiques est réalisée à l’œil sans qu'elle se montre suffisamment précise, et les patients n'identifient pas le danger de ces symptômes. Les méthodes avancées de détection sont quant à elles coûteuses et insuffisamment mises en œuvre.

Diagnostic rapide

Dans l'espoir d'augmenter le nombre de mélanomes détectés et soignés, quatre jeunes Canadiens ont travaillé à créer un appareil simplifié et fiable pour les dépister. Il s'agit du sKan, un appareil mobile et léger qui vient de remporter le James Dyson Award 2017 face à des centaines de candidatures venues du monde entier. Le projet qui affrontait la layette durable de Petit Pli remporte 35 000 € pour continuer son développement.

C'est en ciblant une irrégularité dans la création de chaleur du mélanome que le sKan parvient à vérifier l'existence de ces derniers. En effet, les cellules cancéreuses ont un métabolisme plus élevé que les cellules normales, il s'agit dès lors de de mesurer, après un refroidissement par exemple, une singularité thermique sur la zone potentiellement cancéreuse. C'est avec des thermistances, des capteurs de température bon marché, que le sKan analyse et extraie des données thermiques sur l'épiderme du patient. Ainsi, avec une carte de chaleur, il devient possible de conclure un dépistage rapidement.

https://youtu.be/KkeA0QmwfsE

La même méthode est appliquée par certains professionnels de l'imagerie thermique pour diagnostiquer les mélanomes, mais les technologies employées sont bien plus coûteuses que les capteurs bon marché du sKan qui ne sont pas moins fiables lorsqu'il s'agit de cibler la zone cancérigène. Le sKan pourrait coûter moins de 1 000 € quand d'autres dispositifs thermiques dépassent les 20 000 € d'investissement.

Le petit appareil pourrait ainsi se démocratiser et trouver sa place auprès de nombreux professionnels de la santé. « En utilisant des composants largement disponibles et peu coûteux, le sKan rend la détection du cancer de la peau due au mélanome plus accessible à tous. C'est un appareil très intelligent qui a le potentiel de sauver des vies dans le monde entier.  » a jugé Sir James Dyson, qui a choisi le projet pour sa récompense annuelle.

Les Canadiens derniers souhaiteraient profiter de l'opportunité pour obtenir la certification de la FDA, Administrations américain de l'alimentaire et des médicaments, pour exporter en Amérique du Nord leur dispositif.