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Non, le New York Times n'a pas augmenté la difficulté de Wordle

Wordle est passé sous l'égide du New York Times et certains pensent que le média a augmenté la difficulté du jeu. C'est faux. 

Le jeu phénomène Wordle appartient désormais au New York Times et, dans les faits, cela ne change pas grand-chose par rapport à avant : il s'agit toujours d'un mini-jeu gratuit dans lequel il faut deviner un mot de cinq lettres en six tentatives. Sauf que pour certains, la difficulté aurait subitement augmenté. « Cela doit être une coïncidence, mais les puzzles du New York Times sont difficiles et, soudainement, Wordle a des mots discutables », peste par exemple l’autrice Anna Spargo-Ryan dans un tweet publié le 12 février 2022

L'intéressée a raison : ce n'est qu'une pure coïncidence. « Rien n’a changé à propos du jeu », défend Jordan Cohen, directeur de la communication pour le New York Times, dans un échange relayé le 14 février par The Guardian. En somme, Wordle s'appuie toujours sur l'incroyable base de données imaginée par Josh Wardle quand il a donné naissance à son Motus 2.0 (plus de 2 000 mots, ce qui nous occupera jusque 2027).

Un nouveau jour, un nouveau mot. // Source : Capture d'écran Wordle

Certains mots sont plus difficiles à deviner

Ces derniers jours, les solutions de Wordle étaient des mots comme « ULCER », « HUMOR » ou encore « ALOFT » -- sans doute moins faciles à deviner, il est vrai. D'autant qu'un mot comme « HUMOR » est l'orthographe américaine de « HUMOUR » -- ce qui est encore moins évident pour un britannique. Mais selon cette base de données qui permet de découvrir toutes les solutions jusqu'en 2027 (ne cliquez pas), Josh Wardle a mis de la difficulté dès le début (vous connaissez les mots « WHELP », « OFFAL » ou encore « ABACK » ?).

Autrement dit, il y a une certaine théorie du complot autour du rachat de Wordle par le New York Times. Interrogé par le Guardian, Tiger Webb, un chercheur spécialiste du langage, rappelle pourtant une évidence : « C’est peut-être plus dur, peut-être qu’ils ont changé quelque chose, on ne sait pas. Et s’ils n’ont rien changé, ouvrez simplement un dictionnaire sur une page aléatoire et vous trouverez forcément un mot anglais de cinq lettres que vous ne connaissez pas. » 

En conclusion, il faut plutôt y voir une succession de puzzles moins faciles à percer, qu'une volonté de nuire aux utilisateurs et aux utilisatrices. Le New York Times n'aurait de toute façon aucun intérêt à se mettre à dos une communauté de plus de 300 000 férus qui se rendent tous les jours sur la page de Wordle.