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Figurez-vous que la campagne solo d'Halo Infinite est réussie

Plusieurs mois après une première bande-annonce de gameplay très décevante, Halo Infinite revient avec une campagne solo très convaincante. 343 Industries est parvenu à redonner du souffle à une saga qui a fêté ses 20 ans. 

En juillet 2020, Microsoft organisait un Xbox Games Showcase, événement crucial dans la campagne de pré-lancement de la Xbox Series XC'était l'occasion de découvrir les premières images de gameplay d'un certain Halo Infinite. Mais alors que les fans pensaient en prendre plein les yeux, sur la console la plus puissante jamais créée, leurs espoirs ont été douchés. Considéré comme un fer de lance, Halo Infinite est devenu le sujet de moqueries légitimes, ce qui a contraint Microsoft à repousser son lancement, naguère calé sur celui de la Xbox Series X.

Ce contretemps a donc privé la console de ce fameux jeu vitrine qui aurait alors transformé ses ambitions en réalité. Et 343 Industries a bénéficié d'un an de développement supplémentaire pour proposer un Halo Infinite capable de se hisser parmi les meilleures exclusivités disponibles au sein de l'écosystème gaming de Microsoft. Que reste-t-il des premières déceptions, plus d'un an après ? Le sentiment que le studio est parvenu à un petit miracle avec Halo Infinite, dont la campagne solo, à paraître le 8 décembre sur Xbox One, Xbox Series S, Xbox Series X et PC, est formidable.

Faut-il avoir joué aux anciens Halo ?

Halo est une saga désormais âgée de 20 ans. Cela en dit beaucoup sur sa longévité qui lui a permis de connaître pas moins de quatre générations de consoles. Néanmoins, il n'est pas nécessaire d'avoir terminé les anciens opus pour apprécier cet Halo Infinite, qui emmène le célèbre Master Chief sur l'anneau Zeta -- convoité par les Parias. Le héros vient d'essuyer une lourde défaite. Presque laissé pour mort, il est secouru de justesse par un pilote qui passe par là. Une fois à terre, le Spartan doit vite reprendre les armes pour combattre l'ennemi avec le soutien d'une intelligence artificielle (qui rappelle Cortana). Les fans de la première heure identifieront vite quelques références.

Halo Infinite se contente d'une narration classique pour poursuivre son exploration d'un univers désormais bien établi, avec une mise en scène très réussie (certains plans sont bien trouvés). On a longtemps cru que le jeu prendrait place dans un immense monde ouvert, mais la structure est finalement plus condensée. Cela permet à l'intrigue d'être beaucoup moins dilué dans de multiples objectifs annexes plus ou moins génériques. En réalité, Halo Infinite fait voyager la joueuse ou le joueur de séquences à l'ancienne très maîtrisées (qui font écho aux anciens Halo) à des portions invitant davantage à l'exploration (on peut se déplacer en véhicule, au besoin). Ces dernières sont parsemées de bases à conquérir pour révéler quelques tâches secondaires ayant pour but de nourrir la progression. Bref, il n'y a aucune audace à signaler.

En gagnant des points de bravoure, le Master Chief débloque des ressources pour se défendre (forces alliées, arsenal). On pourra aussi dénicher des jetons pour améliorer les compétences liées à l'armure ou éliminer des cibles élites pour récupérer leur arme dévastatrice. De là à affirmer qu'Halo Infinite encourage vraiment les longues balades pour bien se préparer, il n'y a qu'un pas... Disons en tout cas que l'approche plus ouverte accouche d'une expérience bac-à-sable, qui offre une vraie liberté dans les différentes approches possibles. Un point qui vaut autant pour les déplacements que les combats en eux-mêmes -- ce qui n'en fait pas un The Legend of Zelda: Breath of the Wild non plus.

Le grappin qui change tout

En guise de principale nouveauté, Halo Infinite intègre un grappin. Il s'agit d'un équipement qui change absolument tout. D'autant que les développeurs ont travaillé les décors pour que la dimension verticale puisse encore plus s'exprimer. Le grappin est tout à la fois un outil défensif -- pour s'extirper rapidement d'un mauvais pas --  et offensif (exemple : exposer un ennemi planqué derrière un bouclier pour mieux se ruer sur lui). Le gameplay ne propose pas des éléments clés tels que le double saut, mais grâce au grappin, il reste extrêmement fluide.

En résultent des affrontements brillants, où il est nécessaire de faire preuve d'instinct pour s'en sortir. On y retrouve des aspects de Doom Eternal -- référence du genre -- notamment cette manière de contraindre la joueuse ou le joueur à s'adapter sans cesse à ce qu'il se passe, sans temps mort aucun. Il faut avouer que l'intelligence artificielle est particulièrement efficace, et se joue des contraintes du terrain, qu'il soit étendu ou plus resserré (gare aux snipers planqués). Les vagues ennemis peuvent venir de toute part, ce qui oblige à bien gérer sa position par rapport aux différentes menaces.

On note aussi la variété des armes, qui ont tendance à vite tomber à court de munition (on peut en porter deux à la fois). Cette limite force à bouger constamment dans l'optique de faire le plein. Pour triompher dans Halo Infinite, il est préférable de miser sur l'agression. On ne tombe jamais dans la frénésie de Doom Eternal, mais on s'en rapproche vraiment. Cette comparaison est positive pour Halo Infinite, qui propose un gameplay très agréable qui s'épanouit dans une formule ouverte.

Pas de claque visuelle sur Xbox Series X

Très plaisant à jouer, Halo Infinite est un peu moins convaincant sur la partie visuelle. Contrairement à l'époustouflant Forza Horizon 5, il ne permet à la Xbox Series X de montrer l'étalage de sa toute-puissance. Il y a paradoxalement du très bon et du moins bon en y regardant de plus près. Certaines textures sont d'une beauté assez étonnante, quand d'autres s'avèrent beaucoup plus grossières. Le rendu est tantôt détaillé (l'armure du Spartan, loin d'être neuve), tantôt plus quelconques (les visages, plus figés). Par conséquent, on ne sait jamais vraiment quoi en penser.

343 Industries n'a en revanche pas lésiné sur les effets, qui brillent de mille feux (gros travail sur les reflets et les lumières), encore moins sur la solidité technique. Sur Xbox Series X, on n'a déploré aucun bug, avec en prime une fluidité à toute épreuve. À l'arrivée, on n'est jamais vraiment subjugué par ce qu'on voit, mais on n'est jamais vraiment déçu non plus. Cela montre toutefois que 343 Industries a suffisamment revu sa copie pour effacer les nombreux doutes soulevés par la première vidéo. Il aurait sans doute fallu abandonner la Xbox One pour tirer les performances vers le haut -- mais ce n'est pas la politique voulue par Microsoft.

https://twitter.com/owen_cul/status/1286349430057250816?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1286349430057250816%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.numerama.com%2Fpop-culture%2F640335-xbox-series-x-microsoft-est-contraint-de-rassurer-sur-les-graphismes-dhalo-infinite.html

Les envolées musicales de Halo Infinite sont dans la veine des précédents épisodes : elles sont entraînantes. Elles s'allient à des bruitages particulièrement immersifs et une version française très appréciable -- surtout quand on entend les ennemis se fendre de petits commentaires rigolos avant de passer de vie à trépas.