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Les fans du jeu vidéo culte Journey devraient se ruer sur l'envoûtant Omno

En développement depuis cinq ans entre les mains d'une seule personne, Omno est ce petit trip reposant dont on a parfois besoin pour souffler en vacances. En prime, il est déjà disponible sur le Xbox Game Pass. 

Ils s'appellent Journey, Abzû ou encore RiMECes titres s'éloignent des carcans habituels, où les jeux d'action pullulent. Ces expériences à la marge invitent plutôt à l'exploration tranquille et reposante, sans craindre le Game Over toutes les cinq minutes. Ils constituent un moyen idéal de s'aérer l'esprit en se plongeant dans un univers atypique. Disponible depuis le 29 juillet sur PC, PS4, PS5, Xbox et Xbox Game Pass, Omno appartient à cette branche.

Omno c'est d'abord la belle histoire de Jonas Manke, développeur allemand qui, en 2018, a lancé un Kickstarter avec un projet un peu fou : concevoir, seul, un jeu mélangeant « exploration atmosphérique et aventure avec des puzzles » (seule la musique a été imaginée par quelqu'un d'autre). Via la plateforme de financement participatif, Omno a récolté 97 769 €, lui permettant de franchir chaque palier et d'assouvir un rêve. Ces trois dernières années, Jonas Manke a largement documenté la création, notamment par l'intermédiaire de TikTok (@inkyfox_). Après cinq ans de dur labeur, il est parvenu à ses fins. Et son Omno est un OVNI touchant qui fait du bien.

Omno est un jeu carte postale

Jeu envoutant qui invite à plonger dans l'inconnu, Omno fait briller sa narration grâce à de petites interactions. Au sein des différents niveaux que nous sommes amenés à parcourir, le héros -- un petit magicien qui cherche la lumière -- rencontre des créatures inoffensives, parfois impressionnantes (certaines font penser à des dinosaures). En se rapprochant d'elles et en cliquant sur la touche d'action, le personnage déclenche une petite animation attendrissante qui donne vie aux décors à la faune et à la flore riches. C'est le type d'à-côtés qui motivent à tout voir, alors que l'objectif est simple : ramasser au moins trois orbes pour accéder à une petite énigme permettant d'avancer.

Le gameplay d'Omno s'inscrit dans le genre plateforme (pensez Mario). Le petit magicien est d'abord capable de sauter puis, au fur à mesure, il étoffe sa panoplie afin d'accéder à toujours plus d'endroits (bondir vers l'avant, surfer, se téléporter, planer). Il sera parfois nécessaire de combiner plusieurs aptitudes et de faire preuve d'observation pour trouver certains secrets. Car si chaque chapitre ne demande que trois orbes pour être terminé, il en faudra bien plus pour atteindre les 100 % de complétion. C'est d'ailleurs le but du jeu : trouver l'unique moyen de récupérer une orbe qui paraît, de prime abord, inaccessible, en gardant à l'esprit que le challenge n'a rien d'insurmontable. La progression est intelligente et ne brusque jamais la joueuse ou le joueur.

Il aurait été de toute façon étonnant, pour un jeu aussi accueillant que Omno, de proposer un défi rédhibitoire. Accompagnés d'envolées musicales mélancoliques, les graphismes sont minimalistes et inspirés. Jonas Mank a pris le temps de créer des biomes à l'ambiance différente, donnant un aspect « cartes postales » à son pèlerinage vidéoludique. Fait avec beaucoup de sincérité, Omno est un voyage enivrant et bluffant. Une bouffée d'air frais dont on a bien besoin de temps en temps.

Malgré ses qualités artistiques et vidéoludiques évidentes, Omno présente les limites d'un projet porté presque à 100 % par une seule personne. En résultent quelques défauts, qui peuvent être techniques (des ralentissements disgracieux voire des micro-gels d'écran constatés sur Xbox Series X) ou liés au gameplay (les sauts sont globalement approximatifs et aboutissent à des erreurs quand il faut être un peu précis). Il faut donc faire preuve d'indulgence face à ces petites imperfections. Au moment du bilan, cette épopée reste plus que gratifiante.