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Le jeu Sobek trouve le juste équilibre entre hasard, tactique et opportunisme

Votre guilde marchande saura-t-elle tirer profit des meilleures opportunités du marché, au nez et à la barbe de la guilde rivale ? C’est tout l’enjeu de Sobek, notre jeu de société de la semaine.

Le temple du dieu Sobek est en pleine construction, et pour cela il faut des marchandises. Le marché en est pourvu, mais laquelle des deux guildes marchandes, la vôtre et celle de votre adversaire, saura saisir les meilleures opportunités ? Vous le saurez en jouant à Sobek, un jeu pour deux joueurs exclusivement.

La partie commence avec un marché rempli : un plateau quadrillé dont chaque case contient une tuile, soit une marchandise d’un des six types (ivoire, ébène, poisson, etc.), soit un personnage. Les marchandises sont face visible, mais les personnages face cachée, on ne les découvre, ainsi que leur pouvoir associé, qu’une fois pris.

Un tour de jeu est extrêmement simple puisqu’il consiste en un choix parmi trois possibilités : prendre une tuile du plateau, joueur un personnage, ou vendre un lot de marchandises.

Quand un joueur prend une tuile, il l’ajoute à sa réserve, puis pose un pion en forme d’ânkh sur la case ainsi vidée, dans la direction indiquée par les marques situées sur les bords de la tuile. Le prochain joueur à prendre une tuile devra ainsi forcément le faire dans la ligne, la colonne ou la diagonale indiquée par l’ânkh.

Il n’est pas obligatoire de prendre la prochaine tuile disponible dans l’alignement de l’ânkh. Mais attention, car chaque tuile séparant le pion de celle prise s’ajoute à votre pile de corruption. Et le joueur le moins corrompu en fin de partie marque des points supplémentaires.

Plutôt que de prendre une tuile, on peut jouer un de ses personnages. Ils ont tous un pouvoir différent, et souvent déterminant si utilisé au moment opportun. Dans le pire des cas, on peut s’en servir comme d’une tuile de marchandise.

Enfin, on peut vendre un lot d’au minimum trois marchandises identiques. Certaines tuiles marchandises sont affublées de petits scarabées dorés. À la fin de la partie, chaque série de marchandises rapporte autant de points que le nombre de tuiles multiplié par le nombre de scarabées.

La partie s’arrête quand un joueur ne peut plus rien faire : ni prendre une tuile (parce que la direction indiquée par l’ânkh n’en contient plus), ni jouer un personnage (parce qu’il n’en a plus), ni vendre de marchandises (parce qu’il n’en pas pas au moins trois d’un même type). Et le plus gros score l’emporte.

Pourquoi jouer à Sobek ?

Le nom de Sobek vous est peut-être déjà familier. En effet, le jeu dont il est question aujourd’hui est l’adaptation pour deux joueurs uniquement d’un titre homonyme sorti il y a quelques années. N’ayant fait qu’une seule partie de ce dernier, il y a bien longtemps, nous ne saurions comparer les deux avec pertinence. Exercice au final plutôt inutile, puisque Sobek « 2 joueurs » se suffit entièrement à lui-même.

Nous voici en face d’un jeu aux règles très simples, qui s’expliquent en quelques minutes, mais pourvu d’une richesse tactique qui se dévoile dès les premiers tours. Le point central est bien évidemment le positionnement de l’ânkh : arriver à prendre la tuile la plus intéressante pour nous, sans trop se corrompre, tout en parvenant à positionner l’ânkh pour désavantager au maximum l’adversaire.

Tout est aussi question de tempo : il est parfois judicieux de jouer un personnage ou de vendre un lot de marchandises, même si ça aurait pu être plus efficace plus tard, juste pour ne pas avoir à prendre une tuile et laisser faire son adversaire.

Enfin, le jeu apporte une juste dose de hasard, dans le placement aléatoire des tuiles et dans la surprise de l’effet des personnages piochés. Pas trop pour ne pas provoquer de frustration, mais juste assez pour permettre à tout le monde de l’emporter, quelle que soit son expérience.

Notons pour finir le matériel très réussi, que ce soit les tuiles bien épaisses et agréables à manipuler, ou les illustrations colorées au ton chaleureux, qui rappellent par certains aspects le style d’Astérix.

Sobek est ainsi un jeu parfait à emmener en vacances en couple. Des règles vraiment simples, des tours de jeu dynamiques et fluides, des parties rapides, mais tendues, un très chouette matériel, un juste équilibre entre hasard, tactique et opportunisme, le tout dans une petite boîte qui ne prendra pas beaucoup de place dans votre valise. Il saura de plus séduire tous les profils : accessible pour le grand public, mais suffisamment riche pour des joueurs plus aguerris.

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