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L'arrivée de Javicia Leslie en Batwoman est un atout puissant pour la série

« C'est l'heure de prendre du pouvoir » : l'arrivée de Javicia Leslie en Batwoman change déjà beaucoup de choses à la série, dès ce premier épisode et malgré un scénario un peu parachuté.

Et si la mauvaise nouvelle s'était finalement transformée en opportunité de poids pour Batwoman, la série de The CW mettant en scène la superhéroïne de Gotham ? Courant 2020, l'actrice Ruby Rose a annoncé qu'elle ne poursuivrait pas dans son rôle de Kate Kane. La production choisissait alors de continuer la série, non en remplaçant l'actrice interprétant Kate, mais en signant plutôt l'arrivée d'un tout nouveau personnage pour endosser le costume : Ryan Wilder, incarnée par Javicia Leslie -- qui s'est récemment illustrée dans la jolie pépite de CBS God Friended Me. L'actrice devient la première femme noire à être tête d'affiche d'une série superhéroïque.

La première saison de Batwoman était en demi-teinte. Elle avait commencé de manière relativement fade, avec des mollesses dans la mise en scène et une héroïne un peu détachée. Puis, progressivement, la série a gagné en complexité psychologique, notamment grâce au personnage d'Alice. Gotham devenait alors le miroir déformant de notre réalité, et Batwoman se battait aussi pour une forme de justice sociale. Restait à savoir si cette approche allait rester en surface, ou être approfondie, dans la saison 2.

L'arrivée de Ryan Wilder, dans le premier épisode de la saison 2 diffusé le dimanche 17 janvier dernier aux États-Unis, semble confirmer une direction encore plus intéressante que prévu pour la série. Non sans maladresses scénaristiques.

L'histoire prend un tout autre sens

Les maladresses étaient presque prévisibles. La première saison n'a pas été écrite en imaginant la situation d'un départ de Kate sans que celle-ci ne puisse plus apparaître à l'écran, ni l'arrivée d'une nouvelle héroïne. On sent, dès les premières minutes de la saison 2, que les scénaristes sont face à une forme de nœud à résoudre rapidement. Il faut une transition fluide, incorporée à l'histoire comme un passage de relai, mais sans s'éterniser sur la disparition de Kate. Résultat, l'épisode souffre de raccourcis narratifs, certains éléments étant expédiés.

Malgré tout, l'introduction des contours du personnage de Ryan est réussie, avec des allures de nouvel épisode pilote pour la série. Cette saison démarre avec deux atouts.

Premier atout : l'actrice Javicia Leslie elle-même. La distance que Ruby Rose semblait entretenir avec son personnage ne sonnait pas toujours faux, mais cela contribuait à maintenir une forme de superficialité latente, Kate Kane paraissant souvent peu expressive, peu investie. De nombreux épisodes ont été nécessaires avant que l'on puisse créer un lien avec elle. Il suffit a contrario de quelques instants à Javicia Leslie pour donner de la complexité à son interprétation et pour se rendre attachante à nos yeux. Comme dans God Friended Me, son jeu est empreint d'émotions qui suffisent parfois, au-delà même du texte. En clair, elle est une excellente actrice, et ce n'est évidemment pas anodin.

Deuxième atout : le sens que prend l'histoire en raison du bagage porté par le personnage de Ryan Wilder. La nouvelle Batwoman brise le mythe de la famille Wayne ou, plus précisément, passe à autre chose. Finis les richissimes héros et héroïnes de la nuit. Ryan n'appartient à aucune « grande famille » de Gotham : son nom est inconnu, elle vit quasiment à la rue dans son van, et son traumatisme provient d'une injustice quasiment passée inaperçue. En bref, Ryan Wilder est une invisible. La tournure que prenait la saison 1 vers la fin, autour d'une justice sociale incarnée par une héroïne représentative, se confirme et acquiert même beaucoup plus d'intérêt.

« Time to be powerful » (c'est l'heure de prendre du pouvoir), déclare d'ailleurs Ryan en enfilant pour la première fois le costume. Une formule qui pourrait bien définir cette nouvelle ère de Batwoman, qui dispose enfin de tout ce qu'il faut pour prendre son envol avec une héroïne marquante. Reste à savoir si la narration va suivre.