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Salto a officiellement le droit d'exister, mais l'« alternative » française à Netflix aura les poings liés

L'Autorité de la concurrence française vient d'autoriser l'existence de Salto, plateforme de vidéo en streaming voulue par France Télévisions, TF1 et M6. Avec toutes les contraintes que l'on craignait.

Salto a le droit d'exister, a annoncé officiellement l'Autorité de la concurrence française dans un communiqué diffusé le 12 août 2019. La plateforme de vidéo en streaming par abonnement (SVOD) voulue par France Télévisions, TF1 et M6 pourra donc bien voir le jour après de nombreux rebondissements... et non sans contraintes.

« Après avoir examiné les effets possibles de l'opération sur les différents marchés concernés, l'Autorité a autorisé l'opération en la subordonnant à des engagements », décrit l'organisme. En juillet dernier, la note d'engagement des trois grands groupes français avait fuité : les Echos montraient combien ils avaient accepté de compromis pour obtenir l'aval de l'Autorité pour le lancement de cette plateforme commune. Ce sont ces engagements de juillet 2019 qui ont été retenus.

https://twitter.com/DelphineErnotte/status/1160900307058118663

De nombreuses contraintes

L'objectif idéal, tel qu'annoncé en juin 2018, était de créer un service « alternatif » à Netflix (à l'époque, la plateforme américaine Hulu était prise en exemple) qui permettrait d'avoir accès en OTT (over-the-top, soit sans l'intermédiaire d'un distributeur) en replay à tous les contenus des trois groupes ainsi que leurs chaînes de la TNT, mais aussi à des contenus exclusifs, et sans publicité, pour un abonnement mensuel.

Or, si l'Autorité de la concurrence a validé sur le principe ce projet (qui sera bien sans pub, par exemple), les nombreuses contraintes imposées à Salto laissent songeurs sur sa capacité à avoir assez d'atouts pour attirer le public français. Parmi les épines dans le pied de France Télévisions, TF1 et M6, on retrouve plusieurs points critiques :

Le mois dernier, la note d'intention des trois groupes français parlait même du fait que seulement 40 % des contenus disponibles sur Salto (en volume horaire), hors films, pourraient provenir des trois groupes français. Ce pourcentage n'a toutefois pas été précisé dans le communiqué de l'Autorité — le texte intégral de la décision ne sera publié que plus tard sur le site officiel.

Il convient de noter qu'en plus de ces limites, Salto disposera d'un petit budget pour commencer — on parle de moins de 50 millions d'euros pour les premières années, ce qui est une goutte d'eau par rapport aux concurrents étrangers comme Netflix qui s'endettent à hauteur de milliards pour pouvoir décrocher les droits de diffusion les plus intéressants.

Malgré ces barrières, la nouvelle a été accueillie chaleureusement par TF1, M6 et France Télévisions, qui se sont fendus de tweets réjouis : Gilles Pélisson, à la tête de TF1, a mentionné un « lancement prochain » de Salto censé « incarner une nouvelle ambition pour l'audiovisuel français ». TF1 annonce l'arrivée de Salto pour le premier trimestre de 2020.

https://twitter.com/gillespelisson/status/1160901600023650304