Sony a lancé son format 'Direct' à la Nintendo. La première édition ne fut pas à la hauteur des attentes.

Lundi 25 mars 2019, Sony diffusait la première édition de son format vidéo baptisé State of Play, calqué sur le Direct de Nintendo et réponse à l’Inside Xbox de Microsoft. Les joueurs attendaient particulièrement ce rendez-vous qui rythmera le calendrier 2019, année pendant laquelle le numéro du 1 marché ne se rendra pas à l’E3, un salon pourtant riche en annonces. Le verdict est sans appel : cet épisode State of Play a copieusement déçu.

Il suffit de regarder le nombre de pouces sur la rediffusion publiée sur YouTube pour s’en convaincre : 9 200 dislikes pour 3 400 likes, soit quasiment trois fois plus de spectateurs mécontents. Il faut dire que les quelques 20 minutes présentées par Sony n’ont pas convaincu. Au-delà de la forme discutable — un simple empilement de séquences avec une voix off qui n’explique pas grand-chose –, le fond a été un torrent de déceptions.

Elle est où la grosse annonce ?

La date de sortie de The Last of Us Part II ou, au moins, une vidéo ? Non. Des informations sur le mystérieux Ghost of Tsushima ? Nada. Des nouvelles de Death Stranding, le prochain jeu de Hideo Kojima ? Rendez-vous au prochain épisode (peut-être !). Toutes les grosses productions espérées n’étaient pas là pour faire rêver. Il fallait donc se contenter d’une bande-annonce sur les histoires de Days Gone et Mortal Kombat 11, qui sortent tous deux en avril, pour bondir — un peu — de son siège. Insuffisant.

Nombre de likes et dislikes sur la vidéo State of Play de Sony

À vrai dire, ce State of Play numéro 1 a davantage ressemblé à un PlayStation VR Direct. Assez peu bavard sur son casque de réalité virtuelle depuis le lancement, Sony a multiplié les annonces à son sujet. Entre Marvel’s Iron Man VR, le spin-off horrifique Five Nights at Freddy’s VR : Help Wanted, l’intégration d’un mode de réalité virtuelle dans No Man’s Sky ou encore la date de sortie de Blood & Truth (28 mai 2019), les propriétaires de l’accessoire auront, pour une fois, de quoi faire dans les mois à venir. C’est sans doute le seul point positif à retenir de ce format vidéo.

On peut critiquer le Nintendo Direct pour son enrobage parfois un peu trop puéril. Mais, dans le contenu, ils ont rarement déçu et la firme au plombier n’hésite jamais à utiliser cet outil de communication pour lâcher du croustillant. Pour le baptême de son nouveau format, Sony s’est planté. Il n’a pas su trouver un équilibre entre les breaking news qui gardent les joueurs en éveil et le remplissage nécessaire pour assurer ce genre de présentation. Là, il n’y avait que du remplissage et, par ricochet, rien d’excitant à l’horizon. On attend désormais un State of Play Vol.2 d’un bien meilleur acabit, sans quoi on continuera de faire confiance à Nintendo sur cette tribune qu’il maîtrise à la perfection.

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