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Saint Seiya Saintia Shô : une franchise culte qui ne cesse de sombrer

La célèbre franchise « Les Chevaliers du Zodiaque » ne cesse d’être maltraitée par ses auteurs depuis son retour en 2002. Le dernier naufrage en date : l’adaptation du manga Saintia Shô de Chimaki Kuori.

Après l’échec du cinquième film Saint Seiya : Chapitre du monde céleste -- Ouverture en 2004 (plus connu sous le nom de Tenkai-hen), Masami Kurumada et la Toei ont enfoncé la franchise dans les tréfonds de la nullité. Avec l’arrivée prochaine de la série Netflix en CGI, cela ne semble pas près de s’arrêter. La déchéance a commencé dès 2005 avec la diffusion de la suite du Chapitre Hadès (Inferno & Elysion) dont la qualité globale est à mille lieues de l’arc du Sanctuaire de Shigeyasu Yamauchi. Il restait toutefois les magnifiques partitions musicales de Seiji Yokoyama et les designs de Shingo Araki pour se consoler.

L’adaptation de Lost Canvas (2009-2011) est hors concours puisqu’elle a été réalisée par un autre studio sans le contrôle de son auteur principal. Malgré son arrêt brutal, cette série d’OAV est ce que la franchise a fait de mieux sur les dix dernières années. Dans le but d’attirer une nouvelle génération, la Toei lança en 2012 Saint Seiya Omega. Cette nouvelle série TV eu la lourde tâche de prendre la suite de l’œuvre originale. Bien que visuellement ambitieuse (merci Yoshihiko Umakoshi), Omega n’a jamais réussi à convaincre pleinement (trop grand public, fan service à foison…). Qui plus est, la série s’est complètement vautrée durant sa seconde saison.

Dès lors, c’est la catastrophe entre le (premier) remake de la série originelle en long-métrage (La Légende du Sanctuaire, 2014), le spin off centré sur les Chevaliers d’Or à peine digne d’une fanfic (Soul of God, 2015) et maintenant Saintia Shô. Le problème principal de ces œuvres : l’absence générale d’ambition d’un studio qui préfère proposer le minimum syndical que de satisfaire une fanbase qui, de toute façon, n’y croit plus depuis longtemps.

Ratage cosmique

Annoncée fin 2016, l’adaptation de Saintia Shô (12 tomes depuis 2013) s’est fait attendre. À l’instar de Lost Canvas, ce spin-off est l’œuvre d’une femme : Chimaki Kuori. Était-ce ainsi l’occasion de féminiser le monde très masculin des Chevaliers d’Athéna ? En réalité, pas vraiment. Le personnage de Yuna dans Omega avait déjà apporté une belle réponse à cela. Le manga Saintia Shô est une commande et il a été fortement contrôlé par Masami Kurumada.

Tout ceci n’est qu’un prétexte pour essorer une fois de plus la poule aux œufs d’or. L’histoire est centrée sur Shôko, une lycéenne qui est sans nouvelle de sa grande sœur Kyôko. Cette dernière fait partie de la garde rapprochée de la déesse Athéna : les Saintia. Kyôko se retrouve possédée par l’esprit d’Eris, la déesse de la Discorde. Shôko décide alors de devenir une Saintia pour sauver sa sœur...

Saint Seiya reste une saga prisonnière de son passé. Elle ne cesse de regarder en arrière et préfère se reposer sur ses acquis. Lorsque Yamauchi a essayé de renouveler le tout avec son film Tenkai-hen, certains y ont vu de la défiance. Notamment Masami Kurumada. Saintia Shô est une nouvelle preuve de cette paresse créative. Au lieu de raconter les aventures originales des « vestales » d’Athéna, les chevaleresses sont principalement spectatrices d’événements connus. Ainsi, Shôko était dans le public lors de l’affrontement de Seiya contre Shiryu au Tournoi Galactique. Tandis que nos héroïnes suivront plus tard de loin la fameuse bataille du Sanctuaire.

L’animé accentue encore davantage cela en mettant en avant les Chevaliers d’Or, quitte à laisser complètement de côté certaines Saintia. Par exemple, le combat entre Deathmask et Erda passe tout simplement à la trappe alors qu’il s’agissait d’un passage clé de l’intrigue. Avec seulement dix épisodes produits, il était impossible de proposer une adaptation correcte.

Surtout qu’en plus, l’animation rappelle les mauvaises heures des années 80... En janvier dernier, Chimaki Kuori s’est excusée via son compte Twitter de la piètre qualité technique de la série. Une démarche louable d’une auteure fière de son œuvre. Mais il ne faudrait pas se tromper de cible. Les véritables coupables sont ceux qui ont pris la décision de produire ce désastre.

Les épisodes sont disponibles sur Wakanim, ADN et Crunchyroll.

Voici en bonus un tour d’horizon de la disponibilité des autres titres de la franchise :

Saint Seiya, la série originale : DVD et Blu-ray.

Saint Seiya, les films : DVD.

Saint Seiya : Chapitre Hadès : DVD et en SVoD sur Netflix. 

Saint Seiya : The Lost Canvas : DVD et en SVoD sur ADN.

Saint Seiya : Omega : DVD et Blu-ray (uniquement la première saison).

Les Chevaliers du Zodiaque - La Légende du Sanctuaire : DVD/Blu-ray (en combo avec Albator) et en SVoD sur Netflix.

Saint Seiya : Soul of God : DVD et Blu-ray (attention, il ne faut surtout pas prendre cette édition car elle possède l'affreux premier master).